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mon bonheur est dans la ville
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1 mars 2021

THE POSTSCRIPT MURDERS, d'Elly Griffiths

49012512

Shoreham-by-sea – dans son petit appartement de la séniorie faisant face à la mer, Peggy Smith, une nonagénaire aime passer son temps à observer les promeneurs avec des jumelles, mais pas seulement ; elle marche aussi au moins une heure par jour, s’arrêtant pour discuter avec Benedict Cole, le jeune homme possédant une cabane/petit café sur la digue.
Elle passait aussi du temps avec son ami Edwin Fitzgerald, 10 ans plus jeune – ils aimaient converser et s’amuser à des jeux d’esprit comme les mots croisés, anagrammes et autres moyens pour entretenir les petites cellules grises. Mais Peggy Smith a une autre don  = elle est extrêmement douée pour imaginer des intrigues policières.

Un matin, son aide familiale Natalka Kolisnyk retrouve Peggy morte. Pour la jeune Ukrainienne cette mort est suspecte, même si le médecin conclut à une crise cardiaque. Comment aurait-elle pu succomber à une crise cardiaque ? elle montait les 3 étages sans même être essoufflée, marchait d’un pas martial au cours de sa promenade quotidienne… 
Pour le fils de Peggy, Nigel Smith, il n’est pas question d’autopsie, la situation étant claire à ses yeux. Il a surtout très envie de rapidement vendre le petit appartement et commence déjà à empiler les objets à vendre et ceux à donner à Oxfam. 
En mettant de l’ordre, Natalka trouve une carte de visite au nom de Mrs. P. Smith, « murder consultant »… 
Et les livres du célèbre Dex Challoner portent tous une dédicace/remerciements = PS for PS ou Thank you for the murder.
D’autres auteurs de polars, à la manière des polars de l’âge d’or  ont aussi bénéficié des conseils littéraires de P.S. (Peggy Smith) notamment 

Natalka rameute Edwin et Benedict afin de découvrir qui aurait eu intérêt à tuer Peggy – leurs soupçons vont au fils, évidemment. Ils en parlent à la détective-sergente Harbinder Kaur, mais pour celle-ci il n’y a rien de suspect, il n’y a pas eu nécessité d’autopsie de la part du généraliste et la cérémonie d’incinération est terminée.
Un incident va toutefois faire en sorte que DS Kaur et son adjoint Neil Winston interrogent les voisins et autres connaissances, notamment l’écrivain célèbre.

Lorsque le trio des détectives-amateurs apprennent que deux des autres auteurs à qui Peggy Smith donnait des conseils seront au festival du polar à Aberdeen, Natalka décide sur le champ qu’ils doivent s’y rendre. Edwin est partant, à son âge on a peu d’excitation, mais Benedict est réticent, il n’est pas très courageux (du moins le pense-t-il).

Natalka, au risque de paraître paranoïaque, est certaine d’être suivie – après tout elle a quitté son Ukraine natale il y a longtemps mais avec une petite tache sur son CV. Son frère a disparu dans la guerre Ukraine-Russie ; et si on tentait de la tuer elle aussi ?

A Aberdeen la situation va quelque peu dégénérer lorsque l’un des participants au festival, qui faisait partie des « amis » de Peggy Smith, est tué. Quant à Harbinder Kaur elle a le meurtre du célèbre romancier de polars sur les bras.

Pour la détective-sergente comme pour le trio des détectives-amateurs, tout cela est lié. Vraiment ?

Ce que j’en pense = cela m’a fait très plaisir de retrouver la détective Harbinder Kaur, Indienne de la 2ème génération, noire et homosexuelle. On l’avait découverte dans « The Stranger’s Diaries » (le titre mal traduit en « le journal de Claire Cassidy » - d’autant plus que le prénom est Clare) – je sais je suis une pinailleuse =^-^=
J’ai aussi été contente de retrouver, même très brièvement, Clare Cassidy, sa fille Georgie et le chien Herbert, qui sont devenu.e.s de grands amis de la détective et avec qui elle aime discuter littérature, Clare enseignant l’écriture créative dans le collège dont elle est aussi la directrice.
Il n'est pas obligatoire d'avoir lu cette première enquête d'Harbinder Kaur pour apprécier ce polar-ci, les histoires étant indépendantes.

Dans ce polar-ci, Harbinder Kaur est nettement plus plaisante que dans le polar sus-nommé. Elle a un humour caustique qui m’a souvent fait rire – par contre son adjoint Neil Winston est totalement imperméable à ce type d’humour, lui il prend tout au premier degré, ce qui demande beaucoup de patience à Kaur.
Une autre situation qui lui demande de la patience est le fait qu’elle vive toujours, à 36 ans, chez ses parents, et que son orientation sexuelle ne leur est pas encore connue, du coup sa marieuse de mère lui conseille les rencontres sur internet !

Quant au trio de détectives-amateurs, on en apprend un peu sur leur vie personnelle en cours de lecture, et cela n’a pas grand-chose de mystérieux, sauf pour Natalka, l’efficace aide-soignante, un peu surexcitée par cette enquête.

En dehors de ces petites touches personnelles, j’ai apprécié ce polar sympathique qui est un bel hommage aux auteur.e.s de l’âge d’or du roman policier – c’est d’ailleurs un polar sans beaucoup de sang, pas gore du tout donc, mais avec un excellent suspens et une sous-intrigue d’espionnage.
Un sympathique étude de caractères, doublée d’un suspens efficace.

A lire, absolument, car je ne doute pas qu’il soit bientôt traduit, « le journal de Claire Cassidy » ayant obtenu un franc succès parmi les lectrices et lecteurs (et un petit suspens pour moi = comment vont-ils traduire ce titre si explicite en anglais =^-^=)

Adur046

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Commentaires
M
Encore un auteur à noter pffff
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M
Je note s'il est traduit un jour...
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H
J'attends la traduction avec impatience alors !
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T
Mais je me souviens bien de Shoreham-by-sea, j'y suis passé plusieurs fois, dans ma lointaine jeunesse, pour allez flâner à Brighton ! Si j'avais su qu'une telle femme y résidait, je me serai empressé d'aller la voir :)
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