Elvis_2022_poster

Scénario de Sam Bromell, Jon Favreau & Jeremy Doner

Costumes de Catherine Martin

En ce 16 août 2022, on célèbre le 45ème anniversaire de la mort du « King »  - j’ai pensé que c’était le moment pour moi de parler du film de Baz Luhrmann vu en juillet 2022 –

Ce ne sera une surprise pour personne que je confirme que l’interprétation d’Austin Butler en Elvis Presley & Tom Hanks, dans le rôle de son âme damnée sont excellentes – selon les proches du chanteur décédé, le biopic retrace presque fidèlement le parcours du chanteur, avec évidemment les trous laissés dans la biographie, un biopic ne donne jamais tous les détails d’une vie (selon un excellent critique cinématographique dont j’ai eu le plaisir de suivre les conférences)

Presley fut élevé par une mère aimante, son fils lui rendit bien toute cette affection, même s’il eut voulu qu’elle boive un peu moins d’alcool –

Lors de son service militaire en Allemagne, il fit la connaissance de la jeune et jolie Priscilla Beaulieu, avec qui il aura une petite fille – toutes les deux, dans des interviews ont insisté sur la manière très respectueuse dont le film montre la famille Presley –
Elvis Presley admirait Martin Luther King Jr, son assassinat ainsi que celui de Robert Kennedy Jr, marqua le chanteur – encore une fois, le manager décréta que les jeunes gens qui l’entouraient afin de le faire interpréter des chansons plus réfléchies, étaient une bande de hippies qui lui voulaient du mal – Parker manipulait Presley autant financièrement que mentalement, appuyant sur la corde sensible d’un jeune homme en quête de reconnaissance et de famille –

C’est au cours d’une performance du jeune chanteur, que l’odieux Parker (dont ce n’était d’ailleurs pas le nom) lui mit le grappin dessus – le soi-disant colonel manipula le chanteur autant qu’il le put, dans le film, il se prétend « innocent » de cette manipulation, ce qu’il ne dit pas au jeune homme c’est que lui Parker était accro au jeu et il avait enfin découvert la poule aux œufs d’or.

Le parcours d’Elvis Presley fut formidable, mais lui qui aurait aimé être un acteur comme James Dean, se retrouva à interpréter des nanars dont le seul but était de l’entendre chanter – après bien des péripéties, Elvis Presley finira à Las Vegas, malheureusement accro à des « médicaments » (drogues) destinés à le faire tenir les marathons musicaux sur la scène de l’hôtel International à Las Vegas – ce seront les dernières tournées d’un chanteur qui avait envie de découvrir le monde et d’y chanter, mais qui en fut empêché par le monstre qui était son manager, ce dernier étant entré de manière illégale aux USA, n’ayant pas de papiers d’identité et étant recherché pour meurtre aux Pays-Bas –

Finalement, le cœur d’Elvis Presley l’a lâché à l’âge de 42 ans –

Elvis » : la bande-son du film enfin dévoilée, avec un nombre impressionnant d'artistes

La mise en scène de Luhrmann est fort bien faite, mais ce sont surtout les costumes qui ont retenu mon attention -

J’ai eu, après avoir vu le film,  l’occasion de découvrir des interviews et extraits de documentaires sur Elvis Presley – j’ai même découvert une interview de Tom Hanks qui dit avoir regretté, après coup, d’accepter le rôle d’un vrai salaud, ce qui est fait est fait –

Ce que le film ne montre pas non plus est qu’Elvis Presley était un avide lecteur – et évidemment pas sa rencontre avec Richard Nixon où le chanteur n’hésita pas à exprimer qu’il pensait pouvoir discuter avec les hippies et les aider à combattre la contre-culture ; Elvis Presley considérait aussi que les Beatles avaient une mauvaise influence sur la jeunesse et étaient des exemples d’anti-américanisme !!!
Le FBI aurait rassemblé tout un dossier concernant Elvis Presley, le chanteur étant considéré comme un danger pour les Etats-Unis, notamment parce qu’à ses débuts il témoignait d’un « manque total de pudeur » en interprétant ses chansons qui suscitaient de la perversion chez les jeunes filles -

Elvis movie: Austin Butler and Tom Hanks 'terrific' says Baz Luhrmann 'Everyone dug deep' | Films | Entertainment | Express.co.uk 

un autre avis sur le film chez marilyne-lire&merveilles