LIENS D'AMIS 2
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Titre original = Silence of flesh
Auteur.e = Glenn Cooper – littérature anglophone USA
Titre français = Le Silence de l’élu
Titre italien = Un nuovo papa
Genre = thriller religieux, transphobie, catholicisme, conclave, homosexualité, intolérance, chantage
Personnages = cardinal Anthony Budd/pape Innocent ; cardinaux = Caliceti, Vito Speranza, Angelo Tridello, Sabastian Moreno, Aldo Papini ; Gerhardt Meyer, commandant des gardes suisses ; Umberto Cavalli, inspecteur général de la sécurité du Vatican ; Cinzia Giordana, journaliste ; Stefano Furlano, service de presse pontifical ; sœur Divine Kisemba, des sœurs de la charité ; Brenda Fletcher, ci-devant Ekins ; Geoffrey Cole, avocat radié du barreau
Résumé & avis personnel = le conclave s’éternise, la tendance dure du catholicisme et la tendance plus tolérante, s’affronte sans arriver à un nombre exact pour l’élection d’un nouveau pape – alors qu’il n’est pas du tout en tête de liste, tout-à-coup les voix se portent sur le cardinal Anthony Budd qui n’a absolument aucune envie de devenir paper – contre toute attente, au grand déplaisir de la faction intégriste -
à peine élu, Anthony Budd se précipite impulsivement en Amérique du Sud, au secours de son ami, le cardinal Moreno qui a été enlevé par un groupe luttant contre le régime colombien, le nouveau pape parvient à négocier la libération du cardinal – les commandants des services de sécurité du vatican sont réellement soulagés, et le pape peut enfin se présenter au balcon -
la retransmission en direct à la télévision fait bondir de joie une Britannique – cette Brenda Fletcher, lorsqu’elle était encore mariée au psychiatre Ekins, n’a pas hésité à copier des papiers totalement confidentiels, notamment les dossiers des patients et plus particulièrement le dossier Anthony Budd qui n’était que le révérend Budd à l’époque -
avec un avocat marron, radié du barreau, elle espère faire chanter le nouveau pape, Anthony Budd sait que ce secret va lui coûter peut-être bien plus que sa fonction de pape, ce secret pourrait même lui coûter la vie -
il va prendre les maîtres-chanteurs de court en confiant son secret à une journaliste italienne qu’il sait intègre, ainsi coupera-t-il l’herbe sous les pieds de ceux qui avaient l’intention de se rendre auprès des journaux à scandale si le pape refusait de payer – mais pour Anthony Budd, le drame ne fait que commencer -
un moment d’émotion pour moi que ce thriller religieux (et non historique) ; on partage les souvenirs remontant à l’enfance et à la jeunesse d’Anthony Budd, une enfance maltraitée, à la fois physiquement et psychologiquement par un père, véritable monstre à domicile, la mère d’Anthony n’osait même pas élever la voix pour défendre son fils -
c’est sa sœur qui sait tout ce qui est arrivé et qui arrivera encore, mais elle est une inconditionnelle amie de son frère -
celui-ci trouvera enfin la paix intérieure, ou presque, en entrant dans les ordres et devenir un prêtre, puis un cardinal, digne du message qu’il apporte -
je n’ai pu m’empêcher, avec ce roman-ci, de trouver des similitudes avec le roman de Robert Harris « Conclave », dont je vous ai déjà parlé – je ne parle pas de plagiat, mais il y a de fortes similitudes -
j’aimerais à présent aborder assez brièvement le côté technique d’écriture = j’ai lu le thriller en français car le titre anglais n’était pas mentionné au moment de ma lecture, même l’IA était incapable de répondre à la question simple de l’écriture originale, comme quoi ! (j’ai raison de me moquer ou râler sur cette soi-disant « intelligence artificielle ») -
cependant cette version française, tout à fait valable, comporte quelques tournures de phrases ou des termes qui m’ont eu l’air d’être directement traduit.e.s de l’italien – voilà ! j’arrête ici de faire mon intéressante -
je vous recommande la chronique d'Hedwige-tranches de livres, qui m'a donné envie de lire ce roman
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Titre original = Hard Time
Auteur.e = Jodi Taylor – littérature anglophone UK
Titre français = Les Temps changent
Genre = anticipation, sci-fi, voyages temporels, humour, polars, thriller, histoire
Personnages = Patrouille temporelle = Marietta Hay, commandante en chef ; Charlie Farender, adjudant et son secrétaire ; officier Celia North ; major Matthew Ellis – les stagiaires/Equipe 236 ou Team-Bizarre = Matthew Farrell, Luke Parrish, Jane Lockland – autres = l’honorable Patricia Farnborough, membre du parlement ; Imogen Farnborough, sa fille ; Geoffrey, contact pour voyages illégaux ; Lucinda Steel, assistante de Parrish père
Série = Time Police (la Police du Temps)
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = l’honorable Patricia Farnborough vient demander l’aide de la Police du Temps car son écervelée de fille est partie avec son fiancé, Eric Portman, pour l’Angleterre du 17ème siècle, lui en est revenu, elle pas car capricieuse et têtue, Imogen estimait qu’elle n’avait pas été assez longtemps dans l’époque – en principe la Police du Temps ne donne pas suite à ce type de demande, mais comment refuser d’aider un membre du parlement ?
Matthew Farrell, qui n’a toujours pas été chez le coiffeur (c’est une obsession chez les militaires) restera au bureau, tandis que Jane Lockland et Luke Parrish prendront une navette pour se rendre au 17ème siècle et ramener Imogen ; cela n’ira pas sans mal car la donzelle est persuadée que son fiancé l’adore et donc reviendra pour elle, Luke (qui fut son petit ami) essaie tant bien que mal de la raisonner et après multiples péripéties plus dangereuses les unes que les autres et promesse qu’elle n’ira pas en prison si elle dévoile tout ce qu’elle sait des voyages temporels illégaux – hélas elle devra tout de même y faire un court séjour et elle en veut encore plus à Luke -
Matthew, qui adore se trouver dans la salle des cartes du temps, découvre une petite anomalie dans la ligne du temps ; deux femmes de 1901 ont eu envie de se retrouver au
Petit Trianon pour découvrir Marie-Antoinette –
les choses là n’iront pas sans mal non plus et dans la tourmente de cette enquête, le visage de l’officier Celia North est dévoilé, elle ne peut donc plus participer aux voyages en qualité d’agent secret – elle envisage de donner sa démission, Hay lui demande de réfléchir, après tout le Team 236 (Team-Bizarre) est son équipe et elle peut encore beaucoup leur apporter, surtout qu’ils en ont bien besoin – dans la Tamise ont été repêchés les corps de deux autres membres de la Police du Temps, deux agents secrets également –
or il faut absolument découvrir cette agence illégale ; au grand bonheur de Luke Parrish et avec un peu moins d’enthousiasme de Jane Lockland, ils sont acceptés comme candidats aux rôles d’agents secrets – Jane va devoir changer de garde-robe (mais enfin pourquoi?) et Luke demande à l’assistante personnelle de son père de lui débloquer des fonds, après tout ils doivent donner l’impression d’être de riches jeunes oisifs, avides de sensations –
ils commencent donc à errer dans des lieux où furent contactés Eric et Imogen, et finalement un certain Geoffrey, un être mielleux, doucereux, hypocrite, les accoste, un accord de voyage est trouvé, une navette emporte nos deux candidats agents secrets vers une période glaciaire –
ils vont y découvrir des choses écœurantes, et surtout être découverts par quelqu’un qu’ils n’imaginaient même pas ; cela se présente très mal pour leur futur d’agent secret, heureusement quelqu’un dans les bureaux de la Police du Temps va les aider, au risque d’être renvoyé -
mon avis précédent qu’i était positif, l’est toujours et je dirais presque plus encore – j’adore vraiment ces 3 bras cassés, qui malgré leurs défauts et faiblesses se débrouillent aussi bien que des membres expérimentés de la Police du Temps -
j’avais un peu oublié l’humour qui inonde la série (oui c’est une série, encore une!), j’ai passé un excellent moment, mais aussi pas mal de suspense pour savoir ce qui va arriver à nos deux héros involontaires -
en français, on nomme Team 236 = Team-Losers, au risque de paraître prétentieuse, je préfère ma traduction personnelle de Team-Bizarre (weird en anglais) -
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Titre original = the Outcast Death
Auteur.e = Elly Griffiths - littérature anglophone UK
Genre = polar à thème, archéologie, ère victorienne, vacances universitaires, émission de télévision, enlèvement d’enfants, enquête sur un crime du passé
Personnages = Ruth Galloway, archéologue, spécialisée en archéologie médico-légale ; inspecteur en chef Harry Nelson ; les sergents Judy Johnson, David Clough & Tim Heathfield ; Tanya Fuller, équipe de Nelson ; superintendent Gerry Whitcliffe ; Madge Hudson, profileuse ; Chris Stephenson, légiste ; Cathbad (Michael Malone), druide, chimiste, ex-archéologue ; Liz Donaldson, femme au foyer, suspecte ; Bob Donaldson, son mari, suspect ; Nirupa Kahn, avocat ; Maddie Henderson, fille aînée de Cathbad ; Judy Downey, gardienne des enfants Granger ; Phil Trent, directeur du service d’archéologie ; Flint le chat
équipe de télévision = Mark Gates, documentaliste ; Danielle White (Dani), metteuse en scène et productrice ; Frank Barker, historien américain, spécialiste de l’ère victorienne , présentateur
Série = Ruth Galloway & inspecteur Harry Nelson
Place dans la série = 6ème enquête
Résumé & avis personnel = Ruth Galloway assiste à la commémoration annuelle autour d’un lieu dédié aux personnes enterrées dans une fosse commune – elle vient de découvrir le squelette d’une femme qui a certainement terminé dans la fosse, puisque pendue pour un crime d’enfant dont elle s’est toujours dite innocente, au 19ème siècle, on ne s’encombrait pas de faire des recherches approfondies, d’autant plus que Jemima Trent, surnommée « Mother Hook », était pratiquement considérée comme une sorcière -
la raison de ce surnom et des préjugés est que la femme n’était pas belle et sa main, remplacée par un crochet suite à un accident grave, faisait peur –
les superstitions ont la vie dure – d’autant plus qu’elle écrivait dans un journal les noms des enfants dont elle avait la charge en qualité de gardienne, leur date de décès ou d’adoption, mais elle y parlait plus particulièrement du petit Joshua, celui qu’elle fut accusée d’avoir tué -
cette découverte intéresse l’équipe de télévision pour l’émission « Les Femmes qui tuent », un historien spécialiste de l’ère victorienne a été spécialement engagé en guise de présentateur – l’équipe souhaite aussi engager Ruth Galloway pour qu’elle donne son avis sur « Mother Hook » et sur sa découverte archéologique –
inutile de dire que son supérieur, Trent, frétille, il va pouvoir se pavaner à la télévision, jusqu’à ce que lors du premier tournage, il se comporte tellement bêtement, que c’est à Ruth que l’on s’adresse pour la partie archéologique -
l’historien américain et présentateur de l’émission s’entend à la perfection avec Ruth, leurs études recoupant bien des points communs – ils se rejoignent régulièrement pour prendre un café, du coup les langues vont gentiment bon train, les deux sont libres, le seul qui évidemment ne supporte pas cette amitié est le néandertalien inspecteur en chef Nelson, qui se demande ce qu’elle trouve « à l’amerloque » ! le mec est marié, mais râle parce que Ruth ne vit pas comme une nonne !!!!
il a pourtant les mains et la tête pleines avec une enquête pour mort d’enfant, le 3ème de la famille Donaldson – ses soupçons se portent sur la mère, Liz, qui a déjà perdu deux autres enfants en bas âge, l’un de la mort subite des nourrissons, l’autre de cause inconnue, le 3ème d’après le légiste aurait été étouffé par un coussin, mais rien ne prouve que ce soit la mère ; d’ailleurs un avocat engagé a tôt fait de prouver qu’il n’y a aucune raison de l’accuser de quoi que ce soit, tout le monde peut voir qu’elle est dévastée – ensuite, il soupçonne le mari, ou plutôt ex, mais non divorcé ; là aussi, pas de preuve et l’irascible avocat recommence à menacer de porter plainte pour harcèlement de ses clients !
c’est alors qu’arrive l’impensable, la plus jeune fille du couple Granger disparaît et immédiatement les soupçons se portent sur Judy, la jeune gardienne, alors qu’elle n’était même pas de garde ce soir-là et était en compagnie d’une amie, Maddie, la fille aînée de Cathbad, d’une précédente liaison ; un mot était posé dans le lit de l’enfant disant que la petite allait bien, et c’était signé « la gardienne » – après l’appel désespéré des parents, l’une des enquêtrices de l’équipe de Nelson, retrouve la petite fille en parfait état, soignée, dans l’abri de jardin des Granger – tout est bien qui finit bien – oui mais …
peu après c’est le petit garçon de la sergente Judy Johnson qui est enlevé, toujours un mot signé « la gardienne » et là, la gardienne d’enfants pourrait être impliquée car elle n’a pas du tout réfléchi lorsqu’une personne s’est présentée disant que c’était la sergente qui lui demandait de confier l’enfant -
tout le monde est dévasté, évidemment, mais Judy Johnson refuse l’aide de qui que ce soit, même son mari n’arrive pas à la rassurer
comment retrouver le petit garçon sans l’ombre d’un indice ?
J’ai apprécié ce thriller d’Elly Griffiths, mais je reconnais que j’aime l’écriture de cette auteure, son ton est plaisant à lire et tous ses personnages sont intéressants, oui même l’inspecteur en chef, qui m’horripile à l’extrême -
ici il est question de disparition/enlèvement d’enfants et cela rend l’histoire angoissante ;
il y a beaucoup de personnages, certains plus sympathiques que d’autres, mais dans l’ensemble, ils et elles sont (presque) tous et toutes attachant.e.s –
Cathbad qui vit momentanément dans le nord, revient pour aider à la recherche du petit garçon de Judy Johnson (qui est peut-être aussi le sien) -
Ruth Galloway reçoit, entre autres, la visite de son frère qui traverse une crise de la quarantaine, il a également amené ses 3 gamins, et la petite Kate est ravie de jouer avec ses « grands » cousins -
cela donne lieu à quelques bons moments en famille, le seul qui ne participe pas aux jeux est Flint le chat, que tout ce remue-ménage énerve fortement, ces humains n’ont aucun respect pour sa tranquillité -
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Titre original = A Thousand Ships
Auteur.e = Natalie Haynes – littérature anglophone UK
Titre français = les Invaincues
Genre = mythologie classique, guerre de troie, les souffrances des troyennes, le mépris des vainqueurs, odysseus le fourbe, euripide, ovide, énéide
Personnages = les Troyennes = Hecube, Cassandre, Andromaque, Polyxena ; Ulysse ; Hélène de Sparte, ci-devant de Troie ; les dieux et déesses
Résumé & avis personnel = si vous pensiez que j’en avais fini avec la guerre de troie et l’odyssée, ce livre-ci (et d’autres qui suivront) est la preuve que ce ne sera pas le cas – cette guerre, comme toutes les guerres, est un massacre dont les femmes et les enfants sont les premières victimes -
Troie ne se relèvera pas de ses cendres, les Grecs y ont veillé en massacrant et rasant la ville, en pillant toutes les richesses, le trésor de priam - et ce, grâce à la ruse d’ulysse (cheval de troie ou autre stratagème), aidé par le minable sinon qui s’est introduit dans la ville en se présentant comme un Grec rejeté par ses pairs et demandant l’hospitalité de Troie -
Natalie Haynes a pris le parti de mettre ces femmes meurtries à l’honneur, il y a les Grecs en décor mais ce sont elles qui mènent le roman –
certains passages de son roman sont écrits avec un certain humour caustique que j’ai bien aimé – ainsi la voix de Calliope ou les lettres que Penelope écrit, en pensées, à son mari parti depuis plus de 10 ans et qui en cours de route a pas mal de problèmes, elle aussi d’ailleurs, et surtout râle sec lorqu’elle sait qu’il a passé 7 années auprès d’une nymphe -
ce que j’ai trouvé amusant de la part de l’auteure, c’est qu’elle donne aussi la voix à Calliope, l’aînée des neufs muses, elle est celle de la poésie épique et de l’éloquence – elle est « invitée » par le poète de « chanter » pour lui, la gloire des héros ; inutile de dire que chaque fois qu’il lui dit « chante ô muse », il l’énerve copieusement -
Hecube est à l’honneur, puisque matriarche sur la plage, elle hait Cassandre qu’elle traite d’hystérique, il faut dire que la malheureuse jeune femme voit le futur, le hurle et personne ne la croit -
sa fille préférée est la petite dernière Polyxene, qui sera immolée par neoptolème, fils d’Achille, sur la tombe de son père –
par ailleurs, le corps d’un jeune garçon échoue sur la plage et il s’avère que c’est celui de polydorus, le plus jeune et dernier fils de Priam et Hecube, confié à un soi-disant ami des Troyens, polymestor roi de Thrase en échange d’or – la veuve de priam se vengera de ce traître grâce à ulysse, puis embarquera sur l’un de ses bateaux puisqu’elle est destinée à être son esclave -
le sacrifice de la petite polyxene rappelle celui d’iphigenie, tuée par son père agamemnon sur l’autel d’artemis – on s’étonnera après cela que clytemnestre ne put jamais lui pardonner et l’assassinat à son retour à mycènes -
au hasard de la lecture (enfin si on peut parler de hasard), on découvre le pacte de gaia et zeus = trop d’humains pèsent sur gaia et elle demande à son petit-fils d’en éliminer une grande partie, elle étouffe !
c’est ainsi qu’ils imagineront ensemble le subterfuge de la pomme d’or, que se disputeront aphrodite, athena et hera – et zeus lâchement laissera à un jeune berger le choix de « pour la plus belle » -
ce jeune berger est le fils d’hecube et priam, laissé bébé sur le mont Ida, pour y mourir, mais où devint un berger et marié à oenone, jolie nymphe des bois, ayant le pouvoir de soigner, et qu’il a laissé tomber pour hélène – et c’est alors que tout commence !
au passage quand pâris sera mourant, elle refusera de le soigner (tu espérais quoi le bellâtre...)
cette histoire ne fut jamais l’histoire d’une seule femme ayant lancé 1000 navires sur les mers –
c’est l’histoire de toutes les femmes, de toutes celles qui souffrent, ont souffert et souffriront encore des caprices des hommes -
anecdotes = je viens de lire récemment que l’Odyssée aurait peut-être été écrite par une femme – c’est en tout cas la théorie de Samuel Butler, 19ème siècle, écrivain, traducteur, compositeur, érudit, photographe etc. – il a conclu cela en comparant l’écriture de l’Iliade et l’Odyssée, les styles, selon lui, diffèrent fortement dans les deux poèmes épiques -
ce que j’ai bien aimé aussi est l’opinion de Frédéric Lepage sur Ulysse (opinion que je partage) = pour lui c’est un vrai sale type, qui ne suit que ce qu’il a décidé, au risque de perdre tous ses hommes -
par contre, de nos jours, on comprend mal par le terme de « héros » (ulysse, le héros de la guerre de troie), dans l’antiquité, un héros n’est pas quelqu’un qui sauve les autres au risque de sa propre vie (comme les pompiers p.ex.), au contraire dans l’antiquité un héros est un être ambitieux, porté par ses ambitions et son orgueil, l’ « hubris » des grecs
24ème EDITION
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(image trouvée sur le net)
tous les deux ans, la grand-place de Bruxelles se couvre de fleurs, des dahlias pour la majeure partie, et offre aux visiteurs/visiteuses un magnifique tapis de fleurs représentant souvent des motifs abstraits -
cette année, elle a décidé d'honorer le Japon, avec qui la Belgique est en étroite collaboration depuis de nombreuses années - et l'oeuvre choisie est la célèbre vague de Kaganawa, oeuvre inoubliable du grand artiste japonais Hokusai -
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(trouvé sur wikipedia)
éphémère, cette oeuvre d'art (le tapis de fleurs) était précédemment conçue avec des bégonias, mais cette fleur apparemment se raréfie, aussi désormais a-t-on choisi des dahlias, le tapis est installé avec l'aide de jardiniers bénévoles -
le tapis mesure 70 mètres de long sur 24 mètres de large et il est visible par le public pendant le week-end du 15 août -
(les informations de cette mini-chronique ont toutes été puisées sur différents sites d'internet)
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Titre original grec = Ola ta matia pano mou
Auteur.e = Christos Markogiannakis – littérature grecque
Titre français = les Yeux sur Moi
Genre = polar, horreur, maladie mentale, vengeance, maladie des yeux
Personnages = capitaine Christophoros Markou, police criminelle d’Athènes ; Mihalis Rovis, son supérieur ; Roubini Gaetanou, profileuse ; Vivi Mavroumatis, cheffe de l’équipe d’enquêteurs, police scientifique ; Constantinos Manias, inspecteur ; Yannis Papadakis, suspect ; Flora, une aide-soignante
Série = capitaine Markou
Place dans la série = 6ème enquête
Résumé & avis personnel = le capitaine Markou s’est finalement habitué à devoir travailler en binôme avec Manias, toujours aussi bavard, mais nettement plus dégourdi qu’au début de leurs relations professionnelles, néanmoins il ne sait pas toujours quand il faut se taire et pratique un humour noir sans complexe ; la preuve, Markou accepte d’aller de temps à autre prendre un café avec lui, en lui dévoilant le moins possible de sa vie personnelle, mais malgré tout il est plus « ouvert » que précédemment -
ce à quoi Markou ne s’habitue pas est l’absence de Vera, son amie de toujours qui, après les événements de l’enquête précédente (Auteur de Crimes), a préféré quitter Athènes, vit en Crète dans sa famille et ne souhaite plus du tout être contactée par Christophoros –
au binôme se joint parfois Roubini Gaetano, quoique en ce moment, elle ignore plutôt ses collègues, semblant n’avoir envie de contact avec personne -
en fait, la jeune femme se débat avec une maladie nommée rétinopathie pigmentaire, qui fait hélas perdre lentement la vue à celui ou celle qui en souffre – comme il s’agit d’une maladie héréditaire, Roubini recherche, via le net, d’éventuels parents, comme elle est une enfant adoptée il lui faudrait retrouver sa mère ou d’autres parents biologiques ; sa mère l’a abandonnée à la maternité, sans donner de nom ni d’adresse, cette recherche s’avère donc très compliquée mais la jeune femme est bien soutenue par ses parents adoptifs, qui ne lui ont donc pas caché cette adoption, Roubini Gaetano a même fait des tests ADN via le net -
pendant ces moments difficiles pour les uns et les autres, surtout pour la profileuse, des crimes horribles se produisent et à chaque fois la victime, avec avoir été étranglée, a subi une énucléation des yeux – trois corps mutilés ont déjà été retrouvés, l’enquête patauge, vu qu’il n’y a aucun indice valable ; la presse fait les choux gras de ce qu’elle nomme « l’Arracheur des yeux » - une 4ème victime se joint aux autres quatre mois plus tard et toujours aussi peu d’indices -
Yannis Papadakis est un homme paranoïaque, qui a peur de sortir, qui quand il sort ne regarde jamais les gens en face – depuis l’enfance, il est convaincu d’avoir un don = celui de voir leur mort dans les yeux des autres, à l’école on se moquait de lui, ou alors on le battait -
seule sa grand-mère accepte ce don, disant que sa grand-mère à elle l’avait ; par contre la mère de Papadakis, alcoolique et droguée, a des crises d’hystérie, le bat comme plâtre, après une nième crise l’a conduit dans un hôpital psychiatrique où les médecins, peu à peu, ont tenté de le guérir du « don » -
il a surtout peur de sortir car il se sait poursuivi par un homme qu’il a défiguré -
le seul indice qui pourrait mettre les enquêteurs sur la trace du meurtrier, est que toutes les victimes ont été tuées dans le même quartier, ou à peu près -
thriller nettement plus sombre que les polars précédents de Christos Markokogiannakis, c’est même fort glauque par instants, avec quelques scènes que j’ai passé un peu rapidement car difficile à soutenir, ce qui est une grande première pour moi avec cet auteur -
il met aussi fortement l’accent sur les souffrances de la profileuse, qui doit s’habituer à perdre la vue et donc aménager son appartement et son bureau, c’est émouvant à suivre, les problèmes aux yeux sont un sujet qui me parle de près, sans avoir la gravité du personnage du livre -
il y a quelques rebondissements, dont le final qui est une fameuse surprise –
par contre, ce qui n’a pas totalement été une surprise pour moi, était la personne coupable – sans vouloir me vanter, j’avais compris la trame de l’histoire à un moment de la lecture et, forcément, lorsque tout est découvert et expliqué, j’ai pu constater que j’avais raison (et tout le monde sait à quel point j’aime avoir raison =^-⁼)
bien qu’il y ait quelques moments « gore » dans le thriller, j'en recommande la lecture qui manie à la perfection la psychologie des personnages et l’enquête policière – c’est passionnant de bout en bout -
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Titre original = un Corse à Lille
Auteur.e = Elena Piacentini – littérature francophone
Genre = polar, coaching, manipulation, suicide, prostitution, trafic d’êtres humains, drogue
Personnages = commandant Pierre-Arsène Leoni ; mémé Angèle, sa grand-mère ; capitaine Baudouin Vanberghe, son adjoint ; capitaine François de Saint-Venant (surnommé « le curé ») ; lieutenant Grégoire Parsky ; lieutenant Thierry Muissen (surnommé « joli coeur ») ; lieutenante-stagiaire Eléanore Martens ; Eliane Ducatel, légiste ; Amaryllis Bienvenue, prostituée, victime ; Dominique Delorme, co-fondateur de Nova Management ; Nicolas Maricourt, l’autre co-fondateur ; Marie de Winter, psychologue, coach ; Stanislas Bailleul, chef d’entreprise, 1ère victime ; Thibaut Lemasure, chef d’entreprise, 2ème victime ; Constantin Dehaene, 3ème victime ; famille Lepoutre, suspects
Série = commandant Leoni
Place dans la série = 1ère enquête
Résumé & avis personnel = qui enlève et tue les chefs d’entreprises des hauts-de-france ? Le commandant Leoni, transfuge de la PJ de Marseille, venu habiter dans le nord avec sa mémé, la meilleure cuisinière qui soit, va rapidement être mis dans le bain – il est immédiatement sympathique à son équipe = on se tutoie, on s’appelle par nos prénoms… ; par contre lorsqu’on découvre la première victime, le corps porte des croix taillées dans la poitrine et un bout de coeur a été prélevé -
Bailleul ne sera guère regretté par son personnel qu’il terrorisait littéralement, rarement un chef d’entreprise n’aura été aussi détesté par son personnel -
un autre chef d’entreprise est déjà enlevé entre-temps, et il est évident que, comme pour Bailleul, l’enlèvement a été minutieusement calculé ; son épouse a déclaré sa disparition mais c’est un adulte et les policiers qui la reçoivent tentent de lui faire comprendre qu’il faut plus de 24 heures pour enquêter ; de plus ses menaces d’en parler au maire, au préfet, bref à toutes ses connaissances haut placées n’impressionnent guère Leoni, il accepte toutefois d’y mettre son équipe car cela commence à ressembler à des crimes en série -
on découvrira le corps de son époux dans une décharge, mais Lemasure même si lui aussi a des marques sur la poitrine, il est évident qu’il s’est suicidé -
un 3ème chef d’entreprise est également enlevé, et là Leoni et son équipe sont persuadés d’avoir à faire à un tueur en série -
parallèlement à ces crimes, une enquête commence concernant la mort d’une jeune et très jolie prostituée, les autres femmes du quartier chaud de Lille la surnommaient « la princesse » car elle travaillait de manière indépendante et les derniers temps elle semblait heureuse et montait fréquemment dans la même grosse voiture élégante – dans son appartement, des lettres sont trouvées émanant de sa mère, de plus à l’autopsie il apparaît qu’elle a eu un enfant, où est-il ?
La découverte de certains détails et du nom du principal suspect va bouleverser la lieutenante-stagiaire, qui ne va plus pouvoir cacher son secret -
les indices et discussions mènent nos enquêteurs vers la société Nova Management, une société de « coaching », voulant aider des chefs d’entreprises divers afin de se comporter différemment avec leur personnel – l’un des co-fondateurs coule désormais des jours agréables à Aix-en-Provence et l’une des psychologues de cette société est assez agacée, voire agressive à l’égard du commandant qui ne fait pourtant que son métier ; car disons-le, le temps presse !
excellent thriller, le suspense est total et fonctionne vraiment bien, on ne lâche pas le livre tant qu’on ne découvre pas qui est derrière ces horreurs …
l’équipe lilloise est réellement sympathique et les taquineries qu’ils se font ne sont jamais méchantes, au contraire, on sent qu’ils ont de l’amitié les uns pour les autres, et heureusement cela permet de travailler en bonne entente –
même le dénommé « joli coeur » a bien été obligé de cesser de draguer la stagiaire qui d’ailleurs ne se laisse pas faire -
faut il ajouter que j'ai adoré Mémé Angèle -
les lecteurs assistent, entre les chapitres consacrés à l’enquête, aux détails de ce que le tueur fait subir à ses victimes -
de plus, il n’y a pas entre les Lillois et le transfuge du sud des commentaires sur les différences entre le nord et le sud, ou des quolibets se moquant des uns et des autres ; en général ce sont des clichés dont certains écrivains usent et abusent, mais ici non, tout le monde se respecte et de plus, Leoni n’est pas alcoolique, divorcé avec enfant (cela ressemble un peu à l’équipe créée par Françoise Le Mer en Bretagne) – cela change des polars scandinaves où ils sont tous alcoolos -
mais (hé oui), les tout derniers chapitres ressemblent à des épisodes du pays des bisounours – cynisme de ma part, pas vraiment car j’adore quand des histoires se terminent bien, mais là j’ai trouvé que ce soit un peu trop – ceci n’est que mon avis, évidemment -
et malgré ce bémol, je recommande cette lecture -
LA pièce maudite par excellence -
DEFENSE FORMELLE de prononcer son nom
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Titre original suédois = Jag blundar och ber
Auteur.e = Alex Ahndoril – littérature scandinave
Titre français = le Fantôme du théâtre
Genre = polar, théâtre, harcèlement, syndrome de stress post-traumatique, nordic noir, jalousie, vengeance, paranoïa, la « pièce maudite » (macbeth), drogue
Personnages = Julia Stark, détective privé ; inspecteur Sidney (Sid) Mendelson, son ex-mari ; Bianca Salo, comédienne ; Rosmarie Björk, cheffe de la sécurité du théâtre ; Regina Muhammed, metteuse en scène ; Ursula Andersson, comédienne et souffleuse ; Anna Dagerman, régisseuse ; Ramon Breiner, comédien ; Mikko Järvinen, comédien ; Tommy Roos, comédien ; Kirsten, comédienne, victime ; Lovisa Castelo, sœur de Nicolas
Série = Agence Stark
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = la jeune comédienne en vue, brillante interprète de la Mouette, Bianca Salo, demande l’aide de l’agence Stark car elle est persuadée que le fantôme de son fiancé mort, Nicolas Castelo, est revenu pour la hanter – non seulement il s’est introduit dans son appartement pour reprendre ses boutons de manchettes en diamant, mais elle l’a aussi aperçu au théâtre lors d’une représentation – de plus, elle a retrouvé l’une de ses robes brûlée dans sa loge, heureusement incendie rapidement éteint -
c’est un mail envoyé du Brésil par la mère de Nicolas qui lui a annoncé sa mort alors qu’il était à Helsinki en mission diplomatique ; il a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel – comme Bianca et Nicolas n’étaient pas officiellement fiancés, elle est ignorée par toute la famille, voire considérée comme une intrigante, bien décidée à profiter de lui et sa fortune -
comme elle n’a pas les moyens de se payer un garde du corps, c’est Julia Stark qui accepte de l’accompagner partout, y compris au Dramaten, le théâtre dramatique de Stockholm -
Julia découvre que dans le monde du théâtre on ne se fait pas de cadeau, il y règne une ambiance de mesquineries, de jalousies, bref rien de très plaisant comme ambiance de travail – Regina, la metteuse en scène, par contre, a beaucoup d’affection pour la jeune comédienne, mais se montre plutôt possessive ; elle accepte toutefois de bon coeur la présence de Julia, elle n’a guère le choix puisque Bianca l’impose – Mikko, le comédien interprétant Macbeth, se montre arrogant, tente de séduire Julia qui reste insensible, ce qui le vexe, et il a eu à l’égard de Bianca Salo une attitude de mâle séducteur, persuadé d’être irresistible, bref il est odieux -
trois ans auparavant, lors de la première représentation de la tragédie écossaire, Bianca venant d’apprendre la mort de Nicolas, s’était écroulée sur scène et la pièce terminée aussi sec – entre-temps la jeune comédienne s’est améliorée et endurcie sur scène et on remet le couvert avec les mêmes comédiens –
Bianca Salo est devenue la petite amie de Ramon, l’un des comédiens, et tout le monde semble apprécier la jeune femme, pourtant quelqu’un cherche tout de même à lui nuire, puisque lorsqu’elle allume une cigarette avec son briquet, la flamme est si haute qu’elle risque de brûler une partie du visage, heureusement Julia est intervenue, mais l’incident tenterait à prouver que c’est bien au sein du théâtre que quelqu’un ou quelqu’une lui en veut -
lors d’une répétition de la pièce, Kirsten, l’une des comédiennes, boit par erreur un verre d’eau destiné à Bianca et meurt empoisonnée -
le harceleur de la jeune femme semble être passé à la vitesse supérieure et Julia fait appel à son ex-mari, inspecteur de police, pour la seconder, bien lui en a pris, car lorsque Julia réunit tout le monde afin de dévoiler ses conclusions et dévoiler le ou la coupable, elle est elle-même victime d’une tentative d’empoisonnement -
j’ai retrouvé l’agence Stark avec plaisir, comme dans les polars d’Agatha Christie, la détective privée réunit tous les suspects afin de révéler la personne coupable (c’est pour moi la seule comparaison avec les polars de la duchesse du crime, ce qui est pourtant la ligne de publicité de cette série) -
Julia souffre encore et toujours du syndrome de stress post-traumatique, et on le comprend aisément ; de plus elle a la presse en aversion car vers 18 ans, lorsqu’elle se remettait un peu de ce qui lui est arrivé, un journaliste de presse à scandales a fait un montage la montrant s’amusant, ce qui a retourné une partie de l’opinion contre elle = elle s’amusait alors que tout le monde la plaignait d’être la seule survivante d’un horrible accident d’avion où périt toute sa famille, or à l’époque, Julia recevait une indemnisation importante et on la fit passer pour une profiteuse -
par contre, là où elle m’agace un peu, c’est le fait qu’elle n’arrive pas à faire le deuil de sa relation avec son mari depuis leur séparation, rien qu’être amis ne lui suffit pas vraiment -
sinon, l’ambiance au théâtre m’a bien intéressée, comment chacun interprète un rôle alors qu’il préférerait celui de l’autre, les loges que l’on partage si on n’est pas encore la grande vedette, mais surtout les petites remarques pestouilles que l’on se fait « entre amis » -
anecdote = pour ceux d’entre vous qui ignorent pourquoi Macbeth est une pièce maudite, je vous réfère à mon billet de juin 2016, où je vous dis tout sur la pièce maudite -
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Titre original = Smoke and Mirrors
Auteur.e = Elly Griffiths – littérature anglophone UK
Genre = prestidigitation, pantomime, noël, hiver, polars à thème, disparition d’enfants, théâtre
Personnages = inspecteur Edgar Stephens ; sergent Bob Willis, son adjoint ; sergent Emma Holmes ; superintendent Frank Hodges, leur supérieur ; Max Mephisto, prestidigitateur/acteur ; Ruby French, sa fille, prestidigitatrice/comédienne ; Annie Francis & Mark Webster, les enfants disparus, victimes ; Sam Gee, commerçant, suspect ; Brian Baxter, passionné de théâtre, ami des enfants ; Betty Francis, sœur d’Annie ; Solomon Carter, chirurgien et légiste ; Joyce Markham (Mrs. M), logeuse de Max Mephisto ; Stan Parks, vieux prestidigitateur « le grand Diablo », ami de Stephens & Mephisto; les familles Francis & Webster
Série = The Brighton Mysteries – Stephens & Mephisto
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = Novembre 1951 à Brighton – il fait particulièrement froid, neige et blizzard semblent devenir le quotidien des habitants, pas la saison préférée de l’inspecteur Stephens et lorsqu’il arrive au poste et que son adjoint lui annonce la disparition de deux enfants, Stephens sent bien que ça ne va pas être une partie de plaisir -
il accueille également au sein de son équipe la jeune sergente Emma Holmes, dont le patronyme lui a déjà valu quelques quolibets dont elle ne s’occupe même plus – par contre, très vite elle montre une belle compétence, pose les bonnes questions et aime l’ordre et la méthode, ce qui rend immédiatement le sergent Willis jaloux, ils vont pourtant devoir coopérer car la disparition de ces enfants va devenir rapidement une course contre la montre pour les retrouver -
Annie Francis, 13 ans, et Mark Webster, 12 ans, étaient amis depuis toujours, depuis les premières années d’école – Annie était le plus éveillée des deux, douée pour l’écriture, ayant une imagination débordante, faisant l’admiration de son professeur de français –
Mark était plus calme, mais toujours prêt à aider Annie dans ses entreprises théâtrales, car oui Annie écrivait des petites pièces de théâtre, elle avait une petite troupe mais c’était elle le metteur en scène et scénariste – les petites pièces s’inspiraient très fort des contes de Grimm, mais étaient même beaucoup plus sombres d’ambiance et ne se terminaient pas toujours très bien -
dans leur quartier, ils avaient le soutien d’« Oncle Brian », un amateur de théâtre qui avait transformé son garage en petit théâtre et les enfants venaient y répéter –
lui aussi parle avec admiration de l’imagination d’Annie -
les enfants ont été vus pour la dernière fois près de la boutique de Sam Gee, un commerçant qui devient rapidement le suspect n°1, surtout pour le superintendent Hodges qui ne comprend pas pourquoi Stephens ne l’a pas encore arrêté, pour l’inspecteur il n’y a pas assez d’indices, ce qu’accepte son supérieur avec difficulté, et lorsque hélas on retrouve les enfants, morts étranglés, dans un fossé, le drame est à son comble et Hodges menace Edgar Stephens de le dessaisir de l’affaire et faire venir des gens « compétents » - sympa !
l’enquête piétine, tout le monde voudrait des résultats immédiats, mais personne, absolument personne, n’a vu les enfants après les avoir rencontrés devant la boutique à bonbons – or, lorsque les enfants ont été retrouvés, des friandises avaient été parsemées autour d’eux, comme dans Hansel & Gretel dont Annie aimait à s’inspirer et donc les soupçons se maintiennent contre le commerçant -
Pendant ce temps, Max Mephisto râle un peu car les spectacles ont beaucoup moins de succès et du coup, les engagements se font plus rares – il a accepté cependant un emploi dans une pantomime (spectacle très couru à noël, en Angleterre), il y tient un rôle de « méchant », et a des idées pour donner un peu de vie au spectacle – le désistement de l’un des comédiens de la pantomime lui fait engager leur vieil ami Stan « le Grand Diablo », trop content de retrouver ses amis et buvant toujours autant ; il est cependant fort saisi par le meurtre des enfants, cela lui rappelle un triste hiver d’avant la première guerre mondiale -
la fille de Max, Ruby, relance régulièrement Edgar, consciente qu’il en pince pour elle et n’ayant pas trop de scrupules à lui faire croire qu’elle aussi est amoureuse -
lorsque la jeune Betty, sœur d’Annie et qui a repris le flambeau théâtral, disparaît lors d’une répétition, les enquêteurs se précipitent partout pour la retrouver, elle aussi aurait été aperçue près de la boutique de Sam Gee et Edgar Stephens doit faire tout ce qu’il peut pour que l’homme ne soit pas lynché -
encore une fois, le temps presse et il n’est pas question de céder à la peur et au découragement -
j’ai apprécié cette enquête de Stephens & Max, même si ce dernier semble plutôt être présent pour soutenir son copain plutôt que de vraiment s’investir dans l’enquête – toutefois, il n’hésite pas à lui donner des conseils dont notre jeune inspecteur a bien besoin -
j’ai bien aimé le nouveau personnage dans l’équipe, la sergente Emma Holmes, efficace, appréciée par tous, sauf Ruby, même Wills est obligé de reconnaître ses qualités d’enquêtrice -
l’ambiance du quartier de Brighton où vivent les familles mais aussi les habitants est bien rendue, très village où tout le monde se connaît et s’épie – la description de l’animosité entre les deux familles des enfants disparus m’a fortement étonnée, mais tout s’explique à la fin bien entendu -
on donne aussi quelques astuces de mise en scène pour la pantomime, que j’ai trouvées amusantes (je suis bon public =^-^=) -
je n’avais guère deviné qui était la personne coupable, ce qui a été une fameuse surprise d’ailleurs -
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Titre original = Death du Jour
Auteur.e = Kathy Reichs – littérature anglophone USA
Titre français = Passage Mortel
Genre = polar, anthropologie, médecine légale, secte pour le bien-être, torture, disparition, les Laurentides, Montréal
Personnages = Temperance (Tempe) Brennan, spécialiste en médecine médico-légale ; Katy, sa fille, étudiante ; Harriet (Harry) Lamour, sœur de Tempe ; Andrew (Andy) Ryan, détective à la sûreté du quebec ; sœur Julienne, archiviste du couvent ; Pierre LaManche, supérieur de Tempe ; Jean-Claude Hubert, coroner ; Luc Grenier, chef des pompiers ; Anna Goyette, nièce de sœur Julienne ; Daisy Jeannote, professeur de sociologie à l’université McGill ; Dom Owens, gourou de la secte de bien-être ; victimes = un jeune couple et leurs jumeaux, des bébés de trois mois/Jennifer Cannon/Amalie Provencher/Carole Comptois
Série = Temperance Brennan/Andrew Ryan
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = au cours d’un hiver montréalais particulièrement froid, Tempe Brennan doit rechercher le corps d’une religieuse du 19ème siècle ayant eu un comportement magnifique au cours d’une épidémie de variole, il serait question de poser sa candidature pour être béatifiée ou déclarée sainte – d’ailleurs la plaque dans le couvent la décrit comme « femme contemplative » -
sœur Julienne, l’archiviste du couvent, avec qui Tempe est en relation pour Elisabeth Nicolet (la future sainte), demande timidement à Tempe d’insister auprès de la police pour retrouver sa nièce, mais comme celle-ci est majeure, la police estime qu’il ne faut pas intervenir tout de suite -
cela mène Temperance à se rendre à l’université McGill, où elle rencontre la responsable de la faculté de sociologie, une femme appréciée de ses étudiants, très protectrice aussi – elle n’apprécie que modérément qu’on la questionne sur ses étudiants ; par contre elle possède des documents sur la future sainte, qu’elle prête bien volontiers au dr Brennan -
entretemps, le docteur Brennan est appelée sur les lieux d’un incendie criminel, on y a trouvé le corps d’une vieille dame, calciné, mais une balle dans la tête – de plus, dans le même immeuble, on trouve les cadavres d’un jeune couple et leurs jumeaux, des bébés de trois mois -
dans ce magma horrible, débarque le tourbillon qu’est sa sœur Harriet, qui s’installe pour le week-end car elle va participer à un séminaire de bien-être et retour sur soi – en attendant de s’y rendre, elle squatte la chambre d’amis de sa grande sœur et elle l’entraîne à une soirée dans un bar de la ville ; fatiguée Tempe retourne à pied chez elle mais est attaquée en cours de route avec une voix qui la menace de bien pire si « elle ne lâche pas l’affaire » - quelle affaire ?
Temperance Brennan retourne chez elle, en Caroline du sud, elle y travaille en alternance avec le Canada, faut-il préciser que ce climat-là lui convient beaucoup mieux – hélas, à peine installée, on pénètre par effraction dans sa cuisine et on y jette le cadavre d’un chat, brûlé ; Tempe est effondrée car elle adore son chat Birdie, la suite des événements va prouver que ce n’était pas lui -
aux USA, Tempe retrouve sa fille Katy étudiante, avec qui elle passe un agréable week-end sur l’île d’un ami soucieux d’écologie et biodiversité, île consacrée à l’étude des singes -
et on y trouve deux cadavres qui sont ceux de deux jeunes femmes, il est évident qu’elles ont été torturées – cela semble faire partie d’une série, puisque dans une forêt des Laurentides, le cadavre torturé d’une adolescente a été découvert -
à Montréal, le détective chargé de ces sombres affaires, est convaincu comme Brennan qu’il s’agit d’une secte qui supprime ceux et celles qui veulent la quitter – comme sa sœur ne donne plus signe de vie, Tempe décide de prendre les choses en main, Ryan l’accompagne évidemment, toujours en râlant, d’autant plus qu’un blizzard s’est levé -
un bon suspense, haletant, souvent inquiétant, difficile à lâcher – j’avais néanmoins découvert la personne coupable dès son entrée dans le roman et les justifications pour la secte donnent froid dans le dos -
le roman, par instants, a l’air décousu (comme ma chronique), mais peu à peu les pièces de ce puzzle, plutôt macabre, vont se recouper -
en faisant le parallèle avec le personnage principal d’elly griffiths, ruth galloway, je réalise que les enquêtes de l’héroïne de kathy reichs sont nettement plus détaillées en ce qui concerne le travail de médecine légale – les dissections en tous genres, les détails d’entomologie qui défigurent les cadavres sont parfois carrément glauques, j’ai trouvé certains passages « médicaux » un peu trop longs, c’est parfois fastidieux à lire – les deux personnages exercent le même métier mais elly griffiths nous épargne des détails qui s’adressent plutôt à des initiés, mais ce n’est pas cela qui m’empêchera d’encore découvrir d’autres thrillers/polars de kathy reichs qui sont dans ma pal –
ceci dit, ce thriller de kathy reichs nous fait toucher de près les cultes/sectes de « bien-être » psychologique, de retour sur soi, sur ce que l’on est réellement, loin de la civilisation qui nous détruit, c’est à la fois intéressant et inquiétant à lire car qui n’a pas un jour eu envie de faire ce genre de « zénitude » ou développement personnel – on l’oublie souvent, c’est dans ce type de retraite que des gens mal intentionnés recrutent des nouveaux adeptes et finalement on se retrouve comme à Waco ou Jamestown -
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Titre original = the Queens of Crime
Auteur.e = Marie Benedict – littérature anglophone USA
Titre français = les Reines du Crime
Genre = autobiographie, l’art d’écrire, enquête sur un crime du passé, fiction, roman, the detection club, romancières de polars, féminisme
Personnages = Dorothy Sayers ; Agatha Christie ; Margery Allingham ; Ngaio Marsh ; baronne Emma Orczy ; Mac Fleming, époux de Dorothy Sayers ; les sœurs de May Daniels ; Celia McCarthy, amie de May Daniels ; Williams père & fils ; Alfred Chapman, metteur en scène
Résumé & avis personnel = londres, février 1931 - dorothy sayers et agatha christie se retrouvent au « detection club », attendant la confirmation de leur inscription à ce club très fermé d’écrivains de polars, surtout réservé aux auteurs masculins – avec une certaine condescendance il semblerait que l’on veuille bien leur réserver une niche ; le sang de ces dames ne fait qu’un tour et ms. sayers décide qu’elles vont damner le pion à ces soi-disant « maîtres » -
au sein de la bibliothèque de « l’university women’s club », elle rameute agatha christie déjà nommée (hercule poirot et miss marple), la baronne orczy, qui a créé le « mouron rouge » mais – et cela se sait moins – elle était aussi l’auteure d’une série de polars, le portrait dépeint d’elle est celui d’une femme élégante (bijoux et fourrures) ; il y a également ngaio marsh (inspecteur alleyn) et margery allingham (inspecteur albert campion), la plus jeune d’entre elles et presque toujours de bonne humeur –
inutile de dire que ces dames en savent autant, sinon plus, que les membres officiels du « detection club » -
elle déclare qu'elles de nommeront "the Queens of Crime" (les reines du crime) -
elle propose donc à ses consœurs et néanmoins amies de résoudre le meurtre de la jeune infirmière may daniels, retrouvée morte à lille en octobre 1930 – la presse et les polices françaises et britanniques ont pratiquement classé l’affaire, estimant que la jeune femme ayant disparu était sans doute droguée ou participant à un trafic d’héroïne puisqu’une seringue a été trouvée à côté du corps – non seulement la jeune morte a été traitée avec mépris par les policiers, mais la presse a aussi fait ses choux gras de l’affaire, brossant un portrait infamant pour ms. daniels, la faisant pratiquement passer pour une prostituée, d’autant plus que dans le sac de ses affaires personnelles trouvées à lille, se trouvaient deux robes fort élégantes et provenant d’un magasin très sélect et coûteux -
ces dames vont donc faire la navette entre londres et lille, afin de découvrir la vérité et rétablir la réputation de may daniels ; pour cela elles iront même jusqu’à questionner les sœurs de may, qui sont effondrées par les articles dans la presse, avec réticence elles racontent leur jeune sœur qui était loin d’être une « fille légère » -
évidemment nos auteures vont faire l’objet d’intimidation, voire de menaces pour dorothy, mais peu importe, puisque la police piétine, elles vont essayer de mettre en application dans la vraie vie ce qu’elles imaginent dans leurs polars -
écrit à la première personne, à savoir dorothy sayers, ayant abandonné la publicité pour écrire à temps plein, cette fiction s’inspire fortement de la vie de cette auteure ayant créé les personnages de lord peter wimsey & harriet vane -
c’est à la fois un bon thriller, une intéressante envie de remettre les pendules à l’heure vis-à-vis du « detection club », ce club réunissant la fine fleur de l’âge d’or du roman policier, surtout composé d’hommes évidemment !!!
c’est passionnant de bout en bout -
on y découvre pas mal de détails concernant la vie de ms. sayers et notamment son enfant secret, élevée chez sa sœur -
mais aussi l’attitude à la limite de l’extrême inquiétude d’agatha christie face à la presse, elle n’a pas oublié comment elle fut traitée lors de sa « disparition » -
il y a peu de détails pour les trois autres auteures, sauf les toilettes de la baronne orczy qui se souvient de ce qu’elle fut en Hongrie, alors qu’elle vint très jeune en Angleterre avec ses parents, fuyant un régime devenant totalitaire -
ngaio marsh est dépeinte comme une personne à l’humour fort caustique, voire tranchant, et elle est souvent en conflit avec la baronne ; quant à margery alligham, la plus jeune de l’équipe, elle sauve parfois la situation avec sa gentillesse indéfectible, pour elle cette affaire est une partie de plaisir, presque un jeu -
marie benedict est une romancière ayant déjà écrit plusieurs biographies romancées de femmes célèbres, toujours bien documentées – j’avais lu d’elle, et cela m’avait agacée, la disparition d’agatha christie qui était, pour moi, une resucée de cette mésaventure toujours évoquée pour ms. christie, qui a été malmenée dans la presse -
heureusement, ici je revois mon jugement sur marie benedict et j’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman-ci, et le clin d’oeil au « detection club », fermé aux femmes, mais lorsque nos amies décident de résoudre l’enquête du passé, on leur accorde enfin l’accès au club -
ayant encore des bios écrits par ms. benedict dans ma pal, j’en piocherai un de temps en temps, elle écrit surtout concernant les femmes et/ou compagnes d’hommes célèbres, qui ont été reléguées aux coulisses ou carrément ignorées -
le ton général de ce roman est souvent allégé par l’humour de ces dames, surtout celui de sayers et ngaio marsh
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Titre original = Murder à la Flambé
Auteur.e = Jennifer L. Hart – littérature anglophone USA
Genre = polars à thème, recettes de pâtes, détective privé, concurrence, ambiance petite ville américaine, incendies volontaires, adolescence, humour
Personnages = Andrea (Ancy) Buckland, cheffe cuisinière ; Pops (Eugene) Buckland, son grand-père ; grand-tante Cecily Rossetti ; Mimi, sous-cheffe et cheffe pâtissière ; Malcolm Jones, fiancé d’Ancy ; Lizzy Tillman, demi-sœur de Malcolm ; Tillman père ; Kyle, Landers, sheriff de Beaverton ; Rochelle Harrison, détective privé, ex de Malcolm ; Donna Muller, agent immobilier, amie d’Andy ; Lacey Lamour, concurrente d’Andy, propriétaire du nouveau restaurant ; Jacob Griffin, détective privé ; Darryl Brown, détective ; Kaylee, fille d’Andy & Kyle
Série = Southern Pasta Shop
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = Andrea Buckland fulmine, cela ne suffisait donc pas que sa nemesis du temps du lycée soit la demi-sœur de l’homme de sa vie, il faut qu’à présent sa concurrente à l’école de cuisine, où Andy obtint les meilleurs résultats, vienne s’installer pratiquement face à sa boutique de pâtes et petite restauration de pâtes, sur place ou à emporter, prétextant que Beaverton ne possède pas de « vrai » restaurant -
les relations ne sont d’ailleurs pas au top avec Malcolm non plus, car il semble ne pas vouloir envie de s’engager sérieusement et Andrea manquant sérieusement de maturité en relations de couple, elle se trouve une nouvelle habitation grâce à son amie Donna – celle-ci, voulant changer les idées de son amie, l’emmène au sympathique café du patelin, malheureusement Andy supporte très mal l’alcool et elle provoque une belle bagarre, avec pour résultat d’être définitivement interdite d’entrer dans le café -
pendant ces moments de vie, une incendie s’est déclaré chez la fleuriste située à 2 maisons du « Bowtie Angel », le service traiteur d’Andy, heureusement cela ne s’est pas propagé sinon adieu le traiteur, il semble que l’incendie soit criminel – peu après, c’est l’élégante séniorie où vivent désormais Pops et tante Cecily qui est la proie des flammes, ravageant quasi totalement la séniorie, pas de doute un pyromane sévit dans le patelin – puisque Andrea a quitté la villa de Malcolm, Pops et Cecily peuvent s’installer dans la maison louée par Andy -
qui est à la base de ces incendies criminels ? D’autant plus que des vieilles personnes de la séniorie sont mortes -
au choc de tous, c’est Kaylee qui est accusée, avec la bande d’adolescents qu’elle fréquente, d’avoir provoqué les incendies ; Andrea ne s’entend peut-être pas encore avec sa fille, mais pyromane ça jamais ! Aussi elle rameute tous les Buckland-Rossette et Jones pour innocenter Kaylee -
Lizzy Tillman, de son côté, redoute que ce soit son père qui soit à la base des incendies car elle a découvert plusieurs bidons d’essence dans sa baraque au fond des bois -
pendant ce temps a débarqué à Beaverton l’ex-épouse de Malcolm, enquêtant elle aussi sur Andy, pour la société de télévision ayant dû fermer, notamment après l’empoisonnement collectif – Rochelle est une jeune femme sympathique qui se fait rapidement une copine d’Andy, hélas comme elle poursuit ses enquêtes, elle va être assassinée et devinez quoi ? C’est Malcolm Jones qui est accusé du crime -
c’en est trop, Andy a décidé de trouver qui est à la base de tous ces incendies criminels et meurtres -
et qui est ce Jacob Griffin qui s’intéresse aussi à la jeune cheffe ?
j’ai raté un épisode de la vie mouvementée de cette cheffe cuisinière, dont les recettes suivent chaque chapitre (faim garantie pour les lecteurs) –
en effet, on découvre ses relations parfois tumultueuses avec sa fille Kaylee, fille qu’elle a eue avec Kyle Landers lorsqu’ils étaient encore au lycée, Andrea, âgée alors de 17 ans, a donné sa fille à l’adoption et l’enfant a eu la chance de tomber dans une bonne famille –
je suppose que c’est dans le roman précédent (à savoir Christmas al dente) que débarque l’adolescente et sa maman adoptive -
cela n’a pas grande importance, mais c’est un peu agaçant au début quand on ne comprend pas trop la présence de l’adolescente, qui comme tous les ados est imbuvable -
j’ai beaucoup apprécié ce roman-ci également de cette série qui se promet d’être assez courte, je ne vais pas m’en plaindre vu le nombre de séries existant dans les polars – j’ai surtout aimé le passage dans le café du bled, un bon moment de bagarre !
cette lecture est amusante et délassante, parfaite pour les jours de chaleur, malheureusement les incendies ne rafraîchissant pas l’atmosphère -
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Titre original = les Brûlures de la Baie
Auteur.e = Françoise Le Mer – littérature francophone
Genre = polar, masculinisme, féminisme, pervers narcissique, incels
Personnages = commissaire Le Gwen et ses lieutenants = Michel Le Fur, Marisol Geoffroy, Yvon Moullec ; Alice Pelletier, étudiante en études médiévales ; Henri & Claire Pelletier, ses parents ; Victor Ferrault, professeur en littérature médiévale, son compagnon ; Camille Daubert, spécialiste en événementiel, 1ère victime ; Clément Compin, son fiancé ; Elena Feraru, 2ème victime ; Anastasia, brillante avocate, 3ème victime, morte ; Charles, psychiatre, son compagnon ; Alex, un élève de Ferrault
Série = commissaire Le Gwen
Place dans la série = 24ème enquête
Résumé & avis personnel = les lecteurs assistent en février 2024 à une réunion de masculinistes, ces hommes qui haïssent les femmes occupant des postes importants, ou vivant librement, ou homosexuelles, et aussi les féministes, leurs pires ennemies, selon eux, ces bonnes femmes feraient mieux de rester dans leur cuisine et pondre des enfants –
leur chef se nomme « Kill », si c’est pas mignon ça, tous ceux qui décident de se faire membre de son équipe doivent accepter les conditions à n’importe quel prix, tous se cachent derrière des pseudonymes – c’est là que le jeune « Bill » se demande s’il faut aller jusqu’à tuer, et si c’est le cas, il préfère se retirer du groupe -
quelques mois plus tard, Camille Daubert, revenant d’une soirée qu’elle a organisée et réussit, se réjouit du futur car elle a accepté la demande en mariage de son compagnon ; alors qu’elle se dirige vers sa voiture, elle est interpelée et au moment où elle répond, elle reçoit un jet de vitriol au visage, de plus une lettre « I » majuscule est imprimée sur le pli poplité de l’une de ses jambes – de plus des tracts sont jetés autour d’elle et sur la place, tracts incitant à la violence et insultant les femmes -
pour Camille, fini le mariage, la jeune femme est défigurée et décide de rompre avec Clément -
pour le commissaire Le Gwen et son équipe, l’enquête commence et ce ne sera pas une mince affaire – une autre jeune femme est aussi attaquée, mais son assaillant rate son coup et la jeune femme n’est que blessée au bras -
par contre l’avocate Anastasia, également agressée au vitriol, meurt d’un infarctus, causé par la douleur violente de l’acide -
en parallèle, une brillante étudiante en littérature médiévale, est remarquée par son professeur, le séduisant Victor Ferrault lui montre de l’intérêt et bien vite, cela se mue en amour, puis en mariage, et l’enfer va commencer – Victor, si séduisant, si aimable avec tous, est un véritable bourreau pour la jeune femme qui n’y comprend rien, mais qui hélas, isolée de tous, se laisse peu à peu sombrer dans la dépression – le cambriolage qui va la priver de son violon, le dernier lien qui la rattache à la vie, est volé -
coup de coeur pour cette entrée en matière dans les enquêtes de ce commissaire et son équipe, vivant en Bretagne (c’est là que réside mon coeur), bien qu’il me faut reconnaître que ce fut parfois dur lorsque les jeunes femmes se font agresser -
le personnage d’Alice, que l’on voit se déliter au fur et à mesure de la lecture n’est pas une partie de rigolade non plus, elle m’a touchée par son espoir et puis son désespoir, l’escalade de la cruauté, de la méchanceté dont elle est victime m’ont souvent tordu l’estomac -
suivant ma (mauvaise) habitude, je commence par la plus récente enquête de Le Gwen et son équipe, il m’en reste « seulement » 23 autres à découvrir !!!
je vous recommande la lecture du billet d’hedwige-tranches de livres, qui m’a donné envie de découvrir cette série -
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Titre original = Murder in the Rue Dumas
Auteur.e = Mary Lou Longworth – littérature anglophone Canada
Genre = polar à thème, trafic d’objets d’art, obtention d’une bourse de recherches, détournement de fonds, chantage
Personnages = Antoine Verlaque, juge ; Marine Bonnet, avocate, professeur à la faculté de droit ; Bruno Paulik, commissaire de police ; Alain Flamant, policier et bras droit du commissaire ; dr Georges Moutte, doyen de la faculté de théologie, victime ; Audrey Zacharie, sa secrétaire, victime ; Yann Falquerho et Thierry Marchive, deux gradués espérant une bourse de recherches ; dr Florence Bonnet, mère de Marine et trésorire du Comité Dumas ; Garrigue Druon et Claude Ossart, autres candidats à la bourse de recherche ; Bernard Rodier, candidat au poste de doyen ; Giuseppe Rocchia, autre candidat au poste de doyen ; Radia Habib, conservatrice, spécialiste des vases Gallé ; dr Agnès Cohen, spécialiste en antiquités ; docteur Emile Bouvet, légiste ; Yves Roussel, procureur ; dottore Sylvio Donadio et ses assistants, en charge de la section Finances/Protection du patrimoine, en Italie
Série = Verlaque & Bonnet
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = après une soirée un peu arrosée chez le doyen de la faculté de théologie, deux gradués espéraient que le doyen ferait connaître celui qui aurait la chance de bénéficier de la très convoitée bourse Dumas, hélas rien ; au contraire, le doyen Moutte a pris un immense plaisir à annoncer que, tout compte fait, il ne prenait pas encore sa retraite et donc, son poste n’est pas disponible, ce qui a mis en fureur le professeur Rodier qui briguait le poste (lui et quelques autres d’ailleurs) –
il faut dire que le poste de doyen donne droit, entre autres, au logement de fonction, un magnifique appartement situé dans un immeuble ancien appartenant à l’université, situé à côté de la place « aux dauphins », lieu prisé à Aix-en-Provence -
entraîné par son copain Yann, Thierry tente de le dissuader de pénétrer par infraction dans les bureaux de la faculté afin de jeter un œil à la farde contenant le document avec le nom du gagnant de la bourse Dumas et pendant qu’ils fouinent, ils tombent sur le corps du doyen, apparemment tué d’un coup violent à la tête, et ils fuitent à toute allure – c’est la femme de ménage qui trouve le corps le lendemain en venant nettoyer -
le commissaire Paulik est chargé de l’enquête, en compagnie de son ami, le juge Verlaque ; s’en mêle bien sûr le procureur, un homme qui ne semble pas avoir reçu le sens de l’humour à la naissance, qui exige des résultats le plus rapidement possible -
ce sera très compliqué, le légiste ayant découvert la cause du meurtre, un coup violent porté par un objet en bois datant d’au moins 700 ans !!!!
peu après le meurtre du doyen, c’est sa secrétaire Audrey Zacharie qui est tuée par une voiture qui évidemment ne s’est pas arrêtée – en vérifiant ses comptes, de fortes sommes d’argent sont versées sur le compte courant et le compagnon d’Audrey confirme qu’elle déclarait avoir hérité d’une vieille tante -
l’enquête va révéler que le doyen Moutte se livrait à un vilain trafic d’objets rares et précieux, comme la statue qui a tué Moutte, mais aussi une collection de vases Gallé, dont certains sont des faux fort bien imités – il ne serait pas impossible qu’une petite usine de production de verres y soit mêlée -
Marine Bonnet, compagne du juge, s’intéresse à l’enquête, tout comme sa mère d’ailleurs, ancienne professeure de faculté et trésorière du comité Dumas, dont les fonds semblent s’être évaporés -
Antoine Verlaque propose un week-en en amoureux à son amie, il propose de se rendre à Foligno, du sud de la Provence on peut s’y rendre en voiture et profiter de la délicieuse cuisine italienne et des très bons vins italiens, Verlaque étant un grand connaisseur de vins français et italiens -
on le sait jouer les détectives privés est souvent dangereux et les amoureux l’apprendront à leurs dépens -
je suis l’exemple type de la personne qui dit « je ne crois pas que je lirai encore cette série », et évidemment je change d’avis (vous savez ce que l’on dit à propos de ceux qui changent d’avis, ou pas =^-⁼) -
vu certains avis négatifs concernant les personnages principaux de la série, lui surtout, j’ai l’impression que la romancière a amélioré le caractère de Verlaque, et heureusement car il était plutôt odieux - ici ça marche, il a décidé d'enfin respecter Marine Bonnet
j’ai bien aimé tous les personnages de cette histoire, et j’ai surtout constaté qu’au sein des facultés d’une université, les petites mesquineries pour obtenir un poste important étaient aussi nombreuses que dans la vie courante et les entreprises privées, ceci est bien décrit dans le roman -
quelques personnages secondaires apportent des moments d’humour à l’histoire, comme la mère de Marine Bonnet, qui prend un malin plaisir à ironiser sur le juge et ses manières, tout comme l’amie artiste de Marine qui elle déteste carrément Verlaque et ne le cache pas -
j’ai surtout aimé, comme par le passé, les « promenades » dans la ville d’Aix-en-Provence, où j’ai eu l’immense plaisir d’aller il y a quelques années – j’y ai d’ailleurs pris en photo la fameuse statue « aux Dauphins », dont il est beaucoup question dans ce polar -
le polar nous emmène d’ailleurs à Paris et en Italie, à la recherche d’indices nécessaires à l’enquête - une plaisante lecture estivale
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Titre original = Je sais pas
Auteur.e = Barbara Abel - littérature belge
Genre = thriller psychologique, disparition, voyage scolaire, diabète type1, adultère, vengeance
Personnages = Camille et Patrick Verdier, couple bcbg ; Etienne Gilmot, chef restaurateur dans une brasserie, amant de Camille ; Emma Verdier, leur petite fille de 5 ans ; Mireille Cerise, directrice de l’école maternelle ; Mylène Gilmot, institutrice d’école maternelle, victime ; capitaine Dupuis, chargé de l’enquête ; Dorothée Vogel et Henry Leduc, enquêteurs assistants ; les professeurs/collègue de Mylène
Résumé & avis personnel = alors que sa mère discute à la porte de la maison avec un homme, Emma est sortie seule du bain et regarde l’homme fixement et râle sur sa mère -
la journée du vendredi suivant est un grand jour pour les classes maternelles, elles vont en voyage scolaire, au programme visite d’une ferme pédagogique et ensuite activités diverses -
la visite de la ferme s’est fort bien passée, par contre lorsqu’il faut réunir des groupes pour la construction de cabanes, Emma Verdier fait un caprice, elle refuse d’être dans le groupe de Mylène, son institutrice – finalement une des collègues de la jeune femme intervient et Emma ment sur la raison de ne pas vouloir être dans le groupe de Mylène, elle peut donc rejoindre un autre groupe, mais son sourire triomphant n’échappe pas à la jeune institutrice, déjà assez énervée -
lorsqu’il faut rejoindre le car après la fin de la journée, Emma Verdier manque à l’appel – branle-bas de combat, tout le monde part à sa recherche, hélas sans succès – évidemment les parents de l’enfant ont été prévenus, ainsi que la police -
Mylène participe aussi aux recherches, mais lorsque grâce à un important dispositif policier, dont un hélico, celui-ci repère la petite fille grâce à une technologie thermique –
mais toujours pas de Mylène, or tout ce que tout monde ignore est que la jeune femme est diabétique type1 et elle a besoin d’injections régulières d’insuline -
interrogés par la police, les descriptions concernant et Emma, et Mylène, ne sont pas des plus positives - pour ses collègues la jeune institutrice passe pour être assez caractérielle - quant aux témoignages concernant Emma, est que la petite fille est loin d'être aussi mignonne qu'elle en a l'air
lorsqu’on interroge la petite Emma, les seules réponses qu’on en tire est « je sais pas » - le père surprotecteur, non seulement refuse que l’on continue à interroger sa fille, et menace l’école d’un procès -
Barbara Abel a le don de transformer le quotidien, qui pourrait être banal (comme la relation Camille/Etienne) en quelque chose de profondément perturbant –
perturbante aussi est cette petite fille, visage d’ange et âme de démon -
dans la petite vie, presque bien rangée, de Camille, un grain de sable va enrayer toute la mécanique -
j’ai maintenu le résumé à sa plus simple expression car ce thriller est rempli de quelques rebondissements dus aux analepses qui nous font découvrir le caractère et/ou le passé des personnages, en dire plus serait réellement en dire trop -
en tout cas, je vous le recommande vivement, vous ne regarderez plus les enfants ou même simplement les couples avec le même œil – frissons garantis (en cette saison chaude, on prend tous les frissons qu’on peut =^-^=)
(ce roman vient d’être adapté en courte série télévisée sur la chaîne tf1)
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Titre original = le Rituel de l’Ombre
Auteur.e = littérature francophone – Eric Giacometti & Jacques Ravenne
Genre = thriller ésotérique, nazisme, torture, franc-maçonnerie, société de Thulé, pierre de Thebbah, légende d’Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie
Personnages = Antoine Marcas, commissaire ; Jade Zewiski, cheffe de la sécurité à l’ambassade de Rome ; Sophie Dawes, archiviste, victime ; François le Guermand, alias Sol, ancien officier nazi ; Joana (et ses pseudonymes), tueuse ; le jardinier, spécialiste en torture
Série = Antoine Marcas
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = alors qu’il se promène dans Rome, profitant de la douceur de la soirée, et se rendant à une fête de l’ambassade de France à Rome, Antoine Marcas ne sait pas encore qu’il va avoir quelques sérieux démêlés avec des meurtriers à travers la France – à cette même réception, Sophie Dawes, archiviste du Grand Orient et libraire spécialiste de manuscrits anciens, se laisse séduire par une belle jeune femme, qui rapidement exige de Dawes qu’elle lui donne les documents qu’elle possède, devant le refus de Sophie, elle est tuée par un rituel qui remonte à Hiram, architecte du roi Salomon –
Sophie devait se rendre à Jerusalem auprès de Marek, un érudit étant entré en possession de la pierre de Thebbah, contenant un important secret, il est tué selon le même rituel qui tua Hiram -
ce rituel, dévoyé de son origine, est repris par une société secrète « Thulé », remontant au nazisme et violemment ennemie de la franc-maçonnerie -
soudain entre en scène, Jade Zewiski, responsable de la sécurité à l’ambassade de France à Rome ; immédiatement et sans aucune formule de politesse, elle chasse Marcas de la pièce où l’on a retrouvé Sophie, qui s’avère être une amie – Zewiski ne cache pas sa haine (hé oui carrément) des francs-maçons, ce sont eux les responsables de la mort de son amie -
rentrés à Paris, les deux sont obligés de travailler ensemble pour découvrir l’origine de ces meurtres infâmes, ce ne sera pas vraiment une partie de plaisir entre une jeune femme détestant tout ce qui se rapporte à la franc-maçonnerie et un membre actif de ce mouvement -
vont-ils être capables de mettre leurs animosités personnelles de côté afin de collaborer positivement afin de résoudre l’enquête ?
l’enquête va les mener à travers différents lieux en France, avec la tueuse de l’ambassade et ses sbires à leurs troussses, dont celui qui se nomme le « Jardinier », un spécialiste des roses et de la torture -
le secret que Sophie Dawes et Marek avaient découvert après avoir étudié la pierre de Thebbah va être dévoilé mais Marcas et Zewiski font se faire prendre car les tueurs les suivaient de près – ils ont peu de chance de s’en tirer -
J’ai beaucoup de difficultés à résumer clairement ce roman qui mélange pas mal de genres, à commencer par les camps de concentration, le nazisme et ses dévoyés toujours actifs, la franc-maçonnerie et ses rites, tout cela enveloppant un thriller angoissant, comportant une scène de torture que j’ai essayé de passer aussi rapidement que possible au moment de la lecture
j’avais apprécié la première enquête d’Antoine Marcas, à l’époque où il n’était pas encore commissaire de police – ce premier polar était considérer comme une « préquelle » à la série et je n’avais pas trouvé cela aussi compliqué –
ici sincèrement je me suis demandé si j’allais être capable d’aller au bout du roman, j’ai mis longtemps à le lire et à le terminer, et ne parlons pas de ma difficulté à le résumer –
il y a beaucoup de détails, qui me donnaient l’impression parfois de tourner en rond et pas mal de rebondissements aussi, mais presque toujours les mêmes = on avance et hop ! On se fait rattraper par les assassins, j’ai fini par trouver cela épuisant -
d’après ce que j’ai pu lire au sujet de ce thriller, il ferait partie d’une trilogie – je lirai peut-être les deux autres histoires, mais pas tout de suite, je suis trop fatiguée pour me lancer encore dans ce genre d’aventure ; je reconnais cependant que j’ai envie de découvrir d’autres romans de Giacometti & Ravenne, avec Antoine Marcas en enquêteur, mais pas nécessairement la suite du « Rituel de l’Ombre » -
UNE ENQUETE DE L'HORLOGER
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Titre original = Coulisses Mortelles, une enquête de l’Horloger
Auteur.e = Pierre Schreiber – littérature francophone
Genre = polar, enquête sur un crime du passé, satire, show-business, influenceuse, tueur à gages
Personnages = Morgan Baxter, alias l’Horloger ; lieutenante Roxane Baxter, sa fille, enquêtrice ; capitaine Stéphane Gallois, enquêteur ; brigadier Gabriel Poulain, alias Geekman ; colonel Olivier Roque, leur supérieur ; Thomas de Lartigue, pilote de canadair ; Patrick Benattar, chanteur des années 1980, victime ; Stella Garnier, influenceuse, maîtresse de la victime, suspecte ; Zack, manager de Stella Garnier ; Leila Rahim, journaliste de presse people ; Hicham, tueur à gages ; Bella Garnier, sœur de Stella ; Jean-Charles Lambert, médecin quinquagénaire, ancien amant de Stella, victime ; Aldo Garnier, père de Stella et Bella, victime
Série = L’Horloger
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = le chanteur presque « has been » Patrick Benattar se réjouit de cette soirée où il se produit aux Baux de Provence, il ne savait pas que les applaudissements seraient les derniers de sa vie – en route vers sa superbe demeure, avec Stella Garnier l’influenceuse qui partage sa vie, il est arrêté par un motocycliste qui lui tire plusieurs balles dans le buffet mais épargne Stella, qui s’évanouit -
lorsque la gendarmerie arrive sur place, elle est immédiatement conduite à l’hôpital dans un état proche du coma -
la lieutenante Roxane Baxter est chargée de l’enquête avec le capitaine Gallois et la nouvelle recrue, roi de l’informatique, surnommé « geekman », il vous trouve tous ce qui se trouve sur le net, que ce soit autorisé ou non – inutile par contre de tenter d’interroger Stella Garnier à l’hôpital, lorsqu’elle n’est pas sous sédatif, elle devient littéralement hystérique, c’est dire si les policiers ne sont pas vus d’un bon œil -
quant à la journaliste de la presse people, elle a l’audace de menacer lesdits policiers s’ils ne lui donnent pas un interview complet ; afin de ne pas compromettre l’enquête, Roxane lui donne un os à ronger et au lieu de la rabrouer, elle lui fait comprendre tout l’intérêt de collaborer -
découvrir le tueur à gages ayant tué le chanteur ne sera pas compliqué, le type n’étant pas une flèche, il a laissé un indice et il ne sera pas difficile de remonter jusqu’à lui, et pour ne pas aggraver son cas, avoue, sauf qu’il n’a aucune idée de qui est le commanditaire du meurtre -
en remontant toutes les filières du net, Geekman découvre que dans le passé récent de Stella Garnier, un autre quinquagénaire très aisé et mort dans un accident de voiture, sur une route de Corse ; grâce à son nouveau petit ami, Roxane Baxter et son équipe apprennent que le système de freinage du véhicule a été trafiqué – cela ramène à nouveau les enquêteurs Vers Stella, à nouveau hystérique pour être mise en garde à vue -
Zack le manager de l’influenceuse trouve un nouvel endroit très luxueux où elle pourra enfin se remettre de toutes ces vicissitudes -
bien sûr, dès qu’il le peut, Morgan Baxter, enfin réconcilié avec sa fille l’aide autant qu’il le peut, la seule chose qui risque d’à nouveau les brouiller est le fait qu’il s’intéresse d’un peu trop près au nouvel amour de sa fille, le pilote de canadair qui a été d’une grande aide en Corse -
Moins de coquilles et de fautes de grammaire que dans la première enquête, c’était plus agréable à lire -
comme pour la première enquête, les personnages m’ont plu, surtout l’Horloger et sa fille, dont les relations ne sont pas toujours faciles, l’homme est littéralement « collant » et ne se contente pas d’aider Roxane dans les enquêtes, mais surtout surveille tous ceux auxquels elle pourrait s’intéresser – c’est amusant à lire, surtout tous les subterfuges utilisés par le père pour « coincer » celui qui intéresse sa fille, mais cela doit être invivable -
les autres enquêteurs sont sympathiques, sauf le colonel qui tire à chaque fois la couverture à soi, et la journaliste de presse people, qui oublie de respecter certaines convenances prises avec la police, l’auteur dresse un portrait caricatural de ce type de journaliste, tout comme le portrait très caricatural de l’influenceuse et d’un monde qui échappe totalement à l’Horloger (mais à moi également) -
une lecture divertissante, totalement de vacances – je n’ai aucune envie d’encore plus fatiguer mes neurones, déjà fort grillés par la canicule -
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Titre original néerlandais = Vlaag van Waanzin
Auteur.e = Marianne é Theo Hoogstraaten
Titre français = non traduit – cela pourrait se traduire par « Coup de Folie »
Genre = roman, histoire, peinture
Personnages = Vincent van Gogh ; la famille Ravoux = Adeline, Arthur Gustave son père, Adeline Louise sa mère, Germaine sa petite sœur ; Charlotte, amie d’Adeline ; Theo van Gogh ; René & Gaston Secrétan ; docteur Gachet
Résumé & avis personnel = Vincent van Gogh a pu quitter l’hôpital psychiatrique où il était soigné et il est arrivé à Auvers-sur-Oise, espérant être enfin débarrassé de ses crises qui lui minent l’existence – il est accueilli à l’auberge Ravoux, gentiment par Gustave et sa fille Adeline, avec un peu plus de suspicion par Louise, `mère d’Adeline, qui craint pour la vertu de sa fille, et surtout pour leur bien-être avec un « fou » même guéri dans les parages -
Vincent se plaît à Auvers, il y trouve le calme qu’il recherchait, il a de plaisantes conversations avec le docteur Gachet, il a eu le plaisir d’avoir la jeune Adeline qui a accepté de poser pour lui, il écrit des lettres à Théo pour le remercier de prendre aussi bien soin de lui et il écrit aussi à la jeune prostituée dans le midi, à qui il a « donné » son oreille coupée -
hélas le calme ne va pas durer, c’est l’été et des jeunes Parisiens arrivent et se mettent à semer la pagaille dans le village, soûleries et chahut jusqu’à tard dans la nuit – l’un d’entre surtout, René Secrétan, un adolescent persuadé qu’il peut tout se permettre puisque son père a de l’argent, heureusement son frère aîné, Gaston, est nettement plus correct et tente de limiter les frasques de son cadet – il a même d’agréables conversations avec van Gogh, au contraire de René qui prend plaisir à se moquer du peintre, à vraiment tout faire pour déstabiliser le peintre -
René Secrétan a volé le révolver du père Ravoux, il faut dire que ce dernier ne l’avait pas vraiment caché – et ce petit idiot s’est mis à tirer sur écureuils, chats, et même poissons -
jusqu’au jour où Vincent van Gogh revient à l’auberge, blessé au ventre -
à côté des événements liés à van Gogh, la jeune Adeline tente d’aider son amie Charlotte, qui a été assez naïve de croire que l’homme marié qui l’a séduite allait s’occuper d’elle -
ce court roman est un plaisant mélange d’histoire, de mystère et surtout d’émotion – le couple de romanciers néerlandais Hoogstraaten se spécialise en romans historiques et ici, il se base sur le postulat qui a été développé par des biographes américains qui posent la question « et si van Gogh ne s’était pas suicidé ? » - pour les gendarmes la question ne se posait pas = suicide, mais si par contre les adolescents parisiens, fils de parents aisés, s’étaient amusé à tirer sur tout ce qui bouge ?
Pour le confrère du docteur Gachet, appelé sur les lieux, vu l’angle de la blessure, il n’est pratiquement pas possible que le peintre aurait pu se blesser lui-même -
le mystère reste entier, le roman ne résout rien de ce côté-là mais offre un portrait agréable de la famille Ravoux et j’ai été réellement triste que Vincent van Gogh, qui recherchait tant la paix, ait fini ses jours aussi tristement -
portrait d'adeline ravoux par vincent van gogh (source wikipedia)
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Titre original = Murder al Dente
Auteur.e = Jennifer L. Hart littérature anglophone USA
Titre français = non traduit
Genre = polar à thème, recettes de pâtes, détective privé, vengeance, ambiance petite ville américaine, programme télévisé culinaire, intoxication alimentaire, humour
Personnages = Andrea (Andy) Buckland, cheffe cuisinière ; Pops (Eugene) Buckland, son grand-père ; grand-tante Cecily ; Zoltan Farnsworth, pseudo de Normal Burrows, chef pâtissier, victime ; Lizzy (Elizabeth) Tillman, héritière de la famille Tillman ; sheriff Kyle Landers, son fiancé et ex-d’Andy ; Donna, meilleure amie d’Andy ; Malcolm Jones, détective privé et photographe ; Mimi l’assistante du chef pâtissier ; détective Brown ;
Série = Southern Pasta Shop
Place dans la série = 1ère enquête
Résumé & avis personnel = Andrea Buckland est aux anges = la chaîne de télévision de programmes culinaires Flavor TV l’a invitée à présenter un plat original, qui pourrait conduire à un contrat de longue durée, un léger souci est la présence du chef Zoltan Farnsworth, qui est tout ce qu’il y a de plus déplaisant, considérant faire un honneur en participant à ce qu’il nomme une ridicule plaisanterie de cuisine, en dehors de lui, tout cuisinier ou toute cuisinière sont des fumistes !
Il ne va pas plaisanter longtemps car dès qu’Andy sert le plat qu’elle a préparé pour l’occasion, tous ceux qui sont là pour goûter, y compris le détestable personnage, se mettent à vomir (en direct à la télé… ambiance!), inutile de dire que la productrice du programme exige le départ immédiat d’Andy – qui a bien pu saboter son plat et son futur emploi, ex-emploi désormais -
heureusement en dehors des maux d’estomac et autres, personne n’est mort -
Andy retourne au sein de sa famille, abandonnant temporairement son mini-appartement à Atlanta – elle est accueillie chaleureusement par son grand-père qui l’a élevée avec sa grand-mère, disparue récemment ; Cecily, la sœur de cette dernière, est le chef en cuisine du petit magasin « Bowtie angel » pâtes et sauces fraîches en service traiteur – Cecily immédiatement exige qu’Andrea se mette à travailler en cuisine, et de préférence sans idées neuves -
pourtant des idées il en faudrait car le petit magasin est en perte de vitesse et Pops pense qu’il va falloir vendre -
pour Andrea il n’en est pas question et elle va tout faire pour amener des nouveaux clients, notamment via le service traiteur -
entre temps, elle a eu un accident de voiture, l’autre conducteur roulant tellement lentement qu’elle décide de le doubler et c’est là qu’il choisit de vouloir aussi dépasser le tracteur qui le précédait – et c’est ainsi qu’Andrea fera la connaissance de Malcolm Jones, qui comme elle, cache quelques secrets, pourtant l’alchimie entre les deux est immédiate -
celle avec qui l’alchimie n’est pas immédiate, c’est sa nemesis depuis le lycée Lizzy Tillman, et c’est encore pire lorsqu’Andy découvre que le fiancé de Lizzy n’est autre que Kyle, son ex-petit ami et qui en plus a le culot de se montrer jaloux de Malcolm – il partage un gros secret avec Andy depuis leurs années de lycée -
cerise sur le gâteau, Andy a été chargée de préparer un buffet spécial pour le dîner de fiançailles, le dessert sera une pièce montée préparée par Zoltan Farnsworth de sinistre mémoire et, ce qui devait arriver arriva = il est retrouvé poignardé dans un petit local -
la petite ville du sud de la Caroline n’a rien à envier aux villages, tout le monde connaît tout le monde et tout le monde adore les potins, surtout ceux un peu glauque et bien sûr l’amitié (et plus si affinités) entre Jones et Andrea est au premier rang des potins -
et la mort du chef pâtissier va relancer des problèmes pour Andrea – elle est toutefois parvenue à faire accepter à sa grand-tante, qui ne croit absolument aux relations publiques, de participer à un événement local, proposer des spécialités maison serait un fameux pied à l’étrier -
Andrea attend Malcolm avec impatience, puisqu’il a promis de prendre des photos de l’événement – un billet arrive demandant à Andy de se rendre à la résidence de la famille Tillman -
on le sait jouer les détectives privés amateurs est dangereux, Andy va l’apprendre à ses dépens, d’autant plus qu’une promenade photographique avec Malcolm Jones a faille leur coûter la vie, les freins de la voiture ayant été sabotés -
qui aurait pu croire qu’être cheffe cuisinière pouvait être aussi dangereux ! Je me suis bien amusée avec ce « cozy mystery », dont chaque chapitre m’a mis l’eau à la bouche car il se termine par la recette d’un plat italien -
j’ai trouvé presque tous les personnages sympathiques dans l’ensemble, même si la grand-tante italienne est un peu trop caricaturale, tout comme l’ambiance « potins » de la petite vie du sud de la Caroline, sans oublier la désagréable "pauvre petite fille riche" -
la découverte de la personne coupable fut un fameux rebondissement
puisque ce petit polar n’est pas traduit, je ne peux vous le recommander si vous ne lisez pas l’anglais, ce qui est dommage, mais tous les livres ne sont pas indispensables -
celui-ci est une lecture de vacances, distrayante et appétissante -