1830, DE BELGISCHE REVOLUTIE (en vloms), par LE THEATRE DE TOONE
Titre français = 1830, LA REVOLUTION BELGE, mais vous vous en doutiez j’imagine
Version VLOMS = bruxellois flamand, langue parlée dans les Marolles
Tragédie belge en 8 tableaux, sur un texte d’Arthur & Elisabeth Fauquez - Bref la REVOLUTION BELGE telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs
Décors de Raymond Goffin
la place des palais, devant le parc de Bruxelles
Ce spectacle complètement braque, une tragi-comédie à la belge, avec bombardements et grand moments épiques et patriotiques, fut créé par José Géal (Toone VII) il y a déjà 30 ans. Elle fut ressortie pour l’intronisation de Philippe 1er, nouveau roi des Belges depuis le 21 juillet 2013.
Comme elle était présentée en l’une de ces journées de juin en patois flamand (langue de mon enfance =^-^= ) je me devais évidemment de cette plongée un peu nostalgique dans mes conversations avec mes grands-parents adoptifs.
Croyez-moi, ce ne fut que brièvement mélancolique parce que le temps passe si (trop) vite, mais ce fut surtout un grand moment de rire et de tendresse, pour lequel je remercie Toone de grand cœur.
Plutôt que de vous faire un résumé de cette révolution (voyez votre encyclo préférée si le sujet vous intéresse), je me contenterai de la résumer par les photos prises au cours du spectacle (autorisées à condition de ne pas utiliser le flash, ce qui va de soi – d’où la qualité parfois médiocre).
Résumé = Après le congrès de Vienne, Guillaume 1er d’Orange a hérité des Pays-Bas méridionaux (nous quoi !) et sont unis en un seul royaume = les Pays-Bas. Inutile de dire que la population ne fut guère concertée (et puis quoi encore !). Toutefois, les Belges n’étaient pas trop mécontents que le régime napoléonien soit terminé, mais pas contents quand même d’être unifiés à un état protestant ; de plus la province de Liège se sentait nettement plus proche de la France (en fait depuis 1830 RIEN n’a changé dans ce pays !).
Bref personne n’était content, la liberté de la presse, la liberté d’expression étaient réduites, les taxes par contre nettement plus élevées.
Fin juillet 1830, l’opéra « La Muette de Portici » fut interdit d’autant plus que des tracs prônant la révolution apparaissaient un peu partout. Cette censure mit le feu au poudre et c'est pourquoi désormais existe le royaume de Belgique.
l'une des affiches que l'on commence à apercevoir un peu partout
les mécontents complotent, écoutés par un espion à la solde de Guillaume 1er
la "muette" (une fameuse clapette = bavarde - malgré son surnom) se joint aux révolutionnaires,
elle a un "boentche" (le béguin) pour Woltje, la mascotte -
le fameux "curé des Marolles" s'est joint à la bataille (rien de tel qu'un coup d'encensoir bien placé)
en Hollande, dans son palais, Guillaume Ier râle sec et à décidé d'envoyé son prince de fils
mais aussi l'armée pour mater ces insupportables sujets
à l'hôtel de ville de bruxelles, on enrôle pour la garde bourgeoise,
on y reçoit Charlier le liégeois dit Jambe-de-bois,
même l'archange st-michel et le deuvel (diable)
qu'il terrasse généralement du haut de la tour de l'hôtel de ville
se sont unis pour défendre leur ville
eddy merckx, coureur cycliste légendaire, a été promu estafette
entre les diverses factions de la ville, afin d'y porter les messages
and last but not least, revoilà Jules - oui LE Jules -
agissant en qualité d'observateur de l'ONU et pour rappeler au passage
que de tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves
finalement, après le cessez-le-feu et l'abdication de Guillaume,
on tente d'organiser des élections (bonne chance !),
puis on choisit Leopold de Saxe-Cobourg comme premier roi des belges
et pour ceux qui estiment (à tort) que l'histoire est une chose sérieuse,
voici le tableau de Gustave Wappers représentant la révolution belge














