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Les enquêtes de Charles Lenox, gentleman detective – 2 

Londres - Septembre 1866 – Charles Lenox est désormais détective consultant – Il est réveillé en sursaut un matin par lady Annabelle veuve Payson, dont le fils a disparu d’Oxford où il est en résidence pendant ses études.
Lenox trouve l’affaire assez simple et pour rassurer la brave dame, se rend en sa compagnie à Oxford, là même où il fit ses études, retrouvant avec émotion son ancien alma mater.
Dans la chambre du jeune homme, il découvre quelques indices étranges, qui ne disent vraiment pas grand-chose, et comble d’horreur le chat poignardé du jeune homme. 
Il fait aussi la connaissance d’un des deux autres jeunes gens partageant le petit appartement universitaire avec le jeune George, qui en fait a disparu avec l’autre ami de ce « triumvirat », Bill Dabney.

Lenox fait appel à son ami, le légiste Thomas McConnell, désormais marié. Ce dernier est convaincu que l’animal a été drogué avant d’être tué.  En dehors de cela, il n'a pas plus d'indice que Lenox.
Cette mort peine le 3ème jeune homme, qui se demande où sont ses amis, il n’est pas d’une grande aide au détective.

Parmi les indices laissés dans la chambre de Payson, figurent des cartes portant le nom et l’emblème d’une société « September Society », l’un de ces clubs formés par des gentlemen ayant partagé certaines situations (guerres, études, etc). 

Après avoir passé une nuit à Oxford et n’étant pas plus avancé, Lenox décide de retourner à Londres, au grand dam de lady Annabelle.
Le lendemain matin, il reçoit un câble de McConnell expliquant que l’on a retrouvé le corps du jeune Payson, fort abîmé, sur la pelouse devant l’appartement des trois jeunes gens.
La mère de George Payson est en rage contre Lenox et dit pis que pendre à qui veut l'entendre sur le détective, qui se sent assez coupable d’avoir pris l’affaire quelque peu à la légère.

A partir de cet instant, il décide de se mettre sérieusement au travail – mais où étaient donc passé les deux jeunes gens, et où est passé Bill Dabney, le compagnon d’escapade de George Payson ?

L’affaire va s’avérer très compliquée, car quelques indices mais pas très éclairants, beaucoup de personnages que ce soit à Oxford ou à Londres – car Londres est aussi concerné par cette affaire puisque c’est là que se trouve la « September Society ».
Heureusement,  Charles Lenox reçoit l’aide de l’inspecteur d’Oxford, et aussi celui du jeune inspecteur Jenkins de Scotland Yard, nettement mieux disposé à l’égard de Lenox que Exeter.

Charles Lenox va devoir remonter jusqu’à des événements qui se produisirent en Inde vingt années auparavant. Comme toujours cupidité et soif de pouvoir sont à la base de l’histoire.

Mon avis = positif comme toujours avec la série « Charles Lenox », non seulement l’anglais est superbe, mais Charles Finch parvient toujours à glisser quelques détails historiques dans son roman.

Ceci dit, je vais faire mon intéressante comme d’habitude, dès l’entrée en scène de l’un des personnages que Lenox interroge, j’avais compris une grande partie de l’intrigue – cela se situe plutôt rapidement dans l’histoire, pourtant il faudra les ¾ du roman pour que la lumière enfin se fasse chez Lenox.

Il trouve qu’il a une excuse = il est amoureux et cela lui occupe l’esprit. 
Il est vrai que tout au long du roman il se fait un cinéma pour savoir quand et comment il va pouvoir enfin faire sa demande en mariage à sa voisine et  amie de toujours, lady Jane Grey, devenue veuve peu de temps après son mariage (ça ! quand on a un mari dans l’armée !) – personnellement je l’aurais bien secoué Charles Lenox, pour qu’il se décide un peu rapidement au lieu de nous faire supporter ses états d’âme qui le distraient de l’affaire en cours.

C’est mon seul bémol dans une histoire qui au demeurant est passionnante, avec des individus en qui on pense pouvoir avoir confiance mais qui en fait s’avèrent dangereux, et un bon rebondissement final.

Je comprends pourquoi on compare parfois Lenox à Sherlock Holmes = il est détective consultant, comme l’autre, et comme ce dernier il a un médecin pour ami – celui-ci cependant est légiste, un peu trop porté sur l’alcool, marié et bientôt père de famille.
Lenox a des relations difficiles avec certains inspecteurs de Scotland Yard, en tout cas les plus anciens qui le considèrent comme un dilettante ; heureusement le jeune Jenkins est nettement mieux disposé à son égard et de plus il accepte les nouvelles théories nécessaires à la découverte de coupables.
Il y a également un ennemi de Charles Lenox, un maître criminel opérant dans l’ombre ergo la comparaison (Moriarty chez Holmes).
Mais contrairement à Holmes, Charles Lenox est très éduqué, charmant, affable et ne méprise pas la gent féminine.
En tout cas, comme toujours = comparaison n’est pas raison.

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