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Titre français = la Disparue de la cabine 10 

Laura (Lo) Blacklock, diplômée en journalisme, travaille pour un magazine de voyages – en fait c’est surtout la patronne qui voyage et Lo s’occupe de la mise en page.
Elle est une jeune femme sujette à de fréquents accès de panique et ce depuis l’adolescence ; après de multiples traitements psychologiques, la seule chose qui l’aide est un anxiolytique. En plus, elle est quelque peu claustrophobe.

Elle a cependant de quoi se réjouir, elle peut remplacer sa patronne pour le voyage inaugural du beau bateau de croisière, super luxe, de la compagnie appartenant à Sir Richard Bellmer.
De fait le bateau est magnifique, pas du tout un de ces monstres de croisière qui hantent désormais les mers et qui s’enorguellissent d’avoir mis les croisières à la portée de tous.  Le bateau Aurora, au contraire, s’adressent à des personnes ayant de gros moyens financiers.

Bien que toujours sous le choc du cambriolage qu’elle a subi trois jours auparavant, Lo espère beaucoup de cette croisière, sa patronne lui a promis que si elle réussit un beau reportage, elle aura enfin cette promotion qu’elle espère depuis 10 ans.
Son petit ami, Jude Lewis, espère qu’elle reviendra décidée à vivre avec lui, mais vu comment leur dernière rencontre s’est passée, cela semble un peu compromis. Bref elle a toujours une raison de s’apitoyer sur son sort.

Soit – bateau – le premier soir, Lo et tous les autres invités sont invités au discours du propriétaire, accompagné de son épouse qui a été gravement malade, et c’est une soirée bien arrosée.
Lo est une jeune femme qui boit beaucoup trop et cela va lui jouer un tour aussi dans ce cas-ci. N’arrivant toujours pas à trouver le sommeil (apparemment on ne lui a jamais dit que boire beaucoup d’alcool ne permet pas de dormir) elle entend un cri, un bruit  contre la paroi de sa cabine, et le bruit de quelque chose de lourd qui tombe dans la mer.
Pour la jeune femme, il ne peut s’agir que d’un corps. En plus, sur la vitre de la cabine 10 menant à la terrasse, il y avait une trace de sang.

Lorsqu’elle s’adresse au personnel de bord, y compris celui chargé de la sécurité, personne ne la croit vraiment – de plus, on a bien remarqué qu’elle avait un peu trop bu. En réalité, la cabine 10 qui jouxte la sienne est vide, la personne qui devait l’occuper s’étant désistée.  
Or, elle dit y avoir rencontré très brièvement une jeune femme à qui elle a emprunté un mascara.

Pour Lo commence un cauchemar, personne ne la croit. La seule petite preuve qu’elle avait, un mascara emprunté à la jeune femme DANS la cabine 10, a disparu, comme la jeune femme d’ailleurs. Personne n’a entendu parler d’elle, personne ne la connaît.
Lo s’obstine et elle reçoit un message du style « laissez tomber », qui est pour elle la preuve qu’elle a touché à quelque chose de sérieux.

Elle n’est pas du tout au bout de ses peines, loin s’en faut. Et pendant ce temps, elle néglige totalement ce pourquoi elle a été choisie pour cette croisière inaugurale = écrire un papier sur tout ce que le bateau a à offrir à ses passagers richissimes.

Mon avis = bon thriller, assez inquiétant – par contre, j’ai été pendant la moitié du polar totalement agacée par cette jeune femme et ses angoisses qu’elle soigne en buvant plus qu’il ne faudrait, espérant que l’alcool annihile ses terreurs.
Jusqu’à la moitié du roman, elle est pathétique, pleurnicharde, mais surtout très peu professionnelle – elle n’a même pas eu la présence d’esprit de lire le dossier de presse remis par les propriétaires de la croisière, où des événements sont prévus pour les invités, elle risque à chaque fois de les manquer, heureusement il y a toujours quelqu’un pour lui rappeler ce qu’il faut faire.

Je réalise que je manque d’indulgence à son sujet, mais j’ai un problème avec les gens qui boivent jusqu’à s’écrouler.
Ceci dit, une fois qu’elle est menacée, elle retrouve sa lucidité et décide de se reprendre  en charge.

Malgré mes réserves à propos de cette anti-héroïne, le polar fonctionne bien.
(Et croyez-moi, la croisière ne s’amuse pas =^-^=)