Yesterday_(2019_poster)

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Scénario de Richard Curtis 

Que serait un monde sans les Beatles ? inimaginable ! pourtant c’est ce que va découvrir Jack Malik. Il est un sympathique musicien–compositeur-chanteur, hélas sans succès – lors de ses petits concerts, seuls y assistent ses amis et quelques âmes perdues, peu intéressées.
C’est son amie d’enfance, Ellie qui lui organise tout et surtout l’encourage à poursuivre ses rêves musicaux. 

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Un soir alors qu’il rentre chez lui à vélo, un black-out global, à niveau de la terre entière, se produit – Jack est heurté par un bus qui, en plus, roule sur sa guitare. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, il a perdu 2 dents de devant.
Ses copains se sont cotisés pour lui offrir une nouvelle guitare, il leur chante « Yesterday », pour éviter son habituel « summer song » - tout le monde applaudit, quelle réussite cette chanson et pourquoi n’en a-t-il jamais parlé ? interloqué il leur dit que c’est une chanson des Beatles – éclat de rire général – quelle sorte de « beetle » une coccinelle ou autre ?
Ahuri Jack réalise que personne ne connaît les Beatles et lorsqu’il va sur internet, les images sont effectivement celles d’insectes, mais certainement pas des Fab Four. 

Une idée germe alors dans l’esprit de Jack Malik = interpréter les chansons des Beatles, en se les appropriant – pas très honnête mais puisque personne n’en a entendu parler … tout comme d’ailleurs personne n’a entendu parler du coca-cola, on ne connaît que pepsi. Lorsqu’il retourne sur google et tape « coke » on lui propose Pablo Escobar !!!!

Jack Malik est contacté par Ed Sheeran qui lui propose de passer en vedette américaine, vous savez celle qui chauffe la salle avant la grande vedette. Succès monstre.

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Enhardi par ces succès, Jack décide de chanter les chansons des Beatles, comme s’il s’agissait des siennes, seulement comme c’est un jeune homme honnête, il commence à se sentir mal dans sa peau – ce succès va trop loin, en cours de route il perd sa meilleure amie, Ellie l’institutrice,  qui lui avoue être amoureuse de lui, mais il semble ne voir en elle qu’un bon copain.

Finalement, pour récupérer son amour et sa fierté, après avoir rencontré un vieux  John Lennon (pas assassiné), qui lui dit de toujours dire la vérité, et ne tenant plus compte de la manager de Los Angeles qui le traite comme un moins que rien, Jack Malik demande l’aide de son copain un peu frappadingue  Rocky et d’Ed Sheeran – il va publiquement confesser la supercherie et son amour pour Ellie, prof de math qui ne veut pas abandonner son poste.

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Comme dans les contes de fées, ils vécurent heureux avec juste ce qu’il faut d’enfants pour ne pas péter un plomb.

Mon avis = l’évidente comédie bonheur de l’été – pour les amateurs de jolies histoires, de comédies romantiques et drôles – pour les amateurs de gens gentils et d’histoires qui finissent bien et surtout pour les amateurs des chansons des Beatles. Tout ce dont je suis.

Pour moi c’est à voir bien sûr, mais il faut apprécier les uchronies, car il n’y a pas que les Beatles et coca-cola qui n’existent pas, les cigarettes et Harry Potter non plus !

La mignonne Ellie Appleton est interprétée par l’inévitable Lily James – je dis cela un peu péjorativement, car il n’y a pas beaucoup de films actuellement sans Lily James – elle sera même la prochaine vedette du remake de « Rebecca ».
Ceci dit, elle est effectivement gentille.
Jack Malik est joué par Himesh Patel qui a une voix absolument superbe – il est fort bien dans le rôle de ce chanteur dont les contraintes du vedettariat soudain le dépassent et dont l’honnêteté veut qu’il avoue la vérité avant qu’il ne soit trop tard.

Le sympathique et talentueux Ed Sheeran interprète son rôle personnel, légèrement fictionalisé mais très peu, et l’amuseur James Corden apparaît dans son propre rôle, très court aussi.

Je citerai encore la manager hystérique de Los Angeles, jouée par Kate McKinnon, qui en fait des tonnes dans le rôle – elle est parfaite. Rocky, le copain déjanté, est interprété par Joel Fry.
Les parents de Jack sont interprétés par Sanjeev Bhaskar (père) et Meera Syal (mère) persuadés que « Let it be » a été composé pour eux.
Le John Lennon de cette uchronie est interprété par Robert Carlyle, l’un des acteurs fétiches de Danny Boyle, qui a été grimé pour totalement ressembler au chanteur-compositeur.

Pour l’anecdote, il était convenu que le film soit sur les écrans en septembre de 2019, mais a été avancé vers juis,  car Paul McCartney et Sony Musics ont menacé la production de « Yesterday » d’un procès en droits d’auteur, alors que la famille de George Harrison et celle de John Lennon ont trouvé l’histoire charmante.
Sincèrement, je ne suis pas étonnée de la réaction de celui qu’on appelle familièrement « Macca », il joue toujours les garçons sympas, mais j’ai souvent eu l’impression qu’il est assez arrogant quoi qu’on en pense. Pour Sony Musics, si le film sortait en septembre, les droits d’auteur du film auraient dû lui être versés.

Cette parenthèse ouverte et fermée, je continue à trouver que si on a un coup de blues, ce film est un bon dérivatif.