perry

Titre français = le Manoir d’Alderney

2ème enquête de Daniel Pitt

Londres – août 1910 – Daniel Pitt est ravi = sa sœur Jemima, désormais mrs. Patrick Flannery, est en visite avec son mari et ses deux petites filles. Voilà 4 ans que frère et sœur ne se sont plus vus et Daniel est un peu nerveux, a-t-elle beaucoup changé ? comment est son époux ?
Patrick Flannery est le jeune policier qui a aidé Jemima Pitt à être innocentée du crime dont on l’accusait lorsqu’elle accompagna une amie aux Etats-Unis. 
A présent ils ont quitté Washington où Flannery a un meilleur emploi qu’à New York pour rencontrer la famille de son épouse.

Il n’est pas venu les « mains vides » pour ainsi dire.
Après les effusions des retrouvailles, Patrick Flannery explique à Pitt junior, qu’un homme nommé Philip Sidney, fonctionnaire  à l’ambassade du Royaume Uni à Washington, a agressé une jeune fille, Rebecca Thorwood, fille d’une éminente et riche famille américaine.
L’homme l’a agressée dans sa chambre à coucher, arraché un bijou à valeur sentimentale qu’elle avait au cou. La pierre de ce pendentif ressemblait à un diamant.
Le supérieur de Sidney, sir John Armitage,  l’a expédié immédiatement en Angleterre, bien que le père de la jeune fille l’ait formellement reconnu le soir même lorsque sa fille se mit à crier.
Le pendentif a aussi une valeur sentimentale car c'était un cadeau de la marraine de la jeune Rebecca.

Sur sol anglais, Philip Sidney ne peut pas être condamné pour un acte commis à Washington, mais peu de temps après que Flannery ait raconté cette histoire à Daniel Pitt, l’homme est arrêté pour détournement de fonds – une très petite somme en fait.
La défense de Sidney est confiée au cabinet fford Croft, d’abord à Ketteridge l’avocat chevronné, mais peu après c’est à Pitt qu’incombe la défense, Ketteridge ayant un autre cas, nettement plus important, à défendre.
Comme Daniel Pitt est toujours le junior dans le cabinet, inutile d’avoir des états d’âme sinon c’est la porte !

Des états d’âme, il en a le malheureux jeune avocat = après avoir rencontré Philip Sidney, celui clame son innocence dans les deux chefs d’accusation.
Le détournement de fonds serait peut-être un prétexte également pour amener l’affaire Rebecca, ce qui discréditerait totalement le jeune homme aux yeux de la société, plus d’emploi, plus d’honneur, plus rien !
Daniel est pris de sympathie pour Sidney et a bien l’impression que ses dénégations sur les deux sujets dont il est accusé sont sincères.
Du coup, non seulement si Sidney s’en tire, il risque d’y avoir un incident diplomatique entre Washington et Londres = les Anglais auraient envie d’innocenter un des leurs et tant pis pour la famille Thorwood.
Sir John Armitage, l’homme qui a permis à Philip Sidney de fuir, est convaincu de sa culpabilité tout comme les parents de Rebecca.

L’incident diplomatique entre Washington et Londres est une chose, mais face à son beau-frère convaincu de la culpabilité de Sidney, on risque l’incident familial – bien qu’ils s’apprécient mutuellement, les relations entre les deux jeunes hommes sont  un peu tendues, et Jemima se range du côté de son époux.
Loyauté familiale avant tout. 

Heureusement les arguments de Pitt junior finissent par être acceptés par Patrick Flannery et il décide de se renseigner aux USA. Où il apprend qu’un collègue de Sidney vient d’être retrouvé mort dans le Potomac, assassiné d’une balle dans la tête. Or c’est ce collègue de Sidney qui a découvert le détournement de fonds.
La défense se complique donc d’un crime car le collègue est mort quand Sidney n’avait pas encore fui.

Daniel Pitt va une fois encore être aidé par Miriam fford Croft, esprit brillant, légiste et fille du patron, par les Blackwell devenus de bons amis de Pitt, et finalement par Ketteridge, le collègue de Pitt dont l’affaire est terminée, lui permettant de seconder son collègue par ses conseils de « vieux de la vieille ».

Mon avis = positif, mais avec un petit « mais » - l’histoire est un peu répétitive. Evidemment, on ne résout pas une affaire compliquée en quelques pages, il faut bien quelques retournements de situation,  quelques éventuelles voltes-faces de certaines personnes.

Les personnages sont sympathiques, toute la famille Pitt au grand complet, avec les petites-filles Cassie et Sophie, dont les parents Charlotte et Thomas sont complètement gaga – ce qui est normal.
On finit par avoir pitié du présumé coupable qui se débat dans une série de faits qui s’accumulent contre lui et pratiquement pas de preuve de son innocence puisqu’il a été reconnu par le père de Rebecca.

On retrouve avec plaisir l’intelligente et belle Miriam fford Croft et le bougon Ketteridge.

L’écriture, comme toujours, est bien choisie, Anne Perry sait écrire, ses romans précédents l’ont prouvé à ses lecteurs/lectrices.

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