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AU MUSEE DE LA DENTELLE ET DU COSTUME à BRUXELLES

(les photos illustrant ma petite chronique sont les miennes, sans flash elles ne sont pas toujours de très bonne qualité malheureusement – la chronique est en partie basée sur les informations du musée) 

Si vous passez par Bruxelles, précipitez-vous  -  comme toutes les expositions du musée de la dentelle et du costume de Bruxelles, celle-ci vaut réellement le détour.

Ce célèbre « Jour J », tellement important aux siècles passés -  depuis le 19ème siècle, la mariée est en blanc, une monde lancée non seulement par la reine Victoria (1840 - Angleterre), mais également par l’impératrice Eugénie (1852 - France) – symbole de pureté, de virginité,  le blanc se déclinait malgré tout en de subtiles nuances.
Le blanc se réfère à l’immaculée conception, symbole d’innocence – c’est l’une des raisons pour lesquelles les rites catholiques lui donnent la préférence = baptême, communion.
Cette mode se propagea  rapidement parmi les classes aisées, les autres classes sociales, les campagnes, furent plus lentes à s’y adapter.
Il faut dire que le coût d’une robe de mariée dépassait parfois très largement le budget d’une famille, même aisée, et c’était surtout l’aristocratie qui pouvait se l’offrir. De plus, toute tenue de mariée s'accompagne de ses accessoires.

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Au point de vue de la technologie, les fibres naturelles ne sont pas blanches = laine, soie, lin – ces fibres sont écrues, même carrément beiges. Le blanchiment des tissus se faisait par lessive de cendres et exposition au soleil – un blanc neige était impossible à obtenir jusqu’à la découverte de l’eau chlorée (l’eau de javel fut découverte  par Claude-Louis Bertholet en 1775).Je rappelle aussi que dans certaines civilisations, le blanc est la couleur du deuil – en conséquence, c’est en couleur que l’on se marie = le rouge dans les pays orientaux par exemple, est signe de bonheur et prospérité.
Au Moyen-âge, à  la Renaissance, une robe de mariée était le symbole de la richesse parentale ; elles étaient souvent en brocard, rehaussé de pierres précieuses, ou de perles, pour qui en avait les moyens.
Le directoire et l’empire (1795-1820) prônent un retour à la mode dite de l’antiquité, qui s’inspire de la statuaire blanche gréco-romaine (ils oublièrent qu’en fait la statuaire, tout comme les temples gréco-romains ne furent jamais blancs ; leurs couleurs se perdirent au cours des siècles).

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Sans vouloir tomber dans l’humour très noir, certaines jeunes femmes optent pour le noir pour leur robe de mariée, afin de pouvoir la réutiliser en cas de veuvage !!!!
Après la grande guerre (1914-1918), des demi-teintes font leur apparition pour la robe de mariée = gris doux, beiges et violets – ces couleurs étaient d’ailleurs déjà conseillées en cas de remariage ou pour les mariées qui ne sont plus « très jeunes » (définissez « plus très jeunes » !)

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Contrairement aux femmes, les hommes n’ont pas de costume dédié au mariage – le port de la jaquette, de l’uniforme militaire, ou encore l’habit de cérémonie, sont parmi les tenues masculines. D’ailleurs la sobriété de ces tenues, mettent la robe de mariée en valeur. 

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Le voile = dans la Rome antique, le rite du mariage demande que l’on pose un voile sur la tête de l’épouse ; il signifie le passage de la maison du père vers celle du mari. Le voile est aussi le symbole des religieuses, soumises au christ leur époux – donc le voile ne signifie pas seulement la virginité, mais aussi la soumission – ces qualités seront donc exaltées par la bourgeoisie et le voile devient l’un des signes distinctifs de la mariée.

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Comme à l’accoutumée, une robe de mariée de notre époque est exposée également – celle-ci a été imaginée par Jean-Paul Gautier, qui estime qu’une robe de mariée doit être anti-conformiste – personnellement je la trouve originale et drôle (photo  floue, malgré cette mauvaise qualité, j’ai tout de même très envie de la partager en raison de son originalité). 

ne pas oublier le trousseau

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pour le plaisir des yeux

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Un panneau décoratif représentant un hôtel de ville expose dans ses fenêtres, des figurines et des photos de mariage pleines d’humour.
Au dernier étage de l’exposition, le public peut s’amuser à se déguiser en mariée/marié et se faire photographier dans le décor.

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Pour finir sur une note gaie, au coin de la rue où se situe le musée, il y a une librairie pour enfants qui a eu l’idée amusante de mettre un panneau représentant le petit chaperon rouge demandé en mariage par le loup – avec un trou pour la tête, ainsi les enfants qui en ont envie peuvent aussi « se déguiser ».

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