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mon bonheur est dans la ville
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28 novembre 2018

GARDENS OF LAMENTATION, de Deborah Crombie

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17ème enquête de Duncan Kincaid & Gemma James

Gemma James a été priée par une amie de se rendre au district de Notting Hill où une jeune femme a été retrouvée morte dans les jardins communs des propriétés d’un bloc d’immeubles . En principe, ce n’est nullement de sa juridiction mais le mari de l’amie en question a fait jouer ses relations et la voilà « embrigadée » pour aider l’inspectrice en chef du district. Elle n’a même pas pu prévenir son adjointe Melody Talbot, qui du coup essuie les plâtres de leur superintendante, mais est nommée chef ad interim. Ce qui ne la met pas de meilleure humeur.
Le meurtre de la jeune femme est d’abord traité par overdose, ce qui choque sa mère mais aussi son employeur ; Reagan était une nanny, s’occupant du  fils d’une femme d’affaires et selon tous les témoins, très sérieuse.

L’enquête révèle que ce n’est pas du tout une overdose, mais bien un meurtre par suffocation, après l’avoir probablement forcée à boire un alcool très fort, ce dont elle n’avait nullement l’habitude. Les enquêtrices se mettent donc à chercher auprès de l’employeur mais aussi des ami.e.s de la jeune femme. 
Comme les jardins communautaires privés n’ont un accès qu’aux propriétaires ayant la clé des lieux, on peut parler d’un « crime de chambre close ».

Pendant que Gemma court dans tous les sens avec son hyper-active de supérieure, Duncan Kincaid revoit à sa grande surprise, son superintendant qui avait disparu sans répondre aux appels téléphoniques, ni messages.
Il s’est bien rendu auprès de sa sœur à Singapour, comme annoncé, et il a effectivement décidé du transfert de Kincaid avant de partir.
Devant la colère de Duncan, il lui fixe un rendez-vous loin des bureaux de la Met et lui explique qu’il faut absolument qu’il fasse profil bas, car les ripoux au sein de Scotland Yard n’hésiteraient pas à mettre sa famille en danger.
Ce même soir, lorsque les 2 hommes se séparent, Denis Child est frappé avec un objet contondant et laissé pour mort ; il sera sauvé in extremis grâce à deux jeunes filles retournant chez elles après une virée. Mais vu la force du coup, on a mis Denis Child en coma artificiel.

C’en est trop pour Kincaid qui se souvient de l’affaire Angus Craig, qui mit le feu à sa maison après avoir tué son épouse et se suicidant ensuite. Cette version n’a jamais satisfait Kincaid, mais ce commissaire adjoint faisait l’objet d’une enquête interne pour viols sur éléments féminins du Yard.

De plus, et cela il n’en a parlé à personne, Duncan Kincaid avait noué des liens, brièvement, avec Ryan Marsh, un homme qui aida les services de secours à ST-Pancras, puis disparut rapidement. Après l’avoir retrouvé, Marsh lui aussi avoua être en danger pour avoir découvert des malversations, remontant jusqu’à la « Special Branch », les opérations secrètes du Yard. Peu après, Marsh s’est suicidé, mais Kincaid, ayant vu le corps, ne croit pas à la thèse du suicide.
Il décide donc de mener une enquête, la plus discrète possible, pour découvrir qui est derrière l’attentat contre son ancien supérieur, mais aussi qui a assassiné Marsh.
Parce qu’il tient à agir en secret, il n’ose en parler à son épouse, ce qui cause un froid dans le couple.
Finalement Duncan Kincaid réalise qu’il a besoin de son ex-adjoint, Doug Cullen, un petit génie avec les ordinateurs et de Melody Talbot, dont le père – à la tête de l’un des journaux les plus célèbres d’Angleterre – connaît certains secrets.
Un bon petit scandale à la une ne serait pas fait pour déplaire à Talbot Senior.
Il faudra être prudent à l’extrême, se méfier de tous afin que triomphe la vérité.

En plus de ses problèmes d’enquête, Kincaid a des problèmes familiaux, heureusement ce sera peu grave et tout le monde va pouvoir – du moins pour cela – pousser un soupir de soulagement. De plus son court séjour dans le nord, chez ses parents, lui permettra de discuter avec un ami policier, qui aura aussi une piste à lui communiquer.

Mon avis = toujours aussi positif – un excellent suspense pour clôturer une enquête sur les flics ripoux au sein de la Metropolitan Police. 
Avec une autre enquête confiée à Gemma James, concernant le meurtre d’une jeune femme. J’avais misé sur la personne coupable et j’ai eu raison.

J’ai réellement fait une entorse à ma décision de ne pas lire les livres d’une même série de manière suivie pour éviter la lassitude mais ici, impossible de se maintenir à cette décision étant donné que cette enquête-ci de Duncan Kincaid fait directement suite à la précédente, concernant la mort par grenade au phosphore dans la gare de St-Pancras.
Et qui fait aussi suite à une enquête précédente, celle de Henley on Thames, où un commissaire adjoint se suicida avec son épouse.

Entre les divers chapitres du -roman, on retrouve – en italique – des analepses remontant à l’année 1994, qui expliquent un peu la situation d’alors de Denis Childs et un groupe faisant partie des opérations spéciales.

En découvrant les difficultés que traverse Duncan Kincaid à communiquer ses problèmes professionnels à sa compagne, on comprend mieux comment dans la plupart des polars, les enquêteurs ont des problèmes de couple et se retrouvent divorcés, perdant le contact avec leurs enfants, au fur et à mesure de leurs enquêtes.

Inutile de dire que j’attends la prochaine enquête de Duncan Kincaid & Gemma James avec impatience.
Surtout que depuis l’enquête précédente, ils ont gardé 2 des petits chats sauvés du froid – leur mère et deux autres petits ont trouvé un foyer chez les amis, mais Captain Jack et Rose sont de véritables jeunes tornades, protégées des colères parentales par les enfants du couple. Quant à Sid, leur vieux chat, il se demande pourquoi ses vieux jours sont chamboulés par ces deux jeunes tornades.
Ces saynètes familiales sont les rares moments amusants de ces deux enquêtes dont l’une s’avère fort dramatique.

En fin de livre, Deborah Crombie explique que l’un des éléments de l’enquête, basé sur l'assassinat d’un jeune Anglo-africain - Stephen Lawrence - qui est un fait avéré.
Ce livre-ci n'est pas encore traduit

 

ladbroke-sq-gardens

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Commentaires
T
Donc il faut lire les 17… ah ;) on verra.
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