FELLINI ROMA, de Federico Fellini

Titre français = identique
Titre anglais = Fellini’s Roma
Scénario de Federico Fellini & Bernardino Zapponi, basé sur leurs expériences personnelles
Musique de Nino Rota
Portrait rempli de vie, de vivacité, de bruit de la ville de Rome, que l’on découvre avec les yeux du jeune Federico, sorti tout droit de son collège catholique de province, amateur de cinéma.
Il débarque dans une maison remplie d’enfants et de personnages hétéroclites, avant la 2ème guerre mondiale.
Rome y est montrée de manière colorée, remplie d’une foule chamarrée, bruyante, pleine de contradictions inépuisables.
Après l’arrivée dans cette « Rome à l’ancienne », sous les yeux émerveillés du jeune provincial, s’oppose soudain une arrivée romaine via l’autoroute.
On passe d’une époque l’autre, sans transition, dans laquelle n’est pas oubliée la génération hippie et sa notion d’amour libre.
Federico Fellini pratique aussi – dans ce film – une mise en abyme en proposant au spectateur la réalisation du film (grue de tournage).
Puzzle de courts récits, qui ne sont pas réellement des films à sketches, il n’y a de fil conducteur que Fellini – qui présente ses souvenirs de jeunesse et ses souvenirs de metteur en scène.
Vraie fausse bio, Fellini qui se définissait lui-même comme « un grand menteur », nous propose ici sa vision totalement onirique de cette ville que je ne connais qu’en images de cinéma mais qui me tente énormément.
Dans le rôle du jeune Fellini à 18 ans, l’acteur Peter Gonzales fait du bon travail.
Marne Maitland est le guide des catacombes (doublé par Oreste Lionelli, acteur spécialiste du doublage en langue italienne), Alvaro Vitali un danseur de music-hall.
On trouve aussi dans leur propre rôle = la formidable actrice Anna Magnani – dont ce sera la dernière apparition à l'écran.
Le romancier Gore Vidal, le réalisateur Fellini lui-même ; en principe, Marcello Mastroianni apparaissait aussi dans le film, de même qu' Alberto Sordi. Hélas, trois fois hélas, leurs scènes ont été coupées au montage video et dvd.
La durée initiale du film est de 130 minutes ; elle sera tronquée de15 minutes au moins, afin de présenter d’être mise sur le marché extérieur, Federico Fellini (en collaboration avec le producteur et son co-scénariste) décida de réduire son film à 115 minutes environ.
La version longue ne fut malheureusement pas retenue comme version officielle, qui aurait dû être celle de la video et dvd.
Je n’ai pas cité toute la distribution qui est, comme toujours chez ce metteur en scène, particulièrement étoffée, énormément de seconds rôles ou de figurants.
Le film fut visionné au festival de Cannes, hors compétition, en 1972 – il ne fut pas accepté dans la sélection meilleur film étranger de la 45ème cérémonie des oscars.
Basé sur ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il débarqua à Rome, cette histoire en multiples petits volets – un genre que le réalisateur affectionne particulièrement – on découvre la ville autrement, et quel autrement !
Malgré certaines longueurs, on y oscille sans cesse entre la satire (église) et la tendresse (les gens), la truculence et quelquefois la vulgarité.
Néanmoins, les rétrospectives estivales ont réellement du bon qui permettent de découvrir les films des grands réalisateurs de l'histoire du cinéma.







