LE LUTHIER DE VENISE, de Claude Clément

Illustrations de Frédéric Clément
Il était une fois …
Toutes les belles histoires commencent par « Il était une fois… » non ? Pourtant celle-ci commence par « Il y avait… »
Il y avait dans Venise une boutique de luthier – une porte s’ouvrait sur un canal animé, ce qui est normal à Venise.
Par contre, à l’arrière la porte s’ouvrait sur un joli jardin tranquille où les chats passaient et repassaient.
Dans ce jardin se trouvait un arbre, il y était venu un jour et y avait poussé – si haut, si large, qu’il prenait presque toute la place. Lorsqu’il ne façonnait pas ses instruments, le luthier regardait l’arbre où pleins d’oiseaux venaient se poser. La musique alors devenait si belle qu’elle enchantait les bals de Venise.
Mais il en va des arbres comme des humains = un jour, ils sont si vieux qu’ils meurent. Ce n’est qu’à la belle saison que le luthier remarqua que son arbre restait nu et que les oiseaux ne s’y posaient plus. Avec chagrin, le luthier fit venir des bûcherons pour abattre l’arbre – le tronc fut ébranché, débité en tronçons ; le bois fut alors entreposé dans un coin de la maison de l’artisan.
Le temps passa ….
La suite de ce beau conte, plein de magie, de tendresse, de poésie est dans les pages de ce petit livre, vraiment beaucoup trop petit. Lorsque j’ai eu fini de le lire, j’ai recommencé tant l’histoire m’a plu et m’a charmée.
Comme me charme la musique du violoncelle.
Les illustrations sont aussi magiques que le conte, on y croise des chats, des oiseaux, un instrument merveilleux, tout cela dans le décor de la cité des Doges.
Que de douceur et de poésie dans ces quelques pages.
J’ai découvert cette histoire via le blog de Milly – dont je ne me lasse pas vu toutes les découvertes que j’y fais. Son billet ici.
Je n’ai qu’un seul regret = parmi les superbes dessins de Frédéric Clément, il s’en trouve un – sans avoir consulté le livre, c’est exactement le dessin que j’avais imaginé pour le marque-page destiné à Aline, qui joue du violoncelle et qui en parle très joliment (ici)
voici un dessin similaire à celui auquel je pensais plus ou moins
avant même d'avoir lu le livre de Claude Clément


