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SISTERS – de Myriam Leroy, Mehdi Bayad & Albert Mazel – mise en scène d’Emmanuel Dell’Erba & Nathalie Uffner – Costumes de Laurence Van H  - Lumières = Alain Collet et Décor sonore = Laurent Beumier

Brillamment interprété par Nathalie Uffner,  June Owens & Odile Matthieu  

Cela commence par 3 stand-ups, commençant par Nathalie qui nous parle de la difficulté d’être mariée à un Juif, étant Juive elle-même, beaucoup d’humour et d’ironie lorsqu’elle aborde la famille ; le moment où elle est choisie par sa future belle-mère est un petit moment d’anthologie.
Nathalie est suivie par Odile, catholique, qui adooooooooooore s’occuper des migrants, les héberger, tout cela au détriment de son ado de fille avec qui les rapports sont plus que tendus.
Et finalement arrive June, légèrement hystérique, homosexuelle et musulmane,  belge, de parents algériens bien ancrés dans leur pays d’adoption, naturalisés belges eux aussi.  
Elle a horreur qu’on lui demande d’où elle était « avant cela » - « cela quoi ?! », j’ai toujours été belge. Puis sans coup férir voilà qu’elle quitte la scène. Ne lui parlez pas non plus de burqa et burkini, toutes ces questions ridicules que l'on aborde quand une copine est musulmane.
Retour des deux autres comédiennes, après tout il y a encore une demi-heure de spectacle, on ne va pas finir avant l’heure quand même. June revient finalement et le débat sur les religions de chacune commence – un débat vieux comme le monde et qui évidemment renvoie les femmes dans les clichés bien connus.

Ces drôles de dames vont s’envoyer une série de prises de becs et se balancer des vannes, jusqu’à la presque réconciliation.
C’est drôle de bout en bout, les comédiennes faisant face aux clichés et dogmes bien connus.

Mon avis = C’est irrévérencieux à souhait, mais jamais vraiment méchant. Les religions sont un tabou, auquel on n’ose pas toujours toucher de peur de blesser – alors que les dogmes ne font que cela, blesser les femmes.

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LA REVANCHE D’INGRID – de Xavier Elsen, Alexis Goslain & Amélie Saye – mise en scène d’Alexis Goslain – Costumes d’Elise Abraham – Lumières de Sébastien Mercial –

Avec un remerciement particulier de la part du TTO  au théâtre des Galeries, à la compagnie Claude Volter, à Bertrand Daine & Brice Hennebert

Avec Jean-François Breuer, Catherine Decrolier, Thomas Demarez, Julie Duroisin, Xavier Elsen & Amélie Saye – Scénographie de Charly Kleinermann & Thibaut De Coster

3 générations d’une famille où parfois règne l’inceste (on l’a pas fait exprès !), une famille forcément dysfonctionnelle – les autres n’ayant rien à raconter –
Les choses ne se passent pas très bien en l’an 2018 = la buvette familiale de l’ancien club de foot va peut-être devoir fermer si une solution financière n’est pas trouvée. Il y a bien l’histoire d’un trésor de guerre enfoui à durant la 2ème guerre mondiale, mais est-ce vrai ou est-ce une légende urbaine ?

A travers 3 époques de cette famille d’hurluberlus = 1945, 1986 et 2018, on assiste à des disputes, des problèmes avec Ingrid, colonelle de la gestapo, mais surtout ancienne copine de la famille dysfonctionnelle, n’a-t-elle pas eu quelque faiblesse pour l’un d’entre eux ?En 1986, la fille d’Ingrid, Olga qui est flic,  veut aussi mettre tout ce petit monde en prison.
Reste encore une surprise de taille en 2018, que réserve la psy qui s’occupe de Guy Jr (alias « parloir »).

Mon avis = spectacle totalement braque, délirant et désopilant – bon avouons le tout de suire = je n’ai pas ri aux éclats, mais j’ai beaucoup souri à ce qui est finalement une pièce de théâtre de boulevard.

Je crois surtout que ceux qui ont vraiment déliré sont les auteurs de ce petit morceau d’anthologie boulevardière, avec ces comédiens épatants qui changent rapidement de costume, au gré de l’époque en question. Rien que pour cela, je leur tire mon chapeau.

(Merci au TTO d’avoir bien voulu déplacer les jours que nous avions réservé – la grippe ayant sévi.)