36217863

Les enquêtes de Charles Lenox, détective 

Londres, décembre 1877 – à quelques jours de noel.  Le jeune lieutenant  Austen des Grenadiers Guards de la reine, a disparu après avoir dîné avec ses amis dans un restaurant de la capitale. Alors qu’ils sortent,   il leur  dit qu’il a oublié quelque chose à l’intérieur du vestiaire, et depuis, plus aucune nouvelle du jeune homme.

L’inspecteur Larchmont de Scotland Yard est totalement déconcerté et accepte l’aide de Charles Lenox, qui propose de visiter la jeune épouse d’Allen, mais éventuellement aussi la famille proche dans le Suffolk. 
Une simple trace de sang sur le mur du vestiaire donne l’impression que le lieutenant aurait été enlevé, serait-ce  par des membres de l’espionnage français, puisqu’il détiendrait certains secrets.
Qu’est donc devenu le jeune lieutenant ?

Lenox se fait rapidement une idée de la situation en rendant visite à Mrs. Abigail Allen et pense qu’il pourra résoudre cette affaire afin que chacun puisse fêter noel à sa guise.
Il rend visite au père, un théologien, ancien pasteur de la paroisse où il réside, un homme hargneux qui n’est certes pas visité par l’esprit de noel à l’égard de son fils et méprisant l’épouse de ce dernier, qui serait selon lui une intrigante de basse extraction  briguant l’héritage. Lenox chercherait bien le ou la coupable de ce côté là.

Mon avis = positif – voilà une novella, dont l’intrigue ressemble à un mystère de chambre close, disons pas totalement entièrement puisqu’il y a l’entrée du vestiaire, mais comme il n’y a ni fenêtre ni autre moyen de sortir, on peut situer ladite intrigue dans cette catégorie.

L’ambiance de noel, à la manière des Anglo-saxons, est particulièrement bien rendue, très festive, très « Christmas Carol » de Dickens.
Ceci n’est que la 2ème enquête de Charles Lenox que je lis, ce ne sera pas la dernière car j’apprécie les personnages – de plus Lenox est passé de détective amateur à détective privé, collaborant parfois avec l’inspecteur Larchmont de Scotland Yard.

Comme je ne lis pas la série dans l’ordre, plusieurs épisodes de la vie personnelle de Lenox m’ont temporairement échappé – je dis « temporairement » puisque je poursuivrai la série.

J’ai apprécié la complicité entre les frères Lenox, sir Edmund l’aîné membre du parlement et Charles, le cadet ayant dû, en tant que cadet, trouver une occupation.
La nouvelle débute sur un bon moment d’humour anglais, qui m’a bien amusée (je rappelle que je suis bon public =^-^=).

J’ai également appris les détails de la loi Gladstone sur le mariage, où un couple marié devient automatiquement le domaine du seul mari, l’épouse « se fondant » dans son identité, ce qui signifie que sa dot et son éventuel héritage passent automatiquement au mari, la laissant destituée s’il décède puisqu’alors c’est le fils aîné qui hérite.
La nouvelle m’a aussi   appris l’origine du mot  anglais « butler » dérivé de « bouteiller » en France.

Bien qu’Américain, Charles Finch connaît bien l’Angleterre et ses coutumes pour y avoir passé quelques années, étudiant la littérature classique anglaise à Oxford. Il réside parfois en Angleterre, parfois en France, mais aux USA également.  Il rejoint ainsi les autrices Emily Brightwell, Anne Perry, Deborah Crombie, et quelques autres.

 7187