GUNPOWDER PLOT, de Carola Dunn
Série non traduite en français
15ème enquête de l'Honorable Daisy Dalrymple & Alec Fletcher, inspecteur en chef du Yard
Daisy Dalrymple, épouse Fletcher, est en pleine forme – au propre comme au figuré = à 3 mois de la naissance du bébé, elle a accepté l’invitation d’une ancienne amie d’école, Gwendolyn Tyndall, d’Edge Manor dans les Cotswolds.
Elle a reçu l’accord de Sir Harold d’écrire un article sur son domaine, dont il n’est pas peu fier. Le surlendemain, l’inspecteur Alec Fletcher, son époux clôturant une enquête à Birmingham, viendra la chercher pour rentrer ensemble à Londres.
Non seulement Daisy aura l’occasion d’écrire un bel article sur le domaine mais également sur la célèbre fête de « Guy Fawkes » (du nom de ce conspirateur catholique ayant mis au point le « Gunpowder Plot » destiné à assassiner le roi d’Angleterre James Ier, mais aussi faire sauter le parlement – à cause d’une lettre anonyme, le complot fut découvert à temps et Fawkes condamné à mort).
Lord Tyndall est particulièrement fier de l’organisation de cette fête sur son domaine, tradition qu’il perpétue depuis des années et il espère que cela en sera toujours ainsi lorsque son fils Jack deviendra Sir John.
C’est là qu’il y a un « hic », comme Daisy le découvrira rapidement ; Jack est un jeune ingénieur, fraîchement diplômé, mais qui est déjà dans le collimateur d’une société d’aéronautique qui se développe en Angleterre.
Il a amené son ami Martin Miller (un ingénieur-directeur de la firme d'aéronautique), qui n’est pas très bienvenu, d’autant plus qu’il est évident que Gwen ait un certain penchant pour lui.
Le père et le fils s’accrochent régulièrement à ce propos, non seulement parce que le jeune homme a introduit quelqu’un qui « n’est pas de leur monde », mais parce que Jack préfère travailler dans l’aéronautique, plutôt que de devenir le maître du domaine et fermages, auxquels il ne comprend strictement rien. Barbara lsa sœur aînée est bien meilleure que lui … seulement c’est une femme, ce qui règle le problème pour le père = qu'elle travaille dur, tienne le domaine à bout de bras d'accord, mais de là à hériter, non ça c'est pour un homme !
Il est évident que Sir Harold n’est pas fort aimé de ses enfants, et peut-être pas non plus de son épouse, très résignée qui préfère se taire que se lancer dans des polémiques avec cet homme autoritaire, imbu de ses prérogatives nobiliaires. Et surtout particulièrement sanguin !
La préparation de la « fête de Fawkes » occupe tout le monde, y compris les deux fils de la fille puinée se comportent comme toujours comme des gamins insupportables, voire dangereux car ils adorent jeter des pétards sur les voitures. Leur mère bien sûr ne leur dit rien, ils sont si « mignons » !
La veille de la fête, le groupe des jeunes se sont dirigés vers le pub du patelin, histoire de se changer un peu les idées.
Daisy y remarque un couple sympathique, toute la tablée étant d’accord avec elle, on invite le couple à leur table. Ce sont des Australiens qui viennent revoir la région dont la dame est originaire. Du coup, elle demande timidement si elle et son mari pourraient assister à cette fête et Jack, qui n’a pas l’arrogance du titre comme son père et sa sœur Abigail, donne son accord.
Lorsque le couple paraît pour les festivités le lendemain soir, Daisy ne peut que remarquer le regard horrifié de Lord et Lady Tyndall.
Elle aura l’occasion d’être plus étonnée encore, lorsqu’après une énième bêtise de ses neveux, Jack décide d’en parler à son père. Il part donc à sa recherche vers la salle d’armes et le bureau.
Lorsqu’il revient, c’est pour annoncer que la dame australienne a, apparemment été abattue par Sir Harold, qui s’est ensuite suicidé !
Par habitude, Daisy donne des tas de conseils concernant la marche des opérations, sous l’œil intéressé du chief constable du comté, en pleine chamaillerie territoriale avec l’un de ses collègues. Heureusement, ce dernier, plus intelligent, suggère de demander au Yard d’envoyer Alec Fletcher, époux de Daisy, à Edge Manor et que l’enquête lui soit confiée. Ainsi point de « jalousie territoriale » et une enquête sérieusement menée.
Lorsque Fletcher reçoit l’appel de son supérieur du Yard, celui-ci lui demande comment il se fait qu’une fois encore son épouse soit mêlée à ce genre d’histoire = le ferait-elle exprès pour que lui, le superintendant Crane, ait des aigreurs d’estomac et ne puisse dormir la nuit ?
Daisy est très contente que ce soit son époux qui soit chargé de l’enquête, elle pourra ainsi le « seconder », même s’il est évident que ça ne plaise pas du trop à son mari – quand comprendra-t-il qu’elle est indispensable ?
Elle n’a pas son pareil pour que les suspects ou personnes présentes lui confient des détails qu’ils ne confieraient jamais aux policiers.
Les deux adjoints d’Alec sont évidemment ravis de revoir la femme du chef, eux aussi sont convaincus que sans elle, les enquêtes ne se clôtureraient pas aussi vite et bien puisque c’est pratiquement toujours grâce à une petite phrase qu’elle le met sur la bonne piste.
Ici les suspects se réduisent rapidement à 2 = Jack et le mari de la dame australienne. Pour Jack c’est assez simple, son père lui avait annoncé qu’il changerait son testament.
Par contre pour Mr. Gooch, c’est moins évident, d’autant plus que le brave homme a été la victime d’un sérieux accident, provoqué par les 2 sales gamins d’Abigail.
Il y a à Edge Manor un fameux secret de famille et quelqu’un a bien l’intention que ce secret ne soit jamais révélé.
Pour une fois mon « flair de détective amatrice » a été pris en défaut ; j’avais misé sur la mauvaise personne. Tant mieux d’ailleurs, ce fut une fameuse surprise pour moi, comme pour les enquêteurs ; de plus, il y a des rebondissements rendent l’enquête intéressante.
J’ai retrouvé tout ce petit monde avec grand plaisir, Alec Fletcher qui est toujours d’aussi mauvaise foi à reconnaître l’aide précieuse de son épouse ; celle-ci, malgré sa grossesse de 6 mois, se porte comme un charme et est contente de s’occuper d’autre chose que d’écouter les mères lui parler des « horreurs » de l’accouchement.
Le sergent Tringle et son adjoint Piper sont évidemment enchantés de retrouver la femme de leur chef.
De l’humour, un beau domaine so british avec afternoon tea et une armada de serviteurs, style « Downton Abbey ».
Un bon moment de lecture détente, comme toute la série, à condition de laisser passer un peu de temps entre chaque roman.
Pour les amatrices/teurs des polars à la manière d'Agatha Christie ou Patricia Wentworth.

