ALIENS vs. SCIENTIFIQUES et MILITAIRES - 2
Deuxième volet de mon billet sur les problèmes que rencontrent les extra-terrestres lorsqu'ils se trouvent confrontés aux scientifiques qui s'affrontent aux militaires. Les aliens ne gagnent jamais !

THE THING FROM ANOTHER WORLD, de Christian Nyby & Howard Hawks
Titre français = la Chose d’un Autre Monde
Réalisé en 1951 – scénario d’Howard Hawks, Ben Hecht, Charles Lederer
d’après une nouvelle de John W. Campbell
A Anchorage, Alaska, le reporter Ned Scott ronge son frein car rien à se mettre sous la plume ! Il va bientôt pourvoir changer d’avis = une équipe d’Anchorage, Alaska, a découvert un objet volant non identifié – il s’avère qu’il s’agit d’une soucoupe, mais pour le déloger des glaces, les militaires utilisent des bombes thermiques détruisant le vaisseau spatial. Néanmoins, sous la glace une forme de vie existe que les hommes ramènent à la base. Malheureusement un changement dans la température du lieu où est conservé le bloc avec l’alien, la « Chose » est libérée et bien qu’il s’agisse à la base d’une forme de vie végétale, elle se nourrit de sang humain.
Le chef de l’équipe scientifique veut absolument établir un contact avec la Chose, le général lui veut la détruire d’autant plus qu’elle a trouvé un moyen de se reproduire via les graines qu’elle possède dans les mains.
C’est Nikki, l’ingénieuse secrétaire du professeur (=^-^=) qui trouvera le moyen de faire détruire la « Chose » - et le journaliste est fort marri car on lui a défendu de prendre des photos, voire de communiquer ce qu’il sait – mais il pourra se consoler lorsque la base comprend que d’autres journalistes font la une avec des titres à sensation.
Ned Scott pourra alors enfin délivrer son petit message au monde.
Message, qui vous vous en doutez, est très orienté « anti tout ce qui n’est pas américain ».
C’est l’époque de la guerre froide, donc le discours du journaliste est un bel exemple de bourrage de crâne contre tout ce qu’on ne connaît pas et dont il faut se méfier.
Ceci dit, « The Thing » - qui sera l’abrégé par lequel le film sera connu – ne fait pas vraiment peur quand finalement le public la découvre.
On imagine bien ce que cela donnerait actuellement !!!!
Le film en noir et blanc fait appel à la peur que nous portons en nous, et c’est bien plus inquiétant de ne pas voir ladite Chose que lorsqu’on l’aperçoit.
C’est réellement « même pas peur » ! Elle est inteprétée par James Arness, un petit rôle de composition, son texte étant résumé à des borborygmes (c’est un végétal, ne l’oublions pas =^-^=).
Le couple d’amoureux sympathiques que forment le capitaine Hendry et Nikki Nicholson est interprété respectivement par Kenneth Tobey et Margaret Sheridan. Le journaliste par Douglas Spender. Le docteur Carrington, celui qui veut établir le dialogue avec le végétal sanguinaire, est joué par Robert Cornthwaite.
Voir ce film qui fit grand bruit à son époque – tant pas le sujet que par le message même pas subliminal qu’il véhiculait - a été bien amusant à découvrir ; j’ai presque regretté le fait qu’il ne durait qu’une heure 20 minutes, surtout lorsqu’on sait que je n’aime pas les films qui durent de 2 à 3 heures, comme on nous en sert actuellement, avec des longueurs inutiles.
Une dernière petite remarque = la réputation de misogynie d’Howard Hawks n’est plus à faire – pourtant c’est le personnage féminin de l’histoire qui trouve la solution. (curioser and curioser comme dirait ma copine Alice)




