fisher

Titre français = un Train pour Ballarat

3ème enquête de Miss Phryne Fisher, détective privée à Melbourne, faisant partie du recueil = « Introducing Miss Phryne Fisher »

C’est l’hiver en Australie et Miss Fisher, malgré ses succès répétés en qualité de détective privée, a décidé de prendre quelques jours de congé pour rendre visite à de la famille à Ballarat. Elle est évidemment accompagnée de sa compétente et indispensable secrétaire/femme de chambre, Dorothy Williams.
Généralement Miss Fisher préfère prendre sa voiture pour voyager, mais elle aime le train, aussi ce voyage-ci sera en train. Seulement on le sait, il y a des personnes qui même en vacances attirent le crime (ce n’est pas Hercule Poirot qui me contredira).

Alors qu’elle est semi-éveillée, Miss Fisher sent une forte odeur de chloroforme dans les 4 compartiments du wagon de première classe. N’écoutant que son courage, et réalisant qu’elle est la seule à ne pas être totalement sous l’effet de la drogue, elle tire dans une fenêtre de son compartiment pour que Dot ait de l’air frais, et ensuite Phryne va ouvrir toutes les fenêtres dans les 3 autres compartiments, ainsi que dans le couloir.
Puis elle fait ce que tout le monde a envie de faire = elle tire le signal d’alarme, pendant qu’elle tente de réveiller tous les autres passagers.
Arrive le contrôleur courroucé, mais il a vite compris que Miss Fisher a sauvé la vie à tout le monde.
Le train n’est pas loin de la gare de Ballan sur la route de Ballarat, et la petite ville où il ne se passe jamais rien, accueille avec chaleur ces malheureuses personnes – le petit hôtel leur offre des chambres, des repas, et le médecin du patelin vient vérifier l’état de santé. Quant au détective-sergent de Ballan, il a entendu parler de Miss Fisher par Jack Robinson et il espère qu’elle voudra bien l’aider dans cette affaire avant que Robinson ne prenne l’affaire en charge.
Toutes les personnes venant de Melbourne, c’est l’affaire de la police de Melbourne.

Une seule personne n’a pas survécu, a même disparu du train = la vieille Mrs. Henderson, vieille femme acariâtre menant la vie dure à sa fille, l’humiliant à tout propos. Celle-ci a été plus fortement droguée que les autres personnes par un chiffon tenu contre ses nez et bouche, ce qui a provoqué de graves brûlures.
En cherchant sur les abords du train, on retrouve le cadavre de la vieille dame, morte étranglée mais aussi avec chaque os du corps écrasé comme si on lui avait sauté dessus.
Quand elle revient à elle et est capable de parler, Miss Henderson demande à Phryne d’enquêter afin de retrouver le meurtrier de sa mère. 

Accessoirement, Miss Fisher se retrouve avec une très jeune fille sur les bras, presque une enfant qui se trouvait sur la plateforme du train et qui a totalement perdu la mémoire. L’état dans lequel elle est, laisse deviner des sévices, mais sans la mémoire de l’enfant, on ne sait que penser.
Dégoûtée par ce voyage avorté, Miss Fisher et Miss Williams décident de retourner à Melbourne, d’ailleurs le détective Jack Robinson, chargé de l’enquête, demande l’aide de Miss Fisher dont il apprécie désormais les performances de détective.

Parmi les suspects pour l’assassinat de Mrs. Henderson, il y a bien le soupirant de Miss Henderson, mais il a un alibi en béton = il était au poste pour ébriété sur la voie publique.

Miss Fisher, en compagnie de ses acolytes Bert et Cec, chauffeurs de taxi, cherche des indices pour aider la petite fille, baptisée « Jane » par Miss Fisher, à retrouver la mémoire.  Celle-ci a demandé à Robinson d’épingler des photos de la fillette dans divers postes de police, et une annonce a été placée dans les journaux.
Lorsque se présente une infecte bonne femme prétendant être la tante de « Jane », celle-ci est tellement terrorisée qu’elle se cache dans sa chambre. C’est donc de ce côté-là qu’il faut chercher.
Ce que Bert, Cec et Miss Fisher vont trouver est véritablement horrible et Phryne Fisher n’a pas l’intention de laisser les coupables s’en sortir.

Mon avis = dommage que le recueil « Introducing Miss Fisher » se termine, car j’ai vraiment adore ces courts polars pleins d’humour caustique, mais aussi de moments palpitants.
Les histoires étaient effectivement courtes, pratiquement des « novellas », mais les intrigues sont bien amenées et sans s’étendre très longtemps sur les situations, on arrive rapidement à une intéressante conclusion, avec bien sûr quelques petits rebondissements.

Heureusement, j’ai d’autres romans de Kerry Greenwood dans ma pal, et je pourrai retrouver l'éblouissante Miss Phryne Fisher et sa fine équipe quand j’en aurai envie. Le couple Butler, engagé pour s’occuper de l’intendance de la maison (gouvernant/cuisinière et majordome), plutôt habitué  à avoir travaillé dans des maisons où tout était sérieux, se sont bien adaptés à la situation chez Phryne Fisher et se demandent même comment ils ont pu vivre dans l’ennui pendant toute leur vie.

l'hispano suiza conduite par miss fisher

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