BIRDS OF A FEATHER, de Jacqueline Winspear
Titre français = les Demoiselles de la Plume Blanche
2ème enquête de Maisie Dobbs, psychologue et détective privée
Londres 1930 – Maisie Dobbs a désormais construit une réputation de détective privée sérieuse, c’est à ce titre qu’elle est littéralement sommée par un certain Joseph Waite de retrouver sa fille qui a fugué, une fois encore. Il considère qu’au bout d’une semaine, Maisie devrait déjà pouvoir lui ramener sa fille.
Aidée de son fidèle assistant, William Beale, les témoignages que les deux enquêteurs récoltent indiquent que la jeune femme (30 ans tout de même !) a l’habitude de ce type de fugue – les relations avec son père sont loin d’être agréables, même pas simplement courtoises.
Toujours en interrogeant les personnes connaissant Charlotte Waite, Miss Dobbs et Billy Beale découvrent qu’elle formait un groupe de quatre jeunes filles ayant terminé leur « éducation » en Suisse comme toutes les jeunes filles de bonne famille, qui n’auront d’autre intérêt dans la vie que savoir recevoir, s’occuper du personnel de maison et autres activités dénuées d’intérêt.
En revenant à Londres, elles poursuivirent leurs relations jusqu’à ce qu’après la 1ère guerre mondiale, elles prirent toutes un chemin différent. Or, 3 de ces amies sont mortes à présent – 2 sauvagement poignardées après avoir été droguées, l’une semblant s’être suicidée, mais selon sa gouvernante, elle n’était pas une personne à mettre fin à ses jours.
L’inspecteur du Yard, Stratton, a arrêté le mari de l’une des 2 jeunes femmes assassinées, mais Maisie Dobbs est convaincue qu’il n’a pas le bon coupable et elle poursuit ses recherches.
Avoir retrouvé Miss Waite en retraite dans un couvent n’apporte pas nécessairement plus de réponses, mais Maisie Dobbs n’est pas une personne à arrêter ses investigations.
En dehors de son enquête, Maisie Dobbs a quelques problèmes personnels, pas vraiment grave mais elle a l’impression que son père et elle s’éloignent l’un de l’autre. D’autre part, William Beale, excellent assistant, a ces derniers temps un comportement qui a lieu de surprendre = un jour il est très en forme, le lendemain il semble apathique – il est vrai que sa blessure de guerre à la hanche le fait fort souffrir.
Ce sont les amis de Maisie Dobbs, Lady Rowan Compton et Maurice Blanche, grâce à qui elle est devenue qui elle est, qui vont venir à son secours dans ce domaine personnel.
J’ai été réellement très contente de retrouver Maisie Dobbs, le personnage inventé par Jacqueline Winspear, une jeune femme au caractère bien trempé – qui a connu les horreurs de la guerre 14-18 en qualité d’infirmière volontaire, y a perdu l’homme qu’elle aimait.
Par sa volonté de s’élever dans la vie, sa soif d’apprendre, elle a pu faire des études grâce à son ancienne employeure et un ami de la famille dont elle a été l’assistante avant de se lancer à son compte lorsqu’il prit sa retraite.
La psychologie joue toujours un grand rôle dans la manière dont Maisie Dobbs mène ses enquêtes et elle est fort bien assistée par un homme que la guerre n’a pas épargné mais qui a pu se reconstruire grâce à Maisie et le jeune médecin qui hélas n’a pas eu autant de chance qu’eux.
Dès que Maisie Dobbs découvre le premier indice, j’avais compris le motif des meurtres mais je n’avais pas deviné l’assassin – après tout, il faut bien laisser aux détectives un peu de travail aussi. (la lectrice ne doit pas faire tout le travail à leur place =^-^=)
J’ai été étonnée d’ailleurs qu’après ce 1er indice, bientôt suivi d’un second, Maisie Dobbs n’ait pas plus rapidement découvert le pot aux roses.
Il est vrai que nous étions alors seulement à la moitié du roman, il fallait bien encore élaborer un peu.
Comme le premier roman de la série, je suis totalement sous le charme de cette jeune enquêtrice, qui utilise la psychologie pour cerner les personnes qu’elle interroge.
Il y a aussi dans l’écriture, réellement belle, de subtils moments d’humour qui m’ont bien plu.
Je ne peux que recommander la série « Maisie Dobbs » dont seulement les 2 premiers romans ont été adaptés en français – je trouve cela réellement dommage – beaucoup de romans sont traduits qui ne valent pas toujours tripette, mais là une série mêlant pas mal de psychologie plutôt que purement policière, n’a eu droit qu’à la traduction des 2 premières enquêtes. (je suis évidemment privilégiée de pouvoir lire la série en VO – merci à teki une fois de plus)

