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A Lille s’est ouvert il y a quelque temps un « Bar à Chats », c’est tendance.

La commissaire Romano et son lieutenant Tellier sont appelés sur place car le patron des lieux s’est tué d’une balle dans le ventre – et RURU le persan de la maison (nom véritable Rubis) s’est fait la malle, dès qu’il a entrevu la porte ouverte !

La veuve actuelle – oui il y en a une autre qui se prétend aussi la veuve, la première épouse de Nicolas Peyrard – donc la veuve n°1 comme dit Romano est catastrophée – oui, mais pas parce que son mari baigne dans le sang,  parce que son  RURU a disparu, son magnifique chaton, son amour.
Romano sent qu’elle va bientôt s’énerver,  heureusement Tellier, son lieutenant, prend le relais dans l’interrogatoire.

Lorsqu’arrive le rapport du légiste, il semblerait qu’il s’agisse d’un meurtre et non d’un suicide comme tout le monde l’avait cru. Il est temps donc d’enquêter.

On commence par les connaissances du mort, à savoir la première épouse, la divorcée, et le meilleur ami, le seul d’ailleurs, à savoir un présentateur vedette de télévision, charmeur, beau gosse, qui n’hésite pas à faire du charme à Romano qui doit se rendre à Paris pour l’interroger.

Pendant ce temps, le lieutenant Tellier, son meilleur adjoint, a des problèmes avec la directrice de l’école où sa petite Rose, sa plus jeune fille, se fait harceler. C’est embêtant comme situation car du coup Tellier est souvent absent ou tellement préoccupé qu'il pense à autre chose qu'à l'enquête.

La commissaire cherche du côté du maire de la ville de Bailleul, contre lequel Peyrard semble avoir un fameux ressentiment. Serait-ce une vendetta, le maire aurait-il payé un tueur à gages pour assassiner Peyrard ? Après tout, ce dernier a fait capoté un projet de parc à thèmes, genre Disneyland de la première guerre mondiale.

Surtout lorsque le service des  empreintes découvre celles de Max le Fou sur le collier de RURU qui a réapparu ; Max le fou, un tueur à gages, dealer, et autres petites choses comme celles-là. L’affaire prend un tournant étrange.
Etrange peut-être, mais ça ne nous livre toujours pas l’assassin.

Mon avis = positif - sympathique petit polar, qui m'a fait glousser du début à  la fin - un ton généralement caustique qui me plaît énormément - une bonne intrigue, je n'ai découvert la personne coupable que quelques pages avant la commissaire Romano (oui je sais je fais mon intéressante, j’ai l’habitude =^-^=)

Et lorsqu'on s'appelle  CHAbanel, il est  logique que l'on se lance dans des romans où les chats sont en vedette, ou presque – ici, il fait surtout de la figuration. 

Une histoire divertissante, une commissaire sympathique, accro au junk food, mais qsui fait du sport pour se dédouaner - deux lieutenants sympas mais parfois pompants – dont on découvre les problèmes au fur et à mesure de l’intrigue. La publicité du polar prétend que la commissaire est « borderline », je n’ai pas trouvé cela du tout.
Elle est au contraire compréhensive et sympa avec ses adjoints, ce sont les suspects et/ou témoins qui l’énervent. 

De bons ingrédients = suspense, humour – c’est toujours gagnant.
Chaudement recommandé pour se changer les idées – et j’espère  lire bientôt le 2ème polar de la série.

J’ai aussi découvert, grâce à ce livre, le musée Benoît-De-Puydt à Bailleul – un musée de « textes fantômes » - si vous vous demandez ce que c’est, voyez ici.

De  plus on se promène un peu dans Lille, qui est une ville que j’aime particulièrement.

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Le billet de joëlle-labibliothèquedudolmen, qui m'a donné envie de lire ce livre.

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