INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL, de Steven Spielberg
Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (Teaser)
envoyé par Rialeb
L'homme au fouet et au chapeau revient sur une idée de George Lucas
Dans le désert du Nevada, des soldats américains abattent d’autres soldats américains dans une zone interdite ; dans le coffre d’une jeep, il y a le fameux Dr Henry Jones Jr, mieux connu sous le surnom d’Indiana Jones, avec un compagnon d’aventures en aussi facheuse posture que lui. Bien vite, on comprend que les soldats ayant abattus les autres sont des soldats russes déguisés. Ils sont dirigés par la terrible Irina Spalko, aussi dangereuse que ravissante.
Elle compte sur le professeur pour qu’il leur retrouve un objet important, magnétique ; Indiana Jones n’est toutefois pas le gars à ne pas opposer de résistance à autant de duplicité et il va leur en faire voir de toutes les couleurs.
En s’évadant, il arrive dans un lieu où tout est factice, en fait les haut-parleurs annoncent une explosion imminente et Jones comprend que seul un lieu très abrité peut le sauver, donc hop dans le réfrigérateur !
Il est retrouvé par des agents du FBI, qui le soumettent à la question, convaincus qu’il est devenu un traître à la patrie, un agent double. On baigne là en pleine paranoïa communiste et le bureau des affaires anti-américaines traque tout le monde, même les innocents.
Jones retourne donc dans son université newyorkaise, tentant d’inculquer des notions d’archéologie et d’histoire aux jeunes. C’est là que le recteur de l’université et son ami, vient lui annoncer que le FBI a fouillé les lieux et que le conseil d’administration lui propose un long congé. Alors là, ça le fâche vraiment le professeur et puisque c’est ainsi, il part pour l’Europe !
En chemin, un jeune homme à la moto, blouson de cuir mais pas d’aigle sur le dos, l’interpelle ; sa mère a été enlevée, ainsi que son parrain, le professeur Oxley, éminent archéologue à la poursuite d’une chimère, mais qu’il semblerait avoir découverte : l’énigme des crânes de cristal, quelque part en Amérique du Sud, l’une de ces légendes qui font sourire les archéologues raisonnables, mais qui intriguent les aventuriers comme Jones. Il va donc partir à la chasse au trésor, promettant au passage de sauver la mère et leur vieil ami.
Quelle n’est pas sa surprise de découvrir que la mère de Mutt Williams n’est autre que son amour de jeunesse, l’intrépide Marion Ravenwood avec qui immédiatement il recommence à se disputer.
En fait c’est à nouveau Irina Spalko qui a attrapé le professeur Oxley et Mrs. Ravenwood car cette colonelle est à la recherche des crânes de cristal elle aussi, désireuse d’obtenir ce que la légende promet, à savoir la connaissance universelle.
Vaste programme, mais Indiana Jones et ses amis vont tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues. Jones a promis d’aider Oxley, qui entretemps a complètement perdu les pédales et marmonne toujours la même chose.
Même s’il a vieilli, le professeur Henry Jones Jr, Indy pour ses amis, diminutif d’Indiana, me fait toujours autant craquer !
Et même si le film de Spielberg n’est rien d’autre qu’un blockbuster de vacances, qui part dans tous les sens sans aucune exception = paranoïa anti communiste, extra terrestres, zone 51, très méchants communistes ayant remplacé les très méchants nazis, j’ai marché à fond avec ce quatrième volet (et dernier, je l’espère, car je pense que désormais la page est tournée, sinon cela va devenir un peu ridicule).
L’archéologue le plus séduisant de la planète retrouve donc son amour de jeunesse, qu’il avait plantée devant l’autel le jour du mariage, il sauve la vie de ses amis, et il se découvre un probable fils, pas plus emballé que lui d’ailleurs par cette parentèle.
Bien sûr Harrison Ford a vieilli – on a tous 19 ans de plus, les gars, faudrait voir à pas l’oublier, on a aussi des cheveux blancs et quelques rides supplémentaires – ce qui est vexant c’est que cela se remarque moins chez lui que chez nous ; faut voir comme il se démène !
Cela fait également plaisir de retrouver Karen Allen, la Marion Ravenwood de « Raiders of the Lost Ark » ; elle est toujours aussi intrépide, prête à tout avec son ex, mais à nouveau futur amoureux ce qui ne plaît que très peu à son fifils, le jeune Mutt Williams.
Celui-ci est joué par Shia LeBeouf (je me demande vraiment comme ça se prononce !) ; il se la joue à la fois façon Marlon Brando sur sa moto avec blouson de cuir et casquette, et James Dean, coiffure gominée, se recoiffant à tout bout de champ. Il est très crédible en jeune chien fou, impétueux, apportant quelques cheveux blancs supplémentaires au professeur Jones.
Cate Blanchett est la super méchante de l’histoire, prête à tout pour obtenir le savoir suprême (et donc le pouvoir).
L’un des copains pas très nets d’Indy, vieux compagnon de tous les combats, est joué par Ray Winstone. Le professeur Oxley (Ox pour les amis) est joué par un acteur que j’aime énormément, John Hurt ; il est aussi à l’aise en archéologue ayant perdu les pédales que dans des rôles plus puissants.
C’est Jim Broadbent qui interprète le recteur de l’université.
A part cela, ainsi que je l’ai dit, il faut accepter de marcher à fond dans les effets spéciaux, les invraisemblances du scénario, sinon mieux vaut quitter la salle ; certains critiques cinématographiques considèrent évidemment que le film est une overdose, une somme de tous les sujets déjà traités dans les histoires précédentes (connaissance universelle, pouvoir suprême, relations père/fils, et sales petites bêbêtes – ici ce sont des grosses fourmis rouges).
Comme je suis bon public, je me suis énormément amusée à un moment où j’avais besoin de me changer les idées et pour ça, croyez-moi, le professeur Indiana Jones est un maître dans le genre.
« Indiana Jones » est du vrai cinéma de papa, un hommage aux films d’aventure des années 50, séries B, mais que le public adorait, c’est du pur divertissement qui clôture la sympathique série.
Je rappelle au passage aux critiques cinématographiques qu'il n'y a aucune honte à s'amuser dans la vie et qu'ils peuvent se décoincer de temps en temps.



