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mon bonheur est dans la ville
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5 juillet 2012

LE PARCOURS B.D. AUTREMENT

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Une autre manière de voir ce célèbre parcours de la bande dessinée qui remporte un grand succès à Bruxelles – j’ai déjà eu l’occasion de mettre quelques photos dans l’album. Aujourd’hui, je vous invite plutôt à un parcours raconté par l’historienne d’art-guide Sarah Cordier, dont je fais ici l’éloge une fois  encore,  car se promener dans Bruxelles avec cette jeune femme cultivée et sympathique est très agréable – et de plus aujourd’hui nous n’étions exceptionnellement que 5 participantes (les weekends il y a nettement plus de participants – et moi la foule … sans commentaires ^-^)

Dans ce parcours-ci nous n’abordâmes que  peu de fresques car le parcours complet est très long,  se visite à la fois sur la rive gauche et la rive droite de Bruxelles, et  prends au total entre 2 à 3 heures, si l’on ne se trompe pas trop souvent de direction en cours de route et lorsqu’on sait à quel point je lis mal un plan, on peut s’attendre  au double. 
Les commentaires de notre guide portèrent autant sur un historique de la bande dessinée que sur les quelques fresques vues.

La culture « BD » n’est propre qu’à certains pays qui la pratiquent depuis de nombreuses années  = Belgique, France, Japon (mangas) et les Etats-Unis (comics). Cela s’arrête généralement là, même si certains pays ont leurs bandes dessinées mais qui ne dépassent pas toujours leurs frontières. Le personnage « Titeuf » par exemple est suisse, mais est un cas assez « à part » dans le monde habituel de la culture « BD ».

Qu’est ce qu’une bédé ?

Tout simplement = une histoire en dessin, (ce que moi je préfère appeler "roman graphique") qui en principe ne demande même pas d’être accompagnée de textes et dialogues bien que généralement ce soit le cas. Chaque dessin est une « case » ou « vignette » - et les textes sont mis dans des « bulles » ou « phylactères »
On dit que les prémices de la bande dessinée sont les fresques dans les grottes (Lascaux, Altamira, Gandhara) mais également le « Livre des morts » égyptiens racontant la vie du personnage mort et nécessaire à sa vie future, les hiéroglyphes. 

Le parcours BD bruxellois a réellement été conçu pour mettre les Belges en évidence. Il n’y a que 2 fresques de bédés « étrangères », à savoir « Le Petit Albert », d’Yves Chaland qui situe beaucoup d’aventures à Bruxelles (par exemple = le nom du cinéma "Acropole", bien connu des Bruxellois).

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Et « Monsieur Jean », de Dupuy-Berberian – Charles Berberian, né à Bagdad,  est de nationalité française. De son association avec Philippe Dupuy sont nés 25 albums et d’autres travaux d’illustration. La fresque imaginée par le tandem est un joli hommage à la bédé et à Bruxelles = caricature de Jacques Brel, enseigne Tintin & Milou.

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Les débuts de la bande dessinée en Belgique se situe au début du 20ème siècle, en 1929, avec Hergé considéré comme le père de la bédé classique. 
L’âge d’or de cette bédé belge sont les années 1950, avec les studios d’Hergé et de Spirou (l’Ecole de Marcinelle).

La bédé destinée aux enfants diffère par les couleurs de la bédé pour adultes (roman graphique). Dans une bd pour enfants, il faut un trait bien net (la célèbre ligne claire) et des couleurs vives. Dans les bédés pour adultes, les couleurs se font plus nuancées, l’adulte étant plus à même d’apprécier les nuances.
Dans ces fameuses années 1950, où la télévision ne « bouffait » pas encore nos vies (NDLR), se sont mis à paraître de nombreux magazines pour les jeunes, dans lesquelles les planches paraissaient chaque semaine, sous forme de série.

Ce furent vraiment des années très florissantes pour les éditions Dupuis et Lombard.

Le parcours bédé bruxellois a déjà 20 ans – l’une des premières fresques  apparut au Plattesteen – Broussaille et Catherine, de Frank P (et non un couple de jeunes homosexuels, comme on le pense souvent, vu qu’elle figure dans le quartier gay de Bruxelles).

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Le choix se porta sur des murs dits aveugles – le but étant d’embellir des pans de maisons se « déboitant » d’autres maisons.
L’association « Pro Vélo » propose également un parcours complet à vélo, qui mène ses participants jusqu’aux communes de la périphérie bruxelloise où se trouvent aussi quelques fresques, le « Pentagone » (centre de Bruxelles) en comprend environ 40, mais on en retrouve dans les communes de Laeken, Auderghem.
Chaque personne désireuse de présenter un projet de bande dessinée connue doit s’adresser à la société Art Mural, qui coordonne tous les projets.

Après avoir salué le très bel Ange d’Yslaire et les tags qui en font partie intégrante (rappelant ce qui fait aussi partie d'une culture citadine, que l'on soit ou non d'accord), sorti  de « Sambre », la ruelle du Bon Secours présente Ric Hochet – qui est un petit rappel que la bande dessinée des années 1950 est encore un monde très misogyne. Nadine, la fille du commissaire Bourdon, n’est souvent là que comme faire-valoir du beau détective. 
Ce ne sera que dans les années 1970, avec la révolution de 68, que la bédé va quelque peu évoluer – ce sera lent, il faut le dire.
L’hôtesse de l’air « Natasha » et la scientifique « Yoko Tsuno » verront le jour lorsque les dessinateurs décideront de féminiser la bédé.
La société change, il est logique que la bédé change également – après des  personnages féminins caricaturaux des temps passés comme la maigre Tante Sidonie de Bob & Bobette (surnommée en flamand « le tuteur d’haricots » NDLR) ou la Castafiore d’Hergé.

Chaque fresque doit comporter un petit rappel à ce qu’est ou était Bruxelles, ou le lieu où elle a été peinte.
Pour en revenir à la fresque Ric Hochet, par exemple = il est à bien noter que la façade de la maison de Bourdon est le prolongement tant des pierres de façade de la maison d’à côté, tout comme la gouttière.

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Fresque « Néron et ses amis » de Marc Sleen (bédé néerlandophone, qui fut traduite après le succès des premiers numéros - tout comme "Suske & Wiske", alias Bob & Bobette), dans St-Géry = le paysage est bucolique, rappel que dans les temps anciens, ce coin de Bruxelles était une campagne. "Néron"  est ce qu'on appelle en bon français un "spin off"- il apparut dans une aventure de l'inspecteur Van Zwam, qui visitait un asile d'aliénés où se trouvait ce rondouillard bonhomme se prenant pour l'empereur. Les jeunes lecteurs n'hésitèrent pas à écrire au journal qui éditait les aventures de Van Zwam, pour exprimer leur préférence pour ce personnage déjanté. On retrouve Van Zwam dans la fresque, ainsi que le petit "Adhémar", le petit génie, fils de Néron.

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Dans la fresque « Broussaille et Catherine » = les personnages se promènent sur une large bande bleue qui peut être soit le ciel, mais aussi la Senne, qui arrivait jusque là, Bruxelles étant un port comme chacun le sait.

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Face à « Broussaille & Catherine », se trouve « Victor Sackville », héros d’histoires d’espionnage se situant au début du 20ème siècle. Les "célèbres" pavés bruxellois y sont à l'honneur, de même que la petite lanterne, que l'on retrouve souvent au détour d'un pignon de rue.

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La fresque signée François Schuiten diffère de toutes les autres en ce sens qu’elle n’est pas simplement peinte sur le pan de mur – on a utilisé la technique du SGRAFFIT (de l’italien sgraffito) = d’abord un mortier, qu’on laisse sécher, sur lequel on ajoute une peinture noire dans laquelle on grave le dessin. On pense que dans sa fresque Schuiten a dessiné un  clin d’œil à Magritte (homme au chapeau melon).
Dans ce cas-ci, la  fresque tient aussi compte du « dessin » de la façade, c'est-à-dire les briques en quinconce.

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Pour la fresque Tintin (en début de chronique),  les créateurs ont dû aller piocher une vignette dans « l’Affaire Tournesol », car la plupart des histoires de Tintin se passent à l’étranger. Il semblerait que l’origine du nom « Tintin » soit dû à un personnage de Benjamin Rabier, un dessinateur qu’Hergé appréciait dans son enfance.
Quant au nom de Milou, ce serait le  surnom qu’Hergé donnait à sa petite amie à l’époque où il créa le petit chien.
Pour « Haddock » c’est simple = c’est un nom de poisson, que mangeait Hergé ce jour-là, et comme le capitaine est une marin …. 

La fresque « Olivier Rameau & Colombe Tiredaile », située à côté d’un magasin vendant du matériel de pyrotechnie (feux d’artifice) met cela en scène lorsqu’Olivier et Colombe se donnent la main, un feu d’artifice explose.
Les histoires imaginées par Dany sont inspirées par celle d’ « Alice au pays des merveilles » et « de l’autre côté du miroir ».

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Ici s’est arrêtée la passionnante « excursion » en compagne de notre guide – mais je me ferai un plaisir d’encore me promener pour prendre en photo les autres fresques que j’ajouterai à l’album photo adéquat.

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Commentaires
N
le plan du parcours bédé est un peu compliqué ;)
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N
oui ce fut ludique comme promenade :)<br /> <br /> pas tout à fait la chasse aux fresques, dans laquelle je me relancerai un de ces jours, de l'autre côté des grands boulevards du centre
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N
il y en a une autre très chouette, avec un autre gars accroché à la gouttière ;)<br /> <br /> (en principe il est aussi dans l'album photo)
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N
il vaut la découverte :)
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M
Ma favorite est celle avec le gars accroché à la gouttière, Vraiment jolie!!
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E
Très chouette billet ! ( sais pas lire un plan non plus :))
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A
Il doit être super ce parcours là ! si toutes les villes pouvaient s'en inspirer et couvrir de dessins les murs aveugles et lépreux ..
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M
Toujours intéressant d'avoir quelques explications.
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T
:lol: P.G.
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L
...Mais super-moule on connait!;OE)
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