LES ASTROCHATS, de Claudine Titeca & Orietta Sala

Un conte pour les adultes qui aiment les chats et pour les chats qui aiment les adultes.
J’ai vraiment beaucoup de chance, je suis « entourée » de gens très gentils (même si toutes et tous ne vivent pas nécessairement à Bruxelles).
Une magnifique surprise m’attendait hier matin = le livre de Claudine Titeca & Orietta Sala, offert et dédicacé par Madame Titeca.
L’émotion est évidemment double, celle de recevoir un présent avec autant de gentillesse, tout simplement parce que je lui ai envoyé un courriel dans lequel j’exprimais toute mon admiration.
Et celle de découvrir une histoire pleine d’humour, petit bijou de science-fiction féline, très joliment écrite par Orietta Sala et illustrée par Claudine Titeca.
Or donc, en ce jour d’avril, brumeuse matinée calme, les chats dont la candidature a été acceptée, s’embarquent avec une petite valise et la combinaison obligatoire dans une fusée afin de créer la Première Colonie Expérimentale de l’Espace.
Bien sûr ils durent passer toutes sortes d’examens techniques et psychologiques, mais tout le monde le sait = les chats sont les créatures les plus intelligentes au monde. Ils posèrent donc pour la photo de famille et se dirigèrent vers l’astronef.
Il y avait même un Corps Spécial de Surveillance, surnommé de manière irrévérencieuse « Les Chapeaux », car ces importants personnages se distinguaient par des couvre-chefs rigolos.
Malgré des débuts que l’on peut qualifier d’idyllique, petit à petit les nuits étoilées perdirent un peu de leur magie et certains de nos amis félins voyageurs pionniers, commencèrent à ressentir la nostalgie de la terre.
Ceux qui souhaitaient s’en aller ne furent pas très bien reçus et ils s’unirent en une confédération appelée « l’Arbre à Chats ». Et c’est ainsi que l’on se prépara au départ par une autre belle journée de printemps.
Cet épisode est désormais repris dans les annales sous le nom de « Les 465 Jours de Chatociel », en souvenir des « Quarante jours de Mussa Dagh » - pour info =
(5000 Arméniens se réfugièrent dans le massif de Musa Dagh, ayant refusé d’être déportés par les Turcs. Après avoir tenu l’armée ottomane en échec, ils furent sauvés par la flotte française qui faisait le blocus des côtés syriennes. Ils furent évacués vers Port-Saïd. Cet épisode de l’histoire a fait l’objet d’un livre en 1930 par Franz Werfel et qui fut interdit par Hitler ; le livre fut détruit en beaucoup d’endroits par les adeptes de l’idéologie nazie montante.)
Il paraît que l’on peut encore apercevoir – lorsque la nuit est très limpide – un petit point lumineux = la boule de cristal qui traverse la nuit.
Il est évident que les étoiles luisent toujours mieux ailleurs, même les chats n’échappent pas à ce besoin d’aller « voir ailleurs ».
La morale de notre histoire = là où on est le mieux est le lieu où l’on se trouve, car comme le dit la sagesse populaire « le sage est celui qui trouve son bonheur dans ce qu’il a ».
Claudine Titeca est issue d’une famille de médecins belges ; elle a vécu de nombreuses années à Ibiza. En observant les chats, elle s’initie à la peinture et se met à peindre les animaux, et surtout les chats. Le bénéfice de deux expositions qui couronnèrent ses succès en 1992 et 1998 a été entièrement versé à la fondation Prince Laurent dont elle est un membre fondateur et administrateur.
Rappelons que la fondation Prince Laurent créée en 1995 a pour but le bien-être des animaux domestiques et sauvages ; elle gère quatre dispensaires pour animaux où les personnes défavorisées peuvent venir y faire soigner leur animal gratuitement. La fondation met aussi l’accent sur le bien-être des chevaux, poneys, ânes – et depuis2006, sur les animaux de ferme.
Orietta Sala vit à Ibiza, mais retourne de temps à temps à Milan, sa ville natale. Dans son jardin d’Ibiza elle cultive environ 200 espèces de roses et vit entourée de chats. Elle a écrit et illustré de nombreux livres.





