ANATOLIA
(ma chronique est basée sur les explications sur le site du « Bozar » - les illustrations sont également celles du site, la prise de photos étant interdite)
L’Anatolie, au bord de la Mer Noire, appelée longtemps « Pont Euxin », s’est toujours considérée comme un pont entre l’Europe et l’Orient (Asie). Cette situation géographique a donné lieu à des échanges culturels multiples.
A travers 200 œuvres, véritables trésors archéologiques, magnifiques œuvres sculptées notamment, mais aussi des miniatures et textiles, le « Bozar » propose au visiteur la découverte - pour la première fois en Belgique - ce que les musées turcs ont à offrir de plus beaux.
L’aperçu regroupe les diverses civilisations qui ont traversé l’Anatolie au cours des siècles = Hittites, Ottomans, chrétiens et musulmans, mais des statues de Cybèle, des dieux de l’Olympe (suite aux occupations grecque et romaine).
Ce que j’ai le plus apprécié dans cette exposition, c’est la partie réservée aux cultes de la préhistoire. Elle est riche en pièces d’archéologie, ce qui m’a le plus plu et intéressée.
L’exposition est établie sous le signe des mondes des religions = les images des déités, les rituels, l’évolution du divin, l’intervention des déités dans le monde humain.
Le taureau fut un animal fort divinisé à travers toutes les civilisations antiques, pour sa puissance, sacrifié aux dieux pour leur offrir la saveur de sa chair (ceci donna lieu au mythe d’Epiméthée, qui reçut Pandore et sa boîte magique aux conséquences désastreuses).
J’ai été particulièrement contente d’y découvrir des mégalithes datant du néolithique, trouvé sur le site de Göbekli Tepe. Au départ, de simples monolithes, on y trouve plus tard des exemplaires avec stylisation d’animaux (taureau, renard, oiseau).
Les phénomènes naturels influencèrent aussi l’art de cette région, aux cycles de la nature, et ce dans les différentes religions. Si dans la religion musulmane, le prophète ne peut être mis en image, on retrouve le nom de dieu dans l’œuvre peint.
Dans la statuaire se découvrent quelques statues d’Artemis – notamment celle d’Ephèse – comportant un collier composé de multiples « bulbes », que l’on assimila longtemps à des seins (dans le cadre d’une déesse mère, nourrissant la terre et les peuples) – on pense, actuellement, qu’il s’agirait de testicules de taureaux sacrifiés en son nom.
Kubaba, la déesse neo-hittite, deviendra plus tard Cybèle, l’une des protectrices de Rome.
je termine mon tour d'horizon sur cette céramique qui m'a plu
pour la grâce de ses dessins et ses couleurs
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