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mon bonheur est dans la ville

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2 juin 2025

LIENS D'AMIS 2

LIENS D'AMIS 2
je fais un petit essai d'ajout de blogs intéressants, il y en a beaucoup d'autres - je pourrai peut-être les ajouter au fur et à mesure - en épinglant cet article en haut de mon blog, on pourra peut-être se partager de bons moments le goût des livres...
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11 mars 2026

DARK IS THE GRAVE, de T.G. Reid

 

Titre original = Dark is the Grave

Auteur.e = T.G. Reid – littérature anglophone U.K./Ecosse

Titre français = Noire est la Tombe

Genre = polar, vengeance, copycat, environs de Glasgow(Kilwinnoch), affaires internes, syndrome de stress post-traumatique

 

Personnages = inspecteur en chef Duncan Bone ; inspectrice Walker, son assistante ; superintendent Gallacher, RCUleur supérieur direct ; inspecteur Mullens ; policier Will Harper, spécialiste de l’informatique ; Andrew Cash, légiste ; Sam Tizier, policier, archives, victime ; policière Hazel Garvey, victime ; procureur général McLean, son mari ; enquêtrice Tennyson, affaires internes d’Edimbourg

 

Série = inspecteur en chef Bone

Place dans la série = 1ère enquête

 

Résumé = en prologue on assiste à l’agonie et la mort de la jeune policière Hazel Garvey -

Duncan Bone, inspecteur en chef de la section RCU (Reveal Crime Unit) est depuis près d’une année en congé de maladie ; après que le tueur en série qu’il voulait arrêter s’est fait exploser face au policier, celui-ci a été gravement blessé et souffre désormais de stress post traumatique ; les conséquences de cette explosion n’a pas seulement eu des répercussions sur la santé de Bone, mais lui a aussi causé la séparation avec son épouse et du coup il voit très peu son petit garçon –

 

Bone sait que l’homme mort était bien le tueur en série recherché par tous, mais l’avocat-procureur général McLean noircit sa réputation, en prétendant que l’homme était innocent ! surtout lorsqu’il apprend le décès de son épouse, victime d’un copieur des crimes de celui qu’on définissait par « peek-a-boo » (coucou) – le procureur alimente même la presse locale à scandales, salissant encore plus la réputation de Bone -

 

cependant, après le meurtre de la jeune policière, le supérieur de Duncan Bone fait en sorte qu’il revienne au travail – sa connaissance du tueur en série (peek-a-boo) sera nécessaire à l’enquête , Meiklejohn junior s’en prenant surtout aux policiers et policières – Hazel Garvey sera-t-elle la première victime d’une nouvelle série ? Après que Bone est allé discuter avec le père Meiklejohn et le mari de la victime, Edimbourg envoie une inspectrice des affaires internes afin de juger si l’inspecteur en chef Bone était réellement apte à reprendre du service –

heureusement Bone peut compter sur son assistante directe et sur toute son équipe, mais tellement certain qu’il a raison, il commet des erreurs de jugement, et la presse à scandales n’hésite pas à parler de sa totale incompétence – bientôt même son supérieur et ami ne pourra plus le défendre –

lorsqu’on découvre qu’un policier en charge des archives est aussi tué, Bone sait qu’il a affaire à un imitateur – néanmoins, on lui retire l’enquête pour faute professionnelle, pourtant il sait qu’on va s’en prendre à d’autres policiers -

ce n’est pas parce que l’enquête lui est retirée qu’il abandonne -

 

Avis personnel = positif concernant l’enquête et les personnages – toutefois, l’auteur est écossais et le fait savoir dans son écriture –

moi qui me vante de me débrouiller en anglais, j’ai tout ce même eu quelques moments difficiles lorsque Reid fait parler ses protagonistes avec « l’accent écossais », je me demande d’ailleurs ce que cela donne à la traduction (un peu comme Montalban de Andrea Camilleri et son dialecte sicilien) -

pour l’écriture, je préfère et de loin Ian Rankin -

 

sinon, effectivement les caractères sont bien décrits = l’inspecteur souffrant de stress post-traumatique, torturé par des cauchemars où il revit une partie de ce qui lui est arrivé, est très crédible, mais tellement fonceur que forcément autour de lui on se pose des questions ; il n’est, malgré tout, pas alcoolique, mais très malheureux d’avoir perdu son épouse et son fils -

 

ses deux antagonistes principaux sont également intéressants, un procureur qui a toutes les cartes en main pour faire renvoyer l’inspecteur et qui est d’une agressivité à faire peur et le journaliste, qui ne mérite pas ce titre, seulement avide de sensation et qui noircit l’inspecteur -

 

quelques rebondissements et surtout la révélation de la personne coupable pimentent bien le récit (je ne l’avais pas deviné ce qui est bon signe) – comme il s’agit d’une série, je lirai certainement d’autres polars de la série, même si j’aurais aimé un peu plus de description de l’Ecosse et Glasgow -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 mars 2026

ROSA & BJORK, de Satu Ramo

 

Titre original = Rosa & Bjork

Auteur.e = Satu Ramo – littérature islandaise

Titre français = Rosa & Bjork

Titre anglais = the Grave in the Ice

 

Genre = polar, drogue, problèmes familiaux, disparition d’enfants, magouilles, thérapie par le tricot, covid, procédure policière

 

Personnages = Hildur Runarsdottir, détective ; Elisabet (Beta) Baldurdottir ; Jakob Johanson, stagiaire finlandais, assistant d’Hildur ; Tinna, tante d’Hildur ; Herman Hermansson, homme d’affaires véreux, victime ; Hakon Bjarnason, légiste ; Disa, technicienne de surface ; Hlin Jonsdottir, journaliste ; Rakel, mère d’Hildur et des enfants disparues

 

Série = détective Hildur Runarsdottir

Place dans la série = 2ème enquête

 

Résumé = en guise de prologue = en novembre 1994, on suit un automobiliste chargé de recueillir 3 petites filles à l’arrêt du bus, il n’en trouve que deux, puis poursuit sa route -

en été 2008, deux hommes discutent, un médecin et un homme d’affaires peu scrupuleux, ils arrivent à un accord qui serait fructueux pour le médecin -

 

en février 2020, l’inspectrice Hildur effectue un remplacement à Reykjavik ; elle éprouve encore de la tristesse d’avoir perdu son ami Freysi, mais cela ne l’empêche pas d’avoir une aventure avec un Finlandais en vacances ; l’idylle, si on peut parler d’idylle dans les rendez-vous tiktok, l’idylle donc est de courte durée car sa cheffe la rappelle à Isafjördur, un homme a été abattu sur une piste de ski -

 

Hermann Hermannsson n’était pas exactement un homme sympathique, connu pour ses prises de position politiques plus que douteuses et surtout pour avoir pas mal d’ennemis –

la procédure policière va s’avérer difficile, des témoignages qui se contredisent, par exemple sa secrétaire rigide n’a que des louanges à son sujet, ses maîtresses par contre n’en disent pas du bien, l’une d’entre elles surtout a des photos prises par l’homme d’affaires et qu’il avait bien l’intention d’utiliser afin d’exercer un chantage sur le mari qui est membre d’un parti politique opposé -

 

Hildur pourtant pense qu’il y aurait un lien avec un accident d’avion, assez curieux, le bouchon du carburant ayant été perdu et l’avion s’est écrasé – cela surprend tout le monde que l’inspectrice lie les deux affaires -

 

ce sont les balles d’un fusil de marque très particulière qui vont mettre les enquêteurs sur la bonne piste -

mais également une affaire très violente impliquant le fils d’Hermannsson – lorsque l’affaire sera complète, Hildur donnera tous les papiers nécessaires à son amie journaliste -

 

Avis personnel = après avoir terminé le premier volet de ce que l’on fait passer pour une trilogie, mais qui comportera 5 livres, je n’ai pu m’empêcher d’immédiatement enchaîner avec ce 2ème opus et comme précédemment, je n’ai pas du tout été déçue, au contraire -

j’aimerais que les maisons d’édition n’attendent pas un an entre chaque volume (parenthèse personnelle)

 

le polar comporte pas mal d’analepses, notamment concernant Disa, jeune femme ayant vécu dans la précarité, et là on réalise que, ce que d’aucuns considèrent comme un pays où tout est bien, est aussi un pays, à Reykjavik surtout, où règne la précarité, une économie sociale plus que difficile avec les prix des logements abusifs, pas mal de magouilles économiques et financières, notamment sur les terrains à bâtir, et bien entendu, les magouilles policières -

 

sinon, je trouve plaisant à lire, des policiers/policières qui ne sont pas alcooliques ; non pas qu’ils/elles n’aient pas de problèmes personnels, cependant ils/elles restent empathiques -

par exemple Jakob, le sympathique finlandais adjoint d’Hildur a bien l’intention de se battre pour avoir plus de droits avec son petit garçon, sa mégère d’ex-compagne se faisant un plaisir de couper court à leurs conversations téléphoniques, d’autant plus qu’un nouveau personnage est entré dans la danse -

quant à Beta, elle a des problèmes de couple et souffre du virus covid, dont il est beaucoup question dans le roman -

j'ai aussi apprécié les descriptions de paysages et de mythologies islandaises

 

le roman comporte pas mal de chapitres concernant Rakel, la mère des petites filles disparues, une femme que l’on découvre comme très malheureuse en ménage – on découvre également le sort des deux petites disparues il y a 25 ans -

 

bref, je ne peux que recommander les deux polars de cette série et surtout la lecture des chroniques d’Aifelle, Dasola et Hedwige -

 

 

 

 

 

8 mars 2026

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

j'ai déjà eu souvent l'occasion de parler de cette journée des droits des femmes - (voir l'une des petites chroniques à ce sujet)

personnellement cela devrait être tous les jours, mais soit !

 

il est regrettable de constater que "A travail égal, salaire égal" n'est toujours pas d'application, que les femmes sont encore et toujours victimes de harcèlement, que ce soit physique ou moral, bref les mentalités ne bougent pas très vite, et j'aurais même (mauvaise langue que je suis) envie de dire que au contraire, on régresse -

 

dans le monde musical, les femmes aussi ont dû se battre - la radio classic21 leur rend hommage - notamment Nina Simone à qui fut refusée l'entrée d'une académie musicale à cause de la couleur de sa peau

photo prise sur le site Classic2&

 

c'était ma modeste contribution du jour, de l'année - 

à l'année prochaine

1 mars 2026

DU DOMAINE DES MURMURES, de Carole Martinez

 

Titre original = du Domaine des Murmures

Auteur.e = Carole Martinez – littérature francophone

Genre = roman historique, anachorète, religion, croisades, inceste, moyen-âge

 

Personnages = Esclarmonde, fille du seigneur des Murmures ; son père ; Jehanne, sa sœur de lait ; Lothaire de Montfaucon, son fiancé ; Amey de Montfaucon ; Thierry, archvêque ; Elzéa, fils d’Esclarmonde ; Douce, 2ème épouse du père

 

Résumé = le jour de ses 15 ans, Esclarmonde est dans l’église pour épouser Lothaire de Montfaucon ;  au moment de prononcer les paroles qui la lieront au jeune chevalier, elle refuse, se coupe l’oreille, et un agneau entre dans l’église au même moment – tout le monde, y compris l’archevêque Thierry, crie au miracle -

la jeune fille veut être recluse, comme sainte-agnès, on lui construit donc une petite cellule, mais la nuit précédant son enfermement, elle est violentée et de ce viol naîtra un petit enfant, qu’elle gardera dans sa cellule jusqu’à ce que l’enfant devienne trop grand pour passer par les barreaux, il sera recueilli par Ivette une des jeunes femmes travaillant au château et puis ce sera Douce, la deuxième épouse du seigneur des Murmures qui l’adoptera -

 

Lothaire, l’ex-fiancé, a soudain été touché par la foi et désormais est devenu troubadour, tous ses chants sont pour Esclarmonde – il vient les lui chanter, lui raconter des poèmes, bref il n’est plus cet homme qui basculait les filles, servantes et fermières dans les champs – il a planté un rosier à côté de la cellule -

 

pour tous, elle est pratiquement une sainte, sa cellule est régulièrement visitée par des voyageurs, faisant même le détour pour la voir, lui parler, lui demander conseil – cette vie de recluse qu’elle voulait loin du monde, ne sera cependant pas aussi silencieuse qu’elle le souhaitait, tout le monde veut être touché par elle –

elle est à la croisée des mondes, celui des vivants et les autres, alors évidemment elle attire -

 

dans ses songes, elle « voit » la croisade qu’elle a exigé de son père, il partira en compagnie de deux des frères d’Esclarmonde, elle « voit » aussi à travers de ce qu’on lui raconte, cette croisade, c’est comme si elle y participait -

 

Avis personnel = je crois que je vais, une fois encore, être la brebis galeuse de la blogosphère car ce livre 

magnifiquement écrit m’est passé par dessus la tête -

toute cette exaltation religieuse de la part d’Esclarmonde m’a vraiment agacée –

 

pourtant j’acquiesce à cette décision de ne pas accepter que l’on décide de son avenir pour elle, elle ne veut pas devenir un « ventre », elle a vu sa mère mourir lors de son dernière accouchement, ce destin-là elle n’en veut pas –

 

mais en dehors de cette théorie-là, je n’ai guère été touchée que ce soit par le personnage ou ceux qui gravitent autour d’elle -

c’est fort dommage car je le dis plus haut, l’écriture est réellement très belle -

 

 

 

 

 

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1 mars 2026

HITCHCOCK S'EST TROMPE, de Pierre Bayard

 

Titre original = Hitchcock s’est trompé

Auteur.e = Pierre Bayard – littérature francophone

Genre = théories personnelles, fil rouge, cinéma USA, analyse, voyeurisme, meurtre en circuit fermé, paranoïa

 

Personnages = dans le film « Rear Window » d’Alfred Hitchcock = L. Jefferies (Jeff), photographe de presse ; Lisa Fremont, mannequin ; Stella, infirmière soignant Jeff ; Tom Doyle, détective privé ; Lars Thorwald, suspect

 

Résumé & avis personnel = alors que l’été est particulièrement chaud dans Greenwich Village, quartier des artistes à Manhattan, le photographe de presse et grand voyageur Jefferies est immobilisé par une jambe cassée, il ne peut s’empêcher, par la fenêtre ouverte, de regarder les différents habitants de la cour, microcosme de société, regroupant une danseuse, un sculpteur, une femme d’âge moyen seule et malheureuse, un vieux couple avec chien-chien, un couple de jeunes mariés, et, finalement, la fenêtre où un couple semble passer son temps à se disputer – Lisa, sa petite amie, passe régulièrement le voir dans la journée ou la soirée -

 

à force de s’imaginer la vie de ses voisins, Jeff en vient à soupçonner le mari du couple qui se dispute sans arrêt (non non pas les jeunes mariés, ceux-là s’enferment pour des raisons bien évidentes), le mari donc devient suspect aux yeux de Jeff, persuadé que l’homme a tué son épouse – il en parle à Stella, à Lisa et demande même l’aide d’un copain détective privé -

tout de petit monde se moque d’abord de lui, Stella le traite même de voyeur, ça ne se fait pas de passer son temps à épier les voisins – et puis, petit à petit, les mêmes qui se moquaient, finissent par croire Jeff qui leur dit que le mec sort la nuit avec des grosses valises et qu’il a même fait venir un camion pour embarquer une malle – que contient la malle ? L’épouse coupée en morceaux ?

 

Je l’ai déjà dit, et je me répète, le philosophe Pierre Bayard est pour moi l’apôtre des théories personnelles particulièrement fumeuses – j’avais aussi dit précédemment que je ne le lirais plus, mais je n’y peux rien, ses théories m’attirent comme une mite vers la lumière -

 

ici il s’en prend aux critiques cinématographiques et aux spectateurs qui n’ont rien compris au film « Rear Window » (Fenêtre sur Cour en français) –

selon Bayard (sans peur mais non sans reproche), partant du postulat que tous les films d’Hitchcock possèdent un même fil rouge, à savoir le faux coupable (ceci après un traumatisme d’enfance) et du coup, celui que Jeff et ses « associés » soupçonnent ne serait pas le coupable, malgré la malle et les valises – le détective privé, copain de Jeff, a même fait des recherches, qui n’ont rien donné –

donc pour Pierre Bayard, le vrai crime est autre, tout le monde (sauf lui) n’a rien compris, dans la genre n’importe quoi, c’est pas mal et j’ai bien ri à tous ces chapitres farfelus et bien distrayants -

j’ai mis ce livre dans la catégorie « mystère en chambre close » car on se trouve dans une petite cour intérieure, avec une ruelle, mais chacun restant plutôt chez soi ; d’accord c’est un peu tiré par les cheveux mais croyez-moi, à côté de Pierre Bayard, je suis claire -

 

1 mars 2026

HILDUR, de Satu Ramo

 

Titre original islandais = Hildur

Auteur.e = Samu Ramo – littérature islandaise

Titre français = Hildur

Titre anglais = The Clues in the fjord

 

Genre = polar, pédophilie, problèmes parentaux, magouilles économiques et politiques, thérapie par le tricot, drogue, don de double vue, magouilles politiques et économiques

 

Personnages = Hildur Runarsdottir, détective ; Elisabet (Beta) Baldurdottir ; Jakob Johanson, stagiaire finlandais, assistant d’Hildur ; Freysi Gunnarsson, professeur de sport, ami d’Hildur, victime ; Tinna, tante d’Hildur ; Hakon (surnom à la hache), légiste ; Siggi, livreur de pizza ; Tumi Jonasspn, détective en charge des enfants disparus à Reykjavik 

 

Série = détective Hildur Runarsdottir

Place dans la série = 1er dans la série

 

Résumé = Islande 2019 - Hildur, inspectrice de police à Isafjördur, en plus des crimes ou autres petits délits, est également en charge de l’unité « Enfants disparus », un choix qui n’est pas innocent puisque ses deux petites sœurs ont disparu il y a 25 ans – elle avait débuté sa carrière de policière dans cette même section à Reykjavik pour ensuite rejoindre la ville de son enfance, dans la région des Fjords de l’Ouest – la disparition de ses petites sœurs pèse lourd sur les épaules d’Hildur, malade ce jour-là elle avait dû rester au lit, alors que d’habitude elles retournaient ensemble de l’école -

 

pour éliminer le stress, Hildur passionnée de sport, fait régulièrement du surf, quelle que soit la température – elle entraîne parfois son voisin et ami/amant Freysi dans les ondes, mais il préfère de loin qu’ils fassent du jogging ; leur relation est attachante, chacun aime être chez soi mais ils apprécient beaucoup le temps qu’ils passent ensemble – un autre jour de la semaine, toujours le même, Hildur passe chez sa tante qui l’a élevée -

 

Hildur est une détective efficace et a de la chance d’avoir une cheffe qui respecte ses idées, ses « intuitions » et lui laisse les mains libres la plupart du temps – là on vient de lui adjoindre un nouvel assistant, un policier finlandais en stage en Islande, qui s’est découvert une passion pour le tricot, qui l’aide à gérer le stress provoqué par son ex-femme qui a oeuvré pour la garde de leur petit garçon, Matias, et elle a tellement bien oeuvré, que Jakob n’a qu’un droit de visite très limité et même cela la mégère parvient à le saboter dès qu’elle en a l’occasion -

 

leur première enquête ensemble est celle d’un vieux pédophile notoire, à la suite d’une avalanche ; à sa surprise on découvre des petits sacs, qu’Hildur reconnaît être ceux de ses petites sœurs, mes les ossements dans un des sacs sont ceux d’un jeune animal – dans la bouche du mort, une mèche de cheveux blonds et le légiste découvre que l’homme a été tué avant l’avalanche ; deux autres crimes similaires sont découverts et eux aussi ont une mèche de cheveux blonds dans la bouche -

cela fait songer à la mort d’une jeune randonneuse quelques mois auparavant et même détail sordide -

des enquêteurs de la capitale sont envoyés à Isafjördur pour accélérer l’enquête qui laisse peu d’indices, sauf quelqu’un de massif, enveloppé dans des vêtements noirs, a été entr’aperçu non loin des lieux des crimes et compte tenu du même modus operandi, il est évident que les meurtres ont été soigneusement planifiés

 

Avis personnel = très positif, voilà une série que je veux suivre – j’en suis à présent au 2ème opus et je suis tout aussi emballée – contrairement à ce qui est présenté comme une « trilogie », il y a en réalité 5 livres au total -

Hildur est un personnage des plus sympathiques, on sent bien qu’elle porte une culpabilité sur ses épaules, alors qu’elle n’est responsable de rien dans la disparition de ses petites sœurs, elle refuse même d’en parler avec sa tante maternelle, femme chaleureuse qui l’a élévée, elle lui prépare un repas particulier dont sa nièce raffole, j’avoue que les détails concernant la cuisine islandaise m’ont laissée froide, cela doit peser lourd sur l’estomac -

la jeune inspectrice est une grande sportive, elle passe son temps libre sur sa planche de surf ; elle a cependant un problème qu’elle réfute, elle semble avoir hérité d’un don de double vue comme sa grand-mère, cela se témoigne chez Hildur par un profond malaise -

 

l’intrigue est vraiment bonne, la procédure policière est souvent frustrante lorsqu’on a très peu d’indices, il y a quelques personnages secondaires intéressants mais pas autant que le principal trio Hildur/Beta/Jakob

 

je suis « en retard » dans la blogosphère pour parler de ce qu’on surnomme « Nordic blue » en anglais – personnellement il me semblerait plus évident d’intituler cette série de polars « Nordic noir » (oui je sais, je suis une pinailleuse =^-⁼)

 

étant parmi les derniers/dernières à m’être lancée dans la série, je vous propose de découvrir les avis de Dasola, Aifelle, Hedwige – je ne peux malheureusement pas vous donner le lien direct vers leurs chroniques, mon nouvel ordi a une vie personnelle qui m’empêche de poster normalement -

18 février 2026

EN MODE PAUSE TEMPORAIRE

petite pause - vacances, fatigue, etc

à bientôt

28 janvier 2026

VIE PRIVEE, de Rebecca Zlotowski

 

Titre original = Vie Privée

Réalisateur/Réalisatrice = Rebecca Zlotowski

Scénaristes = Anne Berest/Gaëlle Macé/Rebecca Zlotowski

 

Genre = thriller psychologique, drame, meurtre, paranoïa

 

Acteurs/Actricest/Personnages = Jodie Foster/Lilian Steiner ; Daniel Auteuil/Gabriel Hadddad ; Virginie Efira/Paula Cohen-Solal ; Mathieu Amalric/Simon Cohen-Solal ; Vincent Lacoste/Julien Haddad-Park ; Luana Bajrami/Valérie Cohen-Solal ; Noam Morgensztern/le patient fumeur ; Sophie Guillemin/l’hypnothérapeute

 

 

Résumé = la psychiatre Lilian Steiner a contruit des défenses autour d’elle, une psychiatre n’étant pas supposée avoir des liens de sympathie avec ses patients, sauf avec la douce Paula, apparemment, puisque à la suite d’un appel téléphonique de la fille de cette dernière, les larmes de Lilian n’arrête pas de couler -

pendant ce temps, elle a affaire à un patient qui peu agréablement lui signale que grâce à une hypnothérapeute il a déjà cessé de fumer en 4 jours, alors qu’avec elle, Steiner, cela fait des années qu’il fumait toujours, d’ailleurs sur les conseils de son épouse, ils vont la traîner devant le tribunal -

Lilian Steiner écoute cela avec un brin d’arrogance, et il faut le dire, elle s’en fiche -

par contre elle se rend à la veillée pour Paula, d’où elle est éjectée par le mari qui l’insulte et dit que c’est à cause d’elle que sa femme s’est suicidée –

 

Lilian ne croit pas du tout au suicide, elle est au contraire convaincue que c’est le mari qui l’a tuée et elle décide de faire appel à son ex-mari, ophtalmologue, pour l’aider à prouver qu’elle a raison, elle se sent même menacée par la fille de Paula qui semble vouloir s’incruster dans sa vie – vu sa rigidité personnelle, Lilian a des relations très difficiles avec son fils, elle préfère ne pas s’attacher à son petit-fils, bref on n’éprouve pas une grande sympathie pour elle -

 

petit à petit s’installe chez Steiner une véritable paranoïa, son appartement a été cambriolé, apparemment l’intrus recherchait la cassette de la dernière séance de psychothérapie de Paula – Lilian va même aller jusqu’à consulter l’hypnothérapeute, qui va ouvrir ce qu’elle appelle une porte pour que sa patiente découvre la vérité -

quelle vérité ? Pas le crime de Paula en tout cas -

 

 

Avis personnel = bon thriller psychologique, ou comment une idée fixe mène une psychiatre à vouloir absolument avoir raison -

 

je le reconnais, je suis allée voir ce film (exceptionnellement retour en salle obscure) tout d’abord pour cette excellente actrice qu’est Jodie Foster dont le français tout aussi excellent, mais cela je le savais déjà non seulement pour l’avoir vue et entendue dans des interviews, mais aussi pour son interprétation dans « un long dimanche de fiançailles » -

dans ce rôle de psychiatre, plutôt rigide, on vit sa paranoïa avec elle et jusque au bout de l’histoire on voudrait savoir si elle a raison -

 

Daniel Auteuil ajoute une touche d’humour de temps à autre dans le rôle du mari sympathique qui soutient son ex-épouse dans sa quête de vérité – leur fils, interprété par Vincent Lacoste, est vrai aussi -

 

j’ai été agréablement surprise de revoir, dans un rôle très court, Aurore Clément/la tante de Paula, mais ce rôle ressemble plutôt à de la figuration tant il est court, bien qu’important pour l’histoire -

sinon il y a le patient fumeur, qui voudrait ne plus fumer et qui devient menaçant, tout comme est menaçant Mathieu Amalric dans le rôle du veuf, pas vraiment éploré – je n’ai jamais été une grande fan d’Amalric, donc cela ne m’a guère étonnée qu’il interprète un rôle bien peu sympathique (opinion toute personnelle) -

 

le suspense fonctionne bien, la psychiatre est-elle oui ou non en train de s’inventer un crime ?

 

23 janvier 2026

FROM CRADLE TO GRAVE, de Rhys Bowen

 

Titre original = From Cradle to Grave

Auteur.e = Rhys Bowen – littérature anglophone USA/UK

Titre français = non encore traduit, mais cela devrait se faire puisque la série a été traduite

Genre = polar historique, vengeance, accidents ou crimes ?, intrusion familiale

 

Personnages = Georgiana & Darcy O’Mara ; James, leur petit garçon ; Queenie, ex-femme de chambre, aide-cuisinière ; Fig (Hilda), duchesse de Rannoch, belle-sœur ; Nanny Hardbottle ; mrs. Holbrook, gouvernante d’Eynsleigh ; Maisie, femme de chambre, nanny temporaire ; Belinda Warbunton-Stoke, amie de Georgiana ; Trudi, sa femme de chambre autrichienne ; princesse Zamanska (Zou Zou), amie des O’Mara ; Augustus (Gussie) Gomsley – les jeunes gens accidentés = Sebastian Inchcliffe/Algie Beauchamps/Leonard Smithers/Rupert Warbunton-Stoke

 

Série = Her Royal Spyness

Place dans la série = 19ème enquête

 

Résumé = fin février 1937 , le roi Edward VIII vient d’abdiquer afin de pouvoir épouser l’ambitieuse mrs. Simpson -

Georgiana O’Mara profite de l’agréable sensation de calme qui règne à Eynsleigh, les moments privilégiés qu’elle passe avec son petit garçon – c’est alors qu’elle réalise que se réjouir du calme est toujours dangereux car le ciel peut vous tomber sur la tête ; et c’est ce qui va se produire avec l’arrivée d’une nanny pour James, une bonne femme rigide, qui se montre immédiatement intransigeante non seulement sur les horaires, sur l’alimentation et surtout sur la manière dont Georgiana s’occupe de son petit garçon ; nanny Hardbottle est envoyée par Fig, la belle-sœur de l’enfer, et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que débarque ladite belle-sœur, aussi intransigeante que la nanny qu’elle a engagée, estimant que Georgiana est incapable d’être en charge d’une propriété comme Eynsleigh – Fig, on l’a très vite compris, déteste son château en Ecosse où le chauffage ne fonctionne pas aussi bien et où le chef ne cuisine pas aussi bien que le chef Pierre -

 

dépassée par les événements, Georgiana n’est que trop contente de voir débarquer ZouZou, princesse Zamanska aussi intrépide que farfelue, critiquée bien sûr par la belle-sœur qui ne cache pas son racisme, tout comme elle n’hésite pas à émettre une opinion sur les mœurs soi-disant légère de Belinda, meilleure amie de Georgie, venue aussi passer quelques jours à Eynsleigh -

tant la princesse que la meilleure amie ne peuvent pas supporter l’ambiance créée par ces deux pestes (la nanny et la belle-sœur) et puisque James doit être sevré, Georgie accepte de se rendre à Londres avec elles pour une nuit seulement -

 

Zou Zou lui confirme qu’elle part dans le Derbyshire où une amie vient de perdre son fils unique, dans un accident automobile, alors que le jeune homme avait l’habitude des rallyes –

lorsque Georgie et Belinda se rendent au Claridge pour l’apéritif, un copain de jeunesse les reconnaît et de fil en aiguille, Gussie leur parle d’un copain, Leonard Smithers s’étant noyé, alors qu’il était un nageur émérite, il a eu une crise d’asthme et son vaporisateur n’a pas fonctionné ; il leur parle aussi d’un copain commun, un as des courses de hors bord, dont le bateau a explosé au cours d’un entraînement de vitesse -

quant à Belinda, elle doit se rendre au pays de Galles, où un cousin a perdu la vie dans un accident d’escalade alors qu’il s’entraînait pour l’Hymalaya, la corde ayant été sectionnée apparemment -

 

là cela fait beaucoup de jeunes gens, tous des fils uniques de bonnes familles, soit des pairs du royaume ou de la haute bourgeoisie, morts dans des circonstances étranges, mais classées comme accidents – Zou Zou et Belinda demandent à Georgie de se renseigner, par le passé n’a-t-elle pas déjà résolu des meurtres ? Leur amie en parle à Darcy, son mari travaillant pour le ministère des affaires étrangères, ayant des entrées au Yard –

Darcy n’est pas emballé à l’idée que son épouse se mette à enquêter, on le sait les détectives amateurs ne sont pas toujours à l’abri du danger -

pourtant, au fur et à mesure de ce qu’elle découvre, Georgiana découvre qu’un mystérieux motocycliste était dans les parages des accidents ? Qui est-il ? Est ce un hasard ? Est ce un complot d’extrémistes de l’IRA ou du parti communiste ?

 

Enhardie par son enquête, se sentant d’humeur batailleuse, Georgiana décide de mettre les choses au point avec sa belle-sœur qui se croit chez elle, qui a renvoyé Queenie et qui fait immédiatement ses valises, OUF -

et elle met aussi les points sur les i avec la nanny, qui donne immédiatement sa démission –

 

elle va évidemment  découvrir la vérité sur les « accidents » -

 

 

Avis personnel = positif, parce que j’aime cette série – l’enquête commence assez tardivement dans l’histoire, avant cela la malheureuse Georgiana doit subir des crises familiales assez agaçantes, autant agaçantes pour elle qu’à les lire -

mais lorsque la puce est mise à l’oreille de notre héroïne et son époux, cela démarre sur des chapeaux de roues et le suspense fonctionne fort bien -

 

je suis cette série depuis son début (et dans l’ordre pour une fois, vu les évolutions dans la vie des Rannoch/O’Mara – on traverse quelques régions britanniques, surtout vers le nord, ce qui en cette fin d’hiver ne semble pas particulièrement agréable, mais je suis une amoureuse des paysages anglais, donc j’ai suivi ces pérégrinations avec plaisir ; comme je l’ai dit, le suspense fonctionne bien, on résout les interrogations  -

 

en dehors de l’enquête, j’ai crié de joie aux passages où Georgiana met les choses au point avec trois personnes qui en prennent un peu trop à leur aise dans sa demeure et sa vie -

 

ceux et celles qui apprécient cette série, ne doivent pas hésiter à lire ce 19ème opus – il y a également quelques références à miss Marple d’Agatha Christie

 

 

 

 

 

 

21 janvier 2026

THE STRAW MEN, de Paul Doherty

 

Titre original = the Straw Men

Auteur.e = Paul Doherty – littérature anglophone UK

Titre français = les Baladins du Régent

Genre = polar historique, Londres médiéval, vengeance, politique, mystère de chambre close, moyen-âge, intrigues

 

Personnages = frère Athelstan, en charge de la paroisse de St-Erconswald ; John Cranston, haut fonctionnaire/coroner au service du roi ; the Upright Men (ou les Hommes Intègres), en lutte contre la royauté et leurs hommes de main ; John of Gaunt, régent ; Thibault, son homme de confiance ; Rosselyn, chef des archers royaux ; le « basilik », tueur à gages ; le Troubadour, musicien et poète, travaillant pour Cranston ; Giles de Sempringham/le bourreau/anachorète et peintre ; Guido & Pieter Oudenarde, espions du régent ; Duke Ezra, « roi » des bas-fonds ; une mystérieuse prisonnière -

la compagnie des Baladins du Régent (les Hommes de Paille) = Samuel, le chef de la troupe ; Rachael & Judith, 2 jeunes femmes de la troupe ; Boaz, ancien membre, disparu ; Samson, membre de la troupe ; Eli & Barak, 2 membres de la troupe, victimes ;

 

Série = the Sorrowful Mysteries of Brother Athelstan

Place dans la série = 12ème enquête

 

Résumé = Janvier 1381 l’hiver est particulièrement rigoureux et pour les plus démunis de la ville de Londres, il est encore plus pénible que pour d’autres personnes, tels marchands, etc, ceux qui n’en souffrent guère sont le régent et sa suite ; ils doivent néanmoins faire face à des attaques perpétrées par les Hommes Intègres qui tente de déstabiliser la couronne par tous les moyens et la répression perpétrée par Thibault, l’homme de confiance du régent, met toute la ville à mal –

deux attaques de part et d’autres ont notamment mis frère Athelstan en colère, ce qui a très fort gêné John Cranston – il faut dire que le dominicain a quasi été accusé d’avoir provoqué l’un des attaques où plusieurs personnes ont perdu la vie -

 

pour Athelstan il ne fait aucun doute que tant chez les Hommes Intègres que dans les rangs du régent, il y a des espions, communiquant des informations sérieuses, l’une d’elles concerne une mystérieuse prisonnière, dans la tour de Londres, et qui serait selon les rumeurs une fille de la couronne – parmi ses paroissiens, Athelstan sait que certains d’entre eux travaillent pour les Hommes Intègres et l’homme de confiance du régent en est conscient également, ce qui met le prêtre dans une position compliquée -

 

après les attaques dans Londres, le régent invite Cranston et Athelstan à venir à la tour de Londres, où ils vont pouvoir assister à une représentation de la troupe des Hommes de Paille, un théâtre des rues, mimant des tableaux inspirés par la bible – comme on pouvait s’y attendre, un attentat est perpétré pendant la représentation, l’un des espions flamands du régent est gravement blessé, son secrétaire tué et signe morbide, deux crânes sont laissés à l’entrée du décor figurant un dragon représentant la bouche de l’enfer -

 

du coup, pas question pour le frère et le coroner de retourner chez eux, le régent exige qu’ils enquêtent et fassent toute la lueur sur cet attentat – bien sûr, des attaques vont être faites sur la personne du dominicain, plus probablement pour lui faire peur et l’empêcher d’enquêter très en détail - l’enquête s’avère déroutante, compliquée et décourageante -

 

Avis personnel = j’aime beaucoup les polars historiques, ceux-ci se passent toujours au moyen-âge, avec multiples détails sur le Londres médiéval, avec ses indigents, ses prostituées et les intrigues multiples pour démettre (et éventuellement tuer) John of Gaunt, le régent en attendant que le roi Richard II ait atteint sa majorité – historiquement ce jeune Richard II ne sera pas un meilleur roi que le régent -

 

je suis fascinée par la richesse des détails sur la vie dans le Londres médiéval, bien sûr l’auteur est un professeur d’université sur le sujet, ceci expliquant sûrement cela, une chose est certaine, je préfère vivre à mon époque même si elle aussi commence à ressembler au moyen-âge = tout pour les riches, des taxes pour les pauvres -

 

les personnages sont toujours bien décrits, mais comment l’auteur s’y retrouve-t-il dans tout ce qu’il décrit, là je suis impressionnée, et surtout ce n’est jamais ennuyeux, pas comme le pavé que je viens de terminer -

 

 

 

 

18 janvier 2026

THE SECRET OF SECRETS, de Dan Brown

 

Titre original = the Secret of Secrets

Auteur.e = Dan Brown - littérature anglophone USA

Titre français = le Secret des Secrets

 

Genre = thriller scientifique, Prague, noétique, physique quantique, CIA, maladies mentales, menaces policières, histoire, anticipation, troubles dissociatifs de l’identité, manuscrit disparu, drogues hallucinogènes, politique USA vs. Russie, vengeance

 

Personnages = Robert Langdon, professeur de symbiologie ; Katherine Solomon, docteur en sciences noétiques ; docteur Brigita Gessnerr, neuroscientifique ; Sasha Vecna, patiente et protégée de Gessner ; Heide Nagel, ambassadrice des USA à Prague ; Michael Harris, attaché d’ambassade ; Dana Danek, relations publiques de l’ambassade ; Mr Finch, éminence grise de la CIA ; Susan Housemore, officier sur le terrain ; Gregory Judd, directeur de la CIA et supérieur de Finch ; Jonas Faukman, éditeur newyorkais ; Alex, son assistant informatique ; capitaine Janasek, police de Prague ; lieutenant Pavel, son assistant ; le Golem, protecteur de Sasha

 

Série = professeur Robert Langdon

Place dans la série = 6ème aventure

 

Résumé = la neuroscientifique Brigita Gessner a invité Katherine Solomon à se joindre à elle et donner une conférence sur la noétique, lors d’un colloque que Gessner a initié -Robert Langdon a accompagné sa compagne et assiste, amusé, à tout ce que Solomon développe, faisant face aux critiques avec humour et calme – le soir, tous les trois vont prendre un verre et Gessner, une femme très arrogante, a commandé pour eux, on ne peut pas quitter Prague sans avoir goûter à leur célèbre absinthe, Langdon lui a reçu un cocktail, auquel il ne va pas beaucoup toucher –

 

dans la magnifique suite que l’on a mis à leur disposition, Robert Langdon doit rassurer Katherine, réveillée en plein cauchemar – ils sont loin de se douter que ce cauchemar va déchaîner une situation dont ils ne réalisent pas encore que cela va mettre leurs vies en grave danger -

 

pour Langdon, le premier problème va surgir lorsque, revenant de son jogging matinal, il vit une expérience ressemblant au rêve de sa compagne, il en perd littéralement la tête, lui qui est un personnage vraiment rationnel – il devient immédiatement la cible du capitaine de police Janacek, d’une division spéciale de ladite police – il arrête sur le champ Robert Langdon, il va enfin mettre un Américain sous les verrous ; c’est oublier qu’en qualité de citoyen américain, Langdon peut s’adresser à son ambassade et finalement l’attaché de l’ambassadrice vient à la rescousse, malheureusement pour Langdon, Brigita Gessner a été tuée par un personnage qui se baptise le golem et le protecteur de Sasha, celle-ci est désespérée par la mort de celle qui se disait son amie -

 

lorsque Langdon peut souffler, c’est pour se rendre compte que Katherine Solomon a disparu – et si ce n’était qu’elle qui a disparu, mais non, son manuscrit, non encore publié, entre les mains de son éditeur newyorkais a également disparu, totalement, même les notes qui l’accompagnaient, détaillant les expériences et recherches faites par la scientifique pour expliquer ledit manuscrit – même le petit génie en informatique qui travaille pour Faukman ne peut plus rien -

quand Robert et Katherine, qui se sont enfin retrouvés, tentent d’obtenir des réponses claires, ils doivent bien se rendre compte qu’il y a une machination derrière la disparition du manuscrit et ce que celui-ci contient pourrait vraiment leur coûter la vie -

 

Avis personnel = positif concernant le thriller qui est un jeu de chat et souris, une chasse à l’homme qui est un bon suspense, mais !

Oui il y a un « mais » de ma part et un fameux, suivez la guide =

j’ai d’abord eu l’impression de lire une brochure pour le syndicat d’initiative de la ville de Prague, vu le nombre de références architecturales, culturelles et promenades à faire dans la ville – pas étonnant que ce pavé fasse plus de 600 pages -

 

ensuite, des références scientifiques à l’infini, historiques également et informatiques à n’en plus finir -

trop de détails tuent le détail – l’auteur met des scientifiques en scène, mais aussi de la symbolique, forcément c’est une aventure du professeur Langdon, spécialiste de la symbolique, j’ai eu l’impression qu’à travers son « héros », l’auteur donnait un cours -

 

et ce n’est pas fini = dans les chapitres consacrés à l’édition du manuscrit, il y a quelques intéressantes réflexions sur l’Intelligence Artificielle qui envahit le monde de l’édition, et pas nécessairement pour un mieux avec toutes les difficultés pour un éditeur de les détecter, ici on bénéficie de quelques détails informatiques -

 

comme si tout cela ne suffisait pas, le lecteur bénéficie en détail, via analepses, du passé de certains personnages -

 

est-ce que je recommanderais la lecture de ce roman ? Oui sans doute si vous arrivez à avaler tous les détails dont je parle ci-dessus, parce que le suspense en soi fonctionne bien, mais vous voilà prévenu.e.s = PLUS DE 600 pages – et vous n’y croirez peut-être pas, mais toutes les mésaventures des Langdon/Solomon n’auront duré que 24 heures dans l’histoire (je n’en suis toujours pas revenue)

 

  une vue de Prague, en fin de journée

(photo prise par un de mes fils)

 

 

 

 

 

11 janvier 2026

LE JARDIN ANGLAIS, de Charles Wright

 

Titre original = le Jardin Anglais

Auteur.e = Charles Wright – littérature francophone

Genre = autobiographie, voyage familial, promenades anglaises, découverte de la famille

 

Personnages = Charles Wright, historien, poète et écrivain français ; Tom Wright, son père ; Harriet, sa tante et sa fille Lizzy et le mari de Lizzy

 

Résumé & avis personnel = je joins ses deux rubriques car elles se recoupent pour moi – j’ai quelques sentiments mitigés concernant ce livre au demeurant « charmant », néanmoins je n’ai pas été totalement touchée par ce voyage avec le père, peut-être parce que je ne suis ni romancière, ni très attachée à mes « racines » familiales, vu la famille très réduite dont je fais partie -

 

parce qu’il a fait un rêve où son père mourait, Charles Wright décide de partir sur les racines de la famille Wright, afin d’offrir à son paternel une possibilité de renouer avec ses racines anglaises et sa généalogie – cette dernière, aux dires mêmes de Tom Wright et de sa sœur Harriet sont assez confuses ; il en ressort que beaucoup de pères (plutôt géniteurs) sont absents de l’arbre « Wright », certains sont passés comme des météores, d’autres sont totalement absents -

 

Tom Wright est ravi de cette petite odyssée dans le sud de l’Angleterre et l’Essex, afin d’y retrouver ses racines – grand fan des Beatles, son fils Charles décide d’intituler leur périple « The Magical Mystery Tour », en référence à ce voyage en bus que firent les FabFour -

c’est peu à peu que la « magie » de l’Angleterre va saisir le corrézien Wright, dont le paternel quitta son île pour débarquer à Auriac, sans connaître la langue sauf « je pas parler le langue » - c’est Hermance, la matriarche de la famille corrézienne, le trouva charmant et on l’adopta -

 

Charles réalise qu’à 42 ans à côtoyer son père, il ne le connaît pas vraiment, ayant même à l’adolescence méprisé cet employé un peu terne dont le travail se définissait pas « Manager de contrôles », ce qui ne dit rien au fils (et encore moins à la rédactrice du blog) – c’est la sœur de Tom, la tante Harriet, médecin à la retraite mais enseignant toujours cette discipline, qui sera l’organisatrice du voyage, en alternante avec Charles, elle conduira ou se disputera avec son frère, surtout lorsqu’il se trompe de direction et la fait tourner dans la mauvaise direction à un rond-point, attirant ainsi la maréchaussée, honte pour elle qui respecte toujours la loi -

 

c’est l’un des moments amusants du livre, qui comporte pas mal de réflexions personnelles de l’auteur, des divergences qui allongent parfois l’histoire et qui m’ont un peu agacée, je l’avoue – tout comme m’a agacée ce besoin de s’émerveiller sur les innombrables pelouses anglaises qui sont évidemment taillées avec un soin des plus méticuleux -

il y aura des retrouvailles aussi, la vieille dame, ancienne voisine de la famille, qui à 93 ans est émue de revoir Tom et Harriet, autour d’un thé dont les Anglaises ont le secret -

au pub, c’est l’ami d’enfance que l’on retrouve et qui « aide » à écluser quelques pintes -

 

cette autobiographie est bien sûr souvent touchante, quand un fils découvre son père, c’est toujours un grand moment, personnellement je n’ai pas trouvé que cela valait un livre, même joliment écrit et est par la même occasion un hommage à celle qui est la quintessence du caractère anglais, à savoir Jane Austen, mais aussi à Shakespeare et son Hamlet, roman que Charles Wright a trimbalé et lu au cours de ce voyage, se sentant une connexion émotionnelle avec le héros shakespearien -

 

je crois que je m'attendais à un livre plus fouillé au point de vue culturel, parlant plus des paysages traversés comme ce très beau Promenades Anglaises de Christine Jordis

5 janvier 2026

LES MUSELES, d'Aro Sainz de la Maza

 

Titre original espagnol = El angulo muerto

Auteur.e = Aro Sainz de la Maza – littérature hispanique

Titre français = les Muselés

Genre = polar/thriller, souffrance aux animaux, maladie mentale, relations humaines, vengeance, Barcelone, crise économique, évictions de logement

 

Personnages = inspecteur Milo Malart ; sous-inspectrice Rebeca Mercader ; Hugo Malart, frère de l’inspecteur, schizophrène ; inspecteurs Rojo, Boada & Cervera ; sergent Crespo ; inspecteur en chef Jordi Singla ; commissaire Anna Bassa ; juge d’instruction Martin Losada ; Carolina Estrada, étudiante en droit et escort girl, victime ; Lorenzo Puig, avocat, 2ème victime ; Dominic Soler, sdf ; Mon Vieux, le chien de Malart

 

Série = Milo Malart

Place dans la série = 2ème enquête

 

Résumé = après les événements tragiques de la Pereda, l’inspecteur Malart semble encore plus enfermé en lui-même, d’autant plus que la juge d’instruction de l’époque, Susana Cabot, ne se remet pas de ses tourments, bien que Malart lui rende régulièrement visite pour l’encourager à revenir travailler -

 

et du travail ils vont en avoir au commissariat = une jeune étudiante en droit, travaillant à temps partiel dans un cabinet d’avocats, est retrouvée morte sous un tas de feuilles dans un parc bien connu de Barcelona, le corps était très soigné (maquillage, mains parfaitement manucurées), dès le début de l’enquête, il apparaît que la jeune femme arrondissait son maigre salaire en étant escort girl, faut-il chercher parmi ses clients ? Cela risque de faire des vagues dans certains milieux car ses clients étaient des personnes connues dans les hautes sphères –

peu après, c’est le corps de l’un des associés du cabinet d’avocats qui est découvert assassiné dans son appartement de haut standing, y aurait-il un lien ? Bien que les deux aient été étranglés, la manière de disposer des corps est différente -

 

et le comble, des petits chiens sont découverts, littéralement embrochés, ce qui envoie les enquêteurs sur des pistes différentes – quel serait le lien ?

Malart se sent concerné car il a, à son corps défendant, hérité du chien d’un suspect arrêté et reconnu coupable – s’occuper d’un animal n’est pas dans les intentions de Malart, néanmoins il s’attache temporairement à ce chien qui lui témoigne bien de l’amitié allant même jusqu’à nager avec lui alors qu’il est prouvé que les bergers de Majorque détestent l’eau -

 

parallèlement à ces enquêtes et les frictions personnelles avec la sous-inspectrice Mercader, Milo Malart se débat avec cette maladie héréditaire, la schizophrénie qui conduisit son père au suicide et dont le frère a totalement hérité, ayant des moments très violents vis à vis de son épouse – Milo est certain que tôt ou tard, lui aussi souffrira de cette maladie, même si le psychiatre de la clinique lui confirme que ce ne sera pas nécessairement le cas -

 

pendant ce temps, l’enquête piétine et Malart n’est pas convaincu qu’ils cherchent où il faut, bien sûr il a ses supérieurs sur le dos car le pouvoir en place veut des résultats -

 

Avis personnel = positif, tout comme le premier roman de cette série, qui m’avait bien rappelé mon séjour à Barcelone -

ici on se débat en pleine crise économique, les exclus du système sont de plus en plus nombreux et bien sûr ignorent les voix qui s’élèvent contre la corruption, le chômage, la misère -

 

le personnage de l’inspecteur Milo Malart est souvent poignant, lorsqu’il se débat contre la schizophrénie, qui selon lui, s’installe ; il est aussi parfois odieux, dans les relations personnelles, dès que cela devient un peu trop intime, il freine des deux pieds et fait en sorte qu’on lui tourne le dos, pour un temps, il n’y a que Mon Vieux qui trouve grâce à ses yeux -

 

j’avoue que la description des familles démunies, celles qui ont encore un logement, est souvent fort glauque, la crise n’épargne pas grand monde, sauf les élus au pouvoir qui ne font rien pour leur électorat, il est plus simple de se remplir les poches que de les ouvrir pour faire changer la situation -

j’ose le dire = on va bientôt se retrouver dans le même état dans notre pays, mais comme disait Kipling, « c’est une autre histoire » ou un autre débat, pour utiliser une formule à la mode

 

4 janvier 2026

BLOG ANNIVERSAIRE

ça y est, mon blog a atteint sa majorité = 18 ans

merci à tous ceux et celles qui me font le plaisir de lui rendre visite

et de laisser des commentaires

je me répète, mais vous êtes la vie du blog

3 janvier 2026

GUILTY MOTHERS, d'Angela Marsons

 

Titre original = Guilty Mothers

Auteur.e = Angela Marsons

Genre = polar, vengeance, relations mères/filles, concours de beauté pour petites filles, matricide, enlèvement d’enfant, enquête sur un crime du passé 

 

Personnages = inspectrice Kim Stone ; détectives sergents Bryant & Penn ; détective policière Stacey Wood, spécialiste informatique ; inspecteur en chef Woodward (Woody) ; Tiffany (Tiff) Moore, nouvelle recrue ; Keats, légiste ; Tracy Frost, journaliste ; Sheryl Hawne, victime ; Katie, sa fille, suspecte ; Andrea Shaw, 2ème victime ; Toyah, sa fille ; Sally-Ann Davis, 3ème victime ; Lottie, sa fille ; Ben et Tony Shaw, père et frère de Toyah ; Judith Palmer, fausse guru ; Kelvin Hobbs, couturier ; Jenna Bond, maquilleuse professionnelle ; James Nixon, victime d’un crime passé ; Olivia Dench, son amie de coeur ; Logan, le fils d’Olivia

 

Série = inspectrice Kim Stone

Place dans la série = 20ème enquête

 

Résumé = Kim Stone se rend sur une scène de crime, pour découvrir une femme baignant dans son sang, tuée de plusieurs coups de couteau, sa fille Katie agenouillée près d’elle, cette dernière est mutique, se laisse emmener au commissariat sans broncher et est temporairement internée, puis lorsque Kim Stone réalise qu’elle n’est probablement pas la meurtrière, Katie Hawne redevient elle-même et rentre chez elle, non sans attirer l’attention de la journaliste Frost, nemesis de notre inspectrice – néanmoins, pour une fois, la journaliste évite le sensationnalisme dans l’article, qui aura un impact inattendu -

 

peu après, Kim Stone est appelée sur une autre scène de crime, similaire à la précédente, sa fille en larmes à ses côtés ; néanmoins il est prouvé qu’à l’heure du crime Toyah Shaw ne pouvait avoir tué sa mère – contrairement à miss Hawne, Toyah a énormément de chagrin pour la mort de sa mère -

et bientôt un 3ème cadavre est découvert par un joggeur, différence avec les deux autres, ce crime-ci s’est produit à l’extérieur – Lottie, la fille de la victime a été appelée par son père, elle pense d’abord qu’il s’agit d’une nouvelle tentative de les réunir, mais lorsqu’on lui annonce la mort de sa mère, la jeune femme s’écroule, elle ne pourra plus jamais tenter un dialogue ou une réconciliation -

 

bien vite l’enquête fait apparaître que ces 3 mères et filles participaient à des défilés-concours de « petites miss » - certaines d’entre elles sont traumatisées par l’expérience, les mères poussant les enfants, une seule trouvait cela amusant et se sentait complice avec sa mère – pour les autres ce fut un réel cauchemar, confirmé par le couturier et la maquilleuse professionnelle qui prenaient les gamines en pitié – bien vite il est prouvé que la pire de toutes les mères fut la mère de Katie, allant jusqu’à menacer ou exercer un chantage sur les professionnels aidant à mettre les enfants en valeur -

pour couronner le tout, Kim Stone est confrontée à une jeune femme s’étant instaurée, sans aucun diplôme ni formation, en conseillère personnelle et encourage les femmes à se libérer du joug maternel -

 

parallèlement à cette enquête sur le monde des défilés de « petites miss », on découvre le cadavre d’un homme disparu depuis deux ans – la femme avait qui il vivait à l’époque est dévastée, mais le fils de cette dernière n’a pas grand-chose de bien à dire de James Nixon, sauf qu’il préférait la pêche à sa mère et qu’il a probablement glissé de la berge – Tiff, la nouvelle recrue du groupe, a un sentiment étrange en rendant visite aux Dench, Stone l’encourage à poursuivre son intuition -

 

Avis personnel = un excellent polar/thriller, qui fait la lumière sur le monde des concours de beauté – c’est très à la mode aux USA et cela a apparemment fait une importante intrusion au Royaume Uni, c’est un monde où se sont surtout les mères qui fantasment à travers leurs petites filles, les obligeant à des tenues et maquillages au-delà de leur âge, mais surtout leur apprenant à manger peu pour ne pas dépasser un certain poids, qui de plus influencerait les tenues qu’elles doivent porter – c’est un monde impitoyable pour les enfants, mais aussi pour les professionnels qui sont soumis à la vindicte de certaines mères -

 

j’ai toujours détesté le monde des « miss », mais si je m’en contrefiche des miss adultes (c’est leur choix), je suis scandalisée par les concours et défilés de petites filles, que l’on sexualise et surtout que l’on pousse à jeûner pour entrer dans les vêtements entre autres – ce n’est pas la première fois que des mannequins ou des « reines » de beauté deviennent anorexiques -

 

j’ai beaucoup apprécié ce roman d’Angela Marsons, il comporte pas mal de rebondissements et coups de théâtre – les personnages sont tous très bien décrits, que ce soient les mères et filles, mais aussi l’équipe de Kim Stone – un peu d’humour dans l’équipe n’est pas à dédaigner, cela allège (très) temporairement les drames qui se jouent sous les yeux des enquêteurs et enquêtrices, certains personnages font froid dans le dos -

 

les relations mère/fille sont aussi complexes que les relations père/fils, on aimerait que les mères soient toujours compréhensives, tendres, c’est oublier qu’elles sont des êtres humains qui n’ont pas toujours les bons codes pour élever leur enfant, et si elles sont narcissiques comme les mères dans le roman, on comprend que soudain les filles éreintées crèvent un abcès, il faut peu de choses parfois pour que le barrage cède, c’est alors le tour des sentiments de culpabilité qui prennent corps, d’un côté comme de l’autre -

 

j’espère qu’il finira par être traduit car il possède pas mal de tension, il fait passer un fort bon moment de lecture à suspense -

 

 

 

 

2 janvier 2026

A ROOM FULL OF BONES, d'Elly Griffiths

 

Titre original = A Room full of Bones

Auteur.e = Elly Griffiths – littérature anglophone UK

Genre = polar à thème, superstitions, cultes des anciens, Australie, musée, haras de chevaux de courses, drogue, archéologie, médecine légale, lettres anonymes

 

Personnages = Ruth Galloway, archéologue, spécialisée en archéologie médico-légale ; inspecteur en chef Harry Nelson ; Michelle, son épouse ; Cathbad (Michael Malone), druide, chimiste, ex-archéologue ; sergent David Clough ; sergente Judith Johnson ; superintendant Gerald Whitcliffe ; Phil Trent, directeur de la section archéologie, supérieur de Galloway ; Shona, sa compagne, amie de Ruth ; lord Danforth Smith, seigneur du domaine et entraîneur de chevaux de courses, victime ; Romilly, son épouse, activiste de la cause animale ; Caroline, leur fille cadette ; Tamsin, leur fille aînée ; Randolph, leur fils ; Bob Woonunga, professeur et chaman ; Len Harris, entraîneur  au haras Smith ; Neil Topham, curateur du musée Smith, victime

 

Série = Ruth Galloway & inspecteur Harry Nelson

Place dans la série = 4ème enquête

 

Résumé = l’ancêtre de lord Danforth Smith, le fameux explorateur Percival Smith, était taxidermiste, mais surtout chasseur, non seulement de faune sauvage qu’il empaillait, mais aussi d’aborigènes – il ne se contentait pas de les chasser, il creusait aussi la terre australienne pour y récolter crânes et ossements, bref un personnage peu reluisant mais le Smith actuel est très fière de cette collection de crânes et d’ossements et les garde dans une pièce bien fermée dans le musée portant son nom, musée qui comporte d’ailleurs toute la collection des animaux empaillés par l’ancêtre -

un autre ancêtre des Smith, l’évêque Augustine Smith, « saint homme » des temps très anciens va bientôt trouver sa place dans le musée également - une ouverture du cercueil sera effectuée publiquement, avec cocktails et petits fours, avant que le corps d’Augustine soit exposé avec les autres empaillés (dans un stèle en verre) ; Danforth Smith particulièrement aime montrer qu’il n’est pas qu’un propriétaire et entraîneur de chevaux de race -

Ruth Galloway est invitée à cette ouverture, ainsi que Cathbad et Bob Woonunga, un professeur australien venu en qualité de conférencier et nouveau voisin de Ruth Galloway – celle-ci, étant un peu trop à l’avance, découvre le corps du curateur, mort à côté du cercueil, ceci devient donc une enquête policière, c’est raté pour l’ouverture du cercueil, bien que Ruth, ayant l’oeil acéré d’une scientifique, remarque que le cercueil a déjà été quelque peu ouvert, sans doute par le curateur pour vérification -

on trouve dans son bureau des lettres anonymes, de menace, et un paquet de cocaïne - consommation personnelle of trafic de sa part ?

 

arrive donc l’homme de néanderthal, à savoir l’inspecteur en chef Nelson, qui accorde à peine un regard à Ruth depuis que son épouse Michelle a découvert que Kate était sa fille – commence alors une enquête fastidieuse, où vont se mêler chamanisme et mysticisme, et surtout une requête impérative par un groupe nommé les Elginists, qui souhaite que toutes les reliques (os et crânes australiens) soient retournés en terre natale afin que les morts puissent reposer en paix dans ce que les Aborigènes appellent « le monde des rêves) -

pour les besoins de l’enquête qui pointe vers un trafic de drogue, le cercueil a été ouvert, afin de vérifier si elle ne pourrait être cacher là-dedans – peu après Danforth Smith meurt également, apparemment de mort naturelle et bientôt c’est l’inspecteur en chef Nelson qui se sent mal, et est entre la vie et la mort -

intervient Cathbad, ami du conférencier (chaman, forcément, c’est l’ami d’un druide) qui va méditer afin de ramener Nelson à la vie, sans oublier les enquêteurs chargés de retrouver les trafiquants de drogue et qui sont mis en danger également -

 

Avis personnel = comme je l’avais annoncé dans un précédent billet, j’ai décidé de poursuivre les enquêtes archéologiques du docteur Ruth Galloway dans l’ordre et si, d’un roman à l’autre, certains livres sont meilleurs que d’autres, cette enquête-ci teintée de fantastique et mysticisme m’a particulièrement plu -

 

j’avoue apprécier particulièrement le personnage de Cathbad, toujours là où on ne l’attend pas et comme un baume salvateur dans certaines circonstances – le personnage de Danforth Smth est arrogant au possible et n’a nullement l’intention de rendre les ossements australiens, pour lui cela constitue un véritable trésor qu’il veut conserver (tous les goûts sont dans la nature, après tout il y en a qui collectionnent les timbres-poste)

le personnage du conférencier est particulièrement intriguant, même parfois inquiétant ; Ruth Galloway toute scientifique qu’elle soit, est tout de même facilement au bord de l’angoisse à la moindre ombre, et cela ne fait qu’empirer depuis qu’elle est mère – l’épouse de l’inspecteur, bien qu’elle déteste Ruth désormais, vient tout de même lui demander de l’aide lorsque Nelson est dans le coma -

je trouve que la vie personnelle de ce trio m’a un peu porté sur les nerfs, j’ai eu l’impression que l’on remplissait du papier inutilement et tout le monde est évidemment baba devant la petite Kate, à la veille de sa première année et qui sait déjà faire plein de choses (tous les parents et grands-parents sont persuadés que leur progéniture est géniale =^-⁼)

 

anecdote = j’ai été fort intéressée par tout ce qui concerne les coutumes des Aborigènes, et j’ai recherché si les Elginists étaient un groupement connu – oui, mais le terme est péjoratif, ce groupement souhaite que toutes les pièces d’origine figurant dans nos musées retournent dans leur pays d’origine, le terme serait lié au nom de lord Elgin qui a piqué les frises du parthénon, entre autres – on parle alors de « préservation du patrimoine » qui ne peut que se produire dans le pays d’origine -

 

 

 

 

1 janvier 2026

BONNE ANNEE

AH LES LENDEMAINS DE FETES

pas toujours facile, heureusement qu'il y a les aspirines

je vous souhaite une belle année 2026

remplie de sérénité, mais surtout d'humour

car on nous en promet de belles en belgique

(je vous conseille quelques trous supplémentaires à votre ceinture)

17 décembre 2025

CANDLE FLAME, de Paul Doherty

 

Titre original = Candle Flame

Auteur.e = Paul Doherty – littérature anglophone UK

Titre français = la Torche Ardente

Genre = polar historique, moyen-âge, mystère de chambre close, Londres médiéval, taxes royales, massacre

 

Personnages = frère Athelstan, dominicain, en charge de la paroisse de St-Erconswald ; John Cranston, haut fonctionnaire/coroner au service du roi ; Simon Thorpe, hôtelier ; Eleanor, son épouse ; leur garçon d’écurie ; Edmund Marsen collecteur d’impôts, victime ; Maucler, son secrétaire, victime ; Hugh de Horsey, capitaine des archers de la tour de Londres ; the Upright Men (ou les Hommes Intègres), luttant contre la royauté et leurs hommes de main ; Beowulf, un assassin ; John of Gaunt, régent ; Thibault son secrétaire et homme de confiance ; Lascelles, son acolyte ; frère Marcel, inquisiteur, envoyé papal, envoyé afin de découvrir les hérétiques anglais - les hôtes de l’auberge, suspects = sir Robert Paston, riche marchand ; Martha, sa fille ; William Foulkes, son secrétaire ; frère Roger, franciscain ; Ronseval, ménestrel ; Philip Scrope, médecin 

 

Série = the Sorrowful Mysteries of Brother Athelstan

Place dans la série = 13ème enquête

 

Résumé = en février 1381, dans la nuit précédent la fête de st-valentin, un collecteur d’impôts, son secrétaire et tous les archers supposés les protéger sont massacrés sans autre forme de procès – or, la tour Barbican se trouvant sur les terres de la belle hôtellerie Candle-Flame, était totalement fermée de l’intérieur, deux des archers montaient la garde en principe devant l’entrée de la tour, cinq autres archers étaient en poste dans la salle basse de la tour et le collecteur d’impôts et son secrétaire logeaient à l’étage, où il n’était pas possible d’accéder, et comble de l’horreur, le coffre contenant les pièces d’or et d’argent a disparu, comment diable a-t-on pu subtiliser cela ? ; ce sera l’un des mystères supplémentaires que frère Athelstan et John Cranston vont devoir résoudre car le régent ne rigole pas avec ses richesses -

 

le collecteur d’impôts était un homme littéralement haï de tous, car il se servait sans aucun scrupule de ce qui l’intéressait, en plus des taxes –

les hôtes de l’auberge soit un riche marchand et sa famille, un ménestrel, un médecin, un frère franciscain sur la route de Canterbury, tous évidemment se disent totalement innocents, tout comme l’hôtelier et son épouse – il règne à cette époque beaucoup d’instabilité dans la ville, le régent étant très impopulaire ; comme ce sont ses taxes qui ont disparu, il exige que Athestan et Cranston abandonnent tout ce qu’ils font séance tenante -

 

tout le monde parmi les hôtes avait une bonne raison de tuer Marsen, il était haï par le peuple pour ses taxes, mais aussi à titre personnel car il aimait se moquer des gens et faire des allusions à ce qu’il pourrait leur faire s’il le voulait – comme en plus, il y a un envoyé papal, inquisiteur, qui normalement n’a aucun droit en Angleterre, cela n’arrange pas notre duo -

 

comme toujours, frère Athelstan va échapper de peu à la mort, et il devra faire appel au jeune roi Richard II afin d’obtenir un édit spécial pour arrêter les coupables qui prétendent que le frère n’a aucun droit sur eux -

 

Avis personnel = le résumé est succinct car l’histoire est plutôt compliquée, on a l’impression de bout en bout que les enquêteurs pour la couronne pataugent totalement, c’est d’ailleurs ce que frère Athelstan explique à sir Cranston qui s’impatiente -

j’avoue qu’il m’a fallu prendre des notes pour m’y retrouver dans ces témoignages, souvent faux, dans une histoire où corruption, avarice, appât du gain, vol, conspirations multiples -

 

en guise de décor, l’auteur partage ses connaissances sur le Londres médiéval et ce n’est pas fort plaisant = les ruelles des bas-fonds où l’on risque de recevoir le contenu d’un pot de chambre sur la tête, où le vol et la prostitution sont pratiquement les seuls moyens de survivre pour les plus indigents, où les rues sont de véritables bourbiers après une pluie, où chiens et parfois humains se disputent un os … où une secte pré-protestantisme nommée les Lollards se cachent pour convertir ceux que les richesses du clergé ecoeurent -

bref, si l’on peut dire, je poursuis la lecture des enquêtes de frère Athelstan et son ami John Cranston, parce que j’aime l’histoire – mais je ne vous les conseille pas si vous n’appréciez pas les polars historiques et le moyen-âge

 

anecdote = savez-vous à quoi servent les trois nœuds dans la cordelière qui sert de ceinture aux habits des religieux = ils représentent les vœux que les religieux forment = pauvreté, chasteté, obéissance

 

 

 

 

16 décembre 2025

L'AFFAIRE DU PETIT PRINCE, de Clémentine Beauvais

 

Titre original = l’Affaire du Petit Prince, une enquête de Pierre Bayard, déteXtive privé

Auteur.e = Clémentine Beauvais – littérature francophone

Genre = pastiche, littérature jeunesse, humour, le Petit Prince de Saint-Exupéry, enquête littéraire

 

Personnages = Pierre Bayard, essayiste, déteXtive privé ; Edith, son associée ; Marjorie Anottet (Marge), gardienne de l’immeuble, mère de Minuit-Pile ; Minuit-Pile, petit génie intello et en technologie ; Bas-de-Casse, sa meilleure amie ; Gudule de Senderos, directrice de le Bibliothèque nationale de France, ex-petite amie de Bayard ; Elise Mieux, présidente de la CLEF ; Roman Noir, son homme de main ; Lucien Voldenuit, curateur de l’exposition Antoine de Saint-Exupéry ; Ilya Pluzieur, concepteur de tous objets relatifs aux avions

 

Résumé = depuis qu’il a été banni de la CLEF (à savoir = les Chevaliers de la Lecture Experte de France), Pierre Bayard s’est promu déteXtive privé, bien qu’il sache que cela risque de lui coûter cher si Elise Mieux le découvrait – son associée, Edith, le lui rappelle, surtout que Bayard, sans peur mais non sans reproche, a découvert une annonce dans le journal, cherchant un détective privé pouvant aider à découvrir un mystère dans le Petit Prince -

Bayard a répondu à l’annonce, mais lorsque la personne attendue sonne, et puis plus personne – où est passé ce client ?

 

Leur contact a disparu avant même d’avoir pu expliquer le problème – du coup Bayard part à sa recherche, accompagné de son jeune voisin, 13 ans, fils de la gardienne de l’immeuble et de sa meilleure amie, Bas-de-Casse qui le déclare tout net = moi j’aime pas lire !! – elle se demande aussi ce que l’on peut bien trouver d’intelligent à l’histoire du petit prince, comme le dit Bayard, c’est pour cela que l’on se met en route – ceci au nez et à la barbe de la surexcitée directrice de la CLEF, qui les menace de prison – leurs pas les mèneront vers la bibliothèque nationale où ils rencontrent le très suffisant Lucien Voldenuit, un homme qui n’arrête pas de pérorer et de tout ramener à lui – où donc est passé le concepteur de l’avion du Petit Prince , Ilya Pluzieur ?

 

Avis personnel = amusant, un peu délirant parfois – je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai adoré, mais j’ai tout de même gloussé à pas mal de passages du roman, que l’on estime pour la jeunesse (à partir de 10 ans), je suis bon public et j’ai besoin de me détendre, quoi de mieux dès lors qu’une histoire farfelue – étant une personne adorant « le Petit Prince » de Saint-Exupéry, je me devais de découvrir ce petit livre -

 

évidemment lorsque l’on a déjà comme moi découvert l’essayiste Pierre Bayard, on se demande un peu si un ou une jeune lecteur/lectrice peut savoir qui il est et ce qu’il écrit, personnellement je le trouve souvent quelque peu hermétique, mais bon je n’ai pas non plus fait des études de philosophie -

il y a ici quelques clins d’oeil à Hergé = le morceau de scotch qui s’incruste comme le sparadrap du capitaine Haddock (affaire Tournesol) et aussi à Tintin au Congo (boa et milou) -

 

le personnage de Bas-de-Casse est le plus amusant de toute la bande, même si ces derniers n’ont rien à lui envier – elle préfère « spoiler » à « divulgâcher » (moi aussi) – pour elle les lectures obligatoires données aux élèves n’est rien moins que de la maltraitance =^-^=

 

quant au personnage de la directrice de la CLEF, quelle caricature de bonne femme, elle se veut totalement terrifiante, à faire régner la loi de la CLEF, et elle y parvient parfaitement avec son homme de main, véritable terreur au petit pois en guise de cerveau -

 

 

 

il semblerait que ce roman soit le premier volet d'une série de quatre livres - je suis curieuse d'en découvrir les autres

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