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Entrer dans le monde de Colette, c’est mettre les pieds dans un univers de poésie, d’humour, de paysages, de personnages certains farfelus, d’autres plus sérieux .
C’est aussi entrer dans l’intimité d’une famille où règne la merveilleuse matriarche, Sido, pas dupe du tout de ce qu’invente son adolescente de fille pour « être plus grande que son âge ». Une famille où le père n’est pas du tout absent, au contraire. Sans oublier le frère qui revient parfois du collège.

En 35 nouvelles, courtes, qui sont autant de tableaux vivants, je vous propose de lire ce livre pour entrer, vous aussi, dans la poésie et l’humour de cette fantastique chroniqueuse.
J’ai pris le parti de n'écrire que quelques mots de certaines des nouvelles qui m’ont le plus plu, mais c’est non exhaustif, car elles sont toutes bien délicieuses à lire.

Toutes mettent en scène des éléments importants de la vie de la jeune Colette = le père, la mère, les chats, Colette enfant, les chiens et enfin, sa fille surnommée Bel-Gazou.

Anecdote = à propos du titre « La maison de Claudine », il fut imposé à l’autrice par la maison d’éditions, dans la foulée du succès de la série des « Claudine », mais ce n’est pas le titre du recueil que Colette souhaitait lui donner.

Où sont les enfants ?
Le sauvage
Amour
La petite
L'enlèvement
Le curé sur le mur
Ma mère et les livres
Propagande = l’une des plus drôles - lorsque le père de Colette se pique de se lancer dans la politique, sa fille le suit, elle est sa plus fervente admiratrice et n’hésite pas à boire le coup avec les futurs administrés de son paternel – seulement boire à 11 ans n’est pas très recommandé et la mère va rapidement mettre fin à cette campagne promotionnelle
Papa et madame Bruneau
Ma mère et les bêtes
Épitaphes = Minet-chéri a un frère poète lui aussi, qui adore inventer des épitaphes et construire des « tombes » - suprême honneur, il tolère que sa jeune sœur participe à ses épitaphes et construction – quand la mère découvre cela au fond du jardin, elle ne sera pas de leur avis – ah les parents ! comme il leur est difficile d’entrer dans le monde poétique de l’enfance (j’ai un peu pensé aux « jeux interdits » avec brigitte fossey, mais en beaucoup moins triste)
La fille de mon père
La noce
Ma sœur aux cheveux longs
Maternité
« Modes de Paris »
La petite Bouilloux
La Toutouque
Le manteau de Spahi  = un souvenir, un manteau-cape magnifique du temps où le père était capitaine des zouaves, soigneusement conservé par la mère, emballé dans du papier-soie pour le protéger avec des herbes censées repousser les mites – il faut croire que les mites ne furent pas sensibles au répulsif.
L'ami
Ybanez est mort
Ma mère et le curé = un merveilleux moment d’anthologie mécréante, j’ai adoré 
Ma mère et la morale
Le rire
Ma mère et la maladie
Ma mère et le fruit défendu = pour une Sido âgée et moins forte que plus jeune, ce fruit défendu est de faire tout ce que sa fille et son fils médecin lui défendent d’encore faire = bouger un meuble, tailler ses rosiers, trimballer un seau d'eau trop rempli et lourd, scier du bois…
La merveille
Batou
Bellaude
Les deux chattes
Chats
Le veilleur
Printemps passé
La couseuse 
La noisette creuse = toute la poésie d’une Bel-Gazou de huit ans, qui a trouvé une noisette qui vient probablement du bout du monde, bref rien de ce que des adultes puissent comprendre 

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