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mon bonheur est dans la ville
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19 novembre 2011

LES SOULIERS BRUNS DU QUAI VOLTAIRE, de Claude Izner

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10ème enquête de Victor Legris & Joseph Pignot, libraires-détectives amateurs à Paris 

Nos libraires-enquêteurs  ont rangé leurs aventures de détectives dans les rayonnages de la rue des Saints-Pères – il ne fait pas bon courir de sérieux dangers lorsqu’on est père de famille et nos amis Legris & Pignot (désormais beaux-frères) ont à présent charge de famille = une petite Alice chez Victor et Tasha, un petit frère pour Daphné chez Joseph et Iris. 

Seulement voilà, Joseph Pignot est devenu feuilletoniste à sensation et surtout à succès, or où glaner des informations sur les crimes pour ses romans si ce n’est dans la rubrique « faits divers » et dans la rue. Victor Legris, pour sa part, se contenterait bien de ses travaux de photographe mais lorsqu’Euphrosine Pignot, la maman à Joseph, arrive chez lui, affolée d’avoir découvert le corps d’une amie, il sent un petit vent d’aventures lui chatouiller les narines.

Avec l’aide de l’ancien policier Raoul Pérot, devenu un ami, il se rend chez l’amie en question et découvre effectivement un cadavre ! Pérot – désormais bouquiniste – s’adresse à ses anciens collègues, parmi lesquels l’inspecteur Valmy qui déteste Legris et Pignot. De là à ce que notre libraire soit le premier suspect, il n’y a qu’un pas.
Dans l’ombre, l’assassin – chaussé de souliers bruns – poursuit sa chasse à un document particulier qui aurait disparu après la révolution. Un document suffisamment précieux pour trucider  tous les bouquinistes susceptibles de le posséder. Et si, dès lors, Legris et Pignot devenaient la cible du tueur ?

Nos amis ne peuvent donc faire qu’enquêter – tout cela en cachette de leurs épouses, de la mère Euphrosine, de leur beau-père Kenji Mori, l’autre propriétaire de la librairie. Que d'astuces il leur faut développer pour ne pas se faire pincer !

Toujours en quête de lectures de détente pour l’instant, j’ai retrouvé avec plaisir la fine équipe des libraires de la rue des Saints-Pères, avec toute leur famille.
Comme dans les autres polars de l’équipe « Izner » (les sœurs Liliane Kort & Laurence Lefèvre), on aborde un quartier bien particulier du Paris de cette fin du 19ème siècle – cette fois c’est le monde des bouquinistes qui fait l’objet du roman.

Ils sont dépeints avec humour et truculence par les auteures, avec une certaine tendresse aussi, qui s’adresse d’ailleurs à tous les malheureux peuplant les faubourgs de Paris – faisant l’objet de la curiosité des « cookiens », c’est-à-dire ceux qui voyagent avec l’agence Cook, nouvellement fondée.

En toile de fond de ces meurtres sordides pour un document bien particulier, Claude Izner nous fait entrer de plain-pied dans l’affaire Dreyfus – Emile Zola vient d’écrire son formidable « J’Accuse ». Dans la libraire de la rue des Saints-Pères les commentaires vont bon train, Victor Legris et Joseph Pignot n’hésitant pas à défendre et Zola et Dreyfus face aux remarques d’un racisme virulent de certaines clientes qui désormais sont persona non grata dans leur bouquinerie.

Les personnages du roman se mêlent habilement aux personnages historiques réels, comme dans les autres enquêtes.

La peinture de ce Paris fin de siècle par Claude Izner est un plaisir à découvrir, et comme toujours c’est une toile de Jean Béraud, ami de Proust, surnommé aussi « Le peintre des rues de Paris » (ma chronique ici)  qui illustre la couverture du livre de poche.

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Un bon moment de détente dans ce Paris populaire qui nous dépayse.

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Commentaires
N
désolée de te répondre seulement maintenant, ton commentaire avait échoué dans les spams de canalblog :oops:<br /> comme si c'était la première fois que tu laissais un commentaire :roll:<br /> <br /> j'aime bien cette série parce qu'elle a un petit côté humoristique et historique qui me plaîsent, mais comme toi j'ai une préférence pour les polars anglais ;)
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L
J'ai lu un de leurs romans et j'en ai un autre dans ma PAL... je devrais m'y remettre, mais c'est vrai que j'ai tendance à privilégier les polars anglais.
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N
j'étais en quête de lectures légères, ceci est parfait dans le régistre "délassement" ;)
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M
Je vois que tu continues cette série, que j'ai lâchement abandonnée après le deuxième tome.
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N
c'est une série agréable à lire, très délassante et un intéressant mélange entre personnages historiques et personnages fictifs - le roman est généralement suivi d'une postface expliquant les événements de l'époque :)
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A
Moi qui adore les policiers, je suis séduite par l'histoire, l'époque et ton billet. Je note sans plus attendre sur ma liste de cadeaux pour Noël.
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T
LOL c'est vrai j'avais oublié
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N
m'enfin, cher teki, tu sais bien que je suis restée une "grande" enfant malgré mon mètre 50 :D
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T
C'est la tournure plutôt enfantine qui m'a fait sourire :)
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N
bin oui, c'est ce qu'elle est non ? ah la la elle la porte sa croix la pauvre :lol:
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