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Titre français = Trafic de Haut Vol

2ème enquête de Miss Phryne Fisher, détective privée à Melbourne, faisant partie du recueil = « Introducing Miss Phryne Fisher »

Melbourne, 1928 – prologue = une petite fille de 6 ans, désobéissante, en colère parce que sa mère n’a pas voulu l’emmener chez le confiseur, y est allée toute seule avec un sou qu’elle a trouvé en rue, et hélas s’est fait enlever.

Miss Phryne Fisher a obtenu sa licence de détective privée et a aussi acquis une jolie maison dans Melbourne – elle adorait vivre à l’hôtel Windsor, mais pour régler des affaires, il est bon d’avoir une vraie demeure. Dorothy Williams, sa secrétaire/femme de chambre est encore plus heureuse car elle a enfin une chambre rien qu’à elle, elle n’en revient pas. Oui d’accord sa patronne est excentrique, mais réellement généreuse.
Afin de prendre en charge l’organisation de la maison, elle a engagé le fort efficace couple Butler = lui est le majordome (avec un tel nom, comment pourrait-il en être autrement) et elle est une cuisinière émérite.

En dehors de conduire son Hispano-Suiza comme un champion de courses automobiles, Miss Fisher est aussi une aviatrice confirmée – lors de la 1ère guerre mondiale, elle a efficacement aidé certaines personnes à passer le channel, notamment pour apporter des médicaments sur le front.
Du coup, elle est contente de prendre en charge une enquête que lui confie Mrs. McNaughton, à savoir tenter de raisonner son fils, propriétaire d’une petite société d’aéronautique, en pleine dispute avec son père – les deux étant aussi têtus l’un que l’autre, le fils en veut au père de ne pas lui donner les fonds nécessaires à relancer la société.

Après avoir flanqué une peur bleue à Dot, et prouvé  à Bill McNaughton qu’elle était une aviatrice hors pair, Miss Fisher parvient à le convaincre de parler à son père.
Manque de pot, le père est retrouvé mort, le crâne enfoncé, le fils est donc arrêté.
Mrs. McNaughton est hystérique, sa fille, artiste talentueuse, heureusement prend les choses en main avec calme, elle n’est que trop contente d’être débarrassée d’un père odieux, tyran domestique et père incestueux, qui de plus battait les battait. Les suspects ne manqueront probablementn pas = le père McNaugton était haï de tous !
Miss Fisher fait appel à une amie avocate pour défendre le fils McNaughton, et apprend l’enlèvement de la petite Candida ; cette enfant est la fille d’un pilote de McNaughton, il est évident que Miss Fisher se charge aussi de la retrouver – vivante de préférence, ce que la demande de rançon ne semble pas prévoir !

Heureusement, Bert et Cec, avec un tout nouveau taxi payé avec les gages  de l’enquête précédente, viennent à la rescousse.
L’inspecteur Robinson ne fait qu’une courte apparition dans cette enquête, son collègue par contre traite Miss Fisher avec une certaine condescendance – quelle erreur !

Mon  avis = cette 2ème enquête est aussi passionnante que la première,  comme dans le premier livre, il est question de deux enquêtes à mener pratiquement simultanément et se recoupant  légèrement. Le sérieux des enquêtes se mélange bien avec le côté faussement superficiel de Miss Fisher. 

L’écriture est toujours pareille = simple, mais pas simpliste, les autrices australiennes semblent écrire un anglais plus simple comme les auteur.e.s américain.e.s (sauf l’excellente Kate Morton, qui est professeure de littérature =^-^=)  - l’humour caustique est toujours de mise, surtout  que Miss Fisher, pour la seconder, demande toujours l’aide d’amies, qu’elles soient avocate, médecin, ou instructrice d’aéronautique.
Inutile de dire que la gent masculine est traitée avec beaucoup d’ironie et comme on le sait, les hommes sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils ne réalisent même pas quand Phryne les traite avec ironie et ils tombent dans ses pièges du genre « je ne suis qu’une pauvre petite chose et vous allez m’aider n’est ce pas ? ».

Dans cet ouvrage-ci, il est plus question de décors dans les quartiers de Melbourne que dans le premier, qui mettait plutôt le personnage en place. Quant à la maison qu’elle a achetée, elle portait le numéro 221, auquel Phyrne a ajouté un B – clin d’œil appuyé à Sherlock Holmes, avec Dot dans le rôle de Watson.

On retrouve  la fine équipe composée de Dot la secrétaire/femme de chambre qui acquiert de plus en plus de confiance en elle, Bert et Cec les inséparables chauffeurs de taxi et, nouvelle maison oblige, cette fois Phryne Fisher a engagé un couple, les Butler, lui majordome (clin d’œil) et elle formidable cuisinière.

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