mon bonheur est dans la ville

19 novembre 2017

MRS. JEFFRIES AND THE THREE WISE WOMEN, d'Emily Brightwell

34130282

36ème enquête de l'inspecteur Witherspoon

Non traduit

Mrs. Abigail Chase n’oubliera pas de sitôt la soirée qu’elle organisa pour « Guy Fawkes » - à la demande de son époux, elle avait  invité un certain Christopher Gilhaney – qui se comporta comme un rustre avec pratiquement tous les invités.
Du coup, ceux-ci écourtèrent leur soirée et le dîner terminé, chacun s’excusa auprès de l’hôtesse et rentra chez soi ; même Mr. Chase partit prendre l’air car son épouse n’étant vraiment pas contente, il n’échappa pas  à ses récriminations. 

Le nuit de Guy Fawkes est une nuit de fête, on brûle des mannequins, on allume des feux d’artifice – c’est pendant les feux d’artifice que quelqu’un, dans une ruelle,  tira 3  balles sur Christopher Gilhaney.
L’ignoble inspecteur Nigel Nivens exigea auprès du superintendant Barrows d’être chargé d’une enquête qui n’était finalement, selon lui,  qu’un vol ayant ma tourné.
Barrows pense que c’est un crime et voudrait que ce soit l’inspecteur Witherspoon qui s’occupât de l’affaire, mais Nivens a des appuis et on lui confie l’enquête, dont il s’occupa très mal – ou plutôt dont il ne s’occupa quasiment pas du tout – puisque c’est un cambriolage, pas nécessaire de se fatiguer à  faire une analyse post mortem, pas déranger les invités des Chase avec des questions désobligeantes – bref, comme toujours il en a fait le moins possible.

Six semaines plus tard, le ministère de l’intérieur exige qu’on rouvre l’enquête – il est évident que ce n’était pas un simple cambriolage ayant mal tourné, mais bien un meurtre.  Une personne de qualité, l’un des invités des Chase exige la vérité.

L’inspecteur Nivens est parti en Ecosse, chez des nantis dont il aime la fréquentation, car non seulement il est idiot mais c’est aussi un arriviste qui, malheureusement, a des appuis.
Il est content d’apprendre que l’enquête sera confiée à Witherspoon, l’as du Yard – il espère que vu le peu d’indices, ce dernier échouera… enfin !

Barrows convoque effectivement de toute urgence l’inspecteur Witherspoon et exige qu’il s’occupe de cette enquête mal menée le plus rapidement afin que tout le monde puisse passer un noel familial.
La maisonnée de l’inspecteur Gerald Witherspoon se réjouissait de ne pas avoir de crime à résoudre en cette saison de noel – chacun d’eux, de Mrs. Jeffries à Mrs. Goodge, a un projet pour la période de fêtes après le réveillon « familial » chez l’inspecteur.
Mais ce n’est pas parce qu’on est en saison festive que le crime s’arrête, ils auraient dû y songer.

Les seules qui ne montrent pas de mauvaise humeur à propos de cette enquête sont Lady Ruth Cannonberry, l’amie de cœur de l’inspecteur, Luty Belle Crookshank et Mrs. Goodge – pour elles, des plans de noel peuvent être reportés, par contre la justice n’attend pas et si Gilhaney a été lâchement assassiné, justice doit être faite.
Tous, en dehors d’elles, tirent une tête pas possible – même Mrs. Jeffries râle dans son coin, elle se réjouissait d’assister à des conférences sur l’égyptologie au British Museum.
De plus comment voulez-vous enquêter sur une affaire mal menée et classée 6 semaines auparavant ?

Après 2  journées où la maisonnée ne fait pas grand-chose – toujours en dehors de nos « Three Wise Women », Mrs. Jeffries écoute à peine ce que lui explique l’inspecteur alors qu’elle est sa plus grande alliée d’habitude et qui montre un esprit d'analyse qui fait avancer les enquêtes.
Aussi, au matin du 3ème jour, après avoir consulté Ruth et Luty Belle, Mrs. Goodge s’en prend aux jeunes gens de l’équipe, et  n’hésite pas à remettre les autres devant leurs obligations = si l’inspecteur ne réussit pas à résoudre cette enquête, on lui confiera beaucoup moins de cas à enquêter, or tous ont généralement à cœur de l’aider.
Les paroles de Mrs. Goodge, Luty et Ruth font mouche –  les ami(e)s de la maisonnée et toute la domesticité comprennent qu’il est temps de mettre les bouchées doubles et peut-être ne devront-ils pas reporter leurs projets.

Cette enquête est d’autant plus intéressante qu’en raison du peu d’éléments, elle s’avère extrêmement difficile – même s’il ignore l’aide précieuse que lui apportent ses domestiques, l’inspecteur Witherspoon sait mener une enquête et il reprend tout à zéro, en fulminant contre son négligent collègue, ce qui est rare pour Witherspoon qui voit toujours le bon côté des gens.
La première des choses à faire est donc d’enquêter auprès des invités des Chase – pour ceux-ci Christopher Gilhaney était un être grossier, mais peu à peu, au cours des interviews, l’inspecteur et son adjoint l’agent Barnes se rendent compte que cette attitude grossière était délibérée car Gilhaney était connu pour être un homme aimable, issu d’un milieu pauvre, toujours prêt à aider ses amis dans le besoin.
De plus il avait le don des chiffres, la raison pour laquelle il était venu à Londres, engagé dans un nouvel emploi, et surtout l'homme avait une mémoire infaillible.

Vous l’aurez compris au titre = il fait référence à la légende de noel où les rois mages – the Three Wise Men – viennent rendre visite à la crèche où est né l'enfant jésus.

Il est amusant de constater que c’est la cuisinière Mrs. Goodge qui prend le taureau par les cornes, elle qui tout au début de cette sympathique série n’appréciait que modérément le fait que l’on enquête – depuis, non seulement elle est devenue une amie précieuse au sein de la maisonnée, mais aussi un élément non négligeable car elle a – comme eux tous – « ses sources », des gens de maison qui adorent cancaner autour d’une tasse de thé et de ses délicieux gâteaux.

Je suis toujours heureuse de retrouver Mrs. Jeffries, son inspecteur, l’adjoint Barnes, et toute la domesticité qui apprécie un employeur correct en ces temps victoriens où la vie d’un domestique ne compte pas ; d’ailleurs l’autrice Emily Brightwell connaît parfaitement cette époque historique et donne toujours d’excellents détails dans les romans.
De plus, Ms. Brightwell insiste sur la manière dont l'inspecteur défend son efficace adjoint contre l'arrogance des nantis qui ne supportent pas qu'un subalterne leur pose des questions.

Les difficultés des domestiques de l’ ère victorienne, est ce qui  a poussé la domesticité de Witherspoon à aider les enquêtes afin que l’inspecteur ait le plus d’éléments possibles pour mettre un coupable sous les verrous et parfois innocenter quelqu’un qui se retrouve en prison.

Cela faisait quelque temps que je n’avais pas lu une enquête de Witherspoon, j’ai vraiment beaucoup apprécié celle-ci.


14 novembre 2017

BLACK IS THE COLOUR OF MY VOICE, de Apphia Campbell

black-is-the-colour-of-my-voice-lst142914

Ecrit et interprété par Apphia Campbell

Beau spectacle, où pendant une heure, seule sur scène,  Apphia Campbell, dramaturge, chanteuse et comédienne, nous parle de « sa » vie – c’est-à-dire d’un spectacle directement inspiré par la grande chanteuse de jazz, Nina Simone – depuis son enfance jusqu’au moment où elle est enfin reconnue pour son art.
De la douleur et la rage aussi d’avoir été refusée par le Curtis Institute of Music, en raison de sa couleur de peau, ce qui mit fin à son rêve = devenir une pianiste-concertiste  de musique classique.
Elle se tourna  vers le jazz, ce que sa mère profondément religieuse appelait « la musique du diable ».

C’est alors également qu’elle devint Nina Simone, un pseudonyme adopté pour ne pas embarrassé sa famille ; elle fut aussi une activiste des droits des afro-américains, admiratrice de Martin Luther King, mais plus radicale, estimant que ce n’est pas par la compréhension et la douceur que les Noirs arriveront à leur fin, à être reconnus comme des citoyens à part entière – aux armes, il faut opposer des armes.

Apphia Campbell donne  un autre nom à son personnage – Wilhelmina, devenant Mina Bordeaux – mais l’hommage à Nina Simone est évident, même si on ne connaît pas à l’avance le sujet du spectacle, les chansons qu'Apphia interprète sont celles de Nina Simone.
Avec une voix magnifique, aussi prenante que celle de Nina Simone, Ms. Campbell/Wilhelmina nous parle de sa vie, de cette lettre de refus qui brisa ses rêves, ses mariages malheureux, où son second mari l’humilia, la battit et n’hésita pas à s’approprier ses affaires financières. 
Son refuge temporaire au Liberia pour échapper à ses ennuis, de son combat pour la défense des droits – les séquences parlées alternent avec des moments musicaux.

Je n’ai qu’un léger bémol (désolée, pas pu m’en empêcher =^-^=) = les moments  parlés  étouffaient un peu les moments chantés, nettement moins nombreux – mais après tout, il s’agit d’une comédienne avec une voix sublime parlant d'une musicienne à la voix tout aussi sublime.

Apphia Campbell a fait le tour du monde avec son spectacle, où elle a été chaudement applaudie – et c’est totalement mérité. 
On la voit se transformer en toute jeune adolescente, à femme sévère lorsqu’elle évoque sa mère, à jeune femme en colère lorsqu’elle évoque les droits des Noirs, à femme qui souffre lorsqu’elle évoque son 2ème mari, tout cela en ne changeant que très peu de chose dans sa tenue (chapeau, ou robe par-dessus la tenue de scène).

apphia-campbell2

le site d'Apphia Campbell ici

 comme une image vaut parfois plus qu'un long discours
je vous propose d'écouter Apphia Campbell parler de son spectacle
et ensuite écouter la magnifique voix de Nina Simone, 
dans l'un de ses plus beaux chants

 

Posté par sheherazade2000 à 09:55 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
13 novembre 2017

PROMENADE DANS LE STREET ART BRUXELLOIS

DSC00449 - Copie

C'était au cours de l'une des toutes belles journées de fin octobre, l'historienne d'art sarah cordier nous a promenés à travers les différents lieux du centre-ville afin de découvrir le street art bruxellois -

Le saviez-vous = Bruxelles dispute avec Paris et Londres l'appellation "première ville de l'art urbain européen" -
nous sommes bien loin désormais  d'un art qui fut passible de prison avant l'an 2000, où il  acquit enfin ses lettres de noblesse et la reconnaissance artistique qu'il mérite - par ailleurs, saviez-vous qu'il existe un consensus entre graffeurs, à savoir = on ne tague aucun graf pendant une semaine au moins lorsqu'un nouveau projet artistique a vu le jour sur les murs ...

petite rue des bouchers, les ukrainiennes au smartphone

DSC00411

toujours petite rue des bouchers, un hommage aux nettoyeurs des rues
avec cette "chasse au sac poubelle rebelle"
(les ouvriers de la voierie sont très fiers de cette petite fresque qui les met en vedette)

DSC00420 - Copie

DSC00413 (1)

encore petite rue des bouchers les statuettes "humaines" d'isaac cordal (site ici)
elles sont en ciment peint et vissée dans le mur

DSC00428 - Copie

pour camoufler des travaux

DSC00431 - Copie

DSC00432 - Copie

les "pixels", camouflés un peu partout car pas autorisés

DSC00434 - Copie

DSC00464 - Copie

mon chouchou jef aerosol, dans l'entrée de l'ancienne centrale électrique
devenue centre d'art contemporain, place ste-catherine
(basquiat, andy warhol, twiggy)

DSC00435 - Copie

 DSC00438 - Copie

 DSC00437 - Copie2

près de la rue de flandres, les "interdits" de bonom, apparaissant durant la nuit
comme ce diablotin sortant du vagin

DSC00441 - Copie

DSC00463 - Copie

des objets de la vie quotidienne des rues récupérés,
comme par exemple une plaque d'égoûts transformée en
personnage de la mythologie (atlas)
et un passage piétonnier dont les lignes sont amoureuses

DSC00445 - Copie

DSC00448 - Copie

rue de flandres, des "plots" sur les trottoirs portant citations

DSC00451 - Copie

DSC00457 - Copie

en levant le nez, rue de flandres

DSC00458 - Copie

DSC00462 - Copie

en baissant le nez vers des escaliers dans une des ruelles
près de la rue de flandres

DSC00456 - Copie

les formules "mathématiques" de thierry jaspart
et le regard un peu halluciné de big brother

DSC00453 - Copie

DSC00454 - Copie

enfin une femme !
rue des chartreux - lucy mckenzie, écossaise installée à bruxelles
proposant des femmes habillées dans de multiples types de vêtements

DSC00465 - Copie

DSC00466 - Copie

rue de l'éclipse, mr doodle qui cache son auto-portrait parmi ses dessins
tous représentant des modes d'instruction, lui-même étant professeur
et rouquin - cela se veut aussi une réhabilitation des rouquins =^-^=

DSC00474 - Copie

DSC00476 - Copie

et finalement, une nouvelle forme de street art =
le yarn-bombing ou tricot graffiti ou encore tricot-tag

DSC00469 - Copie

j'aurai probablement encore quelques images de l'art urbain bruxellois à partager avec vous, mais il faut que je les retrouve dans mes archives, car elles ne faisaient pas partie de cette agréable  journée

12 novembre 2017

THE HYPNOTIST, de M.J. Rose

7666772

Non traduit

Ce roman « The Hypnotist » est le 3ème et dernier volet d’une première trilogie dans le cycle des romans « The Reincarnationist » - il clôture les recherches obsessionnelles de Malachai Samuels, le co-directeur de la Fondation Phoenix, concernant les Objets de Mémoire qui, en principe, apportent pouvoir infini à celui qui les possède (un rêve aussi vieux que le monde).
C’est aussi celui que j’ai préféré – bien que j’aie apprécié les 3 romans de la trilogie.

L’histoire = parce qu’à 19 ans, il arriva en retard à son rendez-vous avec Solange qu’il retrouva morte poignardée, avec un tableau de Matisse volé, Lucas Glass, jeune artiste prometteur a arrêté la peinture et, hanté depuis vingt ans par ce drame et le sentiment de culpabilité qui l’a envahi depuis,  s’est investi en tant qu’agent spécial du FBI, dans la section ACT (Art Crime Team).
Glass d’autre part est convaincu que Samuels de la Fondation Phoenix est un criminel qui cache son jeu, tant il est obsédé par les réincarnations et les objets dits de mémoire qu’il recherche à travers les personnes qu’il hypnotise afin de les localiser.
Jusqu’à présent on n’a rien pu prouver, d’autant plus que l’homme a lui-même été blessé lors d’un cambriolage à Vienne.
Afin de cerner Samuels de plus près, Lucian Glass, sous un nom d’emprunt, décide de « consulter » l’un des médecins de la fondation,  sous prétexte de soigner ses maux de tête et rêves récurrents, sans oublier des dessins qu’il fait à son réveil et auxquels il ne comprend rien.
Par la même occasion il espère découvrir une faille dans les défenses du co-directeur.

En parallèle avec cette enquête qui tourne en rond et que ses chefs aimeraient abandonner, l’ACT doit faire face à une menace bien plus grave = retrouver une sculpture du dieu Hypnos (dieu du sommeil, père de Morphée dieu des rêves, frère de Thanatos dieu de la mort) – le gouvernement iranien exige le retour de cette œuvre qui leur appartient.

Par ailleurs, un malade mental cum monstrueux criminel exige la statue en échange de 5 tableaux qui ont disparu, volés avant d’être arrivés au Metropolitan Museum de New York – ces tableaux (Klimt, Matisse, Monet, Renoir, Van Gogh) étaient des dons dont on n’a plus aucune trace depuis leur disparition.
Sauf à présent, lorsque le Monstre (comme l’appellent le team de recherche du FBI) leur fait parvenir le Matisse totalement saccagé en échange de la statue d’Hypnos (très en demande apparemment cette statue !) – pour bien montrer qu’il ne plaisante pas, il menace de saccager les 4 autres tableaux de la même manière  si on ne lui rend pas ce qu’il considère comme lui revenant de droit (héritage familial).

Pour couronner le tout, un groupe de terroristes a aussi l’intention de récupérer la statue, mais là personne – en dehors des terroristes et des lecteurs – n’est au courant.
Pour arriver à leurs fins, ils sont prêts à faire sauter une nouvelle aile du Metropolitan lors de son inauguration, avec les conséquences que l’on devine (effet domino sur tout le musée).

Alors que les tractations avec le Monstre suivent leur cours, Lucian Glass fait la connaissance de la cousine de Solange – en dehors de leur différence de couleur de cheveux, Emelinne est le vivant portrait de la jeune morte et bien vite, Glass ne sait plus où il en est, de qui il est amoureux = Emelinne serait-elle, comme elle le prétend, la réincarnation de Solange ?

Cette partie du roman est, à mes yeux, la plus faible, la moins intéressante. Non pas que je n’apprécie pas un peu de romance dans un thriller, mais ici le personnage est tellement peu intéressant, tellement gnangna que l’on se demande s’il était nécessaire à l’autrice d’ajouter cet élément à l’intrigue, qui est excellente.
Néanmoins elle amène un rebondissement inattendu.

J’ai évidemment trépigné d’impatience lors des tractations pour les tableaux et la statue, un moment vraiment intéressant du roman – en complément à l’impatience de savoir si les terroristes seront découverts à temps.

L’écriture est bonne (beau vocabulaire), les chapitres courts et comme je l’ai dit, l’intrigue excellente, avec quelques intéressants passages concernant les séances d’hypnose où les personnes concernées (Lucian Glass et une petite fille) régressent jusqu’à l’antiquité et ensuite à Shush en Perse, au 19ème siècle. 
Avec une intéressante réflexion sur les archéologues, avides de richesses eux aussi.

Tête_d'_Hypnos

07 novembre 2017

VINCENT AND THE DOCTOR, de Jonny Campbell

800px-Vincent_van_Gogh_-_Self-Portrait_-_Google_Art_Project

en complément au film d'animation "La Passion Van Gogh", je ne résiste pas au plaisir de publier sur mon blog ce court extrait d'un épisode du célèbre "Doctor Who" (ici le 11ème Docteur) - en fait l'épisode tourne autour d'une visite au musée d'Orsay, où le docteur emmène son assistante Amy - un conférencier d'art, le dr Black, parle de l'oeuvre de Vincent van Gogh à un groupe de visiteurs - sur un scénario de Richard Curtis (Love Actually & Four weddings and a funeral) -

après avoir visité Auvers-sur-Oise et fait la connaissance de Van Gogh qui leur offre l'hospitalité, ce dernier s'enferme dans sa chambre en pleurant parce qu'il se sent seul et abandonné de tous - même Dr Who et Amy vont partir -
cependant, avant de partir, le docteur et Amy emmènent Vincent Van Gogh au musée d'Orsay, où le dr Black parle avec enthousiasme de l'oeuvre de ce peintre incompris en son temps - 

je n'ai pas eu le plaisir de découvrir tout l'épisode, qui est nettement plus long que ce court extrait, mais celui-ci est émouvant, tant pas son message que par l'acteur interprétant Vincent Van Gogh - 

 

Posté par sheherazade2000 à 17:08 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

URGENCE ABSOLUE, de Christian Jacq

Jacq_Christian_Urgence_absolue_couverture-658x1024

Parce qu’il a un fils petit génie des hiéroglyphes et autres sciences mathématiques et occultes, Bruce Reuchin est au Caire avec Bruce Junior qui tient absolument à se rendre aux pieds du grand Sphinx, et ce malgré les difficultés que cela pose désormais à cause de l’état islamique qui adore décapiter les gens.

Reuchin travaille pour « Newsmagazine », un journal d’information créé par son meilleur ami Mark Vaudois, le fils de l’un des 8 supérieurs assassinés – ils étaient 8 plus 1, ce dernier pensait-on étant le grand Sphinx qui aurait donné son nom à cette confrérie remontant à la nuit des temps et qui tentait de s’opposer au pouvoir de l’argent et des hommes qui n’hésitaient pas à tuer pour s’enrichir.

Bruce Reuchin et son ami accompagné d’Apsara sa compagne, réalisent qu’en réalité il existerait un 9ème supérieur, un certain Patmos, que Dieter Cloud l’homme derrière la toute puissante Machine, recherche activement lui aussi afin de le « terminer » - plus personne ne doit s’opposer à la Machine, cette intelligence artificielle qui gouverne désormais le monde à travers une immense toile nommée google, facebook etc. et tant d’autres gadgets que les gens à présent considèrent comme indispensables.
A travers ces moteurs de recherche, la Machine enregistre tous les détails de nos vies pour pouvoir encore mieux les diriger. Bientôt les gens ne penseront plus qu’à travers la Machine. C’est pourquoi Dieter Cloud veut exterminer le tout dernier Supérieur, qui comme ses confrères assassinés s’était mis au service des plus démunis.
Bien que Mark Vaudois ait accepté de ne plus s’occuper des affaires de Dieter Cloud, afin de ne plus mettre ceux qu’il aime en danger, il ne peut rester indifférent à ce que Bruce Junior a communiqué, via les grands esprits des volcans islandais. Evidemment, Bruce Reuchin part avec lui, il n’y a pas que son copain qui ait le droit de s’amuser et, bien sûr, inutile d’imaginer que la ravissante Apsara laisserait Mark s’occuper de cela tout seul – son père à elle a aussi été exterminé par des gens à la solde de Cloud.
La course contre la montre peut commencer.

Bien que les deux thrillers puissent se lire séparément, cette « Urgence absolue » fait suite au « Sphinx » - ce livre-ci a légèrement corrigé les défauts du livre précédent, en ce sens qu’il y a moins de vulgarité dans les propos – sinon l’écriture est toujours fort simple, je dirais même simplissime avec des chapitres courts, on lit cela sans  prise de tête aucune.
Cependant, le thriller fonctionne bien ; il emmène les lecteurs à travers le monde, à la poursuite du 9ème Supérieur = de L’Egypte et le Caire,  en passant par l’Islande, Rome, l’Inde, la Sibérie, la Chine, l’Alaska, Londres, pour se terminer à New York, après avoir séjourné sur une montagne sacrée des Amérindiens en Californie.

Je me demandais si c’était une coïncidence si ce livre de Christian Jacq soit dans les librairies pratiquement en même temps qu’ « Origin » de Dan Brown, dont il semble directement inspiré.
Je ne parle pas de plagiat, mais il y a une grande similitude dans ces deux histoires = des humains contre l’Intelligence Artificielle, poursuivis par des sbires à la solde d’une toute puissance mondiale qui en veut à leurs vies. 
Hercule Poirot et Sherlock Holmes vous répondront que les coïncidences n’existent pas ! et je tendrais assez à leur donner raison.

J’ai trouvé que dans les propos du livre que Christian Jacq est un homme fort pessimiste qui n’a guère confiance dans les humains – comment lui donner tort lorsqu’on se rend compte de l’état du monde. Le futur qu’il décrit est inquiétant, c’est le moins que l’on puisse dire = la Machine, toute puissante modernité, contre l’esprit, le respect de soi et de la nature, le « progrès » contre l’humain.

Il n’est pas seulement négatif à l’égard de la Machine et de l’état islamique bourré d’explosifs et de démagogie, de mépris pour la nature humaine, mais Christian Jacq n’a guère non plus  confiance en l’Union Européenne, et il semble par ailleurs assez satisfait de la victoire de Trump contre Hillary Clinton, qu’il qualifie de « Dirty Hillary ».
Cela se sent aussi que Christian Jacq qui a été nourri à l’Egypte ancienne est féru de chamanisme et autres sciences occultes.

En tout cas, que l’on partage ou non les vues de l’auteur, son livre est un passionnant tour du monde, un  thriller qui fait passer un bon moment.

Petite parenthèse toute personnelle = j’écoute souvent le matin à la radio une rubrique économique, où l’éditeur/commentateur disait récemment que désormais chacun d’entre nous avait une prothèse au bout des doigts, alias un téléphone soi-disant intelligent ou « smartphone » (pas moi =^-^=) – je ne suis pas loin de lui donner raison lorsque je me trouve dans les transports en commun ou dans un snack où tout le monde a le nez collé à son téléphone. Même les couples qui apparemment préfèrent leur machine au bout des doigts que de converser avec leur compagne/compagnon.

LA PASSION VAN GOGH, de Dorotea Kobiela & Hugh Welshman

La_Passion_Van_Gogh

800px-Vincent_van_Gogh_-_Self-Portrait_-_Google_Art_Project

1024px-Avp_La_Passion_Van_Gogh

Scénario de Dorotea Kobiela, Hugh Welshman & Jacek Dehnel

Titre original anglais = Loving Vincent

Co-production britannico-polonaise

Depuis qu’il était question de la réalisation de ce superbe dessin animé, entièrement basé sur des toiles et la vie de Vincent Van Gogh, de courts reportages arrivaient sur la toile, via le réseau social FB. Je m’étais promis d’aller voir ce film dès qu’il sortirait, car je ne suis pas convaincue que les foules se bousculeront pour le voir – ce en quoi elles auront bien tort. 
Le film devrait, par ailleurs, être au programme scolaire, pas seulement des écoles d'art mais des écoles en général - là je crois que je rêve, vu la pauvreté de l'enseignement artistique dans les écoles belges.

Sur base des tableaux de Vincent Van Gogh et ses lettres à son frère Théo, ce film est un inédit à l’heure actuelle parmi les nombreuses productions animées – Dorotea Kobiela étant elle-même artiste peintre et graphiste, ceci est un très bel hommage au peintre qui souffrit toute sa vie de ne pas être reconnu (alors qu’actuellement ses toiles se vendent à des millions de dollars pour rester enfermées dans les coffres-forts de ceux qui peuvent se le permettre – heureusement qu’il en reste dans les musées).

Trop en avance sur son temps, même les impressionnistes qu’il admirait ne l’appréciaient que modérément – il est vrai qu’il était d’un caractère ombrageux et donc d’un abord peu facile.
Ce que peu de personnages savaient à l’époque, c’est que la famille Van Gogh avait un historique de troubles psychologiques, dont Vincent semblait avoir hérité.

L’histoire racontée par le film = à Paris le facteur Joseph Roulin demande à son fils Armand d’aller remettre une lettre à Theo Van Gogh, ce que le jeune homme ne fait réellement pas de bon cœur – il n’a pas vraiment un agréable souvenir du peintre. Pour lui, Vincent Van Gogh était fou – pourtant il va vouloir faire plaisir à son paternel, mais apprend que Theo Van Gogh est décédé quelques mois après le décès de son frère. Sa mission s’arrêterait donc là si malgré tout les a-prioris qu’il a, Armand a tout de même entendu des échos plus favorables, qui le font partir à Auvers-sur-Oise. Il tient à y mener une enquête sur la vie mais aussi sur une mort qui paraît finalement suspecte.
Les opinions à l’égard du peintre sont aussi tranchées que le caractère de l’artiste = pour les uns, un fou dangereux, pour les autres un grand artiste totalement méconnu. Pour Armand, la thèse du suicide lui paraît suspecte malgré les dénégations du docteur Gachet.

Cette histoire, à ma grande surprise, se présente un peu comme une enquête policière, ce que les premières informations que j’avais glanées ne disaient pas.
J’ai beaucoup apprécié la prouesse technique de ce film, les personnages de l’histoire, ceux qui firent partie de la fin de vie de Vincent Van Gogh sont superbement rendus – totalement dans l’esprit du peintre. 

La voix française d’Armand Roulin est celle de Pierre Niney – j’ai légèrement déploré de voir ce film en français, surtout parce que les protagonistes sont des acteurs britanniques = Eleanor Tomlinson et Saoirse Ronan interprètent respectivement  Adeline Ravoux (la fille des aubergistes où logeait Vincent) et Marguerite Gachet (fille du docteur et supposée être le dernier grand amour de Vincent) – Joseph Roulin a les traits de Chris O’Dowd, Douglas Booth prête ses traits à Armand Roulin.

Comme je l’ai écrit = une vraie prouesse technique réalisée par une équipe de 115 peintres utilisant les techniques de Van Gogh – les réalisateurs ont préféré choisir une équipe de peintres plutôt que des dessinateurs de films d’animation, ceci – selon le réalisateur britannique – afin d’éviter que les dessinateurs d’animation apportent leur « patte personnelle » plutôt que celle représentant Van Gogh.

Je n’ai qu’un regret = à côté de cette prouesse technique, j’ai trouvé qu’il manquait du sentiment à l’histoire, une certaine  froideur, éloignée du personnage de Van Vogh.
Néanmoins, je le recommande vivement car le scénario surprend et l'hommage est magnifique.

Pour de plus amples détails sur le film je vous suggère le site officiel de Loving Vincent.

Un autre billet sur le film chez Marilyne-Lire&Merveilles

 les tableaux ayant servi au film = le facteur Roulin, le père Tanguy et le dr Gachet
+ les portraits des 2 protagonistes féminines

Sans titre 1

 

800px-VanGogh-starry_night

02 novembre 2017

MARCHLANDS, de James Kent

march3

image-original

61232945_p

ban[926]

Scenario de Stephen Greenhorn, d’après la série américaine « the Oaks » de David Schulner

Série en 5 épisodes de 45 min

Une maison dans le Yorkshire = Marchlands – occupée par 3 familles, à 3 époques différentes = 1967/1968 – 1987 – 2010.

Avant que ne commence le premier épisode, le spectateur apprend qu’un drame s’est produit  en 1967 = une petite fille s’est noyée dans l’étang au bout du bois qui jouxte la propriété.
La maison à l’époque était la propriété des Bowen – le père est propriétaire de la scierie, son fils Paul l’aide à la comptabilité.
L’épouse de Robert, Evelyn, est une  femme obsédée par la respectabilité et l’attitude de Ruth, sa belle-fille, lui déplaît souverainement.
Or le jeune couple a perdu Alice leur petite fille de 8 ans – Ruth est incapable de fonctionner « normalement » - la mort de son enfant l’obsède et elle est persuadée qu’Alice est toujours « présente » en quelque sorte dans la maison.

En 1987, le couple Maynard loue la propriété ; depuis quelque temps leur petite fille de 8 ans, Amy, parle souvent de son amie Alice, qui vit aussi dans cette maison. Au départ, les parents acceptent l’idée qu’il s’agit d’une amie imaginaire, dont Amy se lassera en grandissant.
Scott, son frère de 16 ans, se moque sans arrêt de sa jeune sœur. Comme la situation semble s’aggraver, Helen décide de consulter, au déplaisir de son mari qui ne veut pas que des psychiatres se mêlent de la situation.
De plus les services sociaux à présent viennent régulièrement discuter avec la petite fille, qui en a assez. Tout comme son père qui la croit ; dans le couple Maynard les querelles deviennent incessantes.
Scott, de son côté, comme tout adolescent commence à en avoir assez de la situation à la maison, plus personne ne fait attention à lui et il se met à boire en compagnie de ses potes. Il a régulièrement des passages à vide et de forts maux de tête. C’est finalement lui qui aura le plus besoin de soins médicaux.

En 2010, un jeune couple a acheté la maison. Nisha attend un bébé et Mark, son compagnon, est content de revenir au pays ; lorsqu’il fait son jogging quotidien, il passe par la maison d’Olive Runcie, qu’il a connu lorsqu’il était ado. Dans le village tout le monde se connaît, Scott (l’ado de 1987) est désormais un adulte qui gère l’épicerie du village.

Cette série de 5 épisodes « Marchlands » était, aux Etats-Unis, le 1er épisode d’une série américaine qui devait encore comprendre 2 saisons. 

La distribution comprend = pour 1968 Jodie Whittaker (la mère malheureuse de « Broadchurch », encore une mère souffrant la perte d’un enfant),  Denis Lawson, Tessa Peake-Jones (la Mrs. Maguire de « Grantchester » - abonnée aux rôles de femmes rigides, pour qui le qu’en dira-t-on compte plus que tout), Jamie Thomas King.

Pour 1987 = Alex Kingston, Dean Andrews, Ethan Griffin et la petite Sydney Wade dans le rôle d’Amy – je ne suis pas très adepte des enfants acteurs, mais cette petite fille joue extrêmement naturellement, Sophie Stone et Jennifer Hennessy interprétant Olive Runcie à 2 âges différents.

Pour 2010 = Shelley Cohn, Elliot Cowan, Anne Reid (Ruth Bowen, revenue au village), Daniel Casey (le premier sergent de l’inspecteur Tom Barnaby) qui interprète Scott de 1987 adulte), Elizabeth Rider.

Chaque épisode « voyage » entre les 3 périodes, avec des fondus-enchaînés fort bien étudiés. Chaque personnage est fort bien interprété, totalement crédible, même les jeunes acteurs.
Le fantastique, la « présence » d’Alice dans la maison n’est pas terrifiante, mais fait néanmoins un peu peur car bien qu’il soit évident qu’elle ne veut de mal à personne, on sent qu’elle hante les lieux et le fait savoir.

Une histoire qui étudie à la perfection les silences, les non-dits dans les familles, ces silences qui séparent les couples.
Elle  aborde aussi le difficile sujet de la mort d’un enfant, comment survit-on à cela ? C’est déjà fort dur de gérer le deuil d’un adulte, mais celui d’un enfant est d’autant plus pénible. 
Comment aussi gérer une situation où un enfant pose problème, au détriment des autres enfants ?

Une intéressante découverte pour moi grâce à lewerentz que je remercie pour ce cadeau.

31 octobre 2017

CRANBERRY BLUFF, de Deborah Garner

23600228

ABANDON

Parce qu'elle a eu quelques problèmes en Floride, où pourtant sa vie se déroulait agréablement jusque là, Molly Elliott a profité de l'héritage de sa tante, à Cranberry Cove, pour laisser ses ennuis derrière elle et devenir la patronne du bed&breakfast créé par sa tante. Tout se passe au mieux, la réputation du B&B est excellente et Molly espère, avec le temps, d'oublier ce qui se produisit.
Les  réservations qu'elle a reçues récemment comprennent un jeune couple en lune de miel, une veuve joyeuse accro au shopping, un représentant de commerce taciturne et un homme séduisant, se disant écrivain et recherchant le calme pour son nouveau roman.

A ce stade, j'ai cessé de lire - pourtant je me réjouissais de découvrir ce petit cozy mystery, reçu en cadeau de la librairie qui gère ma liseuse électronique  (un livre gratuit ça ne se refuse évidemment pas =^-^=) -
après la présentation des personnages totalement convenus, le/la lecteur/trice sait immédiatement à qui il/elle a affaire, puisque chaque hôte du B&B dévoile ses pensées. Je suppose que le suspense du polar sera de savoir qui, en premier, va vouloir s'en prendre à leur jolie hôtesse.

Les personnages ne sont même pas sympathiques - la veuve joyeuse accro au shopping m'a horripilée dès l'arrivée au B&B, tout comme le jeune couple - en fait le seul qui ait trouvé grâce à mes yeux est le représentant de commerce taciturne, qui cache aussi son jeu d'ailleurs.
Bref un vrai ratage que ce livre (pour moi du moins).

29 octobre 2017

THE TRAVELLING BAG & OTHER GHOST STORIES, de Susan Hill

61Bag58ah1L

Après avoir lu la première des 4 nouvelles qui n’était pas si effrayante que cela finalement, mais bien fort étrange, j’ai poursuivi la lecture du recueil et là, j’avoue que j’ai eu quelques difficultés à ne pas céder à la peur lorsque j’entendis de légers craquements dans l’appartement.

BOY TWENTY ONE
Après lecture dans le journal de l’incendie de Cloten Hall, un homme se remémore le temps qu’il passa dans un pensionnat, temps heureux où il eut un ami, Andreas, qui un jour disparut. Toby n’était pas un enfant qui se liait facilement aussi cette rencontre d’une belle amitié fut un magnifique souvenir, Andres et lui étant inséparables jusqu’au jour de sa disparition. Lors d’une visite scolaire à Cloten Hall, Toby voit son ami Andreas dans les couloirs.
Mon avis = histoire assez prévisible finalement de cet ami qui n’était pas vraiment imaginaire, mais peut-être pas  réel non plus. Pas effrayant comme histoire, mais plutôt triste. 

ALICE BAKER
Une nouvelle employée se joint à un groupe de dactylos, mais ne se lie pas avec elles, tout en étant aimable et efficace. Après avoir vainement tenté de l’intégrer dans leur groupe, elles commencent à se méfier, surprises aussi par une certaine odeur de « décomposition » émanant d’elle. La narratrice de l’histoire doit revenir au bureau un soir et est persuadée qu’elle a rencontré Alice dans les couloirs ; en tout cas elle a entendu des pas.
Peu après, la société déménage enfin dans des nouveaux locaux, promesse de déménagement depuis de longues années. Malheureusement, d’étranges événements vont faire que la narratrice va finalement tomber en dépression grave, au point de ne plus pouvoir retourner dans ces nouveaux bureaux, où l’odeur de décomposition est encore pire que dans les anciens locaux. Puis un jour la narratrice fait une rencontre qui mènera à sa dépression.
Mon avis = histoire étrange, que j’ai appréciée par l’ambiance et l’intrigue qu’elle véhicule, dont l’explication – si c’en est une – est révélée à la fin de la nouvelle.
Je vais faire mon « intéressante » en disant que j’avais tout compris dès l’arrivée d’Alice Baker parmi le groupe des dactylos, c’est pourquoi je n’ai pas trouvé l’histoire effrayante.
 

FRONT ROOM
Un couple avec 3 enfants décide d’agir en fonction de leur croyance religieuse, après avoir entendu le pasteur de la paroisse prêcher l’aide à apporter à de plus démunis. Comme le couple a une pièce à l’avant de leur maison, qui ne sert guère, il décide de la transformer en un petit flat, avec douche, pour y loger la belle-mère de l’homme (la 2ème femme de son père).
Cette femme, Solange, a une réputation justifiée de méchanceté hors norme, à tel point que le couple préféra rompre les relations.
Mais le temps a passé, Solange est devenue une vieille dame, avec problèmes de santé, aussi le couple estime que s’il faut aider son prochain, autant commencer par la famille. Et puis, peut-être que Solange est moins méchante désormais ; elle semble d’ailleurs apprécier le geste de sa famille, avant l’emménagement.
Appréciation qui va rapidement tourner au cauchemar pour le couple et les enfants – non seulement Solange critique tout, mais s’en prend aussi aux enfants.
Au bout d’un certain temps, il est évidement que l’arrangement ne fonctionne pas et – en fonction de ce qui a été prévu avant l’emménagement – le couple décide d’expliquer à Solange que l’arrangement ne fonctionne pas, qu’il vaut mieux qu’elle retourne dans sa maison, où son beau-fils viendra régulièrement voir si elle n’a besoin de rien. Même le pasteur, après avoir rendu visite à la vieille femme, est de cet avis !  il parle même d’exorcisme.  Puis, soudain, avant de partir, Solange meurt. Elle est incinérée et en principe tout peut redevenir « normal ». Hélas ….
Mon avis = la plus horrifiante des nouvelles du recueil – une histoire d’une vieille dame remplie de pure méchanceté, mentant pour obtenir ce qu’elle veut, puis se plaignant de tout, surtout des enfants à qui elle semble vraiment vouloir du mal. Elle dégage aussi une odeur déplaisante, quasi démoniaque.
On pourrait croire que tant de méchanceté n’existe pas, hélas je pense qu’il y a des personnes qui sont vraiment méchantes à ce point-là.

Je confirme que tout cela se lit très vite, mais laisse réellement un sentiment de malaise - que je n'avais pas ressenti après lecture de la première nouvelle. Je vous rappelle le billet de lewerentz-lenezdansleslivres sur ce recueil.

background-with-a-creepy-house-on-halloween-night_1017-4573

28 octobre 2017

DRACULA... Le Retour, par le Théâtre de Toone

110364732

unnamed

illustration trouvée sur le site du théâtre de toone

Adaptation du roman de Bram Stoker par Nicolas Géal

En alternance avec des passages du journal intime de sa fiancée Mina, Jonathan Harker, écrivant lui aussi dans son journal, explique qu’il est en route pour la Transylvanie – en effet, un certain comte Dracula souhaite acheter une propriété – Jonathan (Woltje pour les intimes) espère lui faire acquérir l’abbaye de Carfax qui se trouve place de Brouckère. 
Woltje ne se sent pas très à l’aise en compagnie du comte et la nuit qu’il passe dans son vieux château n’est pas fait pour le rassurer, un vrai cauchemar  = trois femmes bizarres et folles de leur corps voulaient le manger, heureusement le comte est survenu juste à temps !  Cela n’empêche pas notre Jonathan/Woltje d’être enfermé dans le château. Pendant ce temps Mina est à Knokke avec son amie Lucy, qui a plusieurs prétendants, mais elle n’aime qu’Arthur Holmwood. 
Parmi les amis de Lucy et Mina, on compte le docteur Seward qui dirige l’hôpital psychiatrique, où est enferme Renfield, qui « sent » la présence de Dracula à distance, mais aussi le Texan Quincey Morris.

Lorsque le bateau transportant le comte arrive à la côte belge, tout le monde  à bord est mort ! Dracula voit Lucy et décide d’en faire sa victime ; devenue vampire, son fiancé et leurs amis font appel au docteur Van Helsing, un type un peu hargneux quand même, qui se balade avec de l’ail autour du cou – finalement ils n’auront pas le choix = pour « libérer » Lucy, il faut lui enfoncer un pieu dans le corps. 
Bientôt Mina devient elle aussi la proie du comte, heureusement elle sera sauvée grâce à la mort du comte… Mais est-il réellement mort ?

Inutile de préciser, j’imagine, que j’ai absolument adoré cette version du roman de Bram Stoker, brillamment adapté par Nicolas Géal, comédien-auteur.
C’est évidemment bourré d’anachronismes et d’expressions bruxelloises savoureuses comme « avoir les poepers » (prononcez poupersss – avoir peur), ou avoir affaire à des « froecheles » (prononcez froucheless – des tripoteuses, alias les femmes de Dracula).

La grande vedette était Woltje, la mascotte de chez Toone, également interprété par Nicolas Géal.
L’interprétation de Nicolas Géal est aussi formidable que son adaptation – les décors étaient superbes comme d’habitude, je trouve qu’il y a énormément de recherches tant dans les décors (panneaux qui changent en fonction de la scène interprétée – cimetière, château de Dracula ou la résidence de Knokke) que dans les costumes de la main de la couturière Lidia Gosanno. La scénographie est due à Thierry Bosquet et les décors sont d’Eugénie Obolensky.

Un excellent moment de théâtre et d’humour.

Toutes les photos prises sont malheureusement ratées, mon appareil n’étant pas très performant, on ne peut évidemment pas prendre des photos au flash et les lumières de la scène se réfléchissaient dans la prise de vue – bref un ratage de chez ratage - ci-dessous, la seule "visible"

DSC00410 - Copie

 

A2j_whitbyabbey1128

THE TRAVELLING BAG, de Susan Hill

29220951

Dans un agréable club londonien, deux vieux amis devisent ; l’un d’eux est un évêque anglican à la retraite, l’autre un medium détective privé – pas un medium dans le sens où il « parle aux morts », ce qui est évidemment une arnaque.
Non, ce que lui Gilbert Roper ressent, ce sont les émotions, les situations qui sont advenues à des personnes soit en vie, soit décédées.
Lorsque son ami lui demande de raconter son cas le plus étrange, Roper n’hésite pas très longtemps = il va lui raconter l’histoire d’un sac de voyage que lui apporta lady Webb dont le mari était décédé récemment, d’une crise cardiaque – rien que de très normal en principe, sauf que l’homme ne souffrait nullement du cœur.
Elle lui laisse le sac afin qu’il pusse éventuellement comprendre ce qui s’est passé. 

L’histoire fait alors un long retour arrière pour nous conter l’histoire de Walter Craig, un scientifique de génie, mais de santé fragile qui après une très grave maladie a dû engager un assistant, Silas Webb.
Un jour, Craig rechute et pendant sa maladie Webb disparaît sans laisser d’adresse. Seulement lorsque Walter Craig retrouve ses notes de travail, il manque les parties les plus importantes. Pour le scientifique, il ne fait aucun doute que Webb les a volées, mais il ne peut rien prouver.
Quelques années plus tard, il découvre que Silas Webb est devenu une célébrité, a même été anobli – Craig n’est pas un homme méchant, mais cette ascension sociale est due à SON travail.
Aussi lorsqu’il apprend que Silas Webb va passer la nuit dans son club, qu’il a une phobie, Walter Craig décide de lui jouer un mauvais tour. Qui a mal tourné et mené au décès de Webb.

Lorsque Gilbert Roper ouvre le sac, toutes les sensations de la mort de Silas Webb lui reviennent, il comprend qu’effectivement l’homme est mort de peur.  Voilà ce qu’il conte à son ami l’évêque.

L’histoire se termine sur Walter Craig qui va subir la rétribution de son acte, dont l’idée de départ était seulement une moquerie pas trop gentille.

Cette nouvelle, que j’ai décidé de mettre en ligne sans avoir lu tout le recueil, fait partie d’un recueil de 5 nouvelles, titre complet = THE TRAVELLING BAG & OTHER GHOST STORIES – cette nouvelle de saison est assez effrayante à lire, mais c’est le style habituel de Susan Hill – cette romancière met souvent en scène des situations d’allure banale, mais qui se retournent  contre celui qui les a mises en branle.

C’est bien là le côté le plus inquiétant de l’histoire – il y a une petite scène assez horrifique lors de la relation de la mort de Silas Webb, et aussi du destin qui attend Walter Craig, généralement Susan Hill excelle dans les retournements de situations et les coups de théâtre – en tout cas, c’est à lire pour se faire un peu peur avant d’aller dormir.

Je poursuivrai bientôt  la lecture des autres nouvelles.

un billet de lewerentz-nezdansleslivres sur le même livre (ici)

background-with-a-creepy-house-on-halloween-night_1017-4573

MALICE IN WONDERLAND, the PREQUEL, de Lotus Rose

23877829

Si vous imaginiez, comme moi,  qu’il n’était pas possible de parodier « Alice in Wonderland », vous vous trompiez.
Et malgré quelques (rares) commentaires négatifs sur goodreads,  j’ai trouvé cela plutôt réussi et amusant à condition de jouer le jeu, d’ « entrer » dans une histoire encore plus déjantée que l’original.

Avec ce « prequel », nous faisons connaissance avec la jeune Alice qui se retrouve prisonnière du pays des Merveilles, et sert  de souffre-douleur à à peu près tout le monde, de la Reine de Cœur jusqu’au Jabberwocky, en passant par les jumeaux Tweedledee & Tweedeldum.  Sans oublier Humpty-Dumpty, l’œuf,  la Chenille et les fleurs.
Comme Alice, en arrivant, était une petite fille « sage et lisse », comme ses jolies petites  chaussures, tout le monde s’est fait un plaisir de  la taquiner, parfois très méchamment, parce que cela la fait pleurer et … ses larmes sont magiques. Hé oui !
de plus, c’est très facile de faire pleurer la petite fille, alors chacun en profite, vous pensez ! 

On la découvre ici, à différents stades d’âge, elle n’est pas près de retrouver l’autre côté du miroir, croyez-moi. Cela finirait presque par la rendre méchante.
Et cette Reine de Cœur, avec son habitude de vouloir trancher la tête à tout un chacun, a vraiment fort à faire avec le Chat du Chester, qui apparaît sans arrêt pour la narguer.
Mëme pas possible de la lui couper sa tête, car cette sale bête peut se faire apparaître sans le corps, donc la tête est déjà coupée en quelque sort. Ah la vie d’une reine n’est pas simple.

Lorsque Alice se met à broyer du noir parce qu’elle a des pensées méchantes, négatives, cela ne va plus du tout pour la Reine, car pas possible de discuter avec cette gamine morose – la Reine a donc engagé un Sorcier-réducteur de têtes, pour tenter de redonner le sourire à la gamine – ce sorcier ne demande pas mieux car il a l’intention de récolter quelques larmes d’Alice pour ses potions.
Pour résoudre son problème de dépression, il se propose de lui donner une poupée en cire dans laquelle elle devra planter des aiguilles à chaque noire pensée, mais il a aussi besoin de ses beaux longs cheveux blonds ; quand ils repousseront, notre Alice aura les cheveux noirs. Soupir soupir…

Je vais donc me hâter d’entamer la trilogie « Malice in Wonderland » pour savoir si Alice récupérera ses jolis cheveux blonds, mais surtout son cœur qui semble être devenu mauvais.

Comme vous l’aurez sans doute compris depuis le temps que je blogue (et débloque =^-^=), j’adore les pastiches et parodies, et lorsqu’ils/elles sont bien conçus, cela me plaît vraiment. C’est le cas avec ce « prequel », j’espère que la trilogie est à l’avenant. Bref, pour moi, une parfaite lecture de saison.

Le style d’écriture s’adressant à des « jeunes adultes », alias des ados, les phrases sont courtes, mais la langue anglaise elle-même est bien.

20037307

27 octobre 2017

LA COULEUR ENTRE EN GARE - 2

DSC00479 - Copie

LA RENCONTRE DU TALENT & DE L'IMAGINATION

comme promis dans mon introduction, je suis allée à la gare du lieu-dit Le Vivier d'Oie, qui a été décorée par le groupe d'artistes d'art urbain Propaganza -

ce sont apparemment les contrôleurs des trains, lorsque ceux-ci s'arrêtent temporairement en gare, qui sont les plus heureux de pouvoir contempler ce magistral et magnifique travail qui élimine la grisaille des murs, rendant plus belles ces haltes ferroviaires - chaque petit recoin accessible aux artistes a été peint avec maîtrise et talent -

j'ai été surprise par l'indifférence des usagers attendant leur trains, qui préférèrent poursuivre la lecture de leur téléphone portable plutôt que d'en profiter pour regarder autour d'eux et se remplir les yeux des murs ensoleillés par les artistes - en ce qui me concerne, point d'indifférence, comme vous pouvez vous l'imaginer - j'ai pris un grand nombre de photos, mais je n'ai pas toujours pu éviter les poteaux ou fils électriques -

dans ces fresques magnifiques, j'ai découvert des hommages à Leonard de Vinci et René Magritte (peut-être est-ce mon imagination qui m'a fait "découvrir" un hommage à Magritte, mais à "Leo" c'était évident =^-^=) -
à présent, c'est à vous = ENJOY

DSC00482 - Copie

DSC00484 - Copie

DSC00486

DSC00488

DSC00489 - Copie

DSC00491

DSC00492

DSC00495

DSC00498 - Copie

DSC00500 - Copie

DSC00501 - Copie

DSC00501 - Copie 2

DSC00502 - Copie

DSC00503 - Copie 2

DSC00505 - Copie

DSC00506

DSC00506 - Copie

DSC00516 - Copie

DSC00515 - Copie

DSC00514

DSC00508

DSC00510 - Copie

DSC00513

DSC00518

DSC00511

DSC00512 - Copie

DSC00519 - Copie

DSC00521 - Copie

DSC00523 - Copie

LA COULEUR ENTRE EN GARE - 1

DSC00386 - Copie

L'un des plus beaux projets d'art urbain, réalisé par le groupe Propaganza - à la demande du bourgmestre de la commune d'Uccle dans la périphérie bruxellois et de la STIB (société des transports bruxellois) - elle se situe dans la gare au lieu-dit le Vivier d'Oie

J'ai photographié cette "petite" fresque lorsque les travaux ont été entamés, c'était la seule à être terminée - ci-dessous une photo trouvée sur le site d'un quotidien bruxellois, montrant les travaux en cours -

source = la dernière heure

59ea1255cd70ccab369dfa8f

à présent que la fresque est terminée et les échaffaudages enlevés, je vais aller prendre quelques photos supplémentaires, que je partagerai avec grand plaisir

DSC00384 - Copie

Posté par sheherazade2000 à 10:54 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
23 octobre 2017

MORDICUS APPRENTI SORCIER, d'Eric Chevreau & Thomas Baas

51he9v1L+LL

POTION POUR UN PAPA RAPLAPLA

La famille de Mordicus peut sembler surprenante au commun des mortels – lui vous dira qu’ils sont tout ce qu’il y a de plus normaux = Papa (Septimus) est ensorceleur-désenvoûteur, Maman (Octavia) est sorcière, tout comme Mamie, la mère de Papa, la spécialiste de la tarte au potiron – dont Maman a un peu assez, il faut le dire !
Les parents de Mordicus se chamaillent beaucoup en ce moment, Papa est fatigué, il a trop de travail, du coup ses sortilèges se retournent contre son fils.

Mordicus a une idée de génie (d’apprenti-sorcier plutôt) = il va préparer une potion magique pour la fête des pères – cette potion sera relaxante et aidera certainement Papa à se sentir mieux.
Il se rend donc chez Mamie qui possède des tas de grimoires – il enfourche son B.T.T. (magique) et le voilà chez Mamie après quelques péripéties.

Mordicus parviendra-t-il à fabriquer la potion qui transformera Papa en papa poule aimant et calme ?

D’après la couverture des éditiions Magnard Jeunesse, les aventures de Mordicus s’adressent aux enfants à partir de 7 ans.
Bien qu’il y ait longtemps que je n’ai plus 7 ans, j’ai adoré les mésaventures de Mordicus et j’ai bien l’intention d’en lire d’autres (celle-ci m’a été offerte par mon amie Manu, que je remercie pour cet excellent moment de détente =^-^=)

Le texte est extrêmement ludique, plein d’humour, ce n'est jamais mièvre, c'est plein d'invention – j’ai été moins charmée (c’est le cas de le dire) par les dessins, mais je suis difficile en matière de dessins pour la jeunesse.

Je ne peux que vous recommander vivement et chaudement ces aventures d’un futur sorcier dont Harry Potter devrait se méfier – la concurrence est grande !

background-with-a-creepy-house-on-halloween-night_1017-4573

RED LEECH, d'Andrew Lane

lane

Titre français = Les Assassins du Nouveau Monde – les premières aventures de Sherlock Holmes 

The Young Sherlock Holmes Series – Book 2

Les vacances sont presque finies pour le jeune Sherlock Holmes – son frère Mycroft, toujours autant d’embonpoint, vient lui expliquer que vu son esprit curieux et contradictoire, disons le, son ancien collège n’est peut-être pas l’endroit idéal pour poursuivre ses études.
Il propose donc à Amyus Crowe de poursuivre l’éducation de son jeune frère, comme il le fit au cours de l’été – privilégiant l’observation et la logique. Lui-même se chargeant de perfectionner le latin et le grec ancien pour son cadet. 

les études de Sherlock ne sont pas la raison principale de sa venue à Holmes Court = des espions américains seraient sur le sol britannique, notamment John Wilkes Booth, l’homme qui assassina Abraham Lincoln ainsi que des acolytes ayant l’intention de poursuivre une guerre de sécession (que l’on appelle là-bas « War between the States » - la guerre entre les états).
Amyas Crowe qui travaille pour Pinkerton se doit de les découvrir.
Sherlock qui est plutôt impulsif (contrairement à ce qu’il deviendra dans le « canon ») va chercher son copain Matthew Arnatt (Matty pour les amis) et suggère qu’ils aillent jeter un coup d’œil dans la ville d’à côté, où serait le dénommé Booth. A  peine a-t-il imaginé un stratagème pour faire sortir Booth du cottage, que celui-ci -  complètement dingue – l’attrape et le menace d’une arme. Arrive un autre bonhomme  qui calme Booth, mais poursuit les menaces à l’encontre de Sherlock, qui finit par s’échapper, mais il s’en est fallu d’un cheveu.
Il a eu l’occasion de bien observer les bonshommes et rapporte cela à son frère et Crowe. 

Peu après, c’est Matty qui se fait enlever – et voilà les espions et Matty en route pour les Etats-Unis, où Amyus Crowe pourra transmettre certaines informations – que faire d’autre, sinon partir à la recherche de l’ami de Sherlock. Celui-ci est excité au plus haut point à l’idée de découvrir les Etats-unis. Première étape, New York, de là on avisera.
La traversée ne se fera pas sans mal non plus, mais Sherlock Holmes y fera une rencontre déterminante = un violoniste irlandais, qui lui propose de lui apprendre son art, entre ses cours – comme Virginia Crowe est fort malade, Sherlock aura du temps libre car son père reste auprès d’elle.

A New York, alors que Crowe se rend chez Pinkerton, Sherlock se met à la recherche des hommes qui ont enlevé son copain. Il est loin de se douter qu’il lui devra affronter un autre type de malade mental, qui survit grâce à des sangsues – qui est accompagné de deux cougars en guise de chiens de garde et dont le divertissement favori est de voir ses dragons de comodo dévorer des animaux (parfois des gens, mais bon faut bien amuser ces petites bêtes !).

Pas très facile de reconnaître le futur Sherlock Holmes, sarcastique, tête froide, ne laissant aucune place à la sentimentalité, tel que l’a décrit Conan Doyle. Ici il se laisse souvent emporter par ses sentiments (à l’égard de la jeune Virginia Crowe) mais aussi par l’amitié pour Matty – de plus il est impulsif, réfléchissant généralement après s’être jeté dans la gueule du loup.

Ici le romancier Andrew Lane, en postface, explique avoir eu envie de parler des talents de violoniste de Sherlock, comment il en est venu à apprécier cet instrument et en jouer.
Le personnage de Booth qu’il fait revivre est complètement fou, mais celui que Pinkerton et Crowe recherchent ne l’est pas moins, d’une autre manière simplement. Il a bien l’intention de relancer une autre guerre de sécession.
En cours de voyage, de Southampton à New York, le jeune Sherlock Holmes aura aussi l’occasion de faire la connaissance du comte Zeppelin qui, agréablement surpris par l’esprit curieux et inventif du jeune garçon, lui explique ce qu’il dessine = des ballons, en forme de cigare, dont il espère qu’ils pourraient transporter les voyageurs par air.
De plus, toujours dans la postface, Lane explique qu’il a déjà voulu attirer l’attention des amateurs du canon, sur ce qui sera l’une des intrigues du « Sign of four ».

A Holmes Court, la très déplaisante Mrs. Eglantine règne toujours, mais Sherlock lui rive désormais son clou et la gouvernante comprend qu’elle n’aura pas le dernier mot.
La relation entre les frères Holmes est surprenante, car Mycroft Holmes est protecteur et plein d’affection pour son jeune frère, quant à Sherlock il est aussi affectueux avec son aîné, ce qui est très différent de ce que l’on découvrira dans les aventures adultes.
Sinon, je me répète sans doute, mais ce jeune Sherlock me fait penser à Indiana Jones, jeune, et aussi à la série Enola Holmes.

Question décors, j’ai particulièrement apprécié les descriptions du New York du 19ème siècle.

(Avec les scènes d'horreur chez l'ennemi n°1, je peux dire que je suis dans mon petit challenge halloween personnel =^-^=) 

61097761_p 

background-with-a-creepy-house-on-halloween-night_1017-4573

18 octobre 2017

SE TORNO / SI JE REVIENS, du collectif Sikozel

 large_12697385_939415176140611_5588746169827537092_o-1455646516-1455646538

 22007616_1110313519103364_7098985730327824763_n

Ernest_Pignon-Ernest_2014

téléchargement

coe14

Une projection-rencontre organisée au point culture ULB par le Centre du Film sur l’Art, en présence du collectif Sikozel 

(chronique résumée des informations transmises par le point culture et le site Sikozel

Ernest Pignon-Ernest (dont j’ai eu le bonheur de découvrir une rétrospective à Lille) est l’un des pionniers du « street art » - ses magnifiques dessins de portraits sont collées sur les murs des villes.

En 2015, 40 ans après l’assassinat de Pier Paolo Pasolini, l’artiste d’art urbain décide d’entreprendre un voyage à travers les lieux de la vie de cet homme généreux, écrivain, poète, cinéaste qui – comme le dira un homme de la rue assistant au collage d’un portrait – ne fut pas assassiné à cause de son homosexualité qu’il ne cachait pas, mais parce qu’il critiquait ouvertement le gouvernement, les instances politiques de son pays.

22007616_1110313519103364_7098985730327824763_n - Copie

Ernest Pignon explique avoir voulu réaliser une « Pietà » = Pasolini portant Pasolini assassiné – si le visage de l’homme mort exprime une certaine douceur dans la mort, comme apaisé, l’homme debout nous regarde avec dureté, avec reproche ? 

images

Dans le documentaire défilent de nombreux témoins spontanés, ceux qui l’ont connu parlant de Pasolini – d’autres, comme les jeunes des cités des Voiles à Scampia, bâtiments en forme de voiles de bateau, où ne vivent que des défavorisés comme le fut Davide, le photographe qui après un détour par Gomorra, désormais aide les jeunes à s’ouvrir à la culture, à l’instruction, « sans laquelle, nous le dira-t-il, on n’est rien ».
Ces jeunes au moment du collage demandaient à Ernest Pignon s’il s’agissait de « Jesus » - avec patience et gentillesse Davide leur expliqua qui était Pasolini.
Outre la cité des Voiles, Ernest Pignon entraîne le spectateur dans les rues de Naples, de Rome, de Matera, de jour comme de nuit – collant le plus rapidement possible son dessin magnifique.

Ernest-Pignon-Ernest-The-work-in-Matera-2015-865x577

img_resize 

Dans un entretien donné la veille de son assassinat, Pasolini déclarait = Je paye un prix pour la vie que je mène. Je suis comme quelqu’un qui va descendre aux enfers. Mais quand je reviendrai, si je reviens, j’aurais vu d’autres choses, tant d’autres choses, plus loin que l’horizon ». 

Dois je insister sur le fait que cet  hommage, d’une double forme = les dessins de Pignon-Ernest et le documentaire de Sikozel, m’a émue au plus haut point.

Qu’avons-nous fait de Pasolini,  demande Ernest Pignon ? qu’avons-nous fait de sa mort ? le film interroge la permanence de la pensée du poète/écrivain/cinéaste/philosophe qui  aimait la provocation, qui secouait les consciences. Qui en est mort.

Le collectif SIKOZEL est composé de six amis = Luca Avanzini, Matteo Berardone, Federico Cavalleri, Camilla Colzani, Simone Rigamonti, Amandine Robinet.
(3 historiens d’art, 2 cinéastes, 1 anthropologue) – qui avaient envie de réaliser un reportage sur l’art urbain éphémère d’Ernest Pignon-Ernest à Naples.
Lorsqu’Ernest Pignon leur parla de son projet de 2015, ils se proposèrent de l’accompagner afin de documenter son travail.

scampia_sotto-1456935910

  

17 octobre 2017

THE HIDDEN STAIRCASE, de Carolyn Keene

nancy

Dans la série  « the Nancy Drew Mystery Stories » (texte original écrit par Mildred Wirt Benson)

Publié pour la première fois en 1939, revu en 1959 – cette version est celle des années 1950

Titre français = Alice au Manoir Hanté

Nancy Drew attend la visite de son amie Helen, souhaitant l’engager afin de découvrir qui hante le manoir de son arrière-grand-mère. Nancy Drew adore résoudre des énigmes et a brillamment résolu une affaire précédemment.
Avant l’arrivée de son amie accompagnée de sa grand-tante (qui vit avec sa mère au manoir), Nancy et sa gouvernante reçoivent la visite d’un homme aux propos menaçants, lui conseillant de ne pas quitter son père d’une semelle car sa vie est en danger.
Maître Carson Drew a été l’un des avocats dans une affaire de vente de terrains et maisons où doit passer une nouvelle ligne de chemin de fer.
Or, l’une des personnes ayant été bien dédommagée prétend à présent qu’il n’a jamais accepté cette vente. Il réfute le contrat de vente.

Après que l’homme s’en soit allé, en proférant des menaces, Nancy Drew reçoit son amie et sa vieille tante ; celles-ci lui expliquent que non seulement des bruits très étranges se font entendre, mais que des petits objets disparaissent ou sont déplacés – la police pense que Miss Flora, l’aieule d’Helen, perd un peu la tête et prend ses rêves pour des réalités, ce qui est faux.
Ms. Drew promet de les rejoindre si son père est d’accord car elle est inquiète.
D’ailleurs les menaces de Gomber ne sont pas de vains mots = sur le site en construction, un camion s’est précipité vers Nancy et son père, ils n’ont dû leur salut qu’en plongeant dans la rivière – leur aspect n’a pas réjouit leur gouvernante !
Néanmoins Carson Drew encourage sa fille à partir au vieux manoir de Twin Elms afin d’aider à rassurer la vieille dame. Dès que les deux amies sont sur place, des phénomènes étranges se font effectivement entendre = de la musique qui vient d’on ne sait où, un collier de perles qui a disparu, un chandelier qui se déplace, etc.
Comme par hasard, Nancy apprend que Gomber, l’homme qui a menacé son père, essaie par tous les moyens d’acheter le manoir.

Pour couronner le tout, Carson Drew n’est pas revenu chez lui après un déplacement à Chicago et selon des témoins, il aurait été kidnappé.
A présent, Nancy Drew a deux problèmes à résoudre = où est son père et qui tente par tous les moyens d’effrayer une vieille dame afin qu’elle vende un domaine familial ?

Quel plaisir de retrouver des lectures de sa jeunesse – éditée dans la Bibliothèque Verte dans la série « Alice détective », j’ai découvert au début des années 1950 cette jeune et intrépide héroïne qui adorait jouer les détectives.
Ce sont ces livres qui m’ont donné le goût des polars, avec bien sûr la Duchesse du Crime, alias Agatha Christie.

« The Hidden Staircase » est le 2ème opus de la série originale (au passage je remercie  teki, grâce à qui j’ai retrouvé cette épatante série).
Il fait partie des « originaux », à savoir la toute première série (the Nancy Drew Mystery Stories) – il a été établi depuis que Carolyn Keene était un pseudonyme, sous lequel se cachaient de multiples écrivains – Il semblerait qu’il n’y ait eu pas moins de 28 écrivains derrière le pseudonyme.

Malheureusement, selon contrat, le directeur de la société d’édition encaissait tous les droits des livres et les écrivains ne percevaient qu’une petite  rémunération.
Toutefois après la mort de Stratemeyer, selon les termes de son testament, les écrivains perçurent les royalties pour chaque livre auquel ils contribuèrent.
Néanmoins les romans devant être réécrits, selon la firme d’édition pour les mettre plus à l’heure du temps, la fille de Stratemeyer s’arrogea toutes les réécritures de Mildred Benson.

keene_wirt

Mildred Benson fut l’une des toutes premières à se lancer dans l’aventure et a toujours déclaré que cette aventure-ci de Nancy/Alice restait l’une de ses préférées.
Non seulement elle adorait écrire, mais elle fut aussi une grande voyageuse ; elle travailla pendant 58 ans en qualité de  journaliste, étant retournée sur les bancs de l’université pour obtenir son diplôme.
Elle voyagea notamment en Amérique Centrale,  traversant la jungle  en jeep, naviguant sur les rivières en canoë, survolant en avion les sites maya et se rendant sur les sites archéologiques.
La série « Nancy Drew » n’est pas la seule série d’aventures qu’elle écrivit et si cette enquête-ci de Nancy/Alice est sa préférée, parmi les séries qu’elle inventa, c’est celle de « Penny Parker » qu’elle préféra entre toutes.

En 1980, Mildred  Benson s’adressa à la justice pour être reconnue en qualité de « créatrice » de « Nancy Drew », et encouragea tous les écrivains se cachant sous le pseudonyme de Carolyn Keene à se faire reconnaître. Mildred Benson est désormais reconnue aux Etats-Unis comme la première créatrice du personnage et ses enquêtes.

(bientôt halloween, c'est le moment de jouer à se faire peur)

background-with-a-creepy-house-on-halloween-night_1017-4573

16 octobre 2017

ORIGIN, de Dan Brown

brown

Titre français = Origine ( vous vous en doutiez j’imagine)

5ème aventure du professeur Robert Langdon

Robert Langdon, professeur en symbolisme et iconographie religieuse à l’université d’Harvard a été invité par son ancien élève, Edmond Kirsch, petit génie de l’informatique et multimillionnaire, à Bilbao – au musée d’art moderne Guggenheim.
Il y fait la connaissance de la directrice du musée, Ambra Vidal, fiancée de l’héritier au trône d’Espagne … Kirsch a fait savoir à Langdon qu’il était sur le point de dévoiler au monde entier ses théories sur « d’où venons-nous » « où allons-nous ».

Quelque temps auparavant, il avait dévoilé ce documentaire aux instances religieuses supérieures du catholicisme en Espagne, l’évêque Valdespino, grand ami du roi d’Espagne mourant, ainsi qu’au rabbin Köves, éminent philosophe et religieux et aussi à l’érudit islamique Syed Al-Fadi. Chacun d’eux avait été horrifié par ce que Kirsch leur avait dévoilé et lui avait demandé de ne pas diffuser cela avant au moins un mois, afin qu’ils aient le temps de bien y réfléchir.
Seulement voilà, Edmond Kirsch n’a pas complètement tenu promesse et a l’intention de tout dévoiler non seulement aux multiples invités du Guggenheim, mais surtout au monde entier via la télévision. 
Au moment où il se met à parler, une balle le tue en plein front, tirée par un homme manipulé par un certain « Régent » et assoiffé de vengeance.
Une soirée magnifiquement orchestrée, dont le timing était impeccable, se transforme en véritable chaos.

Langdon réalise qu’il y a danger et fuit en compagnie de la future reine d’Espagne, Ambra, qui lui avoue être responsable de la mort d’Edmond Kirsch. Un certain amiral Vila a été ajouté à la liste des invités en toute dernière minute, après que la jeune femme ait reçu un texto en provenance du palais.
Commence pour Langdon et la jeune femme une course non seulement pour échapper aux tueurs, à la Guarda Real, mais aussi pour retrouver l’ordinateur central d’Edmond Kirsch et diffuser son documentaire à titre posthume.

Résumer un thriller de Dan Brown est toujours une gageure car les histoires sont toujours riches en détail – pour ses autres romans sur les symboles et religions, je n’ai pas eu de problème car là on jouait dans mes « dadas ».
Ici on est totalement dans l’informatique et c’est nettement plus compliqué pour moi qui n’y entend pas grand’chose.
L’informatique, même la plus élémentaire, me passe par-dessus la tête et c’est un peu ce qui s’est passé avec les chapitres dédiés aux théories d’Edmond Kirsch, lorsqu’elles sont divulguées grâce à Robert Langdon et Ambra Vidal assistés de « Winston », l’assistant AI  inventé par Kirsch.
En dehors de cette longue conférence, tout le reste est un bon thriller, haletant, avec quelques rebondissements.

Chaque chapitre est entrecoupé de messages provenant d’un site développant certaines théories du complot et qui a décidé de tout dévoiler également, et notamment les responsables de la mort d’Edmond Kirsch. Qui seraient à chercher parmi une église intégriste, ou plutôt une secte qui se prétend de la vraie foi et a son pape à elle, reniant celui de Rome

La trame du roman est semblable à tous les autres romans de Dan Brown = après un meurtre dont il risque d’être accusé, Robert Langdon doit fuir, la plupart du temps en compagnie d’une jeune femme aussi intelligente que belle pour échapper à des gens très mal intentionnés.
Cela se passe généralement dans des lieux historiques intéressants, après la France, l’Italie, c’est l’Espagne qui est en vedette - Une longue course  mène les protagonistes de Bilbao à Barcelone, parmi les nombreuses et superbes constructions dues à Antonio Gaudi.  

Si vous souhaitez lire un thriller haletant, bien ficelé, et que l’informatique n’est pas compliquée pour vous, lisez « Origin », vous passerez un bon moment de lecture.
C’est un « page turner », autrement dit une fois entamé, on a envie de connaître les secrets que dévoilent Kirsch.
Pour ma part, je ne vous en dit pas plus, sinon j’en dirais trop.

la-sagrada-familia-4