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LA SALE VERITE SUR LES CONTES DE FEES

Titre original =  Et à la fin, ils meurent

Auteur.e = Lou Lubie, littérature française

Genre = roman graphique, essai sur ce que sont réellement les contes maltraités par Walt Disney

Synopsis = les contes de fées n’ont pas grand-chose à y voir avec la mythologie – dans ce délicieux roman graphique, l’auteure décide de reprendre les contes les plus célèbres de A à Z, et croyez-moi certaines versions vous font dresser les cheveux sur la tête – dans les contes, il y a non seulement du sexisme, de la violence, de l’inceste, j’en passe et des meilleures –

l’auteure a l’excellente idée de parler de ce qu’est la classification Aarne-Thompson-Uther (aucun rapport avec Uther Pendragon =^-^=), pour retrouver l’historique d’un conte, que ce soit Charles Perrault ou les frères Grimm, mais elle remonte aussi dans l’histoire de ces contes et établit souvent une comparaison entre Perrault et les Grimm –

et l’image du « prince charmant » en prend aussi pour son grade, le mec étant un violeur, ayant une épouse quelque part en son royaume, mais n’hésite pas à batifoler avec « la belle au bois » ou « raiponce » (personnellement je n’aimerais pas avoir un amoureux prénommé « charmant », c’est d’un ridicule !)

Avis personnel = il y avait longtemps que je n'avais plus autant gloussé en lisant - je suis, depuis toujours,  très fan de contes, légendes, mythologies, et j'ai déjà lu pas mal d'essais sérieux sur le sujet, mais ici c'est totalement déjanté et néanmoins très bien documenté -
ce n'est pas seulement un roman graphique pour rire, cela présente de manière caustique des sujets sérieux - je ne peux que recommander vivement ce livre, sauf si l'on n'est pas fan de contes de fées, et j’ajouterais = même si l’on n’est pas fan, car c’est un essai bien documenté –

les dessins sont simples, mais j’ai bien aimé et l’humour est omniprésent, grâce aux remarques caustiques de Lou Lubie

Walt Disney, pour sa part, a réellement « empoisonné » l’image des contes, en les édulcorant et les transformant « pour les enfants », alors que les contes étaient racontés le soir à la veillée, en un temps où l’on n’avait ni la télé, ni un smartphone, ni internet

à propos de la classification ATU  je la connaissais grâce aux capsules de Jon Solo, un jeune Américain qui a décidé de faire des recherches approfondies sur les contes et les mythologies – ses émissions s’intitulent « the messed origin of …. » - le ton utilisé dans ces mini-conférences n’est pas éloigné de celui de Lou Lubie -

le billet de joelle-la bibliothèque du dolmen, qui m'a donné enccie de lire ce livre ici