ALEXANDER THE GREAT, de Robin Lane Fox
Cet essai est une biographie particulièrement pointue concernant la vie et les conquêtes d’Alexandre de Macédoine, étudiées de près par un historien érudit.
C’est le livre dont Oliver Stone se servit pour écrire le scénario de son film « Alexander », sur lequel Mr. Lane Fox servit d’ailleurs de conseiller.
Je ne vais pas relater à nouveau la vie d’Alexandre – ici il est plus question de ses conquêtes et des détails sur les pays conquis ou à conquérir qu’une vie romancée du conquérant macédonien.
Robin Lane Fox s’attarde très peu – seulement quelques pages au début de son essai – sur la naissance, la vie du père, Philippe II de Macédoine et de la mère, Olympias d’Epire ; dès que l’attrait physique entre ces deux-là fut passé, il resta de la part du père une méfiance énorme à l’égard de la mère – qui, si elle ne fut pas la main qui tint le poignard, n’était probablement pas innocente dans le meurtre de Philippe.
Je reconnais avoir trouvé le livre un peu fastidieux – non pas qu’il ne soit pas intéressant, mais il entre dans énormément de détails sur le Proche Orient, sur les conquêtes de Darius et toutes les allées et venues d’Alexandre de Macédoine.
Qui avait hérité du tempérament excessif de son père, ne parvenant pas à se contrôler lorsqu’il avait bu, et Alexandre fut souvent ivre, ne supportait pas du tout les contrariétés et était vindicatif.
Au départ, ses soldats adulaient ce jeune homme blond, bien vite auréolé de gloire, qui leur promettait conquêtes et richesses, mais bien vite ils ne furent plus à même de comprendre la soif de s’associer aux coutumes des pays orientaux conquis.
Les accomplissements militaires d’Alexandre de Macédoine eurent de quoi susciter l’admiration paraît-il, encore à ce jour, celle des érudits qui étudièrent sa vie.
Robin Lane Fox ne se contente pas des faits militaires, il dresse aussi un portrait psychologique d’une personnalité très complexe.
Comme je l’ai dit plus haut, plus un livre destiné aux historiens, ou alors aux amateurs d’Histoire, friands de multiples détails, de retours en arrière dans le récit – ce qui n’est pas toujours aisé à suivre.
Une biographie pas trop facile à suivre quand on n’est qu’une simple amatrice de l’Histoire, sans être une érudite ; j’ai mis longtemps à le lire, je l’ai « casé » entre d’autres lectures plus légères et il me semble qu’il eût été intéressant de prendre des notes au fur et à mesure de ma lecture.
Robin Lane Fox est un historien britannique, qui enseigna à Oxford et est actuellement encore un conférencier spécialiste de l’antiquité. Il a enseigné les littératures grecque et latine classiques.
A côté de ses nombreux essais historiques, Lane Foxe est un passionné de jardinage et écrit une rubrique à ce sujet dans le Financial Times.

