DEATH DU JOUR, de Kathy Reichs
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Titre original = Death du Jour
Auteur.e = Kathy Reichs – littérature anglophone USA
Titre français = Passage Mortel
Genre = polar, anthropologie, médecine légale, secte pour le bien-être, torture, disparition, les Laurentides, Montréal
Personnages = Temperance (Tempe) Brennan, spécialiste en médecine médico-légale ; Katy, sa fille, étudiante ; Harriet (Harry) Lamour, sœur de Tempe ; Andrew (Andy) Ryan, détective à la sûreté du quebec ; sœur Julienne, archiviste du couvent ; Pierre LaManche, supérieur de Tempe ; Jean-Claude Hubert, coroner ; Luc Grenier, chef des pompiers ; Anna Goyette, nièce de sœur Julienne ; Daisy Jeannote, professeur de sociologie à l’université McGill ; Dom Owens, gourou de la secte de bien-être ; victimes = un jeune couple et leurs jumeaux, des bébés de trois mois/Jennifer Cannon/Amalie Provencher/Carole Comptois
Série = Temperance Brennan/Andrew Ryan
Place dans la série = 2ème enquête
Résumé & avis personnel = au cours d’un hiver montréalais particulièrement froid, Tempe Brennan doit rechercher le corps d’une religieuse du 19ème siècle ayant eu un comportement magnifique au cours d’une épidémie de variole, il serait question de poser sa candidature pour être béatifiée ou déclarée sainte – d’ailleurs la plaque dans le couvent la décrit comme « femme contemplative » -
sœur Julienne, l’archiviste du couvent, avec qui Tempe est en relation pour Elisabeth Nicolet (la future sainte), demande timidement à Tempe d’insister auprès de la police pour retrouver sa nièce, mais comme celle-ci est majeure, la police estime qu’il ne faut pas intervenir tout de suite -
cela mène Temperance à se rendre à l’université McGill, où elle rencontre la responsable de la faculté de sociologie, une femme appréciée de ses étudiants, très protectrice aussi – elle n’apprécie que modérément qu’on la questionne sur ses étudiants ; par contre elle possède des documents sur la future sainte, qu’elle prête bien volontiers au dr Brennan -
entretemps, le docteur Brennan est appelée sur les lieux d’un incendie criminel, on y a trouvé le corps d’une vieille dame, calciné, mais une balle dans la tête – de plus, dans le même immeuble, on trouve les cadavres d’un jeune couple et leurs jumeaux, des bébés de trois mois -
dans ce magma horrible, débarque le tourbillon qu’est sa sœur Harriet, qui s’installe pour le week-end car elle va participer à un séminaire de bien-être et retour sur soi – en attendant de s’y rendre, elle squatte la chambre d’amis de sa grande sœur et elle l’entraîne à une soirée dans un bar de la ville ; fatiguée Tempe retourne à pied chez elle mais est attaquée en cours de route avec une voix qui la menace de bien pire si « elle ne lâche pas l’affaire » - quelle affaire ?
Temperance Brennan retourne chez elle, en Caroline du sud, elle y travaille en alternance avec le Canada, faut-il préciser que ce climat-là lui convient beaucoup mieux – hélas, à peine installée, on pénètre par effraction dans sa cuisine et on y jette le cadavre d’un chat, brûlé ; Tempe est effondrée car elle adore son chat Birdie, la suite des événements va prouver que ce n’était pas lui -
aux USA, Tempe retrouve sa fille Katy étudiante, avec qui elle passe un agréable week-end sur l’île d’un ami soucieux d’écologie et biodiversité, île consacrée à l’étude des singes -
et on y trouve deux cadavres qui sont ceux de deux jeunes femmes, il est évident qu’elles ont été torturées – cela semble faire partie d’une série, puisque dans une forêt des Laurentides, le cadavre torturé d’une adolescente a été découvert -
à Montréal, le détective chargé de ces sombres affaires, est convaincu comme Brennan qu’il s’agit d’une secte qui supprime ceux et celles qui veulent la quitter – comme sa sœur ne donne plus signe de vie, Tempe décide de prendre les choses en main, Ryan l’accompagne évidemment, toujours en râlant, d’autant plus qu’un blizzard s’est levé -
un bon suspense, haletant, souvent inquiétant, difficile à lâcher – j’avais néanmoins découvert la personne coupable dès son entrée dans le roman et les justifications pour la secte donnent froid dans le dos -
le roman, par instants, a l’air décousu (comme ma chronique), mais peu à peu les pièces de ce puzzle, plutôt macabre, vont se recouper -
en faisant le parallèle avec le personnage principal d’elly griffiths, ruth galloway, je réalise que les enquêtes de l’héroïne de kathy reichs sont nettement plus détaillées en ce qui concerne le travail de médecine légale – les dissections en tous genres, les détails d’entomologie qui défigurent les cadavres sont parfois carrément glauques, j’ai trouvé certains passages « médicaux » un peu trop longs, c’est parfois fastidieux à lire – les deux personnages exercent le même métier mais elly griffiths nous épargne des détails qui s’adressent plutôt à des initiés, mais ce n’est pas cela qui m’empêchera d’encore découvrir d’autres thrillers/polars de kathy reichs qui sont dans ma pal –
ceci dit, ce thriller de kathy reichs nous fait toucher de près les cultes/sectes de « bien-être » psychologique, de retour sur soi, sur ce que l’on est réellement, loin de la civilisation qui nous détruit, c’est à la fois intéressant et inquiétant à lire car qui n’a pas un jour eu envie de faire ce genre de « zénitude » ou développement personnel – on l’oublie souvent, c’est dans ce type de retraite que des gens mal intentionnés recrutent des nouveaux adeptes et finalement on se retrouve comme à Waco ou Jamestown -