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mon bonheur est dans la ville

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2 juin 2025

LIENS D'AMIS 2

LIENS D'AMIS 2
je fais un petit essai d'ajout de blogs intéressants, il y en a beaucoup d'autres - je pourrai peut-être les ajouter au fur et à mesure - en épinglant cet article en haut de mon blog, on pourra peut-être se partager de bons moments le goût des livres...
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11 juillet 2026

MURDER IN THE RUE DUMAS, M. L. Longworth

 

Titre original = Murder in the Rue Dumas

Auteur.e = Mary Lou Longworth – littérature anglophone Canada

Genre = polar à thème, trafic d’objets d’art, obtention d’une bourse de recherches, détournement de fonds, chantage

 

Personnages = Antoine Verlaque, juge ; Marine Bonnet, avocate, professeur à la faculté de droit ; Bruno Paulik, commissaire de police ; Alain Flamant, policier et bras droit du commissaire ; dr Georges Moutte, doyen de la faculté de théologie, victime ; Audrey Zacharie, sa secrétaire, victime ; Yann Falquerho et Thierry Marchive, deux gradués espérant une bourse de recherches ; dr Florence Bonnet, mère de Marine et trésorire du Comité Dumas ; Garrigue Druon et Claude Ossart, autres candidats à la bourse de recherche ; Bernard Rodier, candidat au poste de doyen ; Giuseppe Rocchia, autre candidat au poste de doyen ; Radia Habib, conservatrice, spécialiste des vases Gallé ; dr Agnès Cohen, spécialiste en antiquités ; docteur Emile Bouvet, légiste ; Yves Roussel, procureur ; dottore Sylvio Donadio et ses assistants, en charge de la section Finances/Protection du patrimoine, en Italie

 

Série = Verlaque & Bonnet

Place dans la série = 2ème enquête

 

Résumé & avis personnel = après une soirée un peu arrosée chez le doyen de la faculté de théologie, deux gradués espéraient que le doyen ferait connaître celui qui aurait la chance de bénéficier de la très convoitée bourse Dumas, hélas rien ; au contraire, le doyen Moutte a pris un immense plaisir à annoncer que, tout compte fait, il ne prenait pas encore sa retraite et donc, son poste n’est pas disponible, ce qui a mis en fureur le professeur Rodier qui briguait le poste (lui et quelques autres d’ailleurs) –

il faut dire que le poste de doyen donne droit, entre autres, au logement de fonction, un magnifique appartement situé dans un immeuble ancien appartenant à l’université, situé à côté de la place « aux dauphins », lieu prisé à Aix-en-Provence -

 

entraîné par son copain Yann, Thierry tente de le dissuader de pénétrer par infraction dans les bureaux de la faculté afin de jeter un œil à la farde contenant le document avec le nom du gagnant de la bourse Dumas et pendant qu’ils fouinent, ils tombent sur le corps du doyen, apparemment tué d’un coup violent à la tête, et ils fuitent à toute allure – c’est la femme de ménage qui trouve le corps le lendemain en venant nettoyer -

le commissaire Paulik est chargé de l’enquête, en compagnie de son ami, le juge Verlaque ; s’en mêle bien sûr le procureur, un homme qui ne semble pas avoir reçu le sens de l’humour à la naissance, qui exige des résultats le plus rapidement possible -

ce sera très compliqué, le légiste ayant découvert la cause du meurtre, un coup violent porté par un objet en bois datant d’au moins 700 ans !!!!

 

peu après le meurtre du doyen, c’est sa secrétaire Audrey Zacharie qui est tuée par une voiture qui évidemment ne s’est pas arrêtée – en vérifiant ses comptes, de fortes sommes d’argent sont versées sur le compte courant et le compagnon d’Audrey confirme qu’elle déclarait avoir hérité d’une vieille tante -

 

l’enquête va révéler que le doyen Moutte se livrait à un vilain trafic d’objets rares et précieux, comme la statue qui a tué Moutte, mais aussi une collection de vases Gallé, dont certains sont des faux fort bien imités – il ne serait pas impossible qu’une petite usine de production de verres y soit mêlée -

Marine Bonnet, compagne du juge, s’intéresse à l’enquête, tout comme sa mère d’ailleurs, ancienne professeure de faculté et trésorière du comité Dumas, dont les fonds semblent s’être évaporés -

Antoine Verlaque propose un week-en en amoureux à son amie, il propose de se rendre à Foligno, du sud de la Provence on peut s’y rendre en voiture et profiter de la délicieuse cuisine italienne et des très bons vins italiens, Verlaque étant un grand connaisseur de vins français et italiens -

on le sait jouer les détectives privés est souvent dangereux et les amoureux l’apprendront à leurs dépens -

 

je suis l’exemple type de la personne qui dit « je ne crois pas que je lirai encore cette série », et évidemment je change d’avis (vous savez ce que l’on dit à propos de ceux qui changent d’avis, ou pas =^-⁼) -

vu certains avis négatifs concernant les personnages principaux de la série, lui surtout, j’ai l’impression que la romancière a amélioré le caractère de Verlaque, et heureusement car il était plutôt odieux - ici ça marche, il a décidé d'enfin respecter Marine Bonnet

 

j’ai bien aimé tous les personnages de cette histoire, et j’ai surtout constaté qu’au sein des facultés d’une université, les petites mesquineries pour obtenir un poste important étaient aussi nombreuses que dans la vie courante et les entreprises privées, ceci est bien décrit dans le roman -

quelques personnages secondaires apportent des moments d’humour à l’histoire, comme la mère de Marine Bonnet, qui prend un malin plaisir à ironiser sur le juge et ses manières, tout comme l’amie artiste de Marine qui elle déteste carrément Verlaque et ne le cache pas -

 

j’ai surtout aimé, comme par le passé, les « promenades » dans la ville d’Aix-en-Provence, où j’ai eu l’immense plaisir d’aller il y a quelques années – j’y ai d’ailleurs pris en photo la fameuse statue « aux Dauphins », dont il est beaucoup question dans ce polar -

le polar nous emmène d’ailleurs à Paris et en Italie, à la recherche d’indices nécessaires à l’enquête - une plaisante lecture estivale

 

 

10 juillet 2026

JE SAIS PAS, de Barbara Abel

 

Titre original = Je sais pas

Auteur.e = Barbara Abel - littérature belge

Genre = thriller psychologique, disparition, voyage scolaire, diabète type1, adultère, vengeance

 

Personnages = Camille et Patrick Verdier, couple bcbg ; Etienne Gilmot, chef restaurateur dans une brasserie, amant de Camille ; Emma Verdier, leur petite fille de 5 ans ; Mireille Cerise, directrice de l’école maternelle ; Mylène Gilmot, institutrice d’école maternelle, victime ; capitaine Dupuis, chargé de l’enquête ; Dorothée Vogel et Henry Leduc, enquêteurs assistants ; les professeurs/collègue de Mylène

 

Résumé & avis personnel = alors que sa mère discute à la porte de la maison avec un homme, Emma est sortie seule du bain et regarde l’homme fixement et râle sur sa mère -

 

la journée du vendredi suivant est un grand jour pour les classes maternelles, elles vont en voyage scolaire, au programme visite d’une ferme pédagogique et ensuite activités diverses -

la visite de la ferme s’est fort bien passée, par contre lorsqu’il faut réunir des groupes pour la construction de cabanes, Emma Verdier fait un caprice, elle refuse d’être dans le groupe de  Mylène, son institutrice – finalement une des collègues de la jeune femme intervient et Emma ment sur la raison de ne pas vouloir être dans le groupe de Mylène, elle peut donc rejoindre un autre groupe, mais son sourire triomphant n’échappe pas à la jeune institutrice, déjà assez énervée -

 

lorsqu’il faut rejoindre le car après la fin de la journée, Emma Verdier manque à l’appel – branle-bas de combat, tout le monde part à sa recherche, hélas sans succès – évidemment les parents de l’enfant ont été prévenus, ainsi que la police -

Mylène participe aussi aux recherches, mais lorsque grâce à un important dispositif policier, dont un hélico, celui-ci repère la petite fille grâce à une technologie thermique –

mais toujours pas de Mylène, or tout ce que tout monde ignore est que la jeune femme est diabétique type1 et elle a besoin d’injections régulières d’insuline -

 

interrogés par la police, les descriptions concernant et Emma, et Mylène, ne sont pas des plus positives - pour ses collègues la jeune institutrice passe pour être assez caractérielle - quant aux témoignages concernant Emma, est que la petite fille est loin d'être aussi mignonne qu'elle en a l'air

 

lorsqu’on interroge la petite Emma, les seules réponses qu’on en tire est « je sais pas » - le père surprotecteur, non seulement refuse que l’on continue à interroger sa fille, et menace l’école d’un procès -

 

Barbara Abel a le don de transformer le quotidien, qui pourrait être banal (comme la relation Camille/Etienne) en quelque chose de profondément perturbant –

perturbante aussi est cette petite fille, visage d’ange et âme de démon -

dans la petite vie, presque bien rangée, de Camille, un grain de sable va enrayer toute la mécanique -

 

j’ai maintenu le résumé à sa plus simple expression car ce thriller est rempli de quelques rebondissements dus aux analepses qui nous font découvrir le caractère et/ou le passé des personnages, en dire plus serait réellement en dire trop -

 

en tout cas, je vous le recommande vivement, vous ne regarderez plus les enfants ou même simplement les couples avec le même œil – frissons garantis (en cette saison chaude, on prend tous les frissons qu’on peut =^-^=)

 

(ce roman vient d’être adapté en courte série télévisée sur la chaîne tf1)

4 juillet 2026

LE RITUEL DE L'OMBRE, de Giacometti & Ravenne

 

Titre original = le Rituel de l’Ombre

Auteur.e = littérature francophone – Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Genre = thriller ésotérique, nazisme, torture, franc-maçonnerie, société de Thulé, pierre de Thebbah, légende d’Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie

 

Personnages = Antoine Marcas, commissaire ; Jade Zewiski, cheffe de la sécurité à l’ambassade de Rome ; Sophie Dawes, archiviste, victime ; François le Guermand, alias Sol, ancien officier nazi ; Joana (et ses pseudonymes), tueuse ; le jardinier, spécialiste en torture 

 

Série = Antoine Marcas

Place dans la série = 2ème enquête

 

Résumé & avis personnel = alors qu’il se promène dans Rome, profitant de la douceur de la soirée, et se rendant à une fête de l’ambassade de France à Rome, Antoine Marcas ne sait pas encore qu’il va avoir quelques sérieux démêlés avec des meurtriers à travers la France – à cette même réception, Sophie Dawes, archiviste du Grand Orient et libraire spécialiste de manuscrits anciens, se laisse séduire par une belle jeune femme, qui rapidement exige de Dawes qu’elle lui donne les documents qu’elle possède, devant le refus de Sophie, elle est tuée par un rituel qui remonte à Hiram, architecte du roi Salomon –

Sophie devait se rendre à Jerusalem auprès de Marek, un érudit étant entré en possession de la pierre de Thebbah, contenant un important secret, il est tué selon le même rituel qui tua Hiram -

ce rituel, dévoyé de son origine, est repris par une société secrète « Thulé », remontant au nazisme et violemment ennemie de la franc-maçonnerie -

 

soudain entre en scène, Jade Zewiski, responsable de la sécurité à l’ambassade de France à Rome ; immédiatement et sans aucune formule de politesse, elle chasse Marcas de la pièce où l’on a retrouvé Sophie, qui s’avère être une amie – Zewiski ne cache pas sa haine (hé oui carrément) des francs-maçons, ce sont eux les responsables de la mort de son amie -

rentrés à Paris, les deux sont obligés de travailler ensemble pour découvrir l’origine de ces meurtres infâmes, ce ne sera pas vraiment une partie de plaisir entre une jeune femme détestant tout ce qui se rapporte à la franc-maçonnerie et un membre actif de ce mouvement -

vont-ils être capables de mettre leurs animosités personnelles de côté afin de collaborer positivement afin de résoudre l’enquête ?

 

l’enquête va les mener à travers différents lieux en France, avec la tueuse de l’ambassade et ses sbires à leurs troussses, dont celui qui se nomme le « Jardinier », un spécialiste des roses et de la torture -

le secret que Sophie Dawes et Marek avaient découvert après avoir étudié la pierre de Thebbah va être dévoilé mais Marcas et Zewiski font se faire prendre car les tueurs les suivaient de près – ils ont peu de chance de s’en tirer -

 

J’ai beaucoup de difficultés à résumer clairement ce roman qui mélange pas mal de genres, à commencer par les camps de concentration, le nazisme et ses dévoyés toujours actifs, la franc-maçonnerie et ses rites, tout cela enveloppant un thriller angoissant, comportant une scène de torture que j’ai essayé de passer aussi rapidement que possible au moment de la lecture 

 

j’avais apprécié la première enquête d’Antoine Marcas, à l’époque où il n’était pas encore commissaire de police – ce premier polar était considérer comme une « préquelle » à la série et je n’avais pas trouvé cela aussi compliqué –

ici sincèrement je me suis demandé si j’allais être capable d’aller au bout du roman, j’ai mis longtemps à le lire et à le terminer, et ne parlons pas de ma difficulté à le résumer –

 

il y a beaucoup de détails, qui me donnaient l’impression parfois de tourner en rond et pas mal de rebondissements aussi, mais presque toujours les mêmes = on avance et hop ! On se fait rattraper par les assassins, j’ai fini par trouver cela épuisant -

 

d’après ce que j’ai pu lire au sujet de ce thriller, il ferait partie d’une trilogie – je lirai peut-être les deux autres histoires, mais pas tout de suite, je suis trop fatiguée pour me lancer encore dans ce genre d’aventure ; je reconnais cependant que j’ai envie de découvrir d’autres romans de Giacometti & Ravenne, avec Antoine Marcas en enquêteur, mais pas nécessairement la suite du « Rituel de l’Ombre » -

3 juillet 2026

COULISSES MORTELLES,, de Pierre Schreiber

UNE ENQUETE DE L'HORLOGER

 

Titre original = Coulisses Mortelles, une enquête de l’Horloger

Auteur.e = Pierre Schreiber – littérature francophone

Genre = polar, enquête sur un crime du passé, satire, show-business, influenceuse, tueur à gages

 

Personnages = Morgan Baxter, alias l’Horloger ; lieutenante Roxane Baxter, sa fille, enquêtrice ; capitaine Stéphane Gallois, enquêteur ; brigadier Gabriel Poulain, alias Geekman ; colonel Olivier Roque, leur supérieur ; Thomas de Lartigue, pilote de canadair ; Patrick Benattar, chanteur des années 1980, victime ; Stella Garnier, influenceuse, maîtresse de la victime, suspecte ; Zack, manager de Stella Garnier ; Leila Rahim, journaliste de presse people ; Hicham, tueur à gages ; Bella Garnier, sœur de Stella ; Jean-Charles Lambert, médecin quinquagénaire, ancien amant de Stella, victime ; Aldo Garnier, père de Stella et Bella, victime

 

Série = L’Horloger

Place dans la série = 2ème enquête

 

Résumé & avis personnel = le chanteur presque « has been » Patrick Benattar se réjouit de cette soirée où il se produit aux Baux de Provence, il ne savait pas que les applaudissements seraient les derniers de sa vie – en route vers sa superbe demeure, avec Stella Garnier l’influenceuse qui partage sa vie, il est arrêté par un motocycliste qui lui tire plusieurs balles dans le buffet mais épargne Stella, qui s’évanouit -

lorsque la gendarmerie arrive sur place, elle est immédiatement conduite à l’hôpital dans un état proche du coma -

 

la lieutenante Roxane Baxter est chargée de l’enquête avec le capitaine Gallois et la nouvelle recrue, roi de l’informatique, surnommé « geekman », il vous trouve tous ce qui se trouve sur le net, que ce soit autorisé ou non – inutile par contre de tenter d’interroger Stella Garnier à l’hôpital, lorsqu’elle n’est pas sous sédatif, elle devient littéralement hystérique, c’est dire si les policiers ne sont pas vus d’un bon œil -

 

quant à la journaliste de la presse people, elle a l’audace de menacer lesdits policiers s’ils ne lui donnent pas un interview complet ; afin de ne pas compromettre l’enquête, Roxane lui donne un os à ronger et au lieu de la rabrouer, elle lui fait comprendre tout l’intérêt de collaborer -

 

découvrir le tueur à gages ayant tué le chanteur ne sera pas compliqué, le type n’étant pas une flèche, il a laissé un indice et il ne sera pas difficile de remonter jusqu’à lui, et pour ne pas aggraver son cas, avoue, sauf qu’il n’a aucune idée de qui est le commanditaire du meurtre -

en remontant toutes les filières du net, Geekman découvre que dans le passé récent de Stella Garnier, un autre quinquagénaire très aisé et mort dans un accident de voiture, sur une route de Corse ; grâce à son nouveau petit ami, Roxane Baxter et son équipe apprennent que le système de freinage du véhicule a été trafiqué – cela ramène à nouveau les enquêteurs Vers Stella, à nouveau hystérique pour être mise en garde à vue -

Zack le manager de l’influenceuse trouve un nouvel endroit très luxueux où elle pourra enfin se remettre de toutes ces vicissitudes -

 

bien sûr, dès qu’il le peut, Morgan Baxter, enfin réconcilié avec sa fille l’aide autant qu’il le peut, la seule chose qui risque d’à nouveau les brouiller est le fait qu’il s’intéresse d’un peu trop près au nouvel amour de sa fille, le pilote de canadair qui a été d’une grande aide en Corse -

 

Moins de coquilles et de fautes de grammaire que dans la première enquête, c’était plus agréable à lire -

comme pour la première enquête, les personnages m’ont plu, surtout l’Horloger et sa fille, dont les relations ne sont pas toujours faciles, l’homme est littéralement « collant » et ne se contente pas d’aider Roxane dans les enquêtes, mais surtout surveille tous ceux auxquels elle pourrait s’intéresser – c’est amusant à lire, surtout tous les subterfuges utilisés par le père pour « coincer » celui qui intéresse sa fille, mais cela doit être invivable -

 

les autres enquêteurs sont sympathiques, sauf le colonel qui tire à chaque fois la couverture à soi, et la journaliste de presse people, qui oublie de respecter certaines convenances prises avec la police, l’auteur dresse un portrait caricatural de ce type de journaliste, tout comme le portrait très caricatural de l’influenceuse et d’un monde qui échappe totalement à l’Horloger (mais à moi également) -

 

une lecture divertissante, totalement de vacances – je n’ai aucune envie d’encore plus fatiguer mes neurones, déjà fort grillés par la canicule -

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23 juin 2026

VLAAG VAN WAANZIN, de Marianne & Theo Hoogstraaten

 

Titre original néerlandais = Vlaag van Waanzin

Auteur.e = Marianne é Theo Hoogstraaten

Titre français = non traduit – cela pourrait se traduire par « Coup de Folie »

Genre = roman, histoire, peinture

 

Personnages = Vincent van Gogh ; la famille Ravoux = Adeline, Arthur Gustave son père, Adeline Louise sa mère, Germaine sa petite sœur ; Charlotte, amie d’Adeline ; Theo van Gogh ; René & Gaston Secrétan ; docteur Gachet

 

Résumé & avis personnel = Vincent van Gogh a pu quitter l’hôpital psychiatrique où il était soigné et il est arrivé à Auvers-sur-Oise, espérant être enfin débarrassé de ses crises qui lui minent l’existence – il est accueilli à l’auberge Ravoux, gentiment par Gustave et sa fille Adeline, avec un peu plus de suspicion par Louise, `mère d’Adeline, qui craint pour la vertu de sa fille, et surtout pour leur bien-être avec un « fou » même guéri dans les parages -

Vincent se plaît à Auvers, il y trouve le calme qu’il recherchait, il a de plaisantes conversations avec le docteur Gachet, il a eu le plaisir d’avoir la jeune Adeline qui a accepté de poser pour lui, il écrit des lettres à Théo pour le remercier de prendre aussi bien soin de lui et il écrit aussi à la jeune prostituée dans le midi, à qui il a « donné » son oreille coupée -

 

hélas le calme ne va pas durer, c’est l’été et des jeunes Parisiens arrivent et se mettent à semer la pagaille dans le village, soûleries et chahut jusqu’à tard dans la nuit – l’un d’entre surtout, René Secrétan, un adolescent persuadé qu’il peut tout se permettre puisque son père a de l’argent, heureusement son frère aîné, Gaston, est nettement plus correct et tente de limiter les frasques de son cadet – il a même d’agréables conversations avec van Gogh, au contraire de René qui prend plaisir à se moquer du peintre, à vraiment tout faire pour déstabiliser le peintre -

René Secrétan a volé le révolver du père Ravoux, il faut dire que ce dernier ne l’avait pas vraiment caché – et ce petit idiot s’est mis à tirer sur écureuils, chats, et même poissons -

jusqu’au jour où Vincent van Gogh revient à l’auberge, blessé au ventre -

 

à côté des événements liés à van Gogh, la jeune Adeline tente d’aider son amie Charlotte, qui a été assez naïve de croire que l’homme marié qui l’a séduite allait s’occuper d’elle -

 

ce court roman est un plaisant mélange d’histoire, de mystère et surtout d’émotion – le couple de romanciers néerlandais Hoogstraaten se spécialise en romans historiques et ici, il se base sur le postulat qui a été développé par des biographes américains qui posent la question « et si van Gogh ne s’était pas suicidé ? » - pour les gendarmes la question ne se posait pas = suicide, mais si par contre les adolescents parisiens, fils de parents aisés, s’étaient amusé à tirer sur tout ce qui bouge ?

 

Pour le confrère du docteur Gachet, appelé sur les lieux, vu l’angle de la blessure, il n’est pratiquement pas possible que le peintre aurait pu se blesser lui-même -

 

le mystère reste entier, le roman ne résout rien de ce côté-là mais offre un portrait agréable de la famille Ravoux et j’ai été réellement triste que Vincent van Gogh, qui recherchait tant la paix, ait fini ses jours aussi tristement -

 

portrait d'adeline ravoux par vincent van gogh (source wikipedia)

 

 

20 juin 2026

MURDER AL DENTE, de Jennifer L. Hart

 

 

 

Titre original = Murder al Dente

Auteur.e = littérature anglophone USA

Titre français = non traduit

Genre = polar à thème, recettes de pâtes, détective privé, vengeance, ambiance petite ville américaine, programme télévisé culinaire, intoxication alimentaire, humour

 

Personnages = Andrea (Andy) Buckland, cheffe cuisinière ; Pops (Eugene) Buckland, son grand-père ; grand-tante Cecily ; Zoltan Farnsworth, pseudo de Normal Burrows, chef pâtissier, victime ; Lizzy (Elizabeth) Tillman, héritière de la famille Tillman ; sheriff Kyle Landers, son fiancé et ex-d’Andy ; Donna, meilleure amie d’Andy ; Malcolm Jones, détective privé et photographe ; Mimi l’assistante du chef pâtissier ; détective Brown ;

 

Série = Southern Pasta Shop

Place dans la série = 1ère enquête

 

Résumé & avis personnel = Andrea Buckland est aux anges = la chaîne de télévision de programmes culinaires Flavor TV l’a invitée à présenter un plat original, qui pourrait conduire à un contrat de longue durée, un léger souci est la présence du chef Zoltan Farnsworth, qui est tout ce qu’il y a de plus déplaisant, considérant faire un honneur en participant à ce qu’il nomme une ridicule plaisanterie de cuisine, en dehors de lui, tout cuisinier ou toute cuisinière sont des fumistes !

Il ne va pas plaisanter longtemps car dès qu’Andy sert le plat qu’elle a préparé pour l’occasion, tous ceux qui sont là pour goûter, y compris le détestable personnage, se mettent à vomir (en direct à la télé… ambiance!), inutile de dire que la productrice du programme exige le départ immédiat d’Andy – qui a bien pu saboter son plat et son futur emploi, ex-emploi désormais -

heureusement en dehors des maux d’estomac et autres, personne n’est mort -

 

Andy retourne au sein de sa famille, abandonnant temporairement son mini-appartement à Atlanta – elle est accueillie chaleureusement par son grand-père qui l’a élevée avec sa grand-mère, disparue récemment ; Cecily, la sœur de cette dernière, est le chef en cuisine du petit magasin « Bowtie angel » pâtes et sauces fraîches en service traiteur – Cecily immédiatement exige qu’Andrea se mette à travailler en cuisine, et de préférence sans idées neuves -

pourtant des idées il en faudrait car le petit magasin est en perte de vitesse et Pops pense qu’il va falloir vendre -

pour Andrea il n’en est pas question et elle va tout faire pour amener des nouveaux clients, notamment via le service traiteur -

 

entre temps, elle a eu un accident de voiture, l’autre conducteur roulant tellement lentement qu’elle décide de le doubler et c’est là qu’il choisit de vouloir aussi dépasser le tracteur qui le précédait – et c’est ainsi qu’Andrea fera la connaissance de Malcolm Jones, qui comme elle, cache quelques secrets, pourtant l’alchimie entre les deux est immédiate -

celle avec qui l’alchimie n’est pas immédiate, c’est sa nemesis depuis le lycée Lizzy Tillman, et c’est encore pire lorsqu’Andy découvre que le fiancé de Lizzy n’est autre que Kyle, son ex-petit ami et qui en plus a le culot de se montrer jaloux de Malcolm – il partage un gros secret avec Andy depuis leurs années de lycée -

 

cerise sur le gâteau, Andy a été chargée de préparer un buffet spécial pour le dîner de fiançailles, le dessert sera une pièce montée préparée par Zoltan Farnsworth de sinistre mémoire et, ce qui devait arriver arriva = il est retrouvé poignardé dans un petit local -

 

la petite ville du sud de la Caroline n’a rien à envier aux villages, tout le monde connaît tout le monde et tout le monde adore les potins, surtout ceux un peu glauque et bien sûr l’amitié (et plus si affinités) entre Jones et Andrea est au premier rang des potins -

et la mort du chef pâtissier va relancer des problèmes pour Andrea – elle est toutefois parvenue à faire accepter à sa grand-tante, qui ne croit absolument aux relations publiques, de participer à un événement local, proposer des spécialités maison serait un fameux pied à l’étrier -

Andrea attend Malcolm avec impatience, puisqu’il a promis de prendre des photos de l’événement – un billet arrive demandant à Andy de se rendre à la résidence de la famille Tillman -

on le sait jouer les détectives privés amateurs est dangereux, Andy va l’apprendre à ses dépens, d’autant plus qu’une promenade photographique avec Malcolm Jones a faille leur coûter la vie, les freins de la voiture ayant été sabotés -

 

qui aurait pu croire qu’être cheffe cuisinière pouvait être aussi dangereux ! Je me suis bien amusée avec ce « cozy mystery », dont chaque chapitre m’a mis l’eau à la bouche car il se termine par la recette d’un plat italien -

j’ai trouvé presque tous les personnages sympathiques dans l’ensemble, même si la grand-tante italienne est un peu trop caricaturale, tout comme l’ambiance « potins » de la petite vie du sud de la Caroline, sans oublier la désagréable "pauvre petite fille riche"  -

la découverte de la personne coupable fut un fameux rebondissement 

 

puisque ce petit polar n’est pas traduit, je ne peux vous le recommander si vous ne lisez pas l’anglais, ce qui est dommage, mais tous les livres ne sont pas indispensables -

celui-ci est une lecture de vacances, distrayante et appétissante -

18 juin 2026

LES PRINCESSES ONT TOUJOURS RAISON, de Fabrice Midal

40 CONTES POUR APPRENDRE A TOUT DECONSTRUIRE

 

Titre original = Les Princesses ont toujours raison

Auteur.e = Fabrice Midal – littérature francophone

Genre = essai, étude/analyse des contes de fées, philosophie, bien-être

 

Résumé & avis personnel = au travers de contes connus, mais aussi d’écrits dans la bible et fables, l’auteur qui a plusieurs casquettes en dehors de la philosophie (poète, historien d’art, peintre et sculpteur) nous propose une intéressante analyse de 40 contes et légendes – j’ai lu dans une critique à son sujet que son analyse était de la « philosophe de comptoir », personnellement cela ne m’a nullement dérangée, je ne suis pas suffisamment férue en philosophie pour avoir un tel jugement à l’emporte-pièce –

 

il est question, dans son ouvrage, des écrits des frères Grimm, de Charles Perrault, de personnages de la bible, de Jean de la Fontaine, de la légende d’Ulysse, Hans Christian Andersen et autres récits mythiques -

 

parmi les 40 contes et légendes analysés on trouve les suivants, entre autres =

Hansel & Gretel, le petit Chaperon Rouge, Job (de la bible), Renart (du roman de Renart), la Grenouille & le Boeuf (des fables), Peau d’âne, la Reine des Neiges, Sinbad le marin, Antigone (de Sophocle), Riquet à la houppe, etc.

selon l’auteur, chacun d’entre nous peut y retrouver un sentiment, une analyse qui lui correspond ou pourrait correspondre à un instant de vie -

 

personnellement j’ai beaucoup apprécié ce que Fabrice Midal propose en termes clairs et parfaitement compréhensibles pour une lectrice lambda, ayant lu Bruno Bettleheim, Marie-Louise von Franz, et abordant timidement C.J. Jung -

les contes n’étaient pas destinés aux enfants, c’est pour cela que certains étaient parfaitement glauques (petit poucet, p.ex.), ils étaient écouté à la veillée, les gens de l’époque n’ayant pas de connexion internet (heureuse époque ? Certainement dans certains cas) et avaient ces veillées pour les distraire et parfois les consoler des difficultés et cruautés de la vie -

 

essai intéressant et totalement distrayant, facile à lire -

15 juin 2026

OMERO LE FILS CACHE, de Christos Markogiannakis

 

Titre original grec = Omero, o kruphos gyos (librement adapté en caractères français du titre en grec)

Auteur.e = Christos Markogiannakis – littérature grecque

Titre français = Omero, le fils caché

Genre = autobiographie, fiction, drame, familles dysfonctionnelles, secrets de famille, haine, obsession

 

Personnages = Omero Lengrini ; nonos (parrain) ; papà ; mamma ; Renata ; la Mère ; le Père ; la Soeur ; la Veuve ; le « golden boy », fils de la Veuve ; « Icare », le fils légitime, mort en avion

 

Résumé & avis personnel = ami de l’auteur, Omero Lengrini lui confie un manuscrit par lequel il lui dévoile tous les secrets qui ont accompagné son existence, à commencer par sa naissance – ceux qu’il pensait être ses parents ne l’étaient pas, avaient été engagé pour s’occuper de lui et ils le firent autant qu’ils le pouvaient, avec des difficultés à témoigner une affection que pourtant ils éprouvaient -

le jeune garçon était gâté par son parrain (nonos), gâté dans des proportions qu’on n’imagine pas, mais seul, toujours seul sans compagnons de son âge, dans une immense propriété au bord d’un lac, mais avec des instructions formelles de la mamma de ne surtout pas s’approcher de l’eau -

puis vint le temps d’apprendre et entra dans sa vie la jolie institutrice Renata – coup de foudre pour le gamin, pour cette jeune femme cultivée qui lui apprit à lire, écrire, se cultiver -

 

et enssuite, vint le temps de la découverte = il avait été considéré comme mort à la naissance et n’avait pu être dans les bras de sa vraie mère -

toute sa vie aurait donc été un secret, une « tare » cachée par un tyran, dont le seul véritable enfant à ses yeux était son fils, qu’il idolâtrait, qui mourut et dans le chagrin de ce deuil, le père ne tardera pas à mourir aussi –

une tentative de rencontre entre le fils caché et l’armateur se termina par une crise de rage de la part du père et Omero ne le rencontra plus jamais – plus tard, à son chevet à l’hôpital , il y avait sa fille qui interdit la rencontre -

 

ce roman (car c’est une œuvre de fiction, bâtie un peu comme un thriller) m’a déroutée, c’est le premier roman de cet auteur que j’adore (n’ayons pas peur des mots =^-⁼) roman pour lequel j’ai un ressenti plus que mitigé – partant du postulat que la Callas et Onassis ont eu un enfant, mort à la naissance, Christos Markogiannakis a construit un drame digne des auteurs grecs comme Sophocle, à côté des Onassis, les Atrides et les Labdacides n’avaient pas grand-chose à apprendre -

il y a de nombreux passages intéressants, mais aussi certains assez répétitifs et je me suis lassée assez rapidement des délires d’Omero -

peut-être n’ai-je pas totalement compris cette obsession à se faire accepter par une famille qui était surtout intéressée par l’argent et la célébrité, c’est très possible car j’ai lu des critiques dithyrambiques au sujet du roman qui me font effectivement penser que je n’ai pas tout compris -

de Rome à Athènes, en passant par Paris, New York, on suit les tribulations d’Omero, qui n’arrive à se fixer nulle part -

 

j’attends le prochain polar de l’auteur, mettant en scène son habituel enquêteur l’inspecteur Markou -

10 juin 2026

THREE MARYS, de Glenn Cooper

 

Titre original = Three Marys

Auteur.e = Glenn Cooper – littérature anglophone USA

Titre français = le Livre des Vierges

Genre = thriller religieux, conservatisme vs. ouverture d’esprit, disparition, enlèvement, grossesse non expliquée, manipulation, Perou, Philippines, Irlande

 

Personnages = Calvin (Cal) Donovan, professeur d’histoire des religions à Harvard ; Celestin IV, pape progressiste ; sœur Elisabetta, sa secrétaire personnelle ; cardinal Rodrigo Silva, ami du pape Celestin, conseiller ; Jessica, petite amie de Donovan, généticienne ; père Joseph Murphy, anciennement prêtre à Galway/Irlande, victime ; Randall Anning, multimillionnaire, propriétaire du ranch, soutien de George Pope ; cardinal George Pope ; Steven Gottlieb, riche homme d’affaires, ami d’Anning, victime ; Susan (Sue) Gibney, sage-femme ; Lidia Torres, directrice du ranch

 

Série = Cal Donovan

Place dans la série = 2ème enquête

 

Résumé & avis personnel = alors qu’il est directeur de fouilles en Turquie, Cal Donovan est contacté par le vatican, un problème grave secoue l’église de Rome et l’aide de Donovan est sollicitée – comme il est un ami du pape, il n’ose refuser, mais sait déjà que cela va très mal passer auprès de sa « fiancée » Jessica, ils doivent prendre des vacances en Islande ensemble -

le mystère est le suivant = dans trois parties du monde = Perou, Philippines, Irlande, trois adolescentes sont enceintes, sans avoir eu de relations sexuelles, leur hymen étant intact pour le prouver – les jeunes filles ne se connaissent absolument pas, leur seul point commun est qu’elles disent avoir été éblouie par une lumière aveuglante et une voix venue de nulle part leur dit « tu as été choisie » -

 

pendant ce temps, le cardinal George Pole, un adepte de la religion catholique pure et dure, comme pas de mariage homosexuel, messe en latin, pas de femmes travaillant au vatican et pleins d’autres dogmes aussi révolus que possible – il démissionne de l’église de Rome pour décider de fonder sa propre église, selon les principes religieux auxquels le pape actuel se démarque – il prend le nom de pape Pierre, son église se nommera la Nouvelle Eglise Catholique -

 

Cal Donovan se rend dans les pays susnommés afin de rencontrer les adolescentes, mais il arrive trop tard, elles ont été enlevées et menées vers une destination inconnue par un homme et une femme disant être des envoyés du pape Celestin – en Irlande il a demandé à son ami Joe Murphy, ancien prêtre à Galway afin de rencontrer les parents O’Riordan -

en fait les parents de Maria Aquino, Maria Mollo & Mary O’Riordan ont reçu de fortes sommes d’argent et ne se sont donc pas opposé aux personnes emmenant leur fille – le seul qui n’aura pas de chance sera le père Murphy car il sera menacé et enlevé par deux petits criminels à la solde de ceux qui ont enlevé les adolescentes -

 

celles-ci sont logées dans un manoir immense, dans un luxe qu’elles n’ont jamais rencontré dans leur vie, l’adaptation est difficile mais les deux plus jeunes essaient vraiment – celle par contre qui râle et qui conteste tout est la jeune Irlandaise – heureusement la jeune sage-femme, qui a été engagée pour les aider à mettre les bébés au monde, tente de parfois adoucir leur « emprisonnement », car les adolescentes ne peuvent pas sortir du manoir -

 

comment ces jeunes filles, presqu’encore des enfants, se sont elles trouvées dans cet état qui copie ce qui est arrivé dans le nouveau testament à la vierge Marie ?

Qui tire les ficelles de cette nouvelle religion ? Et comment Donovan va-t-il pouvoir résoudre cet épineux problème ?

 

Ayant apprécié la 7ème enquête de Cal Donovan (beau gosse, don juan, grand buveur de vodka – un peu cliché à la james bond), j’étais intriguée par ce thriller religieux, sur un sujet intéressant, même si la parthénogenèse n’est pas vraiment de rigueur chez les humaines -

 

le thriller est palpitant, quelques rebondissements haletants et une fin digne d’un film d’aventures -

j’ai bien aimé le caractère de Sue, la sage-femme, qui est convaincue que quelque chose n’est pas normal dans ce domaine où par la fenêtre on ne voit que du sable et des cactus – elle aide vraiment les jeunes filles à s’adapter, même si Mary O’Riordan est difficile à supporter – typique adolescente, sans cesse sarcastique et moqueuse à l’égard des deux autres Maria, rebelle à souhait et cherche par tous les moyens de se faire éjecter des lieux -

les lecteurs suivent également les tribulations du multimillionnaire et du nouveau pape, des gens sans aucun scrupule -

 

cela louche un peu du côté de Dan Brown et Steve Berry, mais c’est distrayant -

 

5 juin 2026

DAUGHTERS OF SPARTA, de Claire Heywood

 

Titre original = Daughters of Sparta

Auteur.e = Claire Heywood – littérature anglophone UK

Titre français = Nous, filles de Sparte

Genre = fiction, drame, mythologie classique, roman, guerre de troie,

 

Personnages = Clytemnestre, reine de Mycènes ; Agamemnon, roi de Mycènes, son mari ; Hélène, sœur de Clytemnestre, reine de Sparte ; Menelas, roi de Sparte, son mari ; Egisthe, cousin d’Agamemnon, amant de Clytemnestre ; Pâris, prince de Troie, amant d’Hélène ; Calchas, devin

 

Résumé & avis personnel = je continue, modérément mais très fan de mythologie classique, à lire des romans inspirés par la guerre de Troie –

celui-ci se démarque un peu d’autres livres du genre en ne faisant pas intervenir les dieux, mais en racontant l’histoire de ces deux tristement célèbres reines – bien que le roman relate leur histoire, c’est tout de même écrit à la troisième personne, je redoutais d’ailleurs un peu une écriture à la première personne comme ce fut le cas dans d’autres romans (Colleen McCullogh, Margaret George, Marion Zimmer Bradley) -

 

Clytemnestre, la sérieuse, aimée de ses deux parents, en principe héritière du trône de Sparte, mais acceptant de le laisser à sa sœur, car cette dernière est très mal vue dans une grande partie du Péloponèse, à cause de Thésée – elle devient donc la reine de Mycènes, épouse d’Agamemnon – celui-ci considère que c’est un honneur pour elle d’être devenue sa reine et si, pendant quelques années, il lui est fidèle, il n’hésite pas à enlever une jeune prêtresse, encourant le courroux de Calchas le devin – il aura sa vengeance lorsque la flotte grecque est coincée à Aulis, Calchas exprima que la déesse Artemis exigeait un sacrifice, celui d’une très jeune vierge ; sous prétexte de mariage avec Achille, Iphigénie et Clytemnestre se rendirent à Aulis – courroux évidemment d’Agamemnon en raison de la présence de son épouse – Clytemnestre se vengera de la mort de sa fille préférée en tuant son mari lors de son retour à Mycènes en compagnie de Cassandre, son tribut de guerre -

 

Hélène, de son côté, est très belle, un peu vaniteuse en raison de cette beauté, elle est plutôt superficielle, et ne comprend pas du tout pourquoi sa mère ne l’aime pas – la beauté d’Hélène, c’est la peau très claire, les cheveux d’une blondeur à nulle autre pareille – elle ignore le sacrifice du trône auquel a renoncé sa sœur, qu’elle ne reverra jamais après le mariage de celle-ci, pourtant les sœurs étaient proches, mais lorsqu'elles sont mariées, les femmes, même les reines, sont confinées au gynécée -

lorsque le jeune prince athénien, Thésée, vient en visite à Sparte, il joue avec les deux sœurs et profite d’un moment d’inattention de l’aînée pour s’éloigner avec la cadette, et après lui avoir volé quelques baisers, se fait un plaisir de la dénigrer – Hélène, que beaucoup considérait comme « bâtarde » vu sa différence de peau, de cheveux, avec sa famille, devient « Hélène la salope » -

lorsque paraît le prince troyen Pâris, Hélène sera subjuguée par ses belles paroles et acceptera de fuir Sparte avec lui, pour réaliser, à Troie, que finalement il était intéressé à la conquérir, mais sans plus et à Troie, elle sera réellement détestée de tous, sauf d’Hector et Cassandre -

puisque tous les rois de Grèce avaient juré de venger l’honneur du roi de Sparte, si besoin en était, la flotte est lancée, Iphigénie sacrifiée et Troie sera saccagée, pillée, et bien pire encore.

 

Comme je l’ai dit, rien de très nouveau sous le soleil de l’écriture, Claire Heywood met l’accent sur la manière dont sont élevées les filles de roi, ici avec intelligence et bonté, ce qui n’est pas souvent le cas car la cruauté des hommes n’a pas de fin – ils ont tous les droits, les femmes servant surtout à avoir des enfants, à donner des princes à leur mari – pas d’apprentissage autre que le tissage, et paraître (voilées) auprès de leur mari si un visiteur important se présente -

 

l’écriture de la romancière est simple mais heureusement pas simplette comme dans les romans précédents que j’ai pu lire sur cette situation -

elle a aussi proposé une réécriture de l’histoire de Persée, que j’ai lu et abandonné rapidement, sans billet ni quoi que ce soit, je n’ai rien contre les réécritures de légendes, mais là c’était vraiment insupportable de bêtise – pourtant cette jeune romancière est une lettrée en civilisation de l’antiquité -

 

c’est réellement la toile de fond du roman, des détails sur les femmes de l’antiquité, que j’ai apprécié dans cette lecture -

 

5 juin 2026

THE OTHER HALF, de Charlotte Vassell

 

Titre original = the Other Half

Auteur.e = Charlotte Vassell – littérature anglophone UK

Titre français = non traduit

Genre = polar, humour caustique, sociopathe, violence sexuelle, haute société britannique, trafic de drogue, satire société

 

Personnages = inspecteur Caïus Beauchamp ; sergent Matthew Cheung ; Amy Noakes, policière ; superintendant Keith ; docteur Barry, légiste ; Nell (Helena) Waddingham ; Alex (Alexandros) Adonis ; Rupert Beauchamp, suspect ; Clemmmie (Clemmency) O’Hara ; Ned (Edward) Osbald, patron de Clemmie, suspect ; Fay Osbald-Bruce, son épouse ; Minty (Araminta) Gaunt

 

Série = inspecteur Caïus Beauchamp

Place dans la série = 1ère enquête

 

Résumé & avis personnel = on sait comment vit l’autre moitié de la société, mais comment meure-t-elle ?

C’est ce que va découvrir Caïus Beauchamp, inspecteur, la trentaine et malheureux en amour car Héloise, son amour français, ne s’occupe plus de lui – l’inspecteur est bien secondé par le sergent Cheung et la policière Amy Noakes, jeune femme très efficace -

 

Rupert Beauchamp (même patronyme que l’inspecteur, mais rien à voir, celui-ci est un aristocrate pur sang, cela se prononce différemment d’ailleurs) ce Beauchamp donc fête son 30ème anniversaire, en toute démocratie (!!) il a réservé tout l’étage d’un McDo et les invités recevront des nuggets et frites comme plat – il adore être original, on s’en doutait un peu -

il râle pour le moment car il n’a aucune nouvelle de sa compagne Clemmie, or la fête bat déjà son plein -

 

il attend aussi ardemment Nell, qu’il considère comme son véritable amour et après avoir largué Clemmie, il compte épouser Nell bien qu’elle ne soit pas de son monde, puisqu’à la mort de son grand-père, il deviendra baronet –

Nell, de son côté, se demande pourquoi elle a accepté cette invitation, elle en a assez d’être harcelée par Beauchamp (l’aristo), surtout après le voyage en Grèce, avec Clemency et Alex -

 

Caius Beauchamp au cours de son jogging matinal dans Hamstead Heath découvre une jeune femme, morte, dans un fourré – d’abord considérée comme « inconnue », on finit pas découvrir qu’il s’agit de la très attendue Clemmie, et le docteur Barry, légiste, découvre également que la jeune femme était enceinte -

 

au cours de l’enquête, il s’avère que c’est son patron, directeur d’une galerie d’art, qui est le père du fœtus et il devient, dès lors, le principal suspect, on l’arrête et du coup le superintendant estime que l’enquête est clôturée, ce qui n’est pas de l’avis de Caïus et son équipe ; il est vrai que pour Caius, c’est Rupert le principal suspect -

ce dernier pendant ce temps poursuit encore et toujours Nell de ses assiduités et va même jusqu’à menacer Alex que Nell apprécie énormément -

 

pendant que l’enquête se poursuit, l’équipe découvre dans divers endroits des boîtes demandant la « charité » pour les Hippos – boîtes de jolie couleur mauve, et on donne ce que l’on veut – très vite, on réalise qu’il s’agit en fait d’une forme de trafic de drogue et tout à coup le MI6 s’en mêle et retire l’enquête à Beauchamp (le policier) ; celui-ci poursuit néanmoins la ligne menant à Rupert Beauchamp qu’ll continue à suspecter de la mort de Clemency O’Hara -

 

que s’est il donc passé en Grèce pour susciter le dégoût de Nell et Alex vis-à-vis de Rupert, mais aussi la haine de Clemmie à l’égard de Nell – c’est dans le téléphone portable de Clemmie qu’ils découvriront l’objet du délit –

 

voilà un polar qui m’a beaucoup amusée, car il est, tout au long, écrit sur un ton caustique que j’apprécie énormément – recommandé par une amie américaine, qui connaît mon engouement pour les polars, et je l’en remercie vivement car j’ai vraiment aimé cette enquête qui sera malheureusement entravée par les instances supérieures, il y a des personnes à qui il ne faut pas toucher n’est-ce-pas ?

 

La satire de la « bonne société » britannique est savoureuse, même si on ne rit pas tout le temps, après tout c’est une enquête policière, on sourit beaucoup, du moins moi j’ai souri beaucoup -

il y a des descriptions de fêtes ou aussi de la manière dont les riches et fameux aiment traiter les policiers, les prenant de haut et surtout corrigeant le patronyme de Caïus Beauchamp qui ne se prononce pas comme l’élite de la société -

 

j’ignore si le livre sera traduit, je l’espère pour le bon moment de lecture qu’il propose, mais pourra-t-on faire passer le ton caustique ? That is the question -

 

 

 

4 juin 2026

UNE UNIQUE LUEUR, de Fred Vargas

 

Titre original = une Unique Lueur

Auteur.e = Fred Vargas - littérature francophone

Genre = polar, Paris, Los Angeles, hommage au cinéma des années 50, ancolies,, fleurs symbolisant l’amour parfait

 

Personnages = Jean-Baptiste Adamsberg, commissaire ; commandant Danglard, son assistant ; commandant Mordent ; les lieutenants = Louis Veyrenc ; Violette Betancourt ; Hélène Froissy ; Justin Mercadet ; Noël – les brigadiers = Clément Rivière, le nouveau ; Estalère ; Lamarre ; autres = Jourdain, un brigadier un 6ème arrondissement ; Marcus Leroy, lieutenant faisant la jonction, transfuge temporaire du Bastion (ex-36 quai des orfèvres) ; Sébastien de Charlus et Anselme, son labrador ; Florence Belleville, victime ; Estelle Silverstein, victime -

 

Série = commissaire Adamsberg

Place dans la série = 13ème enquête

 

Résumé & avis personnel = appelé un soir de printemps auprès du corps d’une très jolie jeune femme, le commissaire Adamsberg est intrigué par son habillement – pas de sang visible, cependant en ouvrant la veste, il découvre un léger coup de couteau du côté du coeur, mais apparemment elle a dû être tuée ailleurs car il n’y a guère de sang autour du corps – près du corps se trouve aussi un bouquet d’ancolies – le légiste confirme que la jeune femme a été droguée à l’éther avant d’être tuée -

 

en regardant de plus près, le commissaire réalise que cela lui fait penser à un crime du passé et il contacte le lieutenant Marcus Leroy, du « bastion » (nouveau nom du 36 quai des orfèvres) – ce dernier ne serait que trop content de collaborer avec Adamsberg et son équipe mais il faut convaincre son supérieur qui n’est pas facile – heureusement Danglard est un maître négociateur et Leroy intègre donc temporairement l’équipe, il fait la jonction -

 

la victime d’il y a six ans se nommait Alice Verdel, dont le père reçoit les enquêteurs avec agressivité puisque l’on a jamais découvert le meurtrier de sa fille -

peu à peu, nos enquêteurs découvrent qu’il y a un lien avec un poème de Gérard de Nerval, et que les lieux où l’on découvre les victimes (car oui il y a eu un autre crime), ces lieux font référence à des extraits des poèmes -

 

quant aux vêtements, ils font référence à l’actrice des années 50, Lauren Bacall, jeune – autre indice : un petit sifflet en or trouvé sur les victimes, imitation exacte du sifflet que Bogart offrit à Bacall lors de leur mariage – ce sifflet intrigue tellement les enquêteurs, que ceux-ci décident de retrouver une trace des acheteurs récents, traces qui vont les envoyer directement à Los Angeles, où ils vont retrouver des descendants du fabricants des jolis sifflets – ces Américains vont accueillir Adamsberg, Vyrenc et Froissy avec beaucoup de sympathie, vont les aider dans leur quête et … on se retrouvera à Paris bien sûr -

 

Adamsberg doit aussi régulièrement calmer Anselme, un labrador qui se hérisse dès qu’il est devant la porte du commissariat, car comme le dit son maître « il sent le monstre » - mais puisque « monstre » il y a effectivement, le commissaire réalise qu’il y a une liste d’autres jeunes femmes qui risquent la mort -

 

un Vargas du meilleur cru – on a attendu trois ans, mais cela en valait la peine – retrouver Adamsberg et ses errances intellectuelles et toute son équipe, dont Froissy toujours affamée, qui nourrit tout le monde, ça m’aurait plu une collègue comme elle – ils sont tous là, ils sont venus dit la chanson, avec comme souvent une addition temporaire – bref le « rompol » m’a énormément plu et je vous le recommande vivement -

 

il y a de nombreux détails, donc pas aisé de résumer ce jeu de chat et souris entre des enquêteurs et un tueur en série – on ne peut pas parler de polar nerveux, comme le sont certains, mais on se laisse néanmoins porter par l’enquête qui a le rythme de son commissaire, lent et pourtant on avance -

 

un autre billet sur ce roman chez dasola -

 

 

 

4 juin 2026

THE GREAT REVOLT, de Paul Doherty

 

Titre original = the Great Revolt

Auteur.e = Paul Doherty – littérature anglophone UK

Titre français = la Grande Révolte

Genre = polar historique, mystère de chambre close, enquête concernant Edward II, Richard II, les hommes intègres et leurs assassins, the Earthworms (alias « vers de terre »), été 1381/l’été de la grande révolte

 

Personnages = frère Athelstan, en charge de la paroisse de St-Erconwald, secrétaire de John Cranston ; John Cranston, haut fonctionnaire/coroner au service du roi ; Thibault, homme de confiance du régent ; Isabelle, sa fille ; père Anselm, prieur de l’abbaye des dominicains de Blackfriars ; frère Roger, libraire en chef de l’abbaye, victime ; Pernel la flamande, membre de la paroisse de St-Erconwald, victime ; frères Hugh, Matthias, John, membres de l’abbaye ; Odo Brecon, ancien frère laïc, victime ; frère Luke (John Ferrow), messager entre la cour du roi et l’abbaye ; Wat Tyler, l’un des chefs de la grande révolte ; Matteo Fieschi, procureur général de l’ordre des dominicains, envoyé papal ; victime ; frères Cassian et Isidore, ses assistants, victimes ;

 

Série = the Sorrowful Mysteries of Brother Athelstan

Place dans la série = 16ème enquête _- suite directe du Hérault de l'Enfer

 

Résumé & avis personnel = juin 1381 - alors que la grande révolte bat son plein dans Londres en cet été 1381, le jeune roi Richard II est, on l’espère, à l’abri dans la Tour de Londres, alors que John of Gaunt, son oncle régent, est dans le nord afin de mater une révolte écossaise – pour Athelstan et Cranston il semblerait que ce soit une manœuvre pour laisser le jeune roi sans aide militaire -

 

avec cette révolte en toile de fond, Athelstan a été prié de se rendre dans son abbaye, à Blackfriars, devant ainsi abandonner temporairement sa paroisse laissée sans assistance, avec tous les hommes de la paroisse ayant disparu, mais apparemment les épouses et enfants n’ont pas été enlevés et semblent être temporairement à l’abri –

 

la raison pour que le dominicain loge à l’abbaye = assister les envoyés du pape de Rome (il y a un pape en Avignon, élu par les cardinaux français, politique ecclésiastique) – le roi Richard II souhaite savoir ce qui est arrivé à son ancêtre Edward II – a-t-il été assassiné de manière aussi infamante qu’on le dit par Isabelle de France et son amant Mortimer ? Et où exactement est-il enterré ?

Or, Athelstan va rapidement se retrouver au sein d’un vaste complot au sein de l’abbaye, lorsque le frère Roger, libraire de l’abbaye, et qui possède des archives de l’époque, est retrouvé mort dans sa chambre, fermée de tous les côtés – frère Athelstan lui-même fera l’objet de quelques atteintes à sa vie, il semble qu’au sein de l’abbaye des assassins rodent – dans la pièce servant de chambre mortuaire, le dominicain découvre le corps de Pernel la flamande, apparemment elle se serait noyée devant l’abbaye, celle-ci jouxtant la Tamise -

 

en fait, ce que souhaite le jeune roi anglais, serait que son aïeul soit canonisé, saint et martyre, ce qui va tout de même s’avérer compliqué car ce roi était loin d’être un saint !

Lorsque les envoyés du pape sont tués à leur tour, il ne fait plus aucun doute que cette canonisation crée un vrai problème -

mais qui au sein de l’abbaye est coupable de toutes ces morts ?

 

Et bien sûr pendant ce temps les révoltés sont aux portes de l’abbaye et les assassins des hommes intègres tentent de s’y infiltrer ; ils ont déjà tués trois hommes des plus puissants de la royauté et ne comptent pas s’arrêter là – pillage, incendies, violence à travers tout Londres – John Cranston, dans un duel avec l’un des chefs de la révolte, l’odieux Wat Tyler, parvient à tuer ce dernier – Athelstan de son côté avait déjà pu constater qu’au sein des hommes intègres se faisaient sentir des dissensions, les uns étant pour une lutte au finish, d’autres estimant que toute cette violence n’est pas utile -

 

reste à découvrir qui tue pour s’opposer à l’enquête sur la mort d’Edward II, mort qui date tout de même de 54 années -

 

j’ai eu beaucoup de difficultés à résumer ce polar historique, riche en nombreux détails – historiquement c’est très exact, du moins considérant les violences dans la ville de Londres et alentours, la révolte des paysans étant présente dans tout le pays ; elle a pris sa source, si j’ose dire, dans les nombreuses taxes qui écrasent les paysans, le pays étant appauvri après la peste noire, mais aussi à cause la guerre de Cent Ans – des milliers de paysans et d’artisans exigent la fin du servage, demandant moins d’inégalités sociales -

 

sinon, l’enquête au sein de l’abbaye, est intéressante, on a là un vrai thriller, avec des soi-disant accidents dans un lieu qui en principe est sacré -

ce polar-ci mélange beaucoup plus les personnages historiques aux personnages fictifs, comme par exemple le duel Cranston/Wat Tyler, ce dernier étant un chef reconnu de la révolte et tué au cours de cette dernière -

 

petite anecdote = si vous désirez suivre un régime, vous pouvez suivre éventuellement l'exemple de Richard II, qui après avoir été démis et enfermé dans la citadelle-prison de Pontefract où il se laissa mourir de faim, dit la légende

le jeune roi Richard II d'Angleterre

 

 

 

 

19 mai 2026

THE HERALD OF HELL, de Paul Doherty

 

Titre original = the Herald of Hell

Auteur.e = Paul Doherty – littérature anglophone UK

Titre français = le Héraut de l’Enfer

Genre = polar historique, mystère de chambre close, bijou précieux (croix de Lothar), été 1381 / été de la grande révolte, Londres médiéval, Richard II, compagnie des « hommes intègres » et leurs assassins (Earthorms, alias les vers de terre), festival « sens dessus/dessous »

 

Personnages = frère Athelstan, en charge de la paroisse de St-Erconwald, secrétaire de John Cranston ; John Cranston, haut fonctionnaire/coroner au service du roi ; Thibault, homme confiance du régent ; Albinus, son homme de main ; Amaury Whitfield, greffier de la cour, victime ; Olivier Lebarge, compagnon de Whitfield, victime ; Everard Camoys, mercier et banquier ; Matthias Camoys, son fils ; Elizabeth Cheyne, propriétaire d’une auberge et souteneuse ; Joselyna, sa servante et prostituée principale ; Hawisa, jeune prostituée, victime ; Stretton, assassin professionnel ; Mephistopheles, prêteur sur gages ; wat  tyler, l'un des chefs de la révolte

 

Série = the Sorrowful Mysteries of Brother Athelstan

Place dans la série = 15ème enquête

 

Résumé = en cet été 1381, la grande révolte se rapproche dangereusement de Londres, de tous les coins de l’Angleterre, des compagnies d’hommes intègres se réunissent avec pour but de se venger des taxes exagérées sur le peuple – dans cet ambiance extrêmement périlleuse, Cranston et Athelstan sont mandés par Thibault et Albinus afin d’enquêter sur la mort d’Amaury Whitfield, un greffier à son service -

 

l’homme a été retrouvé pendu dans sa chambre de l’auberge d’Elizabeth Cheyne, il a fallu enfoncer la porte avec une sorte de « bélier », car tout était complètement fermé, la porte par une barre de sécurité et les fenêtres par des volets sécurisés, c’est la prostituée avec qui il passa la nuit qui voulait le réveiller – avec son compagnon Lebarge, les hommes assistaient au festival Cokayne, où tout était sens dessus-dessous (hommes, femmes) – Lebarge s’était esquivé lors de l’ouverture de la porte et a demandé sanctuaire à Athelstan, on le retrouvera néanmoins empoisonné peu après -

en principe Whitfield avait en sa possession un message codé, mais qui désormais pourra le déchiffrer puisque l’homme est mort ?

 

dans Londres un homme qui se définit comme le « Héraut de l’Enfer », clame régulièrement devant les maisons de ceux que les hommes intègres ont dans le collimateur car « ennemis du peuple », mais ce qui intrigue Athelstan et Cranston, c’est que ce héraut semble être en plusieurs endroits à la fois !!!

 

pendant ce temps, le jeune Matthias Camoys recherche avidement la Croix de Lothat, une croix en or massif, sertie de pierres précieuses – elle aurait été ramenée par son oncle après un séjour guerrier en Europe de l’est – il a laissé des messages sur le haut de la cheminée de l’auberge de Cheyne, mais très difficiles à comprendre – ceci sera au moins un mystère que frère Athelstan pourra résoudre, pour le meurtre des trois autres victimes, ce sera beaucoup plus compliqué et dangereux -

 

Avis personnel = je suis contente que l’on ne puisse « sentir » les miasmes et odeurs nauséabondes décrits dans ce polar historique, toujours aussi passionnant que les précédents – celui-ci est toutefois le premier volet de la « Grande Révolte », que je suis en train de déchiffrer -

 

dans le Londres médiéval, les quartiers les plus pourris et pauvres sont déjà particulièrement pénibles en hiver, mais en été c’est réellement horrible pour tous, aussi bien habitants que les visiteurs qui s’y aventurent parfois, nécessité faisant loi -

entre les immondices courent les rats et les chats faméliques qui tentent de les attraper et il n’est pas rare que les restes d’un cadavre humain se retrouve parmi les déchets – il n’y a pas non plus de latrines et autres commodités (sauf chez les nantis), il faut donc veiller à ne pas recevoir le contenu d’un pot de chambre sur la tête -

 

comme je l’ai dit, l’énigme est très bonne mais compliquée, et j’ajouterais comme toujours car Paul Doherty non seulement décrit à la perfection Londres, l’Angleterre, et l’histoire, mais il est propose aussi des intrigues policières dignes de notre époque -

 

(à suivre)

croix de lothar (source wikipedia)

 

8 mai 2026

ODYSSEY, de Stephen Fry

 

Titre original = Odyssey

Auteur.e = Stephen Fry – littérature anglophone UK

Genre = guerre de Troie, mythologie classique, vengeances divines, histoire, fiction historique, document

 

Personnages = Odysseus, roi d’Ithaque ; Penelope, son épouse ; Telemachus, leur fils ; Poseidon, dieu des mers ; Athena, protectrice d’Odysseus ; les prétendants au trône d’Ithaque et quelques autres

 

Série = la Grande Mythologie de Stephen Fry

Place dans la série = 4ème livre

 

Résumé & avis personnel = je suis parfois un peu monomaniaque lorsqu’un sujet m’intrigue (je pense notamment aux Tudors) et je reconnais que la mythologie classique m’a toujours intéressée et surtout amusée –

tous ces dieux et soi-disant héros aux egos surdimensionnés, avec leurs aventures et mésaventures, ces dernières étant surtout celles des femmes -

 

de Stephen Fry, écrivain, comédien, humoriste, metteur en scène, et autres casquettes, j’avais lu les 3 premiers livres de cette série mythologique = Mythos, Heroes, Troy – de ce 3ème livre je n’avais pas écrit de billet, il y en a suffisamment sur le blog, mais ce qui fut une surprise plaisante est que le récit de Fry n’est pas du tout linéaire – de plus, comme dans les précédents récits, certaines tournures d’humour caustique allègent l’ensemble -

cela commence par un résumé de la guerre de Troie et les horreurs commises par les Grecs, comment ils ont rasé la cité, volé ses richesses (le vrai but de la guerre) et comment aussi ils ont tué, violenté, les hommes et les femmes, ces dernières faisant partie du butin -

 

l’auteur aborde la fuite d’Enée, l’enfant chéri d’Aphrodite, mais que Hera veut exterminer parce que prince troyen, qui en principe fondera Rome et celle-ci exterminera Carthage, la cité chérie par Hera, du coup les deux déesses en appellent à Zeus qui très lâchement accorde raison à Hera, après tout c’est son épouse et il a déjà assez d’ennuis comme ça avec elle -

mais essayant de préserver la chèvre et le chou, il estime qu’Enée ne devra rester longtemps auprès de Dido, il a une destinée à accomplir !!! – lui aussi aura une odyssée avant d’arrivée dans le Latium -

 

on parle aussi du retour de Menelas et Helene à Sparte, une autre odyssée qui passera entre autres par l’Egypte -

 

et  entre ces récits, l’auteur nous parle d’Odysseus, qui est retenu prisonnier par la déesse Calypso (pour certains c’est seulement une nymphe), il est temps de le libérer, aussi Zeus envoie-t-il Hermès, l’ancêtre d’Odysseus, à qui il a transmis le don d’intrigues, subtilités verbales, bonnes idées parfois et mesquineries souvent, Hermès donc va trouver Calypso et Odysseus (Ulysse chez les Romains), peut retourner à Ithaque, mais avant d’y arriver, que de mésaventures = la colère de Poseidon, en raison de ce qu’Odysseus a infligé à son fils cyclope, est sans limite – des 10 bateaux chargés d’or et ayant chacun un équipage de 40 hommes, seul Odysseus survivra, sans bateau et sans ce qu’il a volé à Troie, sans oublier d’avoir flanqué à la mer la reine Hecube qui n’arrêtait pas de le maudire !

 

Un long chapitre est consacré à l’Orestie, puisque Agamemnon, le roi des Hommes, a été tué avec son esclave troyenne Cassandre par Clytemnestre et son amant, cousin du roi – j’avoue que je n’ai que modérément apprécié la manière dont l’auteur parle de la reine de Mycènes, pour qui l’assassinat d’Agamemnon n’était que juste vengeance après le sacrifice d’Iphigénie -

 

Le livre de Stephen Fry est assez court, il cite bien sûr ses références, Homère et Ovide, et à la fin du récit d’Odysseus, il y a une longue liste des personnages, à savoir les dieux grecs (et leurs équivalents romains), mais aussi les personnages accessoires des acteurs principaux -

 

n’ayant guère d’inspiration pour écrire des billets, celui-ci fait partie des livres récréatifs que je lis en ce moment – pas de billet pour ces livres-là, ils ne servent qu’à me détendre -

 

odysseus face aux sirènes (source wikipedia)

8 mai 2026

THE BOOK OF FIRES, de Paul Doherty

 

Titre original = the Book of Fires

Auteur.e = Paul Doherty – littérature anglophone UK

Titre français = le Livre des Feux

Genre = polar historique, secret du feu grégeois, Londres médiéval, compagnie des « hommes intègres », vengeance, messages anonymes, jumeaux

 

Personnages = frère Athelstan, en charge de la paroisse de St-Erconswald ; John Cranston, haut fonctionnaire/coroner au service du roi ; Walter Beaumont, ami du régent, homme d’affaires, victime ; Isolda Beaumont, condamnée et brûlée vive pour le meurtre de son mari ; Reginald Vanner, secrétaire de Beaumont ; Henry Beaumont, frère de Walter, suspect ; Rohesia, son épouse ; Thomas Buckholt, intendant de Walter Beaumont ; Rosamund, servante d’Isolda ; lady Anne Lesures, riche veuve et bienfaitrice ; Fulchard de Richmond, « miraculé » ; Richard Sutler, sergent procureur, victime brûlée ; Francis Tressilian, juge au service du roi, victime brûlée ; chef des jurés, 3ème victime brûlée ; frère Philippe, physicien ; Nicholas Falke, avocat d’Isolda ; Edward Garman, chapelain de la prison de Newgate

 

Série = the Sorrowful Mysteries of Brother Athelstan

Place dans la série = 14ème enquête

 

Résumé = Walter Beaumont, riche homme d’affaires ami du régent, est mort empoisonné – pour toute sa maisonnée, il ne fait aucun doute que son épouse Isolda, très belle, beaucoup plus jeune et manipulatrice, est la coupable – son procès a mené à sa condamnation au bûcher, sans pitié, à savoir pas de poudre explosive autour du cou pour activer la mort, ni étranglement préalable, pour que la condamnée ne puisse souffrir – le secrétaire de son mari, Reginald Vanner, considéré comme son complice a disparu -

 

comme Beaumont était un ami du régent, il charge Cranston et Athelstan d’enquêter de manière plus approfondie – il faut dire qu’entre temps, le juge, le procurer et le chef du jury ont tous trois été assassinés par le feu grégeois et le régent exige la vérité sur ces trois morts ; il est évident qu’il s’agit d’une vengeance pour la condamnation d’Isolda – seuls son avocat et le chapelain de Newgate sont encore convaincus de l’innocence de la jeune femme, pourtant l’intendant de Walter Beaumont et les frère et belle-sœur de la victime sont des témoins à charge -

 

le poison aurait été apporté à Walter Beaumont par Isolda en personne, prenant la coupe des mains de l’intendant – or, après observation rigoureuse, cette coupe-là diffère des coupes habituelles – Beaumont, surnommé « Black Beaumont » était un homme peu aimé, dur, s’étant fait pas mal d’ennemis -

 

Anne Lesures, une riche veuve, dame charitable, faisant profiter les indigents de dons, donne aussi un avis favorable concernant la jeune morte, même si la veille de la mort sur le bûcher, Isolda et elle s’étaient violemment disputées – un mystère de plus apparemment – cependant Anne Lesures veut aider Cranston et Athelstan dans leur enquête, elle a aussi connaissance du célèbre « Livre des Feux », contenant en principe le moyen de recréer le feu grégeois – ce livre qui était en possession de Walter Beaumont a disparu et le régent voudrait que les enquêteurs mettent la main dessus, lui aussi exige le secret de ce feu que même l’eau n’éteint pas -

 

en plus de cette enquête, frère Athelstan a un « miraculé » sur les bras dans son église où l’on célébrait la fête d’un saint – le lendemain matin d’une nuit de prières, l’homme s’est levé en hurlant qu’il était guéri, toutes ses blessures ont disparu comme enchantement, mème frère Philippe, le physicien des pauvres comme des riches, a constaté ce que prône le miraculé -

 

Avis personnel = une fois encore j’ai apprécié cett enquête du frère Athelstan qui doit faire face à des agressions au feu, en compagnie de John Cranston, car quelqu’un apparemment n’a aucune envie qu’ils enquêtent sur la disparition du « Livre des Feux » -

 

sinon comme à l’accoutumée dans cette série, le Londres médiéval n’ayant aucun secret pour son auteur, le professeur d’université Paul Doherty, il nous fait partager les affres de l’hiver au moyen-âge, la misère qui règne dans certains quartiers pauvres et mal famés de Londres, juxtaposant les quartiers aisés -

 

concernant le « miraculé » j’avais immédiatement compris le « miracle », par contre l’assassin tuant par le feu ceux qui condamnèrent la jeune Isolda Beaumont et tentant d’assassiner les enquêteurs, a été une totale surprise, un rebondissement auquel je ne m’attendais pas du tout.

 

 

 

 

6 mai 2026

A DYING FALL, d'Elly Griffiths

 

Titre original anglais = A Dying Fall

Auteur.e = Elly Griffiths – littérature anglophone UK

Titre français = la série n’est plus traduite à partir de ce roman-ci

Genre = polar à thème, archéologie, neo-nazisme, suprématistes blancs, messages anonymes, légendes arthuriennes, vacances, Blackpool, incendie criminel

 

Personnages = Ruth Galloway, archéologue, spécialisée en archéologie médica-légale ; inspecteur en chef Harry Nelson ; Michelle, son épouse ; Cathbad (Michael Malone), druide, chimiste, ex-archéologue ; sergent David Clough ; Pendragon, druide dans le nord ; Carol (Caz), amie d’études de Ruth ; Daniel Golding, archéologue, victime ; Sandy McLeod, inspecteur en chef à Blackpool ; Tim Heathfield, son sergent ; Clayton Henry, directeur de la section « histoire » à Pendle university ; Elaine Morgan et Guy Delaware, post diplômés, collègues de Dan Golding ; Sam Elliot, historien à Pendle, section histoire moderne de Boadicée à 2ème guerre mondiale ; Terry Durkin, légiste d’une société privée

 

Série = Ruth Galloway & inspecteur Harry Nelson

Place dans la série = 5ème enquête

 

Résumé = les vacances d’été sont arrivées pour Ruth Galloway et elle se réjouit de pouvoir souffler un peu et passer plus de temps avec Kate, 18 mois et pas sa langue en poche – c’est alors qu’elle reçoit un appel de son amie d’université, Carol (Caz), vivant dans la région de Blackpool et ayant totalement changé d’orientation, le travail d’archéologue n’enrichit pas vraiment celle ou celui qui le pratique -

 

elle annonce avec chagrin le décès de leur ancien compagnon d’études, Dan Golding, brillant archéologue qui venait de déclarer à Caz qu’il avait fait une découverte fantastique concernant le roi Arthur mais qu’il avait peur des conséquences de cette découverte – et quelques jours plus tard, Dan est retrouvé mort dans l'incendie de sa maison, porte fermée à clé de l’extérieur, lorsque les secours arrivèrent il était trop tard, Golding n’avait aucune chance de s’en tirer –

Ruth est désolée elle aussi et puisque la saison le permet, elle décide de partir dans le nord et Cathbad, le parrain de Kate, se propose de les accompagner, il a un ami guide dans la région -

 

Ruth avait demandé à Harry Nelson, l’homme de néanderthal mais néanmoins inspecteur de police, de se renseigner si possible concernant la mort de l’archéologue – du coup, Nelson qui déteste les vacances, et pour éviter que son épouse sophistiquée se rabatte sur les Seychelles, il décide qu’ils partiront dans le nord, à Blackpool, où vit sa famille – ce qu’il ignore c’est que Ruth Galloway a l’intention d’aller dans la région et le moins que l’on puisse dire est qu’il râlera lorsqu’il s’en rendra compte -

il est par contre enchanté de retrouver son ancien copain, devenu inspecteur en chef à Blackpool, pas loin d’être un néanderthal lui aussi, heureusement son efficace sergent est nettement plus correct -

 

Ruth Galloway rencontre le directeur de la Pendle, qui donne l’impression d’être un lapin effrayé, il ne peut guère la renseigner sur les découvertes archéologiques de Golding car l’archéologie ne l’intéresse pas du tout et sa supérieure encore moins, c’est une université qui préfère se concentre sur l’histoire avec un grand H, l’archéologie n’étant pas très lucrative -

lorsque Ruth veut vérifier les ossements découverts par Golding et confiés à un légiste d’une société privée, et lorsqu’elle les examine, ô surprise, les ossements sont ceux d’une personne morte récemment, qui donc a fait l’échange ?

Comme toujours personne dit ne rien savoir -

 

Galloway va découvrir que Pendle recèle un groupe de suprémacistes blancs « the White Hand » - seraient-ce ces derniers qui envoient des messages anonymes sur le portable de Ruth ainsi que des lettres anonymes sur son ordinateur ?

 

Pendant ce temps, Cathbad rend visite à son ami Pendragon – ce dernier semble aussi cacher un secret, et il est retrouvé pendu peu après la discussion avec Cathbad, il s’agit réellement d’un suicide car l’homme souffrait d’une tumeur au cerveau, il était en phase terminale -

 

pour Ruth Galloway, le danger semble se rapprocher, elle réalise qu’elle est suivie, mais par qui ? Et pourquoi ? Elle a reçu le journal intime de son ami Dan, mais cela justifie-t-il tout ce mystère ?

Qu’avait découvert Dan Golding qui risquait de remettre en cause tout ce que l’on savait sur le roi Arthur et ses légendes ?

 

Avis personnel = une bonne intrigue, très mystérieuse, avec un secret qui secouerait tout ce que l’on sait sur un personnage mythique -

 

j’ai bien aimé, par ce polar, passer quelques moments à Blackpool, une ville dans le nord de l’Angleterre (ou presque), qui est un lieu apparemment privilégié pour les vacances = le parc d’attraction « pleasure beach », un zoo et un grand aquarium –

en dehors des vacances, Blackpool est malheureusement devenue une zone peu plaisante -

 

la relation entre les personnages est pareille, sauf que Cathbad décide de rester quelque temps dans le cottage de son ami décédé – par contre Nelson continue à mériter son pseudo de l’homme de néanderthal, je me mets à la place de Ruth Galloway et me demande pourquoi elle le laisse la traiter d’une manière aussi désinvolte -

 

les collègues de l’archéologue assassiné sont mystérieux eux aussi et on se demande si c’est là qu’il faut chercher le ou les coupables –

beaucoup de mystère jusqu’à la découverte du coupable, en fin de livre, avec un moment d’intense suspense -

30 avril 2026

JOLI MAI ENSOLEILLE

 

en cette journée de fête des travailleurs, je vous envoie avec plaisir, du haut de ma mini-terrasse, ce bouquet de muguet dont j'espère que chaque clochette tintinnabulera des moments de bonheur pour tous et toutes, pour toute une année au moins - 

12 avril 2026

LE BONHEUR SUR ORDONNANCE, de Barbara Abel

 

Titre original = le Bonheur sur Ordonnance

Auteur.e = Barbara Abel – littérature belge

Genre = psychologie, humour, maladie, crises de rage incontrôlées,

 

Personnages = la famille Cinet-Vailliant = Méline, Vincent et leurs enfants Agnès et Oscar ; Jean et Suzanne, les parents de Méline ; Sonia, sa sœur cadette ; Samia et Cathy, ses deux meilleures amies ; Fred, copain deux fois divorcé de Vincent ; docteur Leroy ; mr Mosselman, psychothérapeute ; madame Salima, assistante sociale ; Delvaux, sous-directeur de l’agence de publicité ; Gisèle, animatrice d’un atelier de « rigologie »

 

Résumé = lorsque son médecin annonce à Méline Vailliant qu’elle a une maladie incurable, une forme de cancer qui s’attaque au gène H, et que le seul remède est le bonheur, la jeune femme tombe de haut car elle s’estimait heureuse dans son couple et sa vie de mère – bon, évidemment les derniers temps il y a eu quelques fameux pétages de plomb, mais alors grave de chez grave, mais n’est ce pas le cas de tout le monde ?

Pas selon le docteur Leroy et il n’y a pas de médicament, sauf se mettre à surtout penser un peu plus à soi – c’est aussi l’opinion du psychothérapeute que son médecin lui a recommandé -

 

à partir de maintenant, il faudra quelle soit heu-reuse ! Comment ? Surtout que mine de rien, il y a des jours où son couple bat de l’aile à cause de ses moments de rage quand la situation lui échappe – avec les enfants c’est pareil, quel cirque pour leur chat qui a disparu – à l’agence où elle travaille en qualité de graphiste, le sous-directeur va prendre sa retraite et bien qu’elle ait décidé de soutenir son collègue David, la jeune femme se dit qu’elle aussi pourrait briguer se poste et la crise de colère qu’elle va piquer ne va pas lui donner bonne presse auprès de ses collègues -

 

puis il y a le prof de français de sa fille, un vrai sadique, qu’Agnès a envoyé dans les bégonias et le bonhomme est particulièrement mesquin et rigide concernant l’éducation parentale, aussi a-t-il décidé de porter plainte contre la mère afin, si possible, lui ôter la garde de ses enfants – comme en plus le gentil petit Oscar a utilisé en dernière maternelle une expression de charretier, sa jeune institutrice regarde aussi Méline d’un drôle d’oeil – de plus, celle-ci a carrément menacé un gamin d’une classe au-dessus d’Oscar de ne plus toucher à son fils -

 

comme si cela ne suffisait pas, il y a encore sa sœur cadette Sonia qui a décidé de faire un bébé toute seule et elle annonce cela, au cours d’un dîner familial, la réaction des parents est absolument savoureuse, la mère fait presque un infarctus – et encore ils ne connaissent pas la suite du secret de Sonia, à Méline et Vincent, elle fait son « coming out », elle a rencontré la femme de sa vie -

Méline a décidé de suivre un dimanche de formation en rigologie, vous riez tout le temps et finalement vous finissez par être heureuse dans n’importe quelle situation – si seulement c’était aussi simple -

 

lorsque Vincent, exaspéré par les sautes d’humeur de sa moitié, décide de la quitter pendant quelque temps avec les enfants, Méline craque, avoue sa maladie à son mari, s’écroule et se retrouve à l’hôpital dans le coma -

 

Avis personnel = Barbara Abel, l’une des « reines » du polar belge, se livre ici à une jolie « feel good » histoire -

alors que je trouve son style d’écriture pas toujours très convaincant (je suis devenue difficile au fil du temps =^-^=), ici elle offre une prestation d’écriture qui me plaît beaucoup, avec vocabulaire choisi et surtout une énorme dose d’humour -

et quelques situations carrément loufoques -

 

tous les personnages sont étudiés à la loupe, et celui de Méline est réellement bien observé, toutes les mères et épouses pourront se retrouver dans cette jeune quarantenaire au bord du gouffre – je crois aussi que bien des lecteurs/trices se reconnaîtront dans les autres personnages = les parents fervents catholiques, toujours la critique aux lèvres, la sœur cadette qui sort du placard, l’adolescente qu’on n’arrive plus à gérer et le plus jeune, sensible, mais casse-pieds quand même –

sans oublier les autres satellites qui se retrouvent sur le chemin de Méline (collègues, profs, etc) ; en tout cas, en son temps, j’aurais aimé rencontrer une assistante sociale aussi compréhensive que madame Salima

 

le bonheur, actuellement on vous assène cela comme un besoin vital à force de livres de psychologie, parfois franchement de comptoir, j’en ai lu quelques uns, certains sont de bon conseil, d’autres sont carrément à jeter car gnangnan – Fabrice Midal, Frédéric Lenoir, Christophe André sont parmi mes préférés, mais c’est surtout Carl Gustav Jung qui a ma faveur -

 

entre les chapitres, l’auteure nous a donné quelques jolies formules sur le bonheur de la part d’écrivains connus, ou pas – ce qui m’a surtout étonnée c’est que Barbara Abel cite surtout des citations d’hommes – les femmes n’auraient donc pas d’opinion sur le bonheur ?

 

il y en a une de Sacha Guitry avec ses formules à l’emporte-pièce comme ceci = le bonheur à 2, ça dure le temps de compter jusqu’à 3

je suis une grande « fan » de Sacha Guitry -

 

par certains aspects, et bien que comparaison ne soit pas raison, ce roman m’a fait penser aux écrits de Fabrice Caro -

 

 

 

 

 

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