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mon bonheur est dans la ville
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28 juin 2016

I, MONA LISA, de Jeanne Kalogridis

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Titre  au Royaume-Uni = Painting Mona Lisa

La belle Madonna Lisa, fille d’Antonio Gherardini, apprend par l’astrologue de sa mère qu’elle serait « née par le sang et que c’est par le feu et le sang qu’elle terminera la malédiction » !  Le père de la jeune fille a commandé son portrait à Leonardo da Vinci.
En 1478, la Florence des Medici brille de tous ses feux et rend toutes les cités italiennes jalouses de sa prospérité. Les frères Medici, Lorenzo le Magnifique et l’enfant chéri des Florentins, Giuliano, règnent sur la cité. En avril 1478, la famille Pazzi fomente un complot contre eux – Lorenzo échappe de justesse aux poignards mais Giuliano meurt sous les coups des conspirateurs au cœur même du « duomo », la superbe cathédrale Santa Maria del Fiore.
Au sein de la famille Gherardini la situation est dramatique également, le père semblant avoir pris partie pour les conjurés. Pourtant il ne sera pas arrêté.
Dix années plus tard, Florence tombe sous le joug du moine dominicain, Girolamo Savonarole. Cet intégriste religieux veut rendre à l’église sa pureté, il prétend que ses prédictions lui sont envoyées par dieu = il prédit l’invasion de l’Italie par Charles VII de France, la mort de Laurent le magnifique.  Savonarole instaure la république théocratique de Florence et ce pendant 4 années.
Dans la population, les plus pauvres le suivent avec ferveur et se vengent sans hésiter sur les marchands les plus riches, les jeunes femmes traitées de prostituées.

Pendant ce temps, Madonna Lisa est tombée amoureuse de Giuliano de Medici, le neveu de l’homme assassiné dans la cathédrale. Son père condamne le mariage secret  qui la lie à Giuliano, enlevé le soir même de leurs noces.  Antonio Gherardini marie sa fille à Francesco del Giocondo, un autre marchand de tissus et soieries. Qui devient un espion à la solde de Savonarole.
Quel rôle joue aussi Leonardo da Vinci, qui a arrêté de peindre le tableau, semblant aussi être un espion – mais à la solde de qui ?

Si vous ne comprenez pas grand-chose à mon résumé, c’est normal.

Je ne crois pas avoir compris grand-chose à ce roman historique où – en dehors de la conspiration des Pazzi et de l’emprise de Savonarole sur Florence – tout est faux.
Le portrait de Madonna Lisa del Giocondo fut en fait commandité à da Vinci par son mari, le marchand de tissus. Ce qui n’est pas faux, par contre, est que ledit mari devint l’un des douze gouvernant Florence, faisant partie de la Signoria.

Dans la réalité, Francesco et Lisa  auront 5 enfants ensemble, Madonna Lisa ne s’enfuit pas à Rome pour retrouver l’homme qu’elle aimait, dont elle a eu un enfant et qu’elle croyait mort. De plus, soucieux du bien-être de son épouse, Francesco del Giocondo, dans son testament lègue à son épouse de quoi vivre très confortablement après sa mort.

J’aime beaucoup les romans historiques et je suis bien d’accord qu’ils peuvent prendre des libéralités avec l’Histoire, ils ne doivent pas toujours « coller » à 100% à la réalité, sinon ce ne seraient pas des romans, mais des livres documentaires.
Ici passion, mensonges, trahisons sont à la une.

Ici toutefois, sincèrement, connaissant tout de même un peu l’histoire de Mona Lisa (Mona étant la contraction populaire de Ma Donna = ma dame), de Leonardo da Vinci, je n’ai pu m’empêcher d’être agacée car j’ai eu l’impression que tout était faux.
Ce que nie la romancière dans un article en fin du roman.

Elle dit s’être fort documentée – je n’en doute pas, la partie consacrée aux Medici et à Savonarole a beaucoup d’exactitude, mais la manière de présenter la vie de Lisa di Gherardini di Giocondo est exagérément romancée et c’est cela que je n’ai guère apprécié.
A force de retournements de situations, de secrets divulgués (à la fin), j’ai fini par ne plus comprendre grand-chose à l’histoire.
Sauf celle de la Renaissance italienne que j’ai bien aimée, tout n’est pas à jeter dans ce roman.
Une lecture estivale qui est tout de même une déception, probablement parce que j'en savais un peu trop sur Vinci et son célèbre tableau.

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Jeanne Kalogridis est née en Floride, USA, en 1954 – et s’est intéressée à la lecture dès son plus jeune âge. Elle s’intéresse aussi beaucoup aux langues étrangères et a obtenu un diplôme en langue russe, en plus de celui de microbiologie.

Après avoir travaillé pendant deux ans comme secrétaire légale, ce qui lui apprit au moins une chose, à savoir à dactylographier rapidement, elle se retourne vers les études et obtient un M.A. en linguistique dans une université de Floride. Elle a aussi suivi quelques cours de langage informatique.
Bardée de ces diplômes elle part avec son époux vers Washington D.C. où elle enseignera l’anglais comme 2ème langue dans une université américaine. Après 8 années, elle décida de se mettre à l’écriture à temps plein.
Elle est passionnée d’histoire et ses romans historiques rencontrent un certain succès, sauf chez certain(e)s lecteurs/trices comme moi qui aimeraient un peu plus d’exactitude historique. Je n’ignore pas, par exemple, que son roman « the Borgia Bride » présente Lucrezia Borgia, une fois de plus, comme une gourgandine mesquine et jalouse, d’autant plus que notre romancière a une admiration certaine pour Cesare Borgia.

Mona_Lisa,_by_Leonardo_da_Vinci,_from_C2RMF_retouched

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Commentaires
K
Coucou du mercredi Niki<br /> <br /> Son histoire doit être passionnante !<br /> <br /> Bises<br /> <br /> Béa kimcat
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