ENCHANTED, de Kevin Lima/Walt Disney productions
Il était une fois, la jeune et jolie Giselle qui vivait heureuse dans son joli cottage dans une forêt enchantée où elle peut danser et chanter tout à loisir avec ses petits amis les animaux, en attendant le prince charmant qui lui donnera un vrai baiser d’amour et ils pourront vivre heureux pour toujours.
Et elle n’a pas tort, car le jeune et séduisant prince Edward rêve de rencontrer la jeune fille de ses rêves et de lui donner un vrai baiser etc etc.
Le problème d’Edward c’est qu’il a une belle-mère, la reine Narissa, qui n’a nullement l’intention de céder la place, or s’il se marie, elle ne règne plus ; elle oblige donc Nathaniel, le serviteur de son neveu, qui l’adore aveuglément espérant qu’un jour elle l’aimera aussi, de faire en sorte qu’Edward soit fort occupé.
Mais ce ne serait pas un conte de fées si les amoureux destinés l’un à l’autre ne se rencontraient pas et Edward sauvant Giselle des griffes d’un gros troll découvre enfin la jeune fille de ses rêves. Le mariage est donc fixé au lendemain, ils se donneront alors le vrai baiser etc etc.
Sur le chemin vers l’autel, Narissa transformée en affreuse sorcière aborde Giselle, qui ne voit que le bien partout ; elle propose à la jeune fille de passer d’abord au puits magique et là, elle la pousse vers le fond …………
Ce drame a eu pour témoin Pip, l’écureuil de Giselle, qui va tenter de prévenir Edward.
Pendant ce temps, Giselle est arrivée dans un pays qui n’a rien d’un conte de fées : elle est arrivée dans le vrai monde où rien n’est magique, où personne n’est vraiment beau et gentil, bref elle a aboutit dans la jungle newyorkaise, en robe de mariée, et personne, mais alors vraiment personne n’est gentil avec elle. Elle n’a qu’un souhait trouver le château où elle pourra retrouver son prince et l’épouser.
Dans la soirée elle est recueillie par Robert Philip et sa petite fille à qui il enseigne de ne pas croire aux contes de fées. Avec le débarquement de Giselle dans leurs vies, il va être servi !
D’abord il a des ennuis avec son actuelle fiancée qui fait une crise de jalousie face à la ravissante créature qu’il héberge (et qui par parenthèse considère que les rideaux sont parfaits pour se faire une nouvelle robe !). Ensuite, partout où elle passe, elle fait voir la vie en rose, tout le monde rit et chante à leur passage. Tout cela est très embarrassant.
De son côté, Edward, prévenu par Pip part à la rescousse de sa future reine, suivi par obligation par Nathaniel. Arrivés par la même bouche d’égoût que Giselle, la ville de New York leur paraît bien surprenante. Et où trouver Giselle ? d’autant plus que Nathaniel cache Pip autant qu’il le peut afin que le prince ne retrouve pas sa presque princesse.
Giselle, de son côté, qui n’ a pas encore reçu son vrai baiser d’amour fait la connaissance des coutumes du vrai monde, certaines étant assez plaisantes finalement et elle se rend compte qu’elle nourrit des sentiments plus qu’amicaux pour ce Robert qui tente de lui faire retrouver la raison, car pour lui c’est sûr, cette ravissante créature est légèrement dérangée surtout avec cette manie de se mettre à chanter à tout bout de chant, pardon de champ !
Lorsqu’Edward retrouve sa Giselle, Narissa en a assez des gaffes de Nathaniel et elle décide de prendre les choses en main. Et croyez-m’en, entre ses mains expertes de sorcière, va y avoir du rififi à Manhattan !
Sympathique auto-parodie des Studios Disney, mêlant allègrement les éléments de « Snow White, Sleeping Beauty, Cinderella ».
Mais quel dommage que les parties animées ne durent pas plus longtemps, c’était tellement mignon de revoir des dessins comme « avant ». Pardon si j’ai l’air passéiste, mais j’ai grandi avec Blanche Neige, Cendrillon, la Belle au Bois.
La jolie actrice Amy Adams est parfaite en future princesse de conte dessiné, arrivée par magie dans le monde réel ; elle est plutôt niaise débarquant chez des cyniques, mais peu à peu elle s’adapte à ce monde qu’on lui décrit sans cesse comme horrible et qu’elle trouve si sympathique !
Il faut dire que lorsqu’on est sauvé par un gars aussi séduisant que l’acteur Patrick Dempsey, on se mettrait immédiatement à croire aux contes de fées…. Mais pourquoi c’est jamais moi qui tombe sur un gars pareil ? Après tout j’y crois aussi aux contes de fées …
Le prince de Giselle, le vrai, celui du conte de fées est interprété par James Marsden qui a récemment fait un tabac dans « Hairspray » ; lui aussi a tendance à chanter à tout instant.
A part cela, il est parfait en prince débarqué dans un monde qui l’horrifie, mais si retrouver sa future pour lui donner un vrai etc etc, il le parcourra du bout de son épée. Il ne repartira peut être pas avec sa Giselle, mais il trouvera quand même le grand et vrai amour lui aussi ; il pourra ainsi retourner dans son joli dessin animé et épouser la femme de sa vie en lui donnant un vrai etc etc.
C’est le sympathique comédien britannique, Thimothy Spall, qui interprète Nathaniel ; il est comme à l’accoutumée excellent dans son rôle.
Quant à la méchante reine-sorcière, le rôle est allé à Susan Sarandon et l’on voit bien qu’elle est ravie d’interpréter cette vraie méchante.
C’est Rowan Atkinson qui déclarait – à propos de son rôle dans « Black Adder » - qu’interpréter un méchant est bien plus amusant que jouer un bon ; Susan Sarandon de toute évidence partage cette opinion et s’amuse beaucoup en sorcière à la plastique superbe et à la répartie facile.
Et n’oublions pas Pip, le chipmunk.
De l’humour, de jolis dessins dans les parties animées, un petit côté « Kate & Leopold » (attention, tout doit être joué à minuit au cours du grand bal !), du drame aussi, bref tous les ingrédients d’un conte.
Raconté par cette conteuse à la très belle voix : la grande Julie Andrews, qui prête sa voix à la reine dans "Shrek".
Il y a d’ailleurs un petit côté « Mary Poppins » également dans cette histoire qui même habilement animation et personnages réels.
Le réalisateur Kevin Lima n’est d’ailleurs pas un nouveau venu dans ce domaine, puisqu’il a travaillé sur « Tarzan & Jane, le Bossu de Notre-dame » et quelques autres.
Bref, le film parfait pour une fin d’année en famille.
(A propos, les critiques et commentateurs qui aiment tellement montrer qu'ils savent tout mieux que tout le monde devraient revoir leurs papiers : Giselle n'est pas princesse, elle ne le sera qu'en épousant le prince Edward, donc ce n'est pas "la princesse Giselle" qui arrive à New York, mais une charmante jeune fille qui vivait en paix dans les bois !)





