SHOPAHOLIC & SISTER, de Sophie Kinsella
Titre français = L’accro du shopping a une sœur
Le voyage de noces de Becky et Luke Brandon s’est passé sous les meilleurs auspices = le tour du monde – et des petites boutiques d’artisan où l’on peut acheter tout et n’importe quoi pour trois fois rien. Inutile de dire qu’elle ne s’en est pas privé, au point d’avoir acheté deux tables de salle à manger avec les chaises assorties, sans rien dire à son époux, cela va sans dire – elle ne serait pas Becky Brandon (née Bloomwood) si elle ne se mettait pas à « arranger » la réalité !
L’heure du retour a sonné, Luke doit d’ailleurs finaliser une affaire et son amie Suze a eu des jumeaux entretemps dont le baptême est proche – et Becky décide que ce sera un retour surprise – ne pas prévenir les parents et les amis. Bien sûr, lorsqu’on débarque sans prévenir, il faut s’attendre à ne pas être totalement accueilli à bras ouverts, chacun ayant déjà des plans pour la journée ou la semaine.
C’est ainsi qu’elle voit ses parents en compagnie d’une jeune femme inconnue, et ils ont l’air d’en faire tout un mystère – quand à Suze, sa meilleure amie de Suze, la maman de son filleul Ernie, elle est débordée par ses nouveaux bébés et n’arrête pas de dire qu’heureusement qu’elle a une nouvelle meilleure amie qui, ayant eu 4 enfants, sait comment tout gérer.
Et voilà le démon vert de la jalousie qui ronge le cœur de Becky.
Sans oublier qu’elle doit expliquer à son époux d’où sortent tous ces objets qui obstruent leur appartement. Heureusement e-Bay va l’aider, car Luke a décidé de lui supprimer ses cartes de crédit. Là-dessus, il se remet à travailler comme un fou.
Comment pourra-t-elle alors lui annoncer que c’est de sa faute à elle et un sac absolument irrésistible acheté à Milan qu’il se retrouve contacté par un type qu’il trouve odieux afin d’organiser une campagne de relations publiques pour l’ouverture d’un hôtel.
Heureusement ses parents lui annoncent une merveilleuse nouvelle = elle a une demi-sœur, du temps où son père n’était pas encore marié … Une sœur, mais c’est une vraie merveille pour la jeune femme, enfin une vraie âme sœur, mieux qu’une meilleure amie, une sœur avec qui regarder des films sentimentaux, partager des revues, des maquillages, et surtout faire du shopping ensemble … Le vrai bonheur quoi ! oui, bon, mais si votre « sœur » déteste tout ça ? vous faites quoi alors avec vos bons sentiments et votre mentalité de petite fille gâtée par la vie ? Cette demi-sœur, Jessica, s’avère tout sauf une potentielle âme-sœur, ce serait même tout le contraire – et voilà Becky qui soudain se sent bien seule au monde, surtout après que ladite sœur et elle se soient envoyées quelques vérités à la tête.
J’avais besoin d’une lecture légère, j’ai donc pioché un Sophie Kinsella dans ma PAL, car avec « L’accro du shopping » on connaît exactement la couleur – on est dans l’ultra léger.
Et comme toujours, Becky Brandon (née Bloomwood) m’a copieusement tapé sur les nerfs – tout comme à sa sœur d’ailleurs – pendant au moins la moitié du bouquin ; ses habituels petits mensonges, dont elle tente de se dépêtrer avec un mensonge plus énorme encore, jusqu’à ce que crève l’abcès et qu’elle soit acculée au mur.
Tout cela m’irrite toujours au plus haut point et j’ai envie de la secouer comme un prunier.
C’est au moment où je la déteste le plus, égocentrique enfant gâtée, superficielle, qu’elle devient soudain touchante en tentant de réparer ses erreurs.
La 2ème moitié du roman m’a mis les larmes aux yeux – OK, je le répète, j’ai la larme comme le rire faciles – mais c’est vrai que lorsque ce personnage qui m’irrite au plus haut point devient soudain totalement fragile face à son monde qui s’écroule, j’ai envie de lui dire « rassures-toi, tout va s’arranger », comme à un enfant qui a du chagrin.
N’arrivant pas à m’endormir, j’ai donc lu ce livre en un soir et une bonne partie de la nuit, car en toute franchise c’est simplicissime comme littérature, ce qui ne veut pas dire qu’on s’ennuie.
En tout cas, depuis que je lis Sophie Kinsella/Madeleine Wickham, on retrouve son style à travers tous les romans, qu'ils soient écrits sous son pseudo ou sous son patronyme - pas mal de situations s'y ressemblent.
Je voulais une lecture légère, c’est ce que j’ai eu, une vraie lecture de vacances à emporter sur la plage ou sur une terrasse en savourant un cappuccino.

