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Une libre adaptation du court roman (novella) de George Moore « the singular life of Albert Nobbs »

Mise en scène = Michel Kacenelenbogen assisté d’Anne Sylvain, avec la collaboration de Lou Kacen

Costumes = Chandra Vellut, assistée de Cécile Manokoune & Laure Norrenberg

Scénographie & Lumières = Renata Gorka & Laurent Kaye

(les photos illustrant mon billet ont été trouvées sur le site du théâtre)

Un homme arrive sur le devant de la scène, pendant qu’un autre jeune homme promène son chien. L’homme nous raconte qu’il est arrivé  à la nage sur cette île et qu’il ne pourra sans doute pas s’en aller car il est un déserteur = brancardier pendant la première guerre mondiale, en 1917 quand son meilleur ami a été gazé, il a fui toute cette boucherie, ce sang qui vous colle au corps – il a couru puis nagé jusqu’à cette île, où il a abouti dans la pension de famille de madame Madeleine.

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La pension de famille est en piteux état et arrive William pour donner un coup de peinture aux châssis. Il est accompagne de son chien.
Dans la pension il y a monsieur Jean, le majordome et Félicie, jolie femme de chambre qui en pince pour le marchand de charbon.
Madame Madeleine était une aventurière, ayant délaissé son enfant, regrettant ne plus pouvoir faire le tour du monde « comme avant » ; Filibert le docteur ou celui faisant office de, lui fait régulièrement une piqûre pour qu’elle aille mieux.
Lorsque madame Madeleine exige que monsieur Jean accepte la présence pour une nuit de William, Jean refuse violemment – mais n’emporte pas son argument.
Pendant la nuit, sera dévoilée la raison de ce refus. William, qui se moque d’abord, lui fait comprendre que lui aussi a un secret et une épouse sur le continent.

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Jean offre un nouveau chapeau à Félicie et la demande en mariage lorsqu’elle est enceinte du marchand de charbon qui ne veut plus d’elle. Elle refuse cette affection sincère, surtout lorsque Jean dévoilera son secret. Il quitte la pension et Madeleine renvoie Félicie, ne voulant pas d’un bâtard dans sa pension.
Mais Jean n’a pas dit son dernier mot.

Mon avis = enthousiaste - j’avais regretté ne pas avoir vu l’adaptation cinématographique de la novella de Moore – l’adaptation remplie de clins d’œil de Patricia Ide lui rend un bel hommage – bel hommage aussi à toutes les femmes du début du siècle, qui tentaient tant bien que mal de briser le carcan dans lequel on les figeait.

L’interprétation est épatante = Madeleine (Patricia Ide),  monsieur Jean (Magali Pinglaut), Félicie (Chloé Struvay), Jeanne Kacenelenbogen (William), Frederik Haùgness (Filibert) – d’autres comédiennes complètent la distribution -  je n’ai hélas pas le nom du joli chien qui a tout de même un court rôle de figurant et qui est venu saluer sous les applaudissements du public.

Applaudissements amplement mérités, j’ai réellement apprécié cette comédie dramatique, comportant quelques rebondissements, mais surtout formidablement bien interprétée et totalement actuelle.