VINCENT, de Tim Burton
Ecrit et conçu en stop-motion par Tim Burton avec Rick Heinrichs, Stephen Chiodo & Victor Abdalov
Vincent Malloy est un très gentil petit garçon de 7 ans, que son chat adore, qui a une petite sœur qu’il aime beaucoup, mais en dehors de ses poupées et peluches, elle n’est pas très intéressante.
Ce qu’il aimerait ce Vincent-ci, c’est être comme le grand acteur Vincent Price, dans ses rôles les plus sombres. Il a une imagination tellement débordante qu’il finit par s’identifier au « Raven » de Poe.
Il m’en aura fallu du temps pour comprendre que ce court-métrage était en ma possession depuis l’achat du « Nightmare before Christmas » d’Henry Selick, en collaboration avec le même Tim Burton (non je ne dirai pas depuis quand, je n’ai pas envie de me ridiculiser encore plus aujourd’hui – une fois suffit !).
Le texte – récité de manière magistrale par ce grand acteur qu’est Vincent Price – est écrit en vers.
L’acteur, après ce vibrant hommage, déclara que « ce film était plus gratifiant que n’importe laquelle des récompenses cinématographiques, à commencer par une étoile sur Hollywood Boulevard ».
Vincent Price - qui était l’idole de Tim Burton depuis l’enfance de celui-ci - devint l’un de ses meilleurs amis jusqu’à son décès en 1993. C’est d’ailleurs Tim Burton qui lui offrira son dernier rôle dans « Edward Scissorhands ».
Non seulement c’est un formidable hommage à l’acteur, mais également à Edgar Allan Poe, ainsi qu’au cinéma expressionniste allemand. Le court-métrage est d’ailleurs tourné en noir et blanc, en référence à cette époque cinématographique.
Bien que faisant encore partie des studios Disney à l’époque, Tim Burton trouva des alliés en Julie Hickson et Tom Wilhite ; impressionnés par son talent et son originalité, et bien que le film soit tout de même assez « éloigné » du style Disney, ils firent en sorte que Burton reçoive les fonds nécessaires afin d’adapter le poème « Vincent », écrit par Tim Burton. Ce dernier projetait au départ d’en faire un petit livre pour enfants.
En compagnie de Rick Heinrichs, Stephen Chiodo et Victor Abdalov, il travailla sur le projet et en réalisa ce court-métrage d’environ 5 minutes, absolument génial.
C’est d’un humour noir formidable, on aurait presque peur en compagnie de ce charmant petit garçon, très attendrissant.






