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Titre original = the Agincourt Bride

Auteur.e = Joanna Hickson, littérature anglophone UK

Genre = roman historique

Personnages = Guillaumette (Mette) Lanière  née Dupain ; Jean-luc lanière son mari ; Alys et Luc leurs enfants ; madame la Bonne, gouvernante des jeunes enfants royaux ; Louis d’Orléans, frère du roi ; Isabeau de Bavière, reine de France, épouse de Charles VI, dit le fol ; Jean sans Peur, ou Jean Ier de Bourgogne ; Catherine de Valois, fille d’Isabeau et Charles VI ; Charles, futur Charles VII ; Louis de Guienne, frère de Catherine et Charles de Valois ; Agnès de Blagny, amie d’enfance de Catherine de Valois ; Bonne d’Armagnac, future épouse de Charles d’Orléans, dame d’honneur de Catherine de Valois ; Henry V, roi d’Angleterre, vainqueur d’Azincourt ; Owen Tudor, archer gallois et musicien

Série = Catherine de Valois

Place dans la série = 1er des 2 tomes de la série

Synopsis = lorsque meurt à la naissance son premier bébé, Mette Dupain, 15 ans, est engagée comme  nourrice pour le bébé Catherine de Valois – va alors se forger un lien très tendre, pratiquement « mère-fille » pour Mette – elle est reléguée dans une tour de l’hôtel St-Pol, sous la gouverne de madame la Bonne, qui néglige les tout jeunes enfants royaux, en n’hésitant pas à conserver pour elle-même les biens matériaux que l’on envoie aux jeunes enfants – ce sera grâce à Mette qu’ils ne mourront pas de faim (ses parents sont des boulangers-pâtissiers) – tout cela avec en toile de fond les conflits entre la France et l’Angleterre et entre Bourguignons et Armagnac -

Un  jour, lorsque Catherine a près de 3 ans, Isabeau de Bavière arrive dans le jardin de la résidence et emmène les jeunes enfants pour poursuivre leur éducation – Catherine entre au couvent afin d’y avoir l’éducation d’une princesse royale au grand chagrin de Guillaumette, celle-ci retourne chez son mari, et sa famille et a deux autres enfants, avant d’être priée de retournée à la résidence de la princesse de Valois, après que 10 années se soient écoulées – Mette est méprisée par Bonne d’Armagnac, qui désire gouverner la maison de Catherine de Valois, mais celle-ci n’a pas oublié sa nourrice et désormais, leur sort sera lié à travers tous les événements de la vie de Catherine de Valois, aux prises avec l’ignoble Jean sans Peur, duc de Bourgogne et cela, avec l’accord apparemment d’Isabeau de Bavière –

Lorsqu’arrive le désastre pour la noblesse française de la bataille d’Azincourt, Catherine promise au jeune roi Henry V, voit soudain ses fiançailles rompues – elles se retrouveront plus tard, avec le jeu des alliances et/ou mésalliances entre les ducs de Bourgogne, la couronne de France et la couronne d’Angleterre 

Avis personnel = pure fiction, et pas des meilleures - sincèrement je me suis trompée sur la teneur de ce roman – tout comme le fait Philippa Gregory pour la saga des Tudors, l’auteure Joanna Hickson brode  un tissu de romantisme bien inutile autour de cette malheureuse reine d’Angleterre, née princesse de France, et utilisée comme un pion entre les factions politiques de l’époque –

Le récit est rendu vivant par les dialogues, mais je doute très fort qu’une princesse de sang royal tisse un tel tissu d’amitié affectueuse avec sa nourrice – affection qui durera 20 années, jusqu'au décès de Catherine -
Une chose m’a profondément choquée dans ce récit, et je ne suis pas une prude pourtant, un passage totalement inutile = le viol de la princesse par le duc de Bourgogne Jean sans Peur, qui sera d’ailleurs assassiné plus tard, sur le pont de Montereau (ceci est détaillé dans le 2ème volume de l’histoire de Catherine de Valois) – je ne pense pas qu’un duc de Bourgogne, aussi vil soit-il, se soit autorisé ce type de vilénie, bien qu’il en ait certainement commis bien d’autres –

Quant au titre « Agincourt », c’est uniquement parce que les Anglais n’arrivent pas à prononcer « Azincourt » -

Vous allez peut-être me trouver mono-maniaque, mais lorsqu’un sujet m’intéresse, j’ai tendance à vouloir lire plusieurs détails sur le fait historique – mon choix n’est pas toujours heureux, loin s’en faut – mais depuis que j’ai lu le livre de Jean Teulé sur cette bataille dont on a dit que ce jour-là était morte la chevalerie, et aussi après avoir visionné le film « the King » où tout est quasi faux, basé sur le théâtre de Shakespeare, qui rappelons-le, était tout sauf un historien, je voulais savoir ce que l’on en disait en roman – un peu navrant, disons-le –

La suite, le 2ème roman de cette courte série consacrée  à Catherine de Valois et intitulé « The Tudor Bride », est consacrée à sa vie de reine, qui n’a pas le droit d’assister au conseil de régence de son fils, 5 mois mais qui peut toutefois s’en occuper jusqu’à 5 ans, âge où il doit apprendre son « métier » de roi – Catherine rencontre alors un ennemi en la personne du duc de Gloucester, tuteur du jeune roi – elle forge alors une amitié, qui tourne en amour, avec Owen Tudor, archer gallois et musicien, honoré par Henry V –
le mariage morganatique entre Catherine et Owen Tudor n'a laissé aucune trace (annulé par Gloucester) et les enfants nés de ce mariage seront considérés comme bâtards - toutefois leur demi-frère Henry VI les anoblira, leur donnant un statut "légitime" pour la dynatie des Tudors

Tout cela toujours relaté sous la plume de Guillaumette (Mette), que la reine honore toujours de son amitié au point de la faire monter en grade, ce qui déplaît aux femmes nobles entourant la reine d’Angleterre

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