THANKLESS IN DEATH, de J.D. Robb
Non encore traduit
37ème enquête du lieutenant Eve Dallas et son équipe
New York 2059 se prépare à fêter Thanksgiving – pas seulement New York d’ailleurs, mais Eve Dallas et son milliardaire d’époux également, avec toute (oui toute !) sa famille irlandaise qui va débarquer pour l’événement. De plus, comme Roarke considère que puisqu’elle n’a pas de famille de sang, il est normal d’inviter tous (oui tous !) les amis de sa lieutenante d’épouse.
Car, bien qu’elle s’en défende, préférant se considérer comme asociale, Eve Dallas est très aimée par des tas de gens qu’elle a aidés au cours de ses enquêtes, parmi lesquels son équipe de travail la plus proche.
Pour couronner le tout, le chef de son département lui a annoncé que pour services rendus à la ville de New York dans le cadre de son travail, le maire a décidé de lui décerner la plus haute distinction de la police ; quant à Roarke il recevra la plus haute distinction que peut avoir un civil qui aide la police dans le cadre de ses enquêtes.
Ce qui signifie, pour Eve, l’horreur intégrale = le maire, la presse, des discours, etc. Y a des jours comme ça !
Pendant que la lieutenante met de l’ordre dans la paperasse et se demande comme échapper à toutes les festivités, un jeune homme totalement immature vient d’assassiner ses parents.
Il a vidé leurs comptes bancaires, pris leurs bijoux, après les avoir littéralement massacrés – voilà ce que c’est que de l’embêter à vouloir qu’il travaille chez des moins que rien ! Bien fait pour eux !
Ces morts ont déclenché un sentiment de pouvoir chez le jeune homme – il a plutôt bien effacé ses traces donc il se sent à l’abri, la police ne risquera pas de lui mettre la main dessus et il va pouvoir en toute impunité se venger de tous ceux qui l’ont humilié dans sa vie, sous prétexte qu’il était trop paresseux, pas assez sérieux, et que sais-je encore – tous ces minables qui s’imaginaient être mieux que lui.
A commencer par son ex petite amie qui a eu le culot de le virer parce qu’il a pris ses économies pour aller jouer à Las Vegas avec ses potes. Elle ne perd rien pour attendre, elle est la suivante sur la longue liste de ceux dont il a l’intention de se débarrasser. Après la jeune femme, il y aura encore la prof d’informatique, très riche dont il volera tous les avoirs après l’avoir torturée elle aussi.
Pour Dallas et son équipe, le temps presse, mais hélas jusqu’à présent, le psychopathe a 2 cadavres d’avance sur eux, ce qui est très frustrant.
Heureusement, malgré les tortures qu’elle a endurées, la prof d’informatique a glissé pas mal de codes dans les programmes que son ex-élève l’a obligée à modifier. Grâce à eux, les génies de l’informatique de la NYSPD, ainsi que le milliardaire époux lui aussi informaticien de génie, vont pouvoir aider Eve Dallas et Delia Peabody, sa partenaire.
Une déception que ce roman-ci – comme je l’ai déjà exprimé = dans une série, il est assez logique de parfois tomber sur un roman qui plaît moins que d’autres.
Celui-ci a l’air d’avoir été écrit en triple vitesse, comme si la romancière J.D. Robb avait envie d’en finir.
Et nous donc !
car sincèrement, elle a truffé son histoire de quelques scènes de tortures, utiles peut-être pour bien définir le caractère du meurtrier, mais que j’ai passée rapidement car franchement il fallait avoir le cœur bien accroché pour les supporter.
Je me serais cru dans un polar scandinave.
Par ailleurs, les personnages secondaires sont très secondaires ici, et c’est dommage car la dynamique des livres fonctionne particulièrement bien quand ils sont tous réunis.
Pour atténuer l’horreur de certains passages, il y a tout de même quelques (rares) scènes d’humour dans le service non cloisonné (bullpen, en anglais) de la lieutenante.
Le suspense fonctionne bien, néanmoins, puisque – selon les spécialistes – le vrai suspense est lorsque le lecteur (ou le spectateur au cinéma) connaît le coupable et observe comment la police va le découvrir (le principe de la série Columbo).
Les admirateurs inconditionnels de la série ont aimé cette histoire – mais comme je le dis toujours = l’égoût et les couleuvres ….
Lu très rapidement, pratiquement en diagonale, pour savoir comment ils traquent et arrêtent le coupable.
Ce que je trouve un peu dommage aussi, est que le style d’écriture n’est pas toujours très élégant, ce qui pourrait éventuellement rattraper la déception du sujet.
Si les critiques littéraires trouvent l’anglais-américain de Dan Brown « basique », ici on se croirait carrément dans les dialogues d’une série télévisée américaine actuelle.

