mon bonheur est dans la ville

31 janvier 2012

DOMINO

pour domino, la jolie chatte perdue et retrouvée
dont béakimcat nous raconte la belle histoire (ici)
sur son blog consacré aux animaux
mais surtout aux chats
domino



FLAMENCO

pour karine:) dont le coin lecture
danse parfois au son des musiques du monde

flamenco

CONFERENCE AU SOMMET

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30 janvier 2012

BON ANNIVERSAIRE, MADAME

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(même si j’ai 2 jours de retard)

Je vous dois de beaux moments de lecture,
je vous dois d’avoir rougi un peu en lisant certains de vos livres
(j’étais alors fort jeune)

Je vous dois d’avoir beaucoup ri
lorsque vos amies les bêtes discutaient entre elles

vous aimiez bruxelles
et je vous pardonne de lui avoir parfois préféré liège

Je vous dois d’avoir eu envie de ruer dans les brancards
et d’avoir regretté de ne pas avoir eu « Sido » comme mère

MISS MOUCHE, de Barnard Halut

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Scénario de Halut-Ciné, Marie-Paule Kumps & Bernard Cogniaux

Nina est une typique adolescente, pas toujours très polie, qui ne supporte pas une intrusion la plus petite soit-elle dans sa chambre mais n'hésite pas à fouiller les tiroirs de ses parents. Elle est beaucoup laissée à elle-même par des parents pris par leur affaire de gadgets.
Elle a 2 passions, Nina, les mouches et son  téléphone portable, avec lequel elle observe et filme ce qui l’entoure. TOUT ce qui l’entoure. Ce qu’elle met ensuite sur son ordinateur, auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux.
Sa curiosité est parfois malsaine et TOUT filmer peut s’avérer risqué. On découvre des choses qu'il vaudrait mieux  ne pas savoir. Sur ses parents, sur les autres.

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On n’échappe pas toujours au drame. Lorsque sa mère a un accident de voiture, dont elle reste tetraplégique, c’est par l’ordinateur de Nina que Cédric, son père, va tenter de faire réagir sa mère. Mais lui aussi va découvrir beaucoup de choses qu’il aurait préféré ignorer.

Les films, les romans, mettent désormais beaucoup les adolescents en scène  We need to talk about Kevin », « Het dîner », etc).
Ce n’est pas entièrement nouveau, après tout il y a déjà eu « Blackboard Jungle »,  « La Fureur de vivre » - j’en passe certainement bien d’autres.
Une histoire où  « les enfants nous regardent » n’est pas non plus le thème le plus original de l’année, il y a  eu au début des années 2000 le sympathique « Yi Yi », film en 3 volets, l’un d’entre eux étant celui d’un petit garçon prenant des photos de tous les événements familiaux.
Quant au thème du voyeurisme – qui n’est jamais innocent, même si c’est celui d’une ado – il a déjà servi de thème au célèbre « Peeping Tom ».

On peut donc dire que le film de Bernard Halut est un hoche-pot. J’ai l’impression que c’est ce manque de nouveauté dans les romans et scénarios qui me tient un peu éloignée désormais des salles obscures et du rayon « nouveautés » chez les libraires.

Par ailleurs, il faut quand même bien l’avouer = le cinéma belge francophone n’est pas toujours une partie de plaisir => les chouchous du festival de Cannes - les frères Dardenne - me donnent systématiquement une folle envie de fuir à l’autre bout du monde tant leurs sujets vous plombent le moral.
Bouli Lanners est excellent, ainsi qu’Abel & Gordon, mais il y a toujours un petit côté social dans le cinéma belge francophone qui m’agace, comme une sorte de besoin de nous faire la leçon. C’est comme s'il était interdit de s’amuser sans arrière-pensée.
Je sais,  nous vivons des temps difficiles, mais cet intellectualisme primaire  d’étaler nos misères sur grand écran, parfois franchement c’est trop ! et maladif.

J’ai un peu plus d’affinités avec le cinéma belge néerlandophone, probablement parce qu’il est plus commercial, donc plus distrayant.

Bernard Halut connaît le monde de l’enfance, dit-on, parce qu’il est le créateur de l’émission « Ici Bla-Bla » à la RTBF – déjà rien que cela me donnait envie de fuir très loin, je ne supporte pas cette horrible marionnette, moche, bête et méchante.
Cependant, ce film-ci m’a attirée parce que  Marie-Paule Kumps est co-scénariste avec Bernard Cogniaux qui interprète le père, et je suis particulièrement « fan » de ces deux comédiens et dramaturges belges.

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Il paraît qu’il existe désormais un fond destiné à promouvoir de nouveaux auteurs, pour des films à petit budget. Le film de Bernard Halut nous apporte la preuve, si besoin en était,  que l’on peut faire un  film assez valable avec peu de moyens à condition d’avoir un sujet qui tienne la route, même s’il n’est pas le plus original qui soit, loin s’en faut.

La mignonne (mais souvent insupportable)  Nina est jouée par Mona Jabé, un nom à retenir c’est évident ; elle est talentueuse – et pour quelqu’un qui comme moi ne supporte pas du tout les enfants-comédiens, c’est un  compliment.
Bernard Cogniaux et Valérie Bauchau interprètent ses parents – dépassés par leurs problèmes financiers et de couple. Cogniaux est excellent, par contre je suis nettement moins convaincue par le jeu de Valérie Bauchau. Quant à Thierry De Coster, l’ami-associé, en dehors de baisser son pantalon… sans commentaire.

Je suis désolée de ne pas encenser  le film de Monsieur Halut, qui a envie de se faire un nom dans le cinéma belge – après quelques essais comme celui-ci, il arrivera certainement à la hauteur d’un Lanners ou des Dardenne Brothers.
S'il lit ma chronique, j’espère que le réalisateur ne prendra pas la mouche !





29 janvier 2012

FERDINAND SCHIRREN, UN FAUVE BELGE

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Repérée via l’intéressant blog Textes&Prétextes, je me suis rendue à cette petite (trop) exposition consacrée à cet  artiste belge dont je connaissais le nom mais pas l’œuvre.
Si j’en connaissais le nom, c’est aussi grâce à mon amie aquarelliste qui, lors de mon aquarelle « printemps imaginaire », m’avait dit « cela me fait penser à un jardin de Ferdinand Schirren ! » (la générosité et l’indulgence de cette amie à l’égard de mes barbouillages étaient vraiment sans bornes.)

A l’époque je ne pensai pas à me renseigner, il est vrai que je suis une inconditionnelle du peintre Rik Wouters (dont je dois encore visiter l’expo à Malines) – et selon beaucoup de critiques artistiques, il semblerait que Ferdinand Schirren restât dans l’ombre de Rik Wouters au niveau de la notoriété. 

Parce qu’au niveau du talent, il l’égale, incontestablement. 

Les musées des beaux-arts de Bruxelles semblent avoir décidé de mettre en évidence les peintres belges moins connus de leur collection permanente. Ce n’est pas trop tôt, car notre pays regorge d’artistes qu’il est temps de mettre en exergue – non pas que leurs homologues français ne vaillent pas le déplacement, mais nul n’est prophète dans son pays et du coup, les artistes belges passent au second plan. 

Ferdinand Schirren (1872-1944)petite tentative de biographie, basée sur le catalogue de l’exposition et les textes d’Adrien Grimmeau, ainsi que les informations murales du musée
Né à Anvers en 1872, de parents émigrés russes – ceux-ci quittèrent Anvers peu après sa naissance pour se fixer à Anderlecht (Bruxelles). Dès son plus jeune âge, Ferdinand Schirren reproduit, dessine, tout ce qu’il observe.
A 12 ans, il entre à l’institut des Arts & Métiers – il y est l’élève du sculpteur De Keyser. Ensuite il est inscrit à l’académie des Beaux-Arts de Bruxelles où il fut l’un des 8 bénéficiaires d’une bourse d’études parmi les élèves inscrits cette année-là (1877).
Il passe quelque temps en classe de dessin (animaux), puis passe au dessin anatomique. Après un passage en classe de sculpture, il retourne au dessin.
Il a 18 ans et est sculpteur, il fréquente également les milieux intellectuels libertaires, considérés comme anarchiste. On y trouve notamment Valerius de Saedeleer, Paul Gilson, mais aussi la grande Alexandra David Neil, première femme blanche à entrer à Lhassa.
Ce milieu est également épris de théosophie et apprécie particulièrement le Bhagavadgita. 

En 1898 il sculpte le portrait d’Helena Petrovna Blavatsky – fondatrice de la société de théosophie, auteure de « Isis Unveiled ». Cette sculpture-portrait m’a frappé par sa ressemblance à l’original, mais je l’ai trouvée trop massive pour mon goût.

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Je préfère de loin ses statuettes montrant un certain réalisme social, comme par exemple cette « Servante », mais surtout le « Camelot » (dont je n’ai pas trouvé de reproduction pour ma chronique) que j’ai véritablement adoré par sa finesse et son réalisme => l’homme semble presque vivant, courbé sous le poids de son paquetage hétéroclite.

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C’est en 1904, lorsqu’il déménage à Linkebeek (près de Bruxelles) que Ferdinand Schirren découvre la peinture en plein air, un « choc  émotionnel » dans son existence d’artiste – il se met alors à peindre à la manière des impressionnistes.
Il commence aussi par du tachisme, puis les formes deviendront de plus en plus évidentes dans ses plans de couleurs plus larges. L’aquarelle va devenir son moyen d’expression privilégiée, elle lui apporte la transparence qu’il recherche dans ses couleurs. Celles-ci sont pures, laissant ça et là le blanc du papier afin d’y apporter une lumière supplémentaire – il devient l’un des plus grands coloristes du 20ème siècle.
Son travail sera rapidement comparé à celui de Rik Wouters, la figure de proue du fauvisme belge.

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La grande salle propose ses sculptures, ses premiers travaux – pour Ferdinand Schirren, il semblerait que sculpture et peinture ne diffèrent finalement pas tellement.
La petite salle offre ses aquarelles avec ce que l’on a nommé « ses jardins secrets » (qui n’en a pas ?) – ses portraits au fusain. Une très belle femme au repos.
Sans avoir la sensualité de Kees Van Dongen à travers toute son œuvre, Ferdinand Schirren propose quelques magnifiques toiles de femmes.
Quant à ses « jardins secrets », leurs couleurs explosent littéralement du bonheur qui s’en échappe. 

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J’ai pris un immense plaisir à me promener dans les 2 salles d’une exposition TROP petite, à voir et à revoir pour mieux savourer. Cet artiste mériterait une rétrospective, comme celle que propose la ville de Malines à son enfant du pays, Rik Wouters.

Dimanche 29 janvier 2012

c'est la mode du jeunisme qui me fait
me sentir vieille,
pas mon âge

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(delphine ysaye, humoriste et comédienne belge, chroniqueuse radio à classic21)

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28 janvier 2012

PANORAMA DU FILM NOIR AMERICAIN (1941-1953), de Raymond Borde & Etienne Chaumeton

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Comme le dit le titre, il s’agit d’un « panorama », on brasse donc large – mais les auteurs abordent cette partie du cinéma américain avec une forte documentation.
J’ai vu une grande partie des films mentionnés, j’ai ressenti – pour la majeure d’entre eux – la même chose que les rédacteurs de cet essai. (essai par ailleurs chaudement recommandé par le prof de mon cours sur le film noir, cela fait plaisir de savoir que l’on possède tout de même quelques  livres qui ne sont pas des daubes complètes.) 

Le film noir est directement issu du roman « hardboiled » avec ses détectives privés à qui on ne la fait pas, qui se mettent dans des situations pas possibles à cause d’une « poulette », où les policiers sont souvent ripoux.
Il est aussi la suite logique des films de gangsters, très à la mode dans les années 30. 

Le film noir (tourné en noir&blanc, la couleur n’existant pas encore) doit répondre à plusieurs critères =

-      La femme fatale, parfois blonde, parfois brune – la blonde étant souvent considérée comme la « faible femme », mais en réalité elle cache bien son jeu !

-      Le détective boit comme un trou, fume cigarette sur cigarette, est toujours à la limite de la légalité, qu’il franchit souvent sans aucun scrupule s’il y trouve son intérêt – son entente avec la police est rarement bonne

-      Dans le noir – film comme livre – il n’y a aucun espoir de vie meilleure – ce sont les critères hollywoodiens qui ont fait que quelques films noirs ont une fin plus ou moins « heureuses », mais en principe le film noir véhicule une vision profondément pessimiste de la société

-      La ville est toujours le lieu de prédilection du film noir, elle représente la perte totale de l’innocence, le lieu de toutes les turpitudes – on y montre d’ailleurs souvent des ruelles sans trop de lumière, dont s’échappe un chien ou un chat famélique, où se meurt le crétin qui s’est fait avoir par la beauté fatale

-      La violence est indispensable dans le film noir, c’est d’ailleurs l’un des genres les plus violents qui soient, en opposition  directe avec son concurrent direct = la comédie musicale

-      La musique n’est pas exclue du « noir » - elle est généralement un solo d’instrument (piano, trompette) extrêmement mélancolique et lancinant

-      Le récit est toujours raconté par l’assassin ou le détective, en voix off – si c’est l’assassin, il se confesse avant de mourir (le film noir est très moralisateur), tout en essayant de convaincre le spectateur que ce sont les circonstances qui l’ont amené là où il en est, mais qu’au fond il est autant la victime que le cadavre !

-      L’acteur principal était souvent un jeune premier, un habitué de rôles sympathiques que soudain on utilise dans un tout autre genre (le seul échec fut celui d’Hitchcock avec « Soupçons », car Cary Grant – chouchou des Américain(e) – ne pouvait en aucun cas être un assassin …)

Le film noir n’est pas que l’héritier direct des films de gangsters, il est aussi l’héritier immédiat de l’expressionnisme allemand – ses réalisateurs (Fritz Lang notamment) sont des exilés de l’Allemagne nazie, ayant transposé leur mode de photographie, de réalisation – le clair obscur, les jeux d’ombres et lumières (visages entre autres) sont très importants dans le « noir ».
Tout comme le sont les décors, tout en studio pour la plupart  = en dehors de la sombre ruelle déjà mentionnée plus haut, les escaliers avec leurs ombres sur les murs, le criminel dont l’ombre recouvre la victime pour suggérer son crime. Ce ne sera que plus tard, lors du "neo-noir" que l'on transposera le décor hors de la ville, pour montrer qu'au fond, à la campagne, ce n'est pas mieux !

Selon les auteurs, la grande époque du film noir se situe entre 1946 et 1948 ; il est alors totalement à son apogée. Avant cela, Borde & Chaumeton tentent une définition du film noir, ses sources (la littérature, indéniablement), les années de guerre puis la formation d’un certain style.

Le film noir va aussi introduire la psychanalyse dans ses scénarios, il va se transformer au cours des années 1949-1950, pour se terminer en 1953. Le cinémascope et la couleur vont bientôt faire leur entrée car les recettes sont en baisse – le film noir ne fait plus vraiment recette – et ne l’oublions pas = si Hollywood est surnommé « usine à rêves », c’est surtout une usine à fric. La science-fiction, les westerns, l’espionnage (anti-rouge) vont commencer à faire recette.

Le film noir va d’ailleurs très logiquement connaître une seconde existence grâce à la télévision, qui est toujours en noir&blanc à l’époque. 

Le « noir » va influencer certains documentaires sociaux, mais aussi trouver sa place dans d’amusantes parodies et des dessins animés (Tex Avery p.ex.). Même Vincente Minelli le parodiera, plus tard, avec une belle séquence de ballet dans « The Band Wagon », où Fred Astaire, avec son élégance et sa nonchalance naturelles, interprète un « hardboiled detective » pris dans les filets d’une vraie garce – même lorsqu’on n’est pas « fan » de comédies musicales, ce ballet se doit être vu car il incorpore  tous les poncifs décrits ci-dessus avec énormément de talent.

 
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Lorsqu’on entreprend la lecture de deux livres en même temps, forcément l’un d’eux l’emportera sur l’autre.
Le crime l’a emporté sur l’humour, même si cet essai sur le film noir n’est pas dépourvu de petites réflexions fort caustiques, sur les éventuels nanars du genre - ou sur les mauvais films des années ultérieures.

Comme j’ai entrepris une série de cours sur le « Film Noir », j’ai évidemment été ravie de retrouver ce bouquin dans ma PAL - bien enfoui qu’il était, je l’avais presque oublié, le pauvre et il ne méritait réellement pas cela car c’est un excellent outil de référence.
Heureusement j’ai entrepris des fouilles approfondies, sinon j’aurais été capable de le commander à mon libraire-chouchou … (j’entends quelques ricanements jusqu’ici).

En dehors de donner un aperçu complet sur le genre, il est suivi par une intéressante filmographie – permettant ainsi de découvrir une bonne série de titres, également répartis par genre. Avec en plus le générique de tous les films cités dans l’essai.
Si le film noir vous intéresse, ce livre est pour vous. De même qu'il est pour vous si vous souhaitez découvrir le genre.

Je concluerai sur la réflexion de  Marcel Duhamel, fondateur de la célèbre « Série Noire » qui permit aux Français, après la 2ème guerre mondiale,  de découvrir le roman noir, les « hardboiled detective stories » = « Tant que vous ne vous truciderez qu’en imagination, nous pourrons tous dormir tranquilles ».

24 janvier 2012

SHERLOCK, de Steven Moffat & Mark Gatiss

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Saison Deux de la célèbre série télévisée de la BBC, en 3 épisodes de 90 minutes

(Modernisation des personnages créés par Arthur Conan Doyle)

Que dire de plus sinon que « je suis totalement accro » ! et que j’attends la 3ème saison avec impatience.

Petit rappel de la Saison Une ici

Comme précédemment, et avec beaucoup de bonheur, les scénaristes Steven Moffat et Mark Gatiss ont repris  les aventures de Sherlock Homes et du Docteur Watson, en les adaptant non seulement à notre époque, mais aussi en utilisant à la perfection les titres des nouvelles et/ou romans.

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Je continue à dire que cette adaptation moderne des romans de Conan Doyle sont bien faites – le blog de John Watson est très populaire (comme l’étaient les feuilletons que Conan Doyle transmettait au Strand). 

On retrouve donc la charmante Una Stubbs en Mrs. Hudson, appréciée tant par Sherlock que par Watson (même si Holmes ne l’avoue pas bien sûr !)
Ledit Sherlock est toujours interprété à la perfection par Benedict Cumberbatch, qui en fait un personnage qui semble vantard et prétentieux, mais que voulez-vous : lorsqu’on est un génie, forcément le reste du monde est un peu petit ! non ?
Martin Freeman, qui a obtenu le prix d’interprétation du meilleur second rôle pour le docteur Watson, tente – souvent en vain – de freiner la manière dont Holmes se présente en public. Même si Sherlock Holmes le prend de haut, Martin Freeman/John Watson montre une amitié sincère pour ce détective privé pas comme les autres.

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Les autres acteurs de la saison 1 sont également de retour = Rupert Graves en Lestrade, Andrew Scott en James Moriarty (excellent également, vraie tête à claques, pire que Holmes), Mark Gatiss reprend son rôle de Mycroft Holmes, Vinette Robinson est l’assistante de Lestrade, considérant Holmes comme un psychopathe prêt à passer de « l’autre côté » et Louise Brealey revient en Molly Hooper, la légiste.

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Les épisodes =

A Scandal in Belgravia (d’après « A Scandal in Bohemia ») – scénario de Steven Moffat
Irene Adler, une « dominatrix » a engrangé des secrets sur son téléphone portable. Il s’y trouve des photos compromettantes pour une jeune personne du palais royal. Elle utilise les photos compromettantes afin d’extorquer des informations classées « secrètes » de ses riches clients. Désormais, la CIA est sur ses traces – Mycroft Holmes, qui est au mieux avec les services secrets recrute son frère et John Watson afin de retrouver le portable d’Adler. Tâche qui ne va guère s’avérer simple, la jeune femme étant aussi intelligente que belle. Une adversaire digne de Sherlock Holmes.

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The Hounds of Baskerville – scénario de Mark Gatiss
Un certain Henry Knight contacte Holmes et Watson pour l’aider à résoudre les abominables cauchemars récurrents, dans lesquels il voit son père se faire dévorer par un « chien monstrueux » dans la lande de Dartmoor.
Tout près d’où son père s’est fait tuer, le ministère de la défense a bâti une usine d’armements chimiques et autres – ce chien serait-il un animal échappé des lieux, après avoir subi des manipulations génétiques. A Sherlock Holmes de prouver ce qu’il en est réellement.

 The Reichenbach Falls (d’après « The Final Problem » - scénario de Steve Thompson
James Moriarty a été relâché de prison. Pendant que l’on suit quelques cas où Sherlock Holmes est remercié publiquement par le détective Lestrade de Scotland Yard pour son assistance dans de multiples cas particulièrement compliqués – faisant la une de toute la presse – Moriarty s’amuse à pénétrer les systèmes bloquant l’accès de trois lieux parmi les plus importants de Londres = la Tour de Londres avec les joyaux de la couronne, la banque d’Angleterre et la prison de Pentonville. Il se laisse capturer sans aucun problème, Sherlock Holmes est appelé à témoigner et malgré les injonctions de son ami Watson, ne peut s’empêcher de tourner le tribunal en dérision. Moriarty s’en va, libre comme l’air. Puis arrive au 221b Baker Street, où il provoque Sherlock dans un « duel » au finish. Son but = flanquer la réputation de Holmes par terre, jusqu’à le pousser au suicide.

Les trois épisodes sont excellents, on y mélange drame, suspense et pas mal d’humour avec beaucoup d’adresse et de savoir-faire.

Vivement la Saison Trois. (merci à teki pour ces très bons moments et merci à cecile(Sblog) grâce à qui je vais pouvoir découvrir les aventures originales ayant conduit à ces adaptations.)

un autre avis sur le blog de méloé

22 janvier 2012

SOEURS EMMANUELLE, de Laurence Bibot

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Mise en scène de Nathalie Uffner

Source des illustrations = site du TTO

Vous avez bien lu = c’est  sœurS

Dans le cadre du F.I.F.F.S.F.S.R.A.L. à savoir le Festival du Film Féminin Sans Fard Sans Rouge A Lèvres, une certaine Caroline – belle plante, très déterminée, très « poussez-vous j’y suis ! », nous présente le court-métrage de la jeune cinéaste Céline Michon.

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Par son film, la charmante (et un peu cruche) Céline Michon a voulu rendre un vibrant hommage à ses idoles, à ces femmes magnifiques qui l’ont aidée à se construire = Simone Veil, Amanda Lear, Catherine Deneuve, Sandra Kim, Sœur Emmanuelle, sans oublier Catherine Dolto, fille de Françoise.

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Ce grand succès de la saison précédente au T.T.O  est revenu pour une toute dernière fois à l’affiche cette année – Laurence Bibot – comédienne et humoriste belge - y interprète absolument tous les rôles = de la grande Caroline à Sœur Emmanuelle, elle nous bluffe par un one-woman show des plus convaincants.

Ses caricatures des « icônes » et autres « idoles » de certaines jeunes femmes de notre temps, sont époustouflantes. Elle imite les voix, pastiche les petites manies à tel point qu'on les "voit" devant soi, sans autre changement de costume qu'une cape pour Amanda Lear !
Ce n’est jamais méchant, même si c’est satirique et je considère cela comme un réel tour de force – il n’y a rien que je déteste plus que le sarcasme vulgaire et gratuitement méchant, ici c’est toujours drôle, parfois un tantinet vulgaire (Sandra Kim sortant du palais royal par exemple). Sa présentation de Catherine Deneuve est franchement hilarante, on a l’impression de voir l’actrice devant soi et pourtant, physiquement, Laurence Bibot est aux antipodes de la comédienne française. 

J’ai toujours une certaine appréhension face aux one-man (ici one-woman) shows car ils sont souvent très inégaux, mais parfois franchement rasoirs. 

Laurence Bibot en talentueuse (et belle) comédienne qu’elle est, en compagnie de sa complice de toujours,  Nathalie Uffner nous offre une sympathique soirée de détente. Que veut-on de plus en ces temps de grisaille ?