Sans titre 1

Titres originaux = 1. Wolf Hall – 2. Bring up the bodies – 3. the Mirror and the Light

Auteur.e = Hilary Mantel, historienne et romancière britannique

Titres français = dans l’Ombre des Tudors => 1. Le Conseiller, 2. Le Pouvoir (il semble que le 3ème tome ne soit pas traduit)

Genre = biographie romancée, roman historique mettant en scène Thomas Cromwell

Personnages = le cardinal Thomas Wolsey, son adjoint d’abord ensuite son remplaçant Thomas Cromwell, Henry VIII roi d’Angleterre et tyran, Anne et Mary Boleyn, toute la famille Boleyn, les familles Cromwell & Williamson, Eustache Chapuys ambassadeur d’Espagne, l’évêque de Canterbury Thomas Cranmer promoteur de la réforme, l’évêque Stephen Gardiner opposé à la réforme, Thomas More ancien premier ministre et catholique intégriste, Charles Brandon duc de Suffolk beau-frère du roi Henry VIII, les multiples courtisans de la cour d’Angleterre, Jane Seymour, Anne de Clèves, la famille Seymour, Hans Holbein peintre d'Henry VIII, Fitzroy fils illégitime d'Henry VIII, etc

Synopsis = lorsque le cardinal Wolsey n’arrive pas à obtenir l’annulation du mariage du capricieux Henry VIII Tudor et Catherine d’Aragon qui ne lui a pas donné de fils, et lorsque les yeux et le cœur (sans oublier le reste du corps) se portent sur Anne Boleyn, ambitieuse et bien décidée à devenir reine d’Angleterre, le roi et Anne se tournent vers Thomas Cromwell, conseiller, homme d’affaires et  homme de loi ayant réussi, ce dernier décide d’utiliser la réforme religieuse afin de confirmer l’annulation du premier mariage du roi – la sympathie qu’Anne Boleyn a à l’égard de Cromwell est égale à la haine qu’elle porte à Wolsey dont elle précipitera la chute, bien vite Thomas Cromwell devient le conseiller du roi, et dans la foulée de la réforme religieuse, fait en sorte que les revenus des monastères soient désormais payés au roi d’Angleterre et non plus au pape, que désormais on appelle « l’évêque de Rome » -
Henry VIII devient le chef de l’église d’Angleterre et récolte les revenus que l’on versait au pape – on n'est jamais si bien servi que par soi-même

Lorsque Anne Boleyn échoue à remplir sa promesse de donner un héritier mâle au roi, celui-ci se détourne d’elle et porte les yeux sur la « douce » Jane Seymour, Anne étant une femme qui n’a pas sa langue en poche et qui exige d’être traitée en égale au roi (il y a des gens qui ne veulent jamais comprendre =^-^=)
Cromwell, qui était un ami fidèle de Wolsey, a mal digéré la haine que lui porta Anne Boleyn et finalement, autant il travailla à son élévation, n’hésita pas à travailler à sa chute –

Dans le 3ème volume, on assiste à la chute de Thomas Cromwell, un homme bon mais ambitieux, qui travailla autant pour sa fortune que pour celle de l’Angleterre et de son roi – les nobles ne lui pardonnant pas cette fortune, après tout il était fils de forgeron, firent tout pour le noircir aux yeux d’Henry VIII, homme capricieux, qui en voulait à Cromwell d’avoir organisé le mariage avec Anne de Clèves sa 4ème épouse, dont il divorça rapidement sans consommation de mariage –

Lorsqu’on se fait des ennemis, il faut s’attendre à des coups de couteau dans le dos et c’est la raison pour laquelle Thomas Cromwell finira sur l’échafaud.  Et à peine eut-il la tête tranchée, qu'Henry VIII regretta sa décision !!!!

Avis personnel = suite à l’adaptation par le BBC dont je n’ai vu que des extraits mais que j’espère découvrir, j’ai encore eu plus envie de découvrir la trilogie qu’Hilary Mantel a consacré au conseiller d’Henry VIII, Thomas Cromwell, qui est souvent seulement mentionné dans les films ou feuilletons consacrés aux Tudors –

Thomas Cromwell a toujours été présenté de manière négative dans les feuilletons historiques, ne faisant de lui qu’un homme dur, ambitieux,  sans états d’âme et qui faisait tout pour pousser en avant les membres de sa famille et ses pupilles – on oublie d’ajouter qu’il finançait lesdits pupilles pour qu’ils puissent faire des études et acquérir de quoi faire un mariage avantageux –

Ce que que j'ai apprécié dans la trilogie de ms. Mantel est l’image qu’elle fait de Thomas More, que l’on présente généralement comme un saint, alors qu’il était un catholique intégriste qui envoyait au bûcher tous ceux qu’il soupçonnait d’hérésie – il est facile de confesser son hérésie quand on est torturé et More ne s’en privait pas – de plus je ne l’apprécie pas du tout pour l’image qu’il brossa dans ses écrits sur Richard III, qu’il accusait d’avoir assassiné ses neveux dans la tour de Londres ce qui est de plus en plus mis en doute à l'époque actuelle -

Cette trilogie est une intéressante page d’histoire – romancée bien sûr et si l’on n’apprécie pas les romans historiques, mieux vaut passer – je ne sais comment cela a été traduit, mais en anglais, c’est superbe –
De plus, le ton n’est guère pompeux, au contraire les dialogues, les pensées des personnages, sont rendus de manière vivante et souvent de manière assez caustique – quant aux décors qui sont les nombreux châteaux anglais et la campagne anglaise, sont joliment décrits, de même que les costumes -

Lectures intéressantes au point de vue historique, mais aussi une très bonne lecture de vacances – et pour moi qui n’aime guère les pavés, je n’ai pas vu les pages passer –
bien que le livre soit une biographie romancée, une chose semble certaine = ceux qui parlent des "trolls" sur facebook et leurs commentaires volontairement méchants, auraient pu sans aucun problème vivre à l'époque de Cromwell aussi car il semblerait que les ragots, calomnies et cancans étaient déjà foison en ces temps-là et conduisaient quelqu'un au gibet plus rapidement qu'il ne faut pour le dire -

Pour ajouter une petite touche d’humour = il y a tellement de personnages qui se prénomment Thomas, que je comprends la remarque que se fait Cromwell = ça devient compliqué d’appeler quelqu’un au sein de ma maison