CVT_La-tragedie-du-chat_1850

Titre original = la Tragédie du chat

Auteur.e = Sophie Chabanel, littérature francophone

Genre = polar

Personnages = Commissaire Romano ; lieutenant Tullier ; adjudant Clément en partance, nommé à Nancy ; adjudant Dubois, nouveau dans l’équipe, et formé par Clément ; Damien petit ami de Romano ; divisionnaire Bertin ; Mathieu Véran metteur en scène/acteur de théâtre, la victime ; Laeticia Leroux, ex-petite amie de la victime et suspecte ; Virginie Milot, sœur de la victime et suspecte ; professeur Seneca, ami de la victime ; sans oublier le chat RURU

Série = Commissaire Romano de Lille 

Place dans la série = 4ème enquête

Résumé = en pleine représentation de « Suppliantes » d’Eschyle, le metteur en scène Mathieu Véran est tué par une partie du décor (une barque) qui s’écroule sur lui – celui qui s’occupe de sdécors est catastrophé car la veille encore, lors de la répétition, tout était normal – finalement après observations, il s’avère que l’arme du crime est un bout de scotch !!!! – collé au mauvais endroit – les suspect.e.s sont nombreux.ses, mais tout ce petit monde a un alibi en béton et l’enquête se traîne –
Il semblerait que des associations d’antiracistes, avaient déjà tenté d’annuler la pièce quelque temps auparavant, mais depuis elle avait été remise au programme du nouveau théâtre de Lille, avec la première représentation face à un public de notables de la ville –

Romano a évidemment le divisionnaire sur le dos, il estime que son enquête ne va pas assez vite et qu’il espère qu’elle ne va pas, une fois de plus, lui mettre la honte – on n’est pas plus aimable – heureusement Romano a une bonne équipe, Tellier est toujours aussi moralisateur à tous niveaux possibles et imaginables, cela devient agaçant, même pour les lecteurs – Dubois, la nouvelle recrue par contre, formée par Clément, est un bon élément ajouté à l’équipe –

dans sa vie privée par contre Romano se pose des questions car son nouveau petit ami, qui est un type épatant, semble vouloir s’incruster ce qui l’embête un peu, elle l’indépendante, et comble de tout = Ruru le chat semble détester celui qu’il considère comme un rival pour les attentions de son humaine -

Avis personnel = comme précédemment, je me suis bien amusée à lire ce polar sans prétention, où mon esprit de déduction a été totalement mis à l’épreuve – je n’avais pas du tout deviné la personne coupable – j’avais mon suspect, mais ce n’était pas le bon –
L’enquête nous balade dans Lille et ses alentours, dans les hauts de France – bien sûr, le lieu privilégié de travail de Romano et son équipe reste le bar Macchiato, où elle peut savourer des espressos dignes de ce nom –

Et l’on parle beaucoup universités et théâtre, ce qui n’a pas été pour me déplaire, même si les universitaires ont droit à quelques coups d’épingle qui égratignent leurs prétentieuses diatribes – 

Je pense que l’auteure Sophie Chabanel a été inspirée pour son roman par l’anecdote (on va dire ça comme ça) autour de la pièce « les Suppliantes » d’Eschyle, mise en scène en 2019 et qui occasionna une controverse – elle était mise en scène par un professeur de grec ancien à l’université de Rouen – dans la pièce les comédiennes interprétant  lesdites suppliantes, réfugiées d’Egypte ont le visage peint en noir – les associations d’étudiants ont considéré cette manière de grimer les comédiens comme un acte de racisme, en référence aux « blackfaces » utilisées par les racistes made in USA pour se moquer des Afro-américains au cinéma, entre autres – cette censure fut dénoncée par la présidence de l’université – finalement la pièce se joua quelque temps plus tard, avec alors des masques blancs pour les Grecs et noirs pour les Danaïdes égyptiennes -

Un autre exemple de « cancel culture » et qui plus est ne tient aucunement compte de ce qu'Eschyle a voulu y mettre