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Titre français = un Manoir en Cornouailles

Pâques 1968 en Cornouailles -  la jeune Amber Alton, 14 ans,  aime être auprès de sa mère, dont elle et très proche et dont elle est le vivant portrait. Elle a un frère jumeau, Toby, dont elle est proche aussi et deux plus jeunes frère et sœur. Sans oublier Boris le chien qui adore s’ébrouer après une baignade. Elle est loin de se douter que ces vacances-là seront les dernières du bonheur, lorsque le malheur frappe comme la foudre.

Trente années plus tard – Lorna et Jon, son fiancé,  sillonnent la région de Cornouailles, ils cherchent l’endroit « parfait » pour organiser leur mariage. En fait c’est surtout Lorna qui veut trouver ce lieu dont elle a trouvé un site sur le net ; elle se souvient que dans son enfance, ses parents les emmenaient, sa sœur et elle, dans cette magnifique région et elle faisait de longues promenades avec sa mère, se souvenant d’un domaine – des photos en attestent.
Lorsqu’enfin ils arrivent au manoir Pencraw Hall, Lorna a la sensation d’être déjà  venue dans l’endroit, qui est tout de même en piteux état ; Jon est tout sauf emballé par les lieux.
Il n’apprécie guère non plus que la propriétaire, Caroline Alton, plus de 70 ans, un peu inquiétante et dure en affaires, propose à Lorna de passer une nuit pour se faire une meilleure idée pour l’organisation du mariage.
Lorna accepte  avec l’enthousiasme stimulé par sa curiosité, Jon n’a pas la possibilité d’y revenir, il a un travail qui l’attend. Qu’importe, Lorna indépendant de caractère, se débrouillera seule. Une brèche s'ouvre dans leurs relations.
Peu à peu des indices l’amènent à penser qu’elle est liée, d’une manière ou d’une autre, aux lieux.

Mon avis = mitigé – ce que j’ai apprécié = les deux récits en parallèle, celui d’Amber, années 1968/1969 et celui de Lorna, situé 30 années plus tard –

ce que je n’ai pas aimé = la comparaison avec « Rebecca » de du Maurier et avec Kate Morton car l’écriture même d’Eve Chase est loin de la qualité de ces romancières.  
Heureusement les chapitres sont courts et on arrive rapidement au dénouement, avec tout de même un rebondissement, auquel je m’attendais d’ailleurs.
Ce roman n’est pas un polar, mais il y a des fils dans une lecture qui vous amènent à raisonner comme dans un polar et finalement il s’avère que l’on ait raison.
Bref aucun effet de surprise pour moi.

Quant aux personnages = la mégère manipulatrice, avide d'argent et pouvoir, menteuse;  la victime;  un père prêt à gober n’importe quoi, et quand je dis n’importe quoi, c’est réellement ça.
Ensuite la curieuse indépendante, obstinée, capricieuse. Impossible de s’identifier à qui que ce soit.

Je pensais m’enfoncer dans un roman gothique,  avec ses sombres secrets, son domaine mystérieux ; autant pour moi ! il n’y a rien de gothique dans cette histoire, même s’il est question de manipulation, de prise de pouvoir  du domaine par la personne la plus désagréable qui soit. Un vrai cliché d’ailleurs.
En fait on plonge dans une histoire de Cendrillon moderne, avec une fin plutôt irréaliste, (ou alors je suis devenue une horrible cynique =^-^=)

Parfois on attend beaucoup d’un roman, ce fut mon erreur – influencée par les commentaires positifs, j’avais fort envie de lire cette histoire, d’autant plus qu’elle est située en Cornouailles (anglaises) et ayant eu l’occasion de visiter la région, je me réjouissais de la retrouver.

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