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mon bonheur est dans la ville
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27 juillet 2011

THE TAKING OF PELHAM ONE TWO THREE, de Joseph Sargent

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Version 1974

 

Scénario adapté du roman homonyme de John Godey (pseudonyme de Morton Freedgood)

 

Titre français = Les Pirates du métro

 

New York City, l’heure est calme. Quatre hommes portant le même déguisement – lunettes, épaisses moustaches, trench coat – montent à bord du métro de la ligne 6 (Lexington Avenue vers South Ferry). Chaque homme monte à bord d’un wagon différent, ensuite se rejoignent et puis séparent le wagon où ils se trouvent des autres wagons, prenant les voyageurs en otage.

Chaque homme a un nom de code = Mr. Blue, leur chef – Mr. Green, l’enrhumé – Mr. Grey, l’excité de la gachette  – Mr. Brown, le bégayeur.

 

Pendant ce temps, Zachary Garber, lieutenant de police de la New York Transit Authority, promène des visiteurs japonais afin de leur montrer l’efficacité du métro newyorkais (on assiste ici à un moment de pur cynisme raciste, Garber n’hésitant pas à dire à tous qu’ils peuvent raconter ce qu’ils veulent les Japs ne les comprennent de toute façon pas !). Là-dessus, les hommes du service de liaison des lignes commencent à réaliser  que quelque chose ne tourne pas rond et la voix du chef des preneurs d’otage leur parle.

L’homme reconnaît qu’ils sont sans scrupule aucun et que si on ne leur donne pas ce qu’ils exigent, à savoir un million de dollars, dans un délai bien déterminé, un otage sera abattu par minute de retard.

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Commence alors une course contre la montre afin de convaincre le maire de New York de payer la rançon, de faire en sorte que la police de la ville ne s’en mêle pas. C’est Zachary Garber (« Z » pour les amis) qui est chargé des négociations et le pauvre type a vraiment du mérite à garder son sang-froid face aux exigences et au manque de compréhension sur les délais du chef des tueurs.

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Je me suis enfin décidée à regarder cette première version filmée du roman de John Godey, dont j’avais vu la version 2009 de Tony Scott, avec Denzel Washington reprenant le rôle du négociateur ; dans cette version-là l’histoire finit par devenir un duel psychologique entre le négociateur et Mr. Blue (Travolta), mettant l’accent également sur la vie privée du négociateur.

 

Point de cela ici – mais inutile de dire que j’ai préféré, même si le suspense est entier dans les deux versions.

 

Walter Matthau est un excellent Zachary Garber, ses scènes avec les visiteurs japonais valent leur pesant d’humour – même si les remarques xénophobes ne sont guère appréciables dans leur ensemble et prises à froid. Dans le film elles se terminent sur une note assez hilarante qui m’a bien plu.

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Matthau est un acteur que j’ai toujours beaucoup apprécié pour son visage imperturbable, de temps à autre un léger rictus ou un sourcil se lève pour faire comprendre son état d’esprit. Avec en plus une voix des plus typiques, et une manière de dire son texte qui m’a toujours fait hurler de rire.

Pour toutes ces raisons, on l’a beaucoup cantonné dans des rôles de bougon, au point que l’on se dit qu’il a dû finir par s’identifier à ce type de personnage.

 

Il était un très grand copain de Jack Lemmon, avec lequel il tourna 9 films. Par ailleurs, Matthau a beaucoup joué sur les scènes de Broadway. Cet acteur qui joua dans de nombreuses comédies n’aimait pas du tout être catalogué d’ « acteur comique ».

 

Le chef des preneurs d’otage, « Mr. Blue », mercenaire sans travail, est interprété de main de maître par Robert Shaw qui rend son personnage vraiment très crédible ; il est évident que « Mr. Blue » n’a aucun scrupule à abattre un ou plusieurs otages, tuer pour lui est naturel.

Martin Balsam est « Mr. Green », un ex-employé du métro. Hector Elizondo est « Grey », un jeune gangster pour qui le plus important est d’utiliser son arme. Earl Hindman est « Mr. Brown », le 4ème pirate.

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Les scènes avec les Japonais ne sont pas les seules à être le reflet des années 70. Tout le film est d’ailleurs plein de l'atmosphère de ces années-là – lorsque l’on commençait à engager du personnel féminin, parmi une bande de vieux machos qui n’épargnent pas leurs commentaires sexistes.

 

Le chef de service de Zachary Garber est joué par Jerry Stiller (le père de Ben) ; il renvoie la balle à Matthau avec le même humour noir ou caustique.

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Les otages sont tous particulièrement typés = une mère avec enfants, une alcoolique qui ne se rendra compte de rien, cuvant pendant toute la prise d’otages, une secrétaire, un homosexuel, une Portoricaine, un hippie, un vieillard, sans oublier la call-girl.

Tout ce petit monde hurle à qui mieux mieux, j’avoue ne pas avoir ressenti beaucoup de sympathie pour eux ; je pense que cela tient essentiellement à leur jeu peu naturel. Le seul à tirer, selon moi, son épingle du jeu est le « Vieux monsieur », joué par Michael Gorrin.

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A part cela, il y a le maire de New York et son épouse, ses assistants, les chefs de police et les policiers envoyés au casse-pipe.

 

Un très bon moment de suspense, avec une rame de métro "folle", teinté d’un peu d’humour, que je recommande pour ceux qui ont envie de voir quelques images (trop peu à mon gré) du New York des années 1970, les vêtements de cette époque, les dialogues.

 

Joseph Sargent est un réalisateur surtout connu pour ses travaux à la télévision (Man of U.N.C.L.E., Star Trek, The Invaders) ; sa participation à ce medium ne s’est toutefois pas limitée aux feuilletons, il tourna plusieurs films pour la télévision.

Il est également le metteur en scène de « MacArthur », avec Gregory Peck. Il semblerait qu’il soit aussi le réalisateur de « Jaws 4 », qui ne fut pas une grande réussite, selon ceux qui l’on vu.

 

« The Taking of Pelham 123 » a aussi fait l’objet d’un film pour la télévision en 1998, et qui était la version la plus conforme au roman, selon les critiques.

 

Un autre avis sur ce film chez cinema en tout genre

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