42080142

Rowan Caine est en prison. C'est de là qu'elle écrit à un avocat pour clamer son innocence et l'aider. Elle est accusée du meurtre de l'une des enfants dont elle s'occupait.

Elle est puéricultrice – elle travaille dans une crèche privée, mais regrette ne plus être une nanny à domicile. Aussi, le jour où elle découvre une annonce demandant une nanny à demeure pour une famille dans les Highlands, elle postule et est convoquée pour un premier entretien d’embauche. 
A sa grande surprise, la réponse ne tarde pas = elle est engagée afin d’être la nanny des trois plus jeunes enfants de la famille Elincourt.  L’aînée, Maddie, est particulièrement hostile, Ellie, 8 ans, est totalement sous la coupe de son aînée, et la 3ème est un petit bout de 2 ans, qui fait les bêtises et qui hurle comme à cet âge-là. La plus grande des 4 est en pension et revient les fins de semaines.
Une petite question cependant = comment se fait-il qu’en une année, quatre nannies se soient succédées ?

La maison, Heatherbrae House, extérieurement, est très victorienne, mais  l’intérieur ce sont gadgets en veux tu en voilà ! toute la maison est  contrôlée/assistée par « Happy » système informatique qui s’occupe de tout, même du réfrigérateur. Sans parler bien sûr des lumières.
A peine arrivée, Rowan apprend que ses patrons, Sandra et Bill (le glauque Bill) doivent se rendre à une convention d’architectes ; la jeune femme panique légèrement, elle a à peine le temps de s’adapter que déjà l’hostilité des enfants se fait sentir. Heureusement, elle est secondée par le jardinier/chauffeur/homme à tout faire.
Par contre la femme d’ouvrage est ouvertement hostile elle aussi.

Petit à petit, des bruits étranges commencent à perturber le sommeil de Rowan, elle entend des pas, or en principe il n’y a pas de grenier – de plus, le programme Happy et ses lumières est tout sauf une partie de plaisir. Malgré que Rowan soit pratiquement certaine de certaines de ses actions, elle perd des objets, qui reviennent comme par enchantement, le programme des lumières est perturbé, bref c’est la foire d’empoigne.
Rowan se met à penser que son job de rêve, fort bien payé, n’est peut-être pas aussi idyllique qu’elle l’espérait.
Quant à elle, elle a un secret bien dissimulé qu'il lui faudra bien avouer à un certain moment.

Ce que j’en pense = je me suis trompée sur la teneur de ce roman, un bon thriller psychologique, présenté par l’éditeur comme une histoire gothique. Il n’y a rien de gothique dans cette histoire, sauf la référence à « the Turn of the Screw » d’Henry James, et l’extérieur de la maison, qui est victorienne. Sinon c’est un lieu où la technologie l’emporte.

L’histoire est racontée à la première personne par Rowan Caine, qui écrit à un avocat, Mr. Wrexham, parce que l’avocat commis d’office la croit aussi coupable que toutes les autres personnes qui l’ont trouvée les vêtements en sang, et la jeune Maddie morte, poussée par une fenêtre.
Rowan espère que Wrexham voudra prendre son cas en charge car elle redoute la prison à vie pour ce crime qu’elle jure, qu’elle sait, ne pas avoir commis.
La fin m'a semblé quelque peu bâclée.

Dès le départ, je me doutais que les enfants seraient un problème, il suffisait de lire entre les lignes concernant l’attitude de la jeune Maddie.
De plus, Rowan Caine n’est pas très nette non plus, elle a un secret bien à elle.

Le roman m’a convaincue que les enfants ne sont pas des êtres aussi gentils et innocents que voulait bien le dire Jean-Jacques Rousseau, qui  prônait des méthodes éducatives, mais qui n’a pas daigné s’occuper des siens.

L’écriture de Ruth Ware est belle, comme toujours. Néanmoins, celui-ci est le 3ème roman que je lis de cette auteure, et cette fois je ne suis pas aussi emballée que par les précédents.

Ce ne sera pas non plus le dernier roman que je lirai d’elle (j’en ai encore au moins 2 dans ma pal), mais celui-ci ne m’a pas apporté ce que j’en attendais. Je pense toutefois que le problème est venu de moi, car sur le site « goodreads », l’histoire fait un tabac (une copine m’a dit un jour qu’il fallait du courage pour nager à contre-courant, ici c’est sûr que j’ai éprouvé un certain malaise à être négative).

J’ai failli abandonner ma lecture en cours de route, mais le thriller n’est pas mauvais, et puis abandonner un roman est pour moi un rendez-vous manqué avec un.e auteur.e. Et je n’aime pas cela. J’en suis encore à me demander ce que je n’ai pas compris dans cette histoire, qui mêle méchanceté enfantine, séduction et/ou  harcèlement, techniques informatiques, mensonges, j’en passe et des meilleures.

Je vous recommande le billet de joelle-bibliothèque du dolmen, beaucoup plus enthousiaste que moi =^-^=