LES YEUX SUR MOI, de Christos Markogiannakis
/image%2F1091294%2F20260810%2Fob_bc98f9_71ux0lbkfnl-sl1500.jpg)
Titre original grec = Ola ta matia pano mou
Auteur.e = Christos Markogiannakis – littérature grecque
Titre français = les Yeux sur Moi
Genre = polar, horreur, maladie mentale, vengeance, maladie des yeux
Personnages = capitaine Christophoros Markou, police criminelle d’Athènes ; Mihalis Rovis, son supérieur ; Roubini Gaetanou, profileuse ; Vivi Mavroumatis, cheffe de l’équipe d’enquêteurs, police scientifique ; Constantinos Manias, inspecteur ; Yannis Papadakis, suspect ; Flora, une aide-soignante
Série = capitaine Markou
Place dans la série = 6ème enquête
Résumé & avis personnel = le capitaine Markou s’est finalement habitué à devoir travailler en binôme avec Manias, toujours aussi bavard, mais nettement plus dégourdi qu’au début de leurs relations professionnelles, néanmoins il ne sait pas toujours quand il faut se taire et pratique un humour noir sans complexe ; la preuve, Markou accepte d’aller de temps à autre prendre un café avec lui, en lui dévoilant le moins possible de sa vie personnelle, mais malgré tout il est plus « ouvert » que précédemment -
ce à quoi Markou ne s’habitue pas est l’absence de Vera, son amie de toujours qui, après les événements de l’enquête précédente (Auteur de Crimes), a préféré quitter Athènes, vit en Crète dans sa famille et ne souhaite plus du tout être contactée par Christophoros –
au binôme se joint parfois Roubini Gaetano, quoique en ce moment, elle ignore plutôt ses collègues, semblant n’avoir envie de contact avec personne -
en fait, la jeune femme se débat avec une maladie nommée rétinopathie pigmentaire, qui fait hélas perdre lentement la vue à celui ou celle qui en souffre – comme il s’agit d’une maladie héréditaire, Roubini recherche, via le net, d’éventuels parents, comme elle est une enfant adoptée il lui faudrait retrouver sa mère ou d’autres parents biologiques ; sa mère l’a abandonnée à la maternité, sans donner de nom ni d’adresse, cette recherche s’avère donc très compliquée mais la jeune femme est bien soutenue par ses parents adoptifs, qui ne lui ont donc pas caché cette adoption, Roubini Gaetano a même fait des tests ADN via le net -
pendant ces moments difficiles pour les uns et les autres, surtout pour la profileuse, des crimes horribles se produisent et à chaque fois la victime, avec avoir été étranglée, a subi une énucléation des yeux – trois corps mutilés ont déjà été retrouvés, l’enquête patauge, vu qu’il n’y a aucun indice valable ; la presse fait les choux gras de ce qu’elle nomme « l’Arracheur des yeux » - une 4ème victime se joint aux autres quatre mois plus tard et toujours aussi peu d’indices -
Yannis Papadakis est un homme paranoïaque, qui a peur de sortir, qui quand il sort ne regarde jamais les gens en face – depuis l’enfance, il est convaincu d’avoir un don = celui de voir leur mort dans les yeux des autres, à l’école on se moquait de lui, ou alors on le battait -
seule sa grand-mère accepte ce don, disant que sa grand-mère à elle l’avait ; par contre la mère de Papadakis, alcoolique et droguée, a des crises d’hystérie, le bat comme plâtre, après une nième crise l’a conduit dans un hôpital psychiatrique où les médecins, peu à peu, ont tenté de le guérir du « don » -
il a surtout peur de sortir car il se sait poursuivi par un homme qu’il a défiguré -
le seul indice qui pourrait mettre les enquêteurs sur la trace du meurtrier, est que toutes les victimes ont été tuées dans le même quartier, ou à peu près -
thriller nettement plus sombre que les polars précédents de Christos Markokogiannakis, c’est même fort glauque par instants, avec quelques scènes que j’ai passé un peu rapidement car difficile à soutenir, ce qui est une grande première pour moi avec cet auteur -
il met aussi fortement l’accent sur les souffrances de la profileuse, qui doit s’habituer à perdre la vue et donc aménager son appartement et son bureau, c’est émouvant à suivre, les problèmes aux yeux sont un sujet qui me parle de près, sans avoir la gravité du personnage du livre -
il y a quelques rebondissements, dont le final qui est une fameuse surprise –
par contre, ce qui n’a pas totalement été une surprise pour moi, était la personne coupable – sans vouloir me vanter, j’avais compris la trame de l’histoire à un moment de la lecture et, forcément, lorsque tout est découvert et expliqué, j’ai pu constater que j’avais raison (et tout le monde sait à quel point j’aime avoir raison =^-⁼)
bien qu’il y ait quelques moments « gore » dans le thriller, j'en recommande la lecture qui manie à la perfection la psychologie des personnages et l’enquête policière – c’est passionnant de bout en bout -