LE SORT DU TITAN, de Rick Riordan
Livre 3 des aventures de Percy Jackson & les Olympiens
Titre original = The Titan’s Curse – Percy Jackson & the Olympians
Revoilà Percy Jackson reparti pour une nouvelle aventure en compagnie de Thalia, fille de Zeus sauvée par la toison d’or, et d’Annabeth. Grover les a prévenus que dans un collège du Maine se trouvaient deux jeunes sang-mêlés.
Comme par hasard, le proviseur est un manticore, alias un monstre – qui ne va pas leur faciliter la vie, forcément.
Pendant l’attaque, Artemis et ses Chasseresses viennent au secours de nos trois amis, mais Annabeth est capturée par le proviseur qui disparaît avec elle, non sans avoir ri au nez des jeunes héros en leur disant que le moment approche où l’armée du Titan va se lever et Cronos viendra détrôner tous les dieux de l’Olympe. Ceci inquiète fortement Artemis qui décide de partir à la suite du monstre car elle redoute que Cronos ait pu fuir le Tartare.
Apollon arrive pour aider les Chasseresses et les sang-mêlés à rejoindre la colonie que de plus en plus de sang-mêlés quittent pour se joindre à l’armée du roi des titans.
Percy est catastrophé par la disparition d’Annabeth, il s’en veut, mais il fallait bien sauver Nico et Bianca. Celle-ci décide de se joindre aux Chasseresses ; Zoe l’actuelle lieutenante d’Artemis espère faire d’elle la prochaine lieutenante. Ce qui est sûr est que chasseresses et jeunes hommes ne font guère bon ménage ; en se ralliant à Artemis, les jeunes femmes font vœu de chasteté, grâce à quoi elles gagnent la vie éternelle.
Pas mal comme marché finalement !
Nico est malheureux du choix de sa sœur, ils ne se sont jamais séparés de toute leur existence.
Une nouvelle quête est organisée, après que l’Oracle (la momie du grenier) ait été consulté – ce qu’elle prédit n’augure que peu de choses agréables, parmi lesquelles le fait que l’un des participants se sacrifiera pour les autres et que l’un d’entre eux sera tué par un parent. Malgré leurs réticences, les chasseresses doivent accepter Percy Jackson car ils doivent être 5, et l’une des filles est tombée malade.
Pour Percy, le but principal serait de retrouver Annabeth, car dans ses rêves, elle va très mal. Mais la quête est bien plus que cela, il faut arrêter le titan.
Une nouvelle fois le chemin sera semé d’embûches, il faudra voyager vers l’ouest, c'est-à-dire vers San Francisco, traverser un champ de ferraille où ils affronteront Talos, géant créé par Héphaïstos.
Sur le grand barrage Hoover (qui donnera lieu à quelques jeux de mots hilarants – après tout ce sont quand même des ados), Percy sera aidé par une jeune humaine qui n’est pas trompée par la Brume (celle que les dieux créent pour que les humains ne les voient pas tels qu’ils sont).
Ils découvriront avec horreur qui est le général en chef de Cronos, toujours enfermé dans son sarcophage porté par des dragonnes – et retrouveront Luke, fils d’Hermès, qui est passé de l’autre côté, celui de son aïeul désireux de reconquérir sa place et détruire le monde (c'est fou ce que les mégalomaniaques ont à la fois envie de conquérir et de détruire !).
De la solidarité, de l’amitié, des trahisons mais aussi des aides inattendues, des rebondissements, de grandes peines et des moments heureux, toute la recette d’une aventure haletante dont on attend à chaque fin de volume, l’histoire suivante. Qui est à chaque fois racontée par Percy Jackson.
Au cours des quêtes de Percy (Persée) Jackson et ses amis, ils rencontrent pas mal d’animaux extraordinaires, certains particulièrement maléfiques, aux intentions très claires = les tuer.
Par contre, d’autres animaux fantastiques leur sont envoyés par leurs alliés olympiens (les parents et les amis des parents, dieux et déesses de l’Olympe, qui se situe au 600ème étage de l’Empire State Building (ne cherchez pas si vous y allez – je suis allée à l’Empire State, il n’y a pas de 600ème étage, hélas =^-^=).
Dans cette aventure-ci, aussi palpitante que les précédentes, Percy reçoit l’aide de « Blackjack », un superbe Pégase noir (oui un des fils du célèbre Pégase), qui s’obstine à l’appeler « patron », qui a un sens de l’humour impertinent qui me plaît, vous pensez bien. Il tire souvent le « patron » d’un mauvais pas.
Et oui = Percy peut dialoguer par télépathie avec les chevaux, parce que son père Poséidon a créé les chevaux.
Ce dernier n’est pas que le dieu des océans, de la navigation et des tremblements de terre, il a aussi dans ses attributs le taureau-serpent, le dauphin et le cheval.
Bien que parfois on lui conteste la création des chevaux, il est évident dans presque tous les récits mythologiques qu’il créa le cheval à partir de l’écume d’une mer houleuse, raison pour laquelle son char est tiré par des chevaux.
Il les créa notamment pour Athéna, qui a créé le char – ceci au temps ils ne se chamaillaient pas systématiquement.
Avec son principal attribut, le trident (qui est en fait la foudre de Zeus, adaptée), il est capable de faire fendre des montagnes pour créer des îles.
Dans les romans, lorsque son fils Percy le rencontre, il ressemble à un vieux surferur = vêtu d’une chemise hawaiienne et d’un short, il est en sandales ; il a un visage tanné par le soleil et les embruns, et de magnifiques yeux verts dont Percy a hérité.
Un autre animal marin, protégé par Poséidon et sauvé par Percy, est l’Ophiotaurus, mi taureau mi serpent – que Percy a surnommé « Bessie ».
C’est un animal fantastique très puissant, qui pourrait, s’il tombe en de mauvaises mains, détruire l’Olympe. Artemis aimerait bien le détruire.
Les sirènes, nymphes des eaux et naïades viennent en aide également au fils de Neptune.
J’aime beaucoup d’ailleurs les quelques moments de poésie des romans, dans la colonie des sang-mêlés par exemple, lorsqu’il est question de la nature = satyres, nymphes des eaux et des bois, tout un petit monde magique qui tente d’aider les enfants des dieux et déesses, des demi-dieux qui ne seront pas tous des héros à la manière de Persée, Thésée, Heracles.
Il est évident au travers des commentaires de Grover, notamment, qui recherche le dieu Pan, que la manière dont l’humanité détruit la nature tient fortement à cœur à l’auteur.

