ET SI ON REPARLAIT PEPLUM ? - 1
Deux peplums pour le prix d’un seul =
MACISTE ALL’INFERNO & MACISTE NELLE MINIERE DEL RE SALOMON, vous n’auriez tout de même pas voulu rater ces morceaux d’anthologie, où Maciste – héros sans peur et sans reproche, vêtu de sa seule jupette même dans le rigoureux climat écossais – au service du Bien (avec grand B, what else !).
Oui il lui faut utiliser toute la force de ses muscles, mais le cerveau en est un aussi de muscle et il nous prouve qu’il est tout à fait capable de l’utiliser.Mais quel plaisir surtout de voir ces muscles superbes, cuisses parfaites et abdos en tablettes de chocolat (quoique je préfère le vrai chocolat =^-^=)
De plus, il ne transpire quasiment jamais dans l’effort ou alors parfois très légèrement (non mais dites, il va en enfer quand même, fait chaud là !)
Quand on pense que tout est perdu (fors l’honneur), il arrive sur son fringant destrier, en pagne, et se précipite au secours de la veuve et l’orphelin, parfois aussi pour sauver un jeune couple du bûcher comme dans ce
MACISTE ALL’INFERNO, de Riccardo Freda
Au 17ème siècle, une sorcière est brûlée vive, non sans avoir maudit tout le village de Lochlake et son juge Parris qui la condamne (parce que quand elle était jeune, elle refusa ses avances, il la fit passer pour sorcière auprès de la population – c’est d’un mesquin de se venger comme ça, mais c’est d’un mesquin …….)
Non non ce n’est pas ici qu’intervient Maciste, un peu de patience, il arrive bientôt, enfin quand je dis bientôt = ce sera tout de même un siècle plus tard.
En effet, un siècle après la mort de Martha Gant la sorcière, un jeune couple nouvellement marié arrive à Lochlake. Croyant faire plaisir à sa nouvelle épouse, le jeune lord Charles a racheté le château des Gant et sa jeune femme et lui y arrivent. L’amie d’enfance, engagée comme intendante, n’est pas là, n’a rien fichu dont le château est totalement sale, ce qui n’est pas vraiment engageant pour une lune de miel, mettez-vous à sa place = il y a des hiboux et des chauves-souris dans le château, les poussières n’ont pas été prises, les rideaux tombent en ruines …
Hélas, la jolie épouse est le vivant portrait de la sorcière Martha Gant du passé, et évidemment les exaltés du village y voient là une réincarnation de ladite mégère, du coup ils décident de brûler aussi cette douce enfant innocente. Dans un immense geste d’amour, son jeune époux décide de mourir avec elle sur le bûcher. Et alors ?… Et alors ?
Et bien Maciste est arrivé ! L’arbre maudit, où fut brûlée la maudite sorcière (oui ils sont tous maudits dans le village), a des racines profondes, jusqu’en enfer et tant qu’il sera planté là, la malédiction planera sur le village. Pendant que la foule hurle « à mort », Maciste descend en enfer, en faisant bouger l’arbre, mais pas encore en le déracinant.
En bas, des épreuves épouvantables l’attendent = un lion l'attaque, des orgies, des monstres, des serpents, mais aussi Prométhée, et un vieillard lui indiquant où trouver la sorcière. Celle-ci observe tout cela avec son ancien tourmenteur, Parris, qui est aussi en enfer, forcément = c’est rien qu’un menteur et un tortionnaire ! Elle prend l’apparence d’une ravissante créature et lui dit connaître la sorcière, puis lui offre une boisson qui fait perdre la mémoire à Maciste – il ne sait plus pourquoi il est en enfer (pourtant en haut, ça urge ! ils ont mis le feu au bûcher).
Heureusement, Prométhée ravive la mémoire au héros et du coup, il se souvient de ce qu’il fait là ; il est tellement beau et bon, que Fania (la sorcière) réalise que seuls la bonté et l’amour peuvent sauver le monde (violons SVP !).
Du coup, il peut remonter à la surface, en ayant totalement déraciné l’arbre maudit et la pluie tombe sur le bûcher – du coup, les femmes rendues folles, à cause de la sorcière, redeviennent normales (y compris Doris, qui va pouvoir faire le ménage !), et le village comprend son erreur, demandant à Maciste de rester auprès d’eux, mais lui tel un « poor lonsome cowboy » ? repart vers d’autres aventures.
Les auteurs de ce scénario édifiant est d’Oreste Biancoli & Piero Pierotti.
Sur une idée de Eddie Given, pseudonyme d’Ennio De Concini (je comprends que l’on prenne un pseudo quand on écrit des trucs pareils !)
Sous son patronyme d’Ennio De Concini, il écrira aussi le scénario du « Colosso di Rodi » réalisé par Sergio Leone.
Quelques effets spéciaux simplets, mais bon y avait pas un gros budget non plus, l’enfer ayant été filmé dans les Grottes de Castella, dans la province de Bari en Italie.
Les extérieurs écossais, sans commentaire !
Et comme il n’y a pas de petites économies pour une réalisation, le metteur en scène a carrément utilisé des extraits de 3 autres films avec Maciste, afin de lui rendre la mémoire.Question costumes, ils ne se sont pas foulés non plus = le 17ème siècle et le 18ème siècle, c’est du pareil au même.
Ici Maciste est interprété par Kirk Morris (mais qu’il est boooooooooooo !) pseudonyme d’Adiano Bellini.
Hélène Chanel interprète la sorcière, qui se transforme en la belle blonde Fania en enfer; sa malheureuse descendante est interprétée par Vita Silenti (blonde aussi) et le preux chevalier de mari, qui veut se sacrifier avec son épouse (on n’en fait plus des pareils de nos jours) est joué par Angelo Zanolli. L’infâme juge Parris est joué par Andrea Bosic.
L’interprétation est à la hauteur du scénario, autrement dit ça n’est ni du Shakespeare, ni du Molière !
même si Riccardo Freda, le réalisateur, a tout de même mis des pièces de Shakespeare en scène, et même du Victor Hugo (mais non, yavait pas Maciste là-dedans)
Non seulement je n’ai pas arrêté de glousser du début à la fin, mais j’ai utilisé mon temps intelligemment en regardant la version italienne.
A suivre = MACISTE NELLE MINIERE DEL RE SALOMONE








