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Dans la collection des novellas
« the Christmans Mysteries »
#18 dans la série

Londres 19ème siècle, quelques jours avant noel – lorsque son amie Clementine, presque une jeune sœur, annonce son futur mariage à Celia, celle-ci est fort ennuyée = comment prévenir son amie que Seth Marlowe n’est pas l’homme qu’elle  s’imagine. Il fait patte de velours devant Clementine, mais bien des gens, à commencer par Celia, savent qu’il y a une part très sombre dans ce personnage vindicatif, arrogant, imbu de lui, persuadé d’avoir raison et pas du tout enclin à changer d’opinion.
Celia, mariée à John Hooper, le bras droit de William Monk dans la police fluviale de la Tamise,  a été menacée par Marlowe = si elle poursuit ses relations avec Clementine, il fera en sorte que tout le monde connaisse le secret de Celia – secret que son mari, la justice londonienne, Monk  et le révérend  de la paroisse – connaissent de toute façon.
Toutefois, cela pourrait affecter  négativement la carrière de John Hooper.

Lorsque des lettres anonymes parviennent chez Marlowe,  l’accusant d’avoir assassiné sa première épouse, l’homme est enragé, persuadé que c’est Celia la coupable et il n’hésite pas à venir la menacer à son domicile.
John Hooper ne peut supporter l’idée que l’on menace son épouse, même si elle a un secret qu’il partage avec elle d’ailleurs. Il sait qu’elle n’est pas capable d’une vilénie comme envoyer des lettres anonymes, Celia est trop honnête pour cela. Avec l’autorisation de Monk, Hooper décide d’enquêter.
Pour cela il se rend dans la partie de Londres où il vécut précédemment, avec son épouse et sa fille.  Seth Marlowe se fait passer pour une victime, un malheureux homme ayant été quitté par une épouse infidèle, voulant vivre une vie différente de ce que son mari exige. Tout le monde n’est pas dupe de ce rôle de mari offensé et père meurtri que montre Marlowe et les lettres anonymes pourraient bien avoir un fond de vérité.

John Hooper veut absolument découvrir la personne qui envoie les lettres, non seulement pour faire cesser les menaces de Marlowe, mais aussi parce que d’autres personnes sont affectées par ces lettres.

Ce que j’en pense = cela commence par un bon thriller, par une étude de caractère sur un personnage rigide, qui ne connaît qu’une opinion = la sienne. Même son beau-frère le révérend ne parvient pas à lui faire comprendre que tout le monde peut se tromper dans la vie. C’est réellement un portrait de quelqu’un de dur, et finalement de très stupide puisqu’il refuse de considérer l’opinion des autres.
Lorsque le mari de Celia enquête, on sent que l’on se rapproche de ce qu’est la vérité – je dois dire que dès le départ j’avais compris qui envoyait les lettres anonymes, mais soit.

Là où ça se gâte (pour moi) c’est vers la fin, lorsque le détective confronte l’homme en question, en présence de toutes les personnes concernées ; on assiste alors à un véritable sermon sur la façon dont une personne honnête doit vivre, en fonction des commandements de dieu, comment dieu nous fait considérer le pardon, quelles que soient les offenses, etc. On assiste à un vrai sermon.
Je sais que le pardon est très important pour Anne Perry, depuis l’assassinat de la mère de celle qui fut son amie dans leur jeunesse. Elle a été marquée par le fait que certaines personnes n’ont pas accepté ses déclarations de soi-disant innocence = l’idée en serait venue de l’amie en question.
Mais à chaque histoire de noel elle nous bassine la même chose, il FAUT pardonner les offenses, il faut tendre l’autre joue, il faut comprendre, etc. Les bouddhistes disent la même chose mais de manière bien plus « sobre ».
S’il n’y avait pas eu autant de bondieuseries à la fin de ce court roman de noel, j’aurais totalement apprécié, mais pour moi ce sermon final est superfétatoire.
Ceci dit, je trouve qu’elle a du mérite à trouver à chaque période de noel un nouvel opus sur le sujet à offrir à ses lecteurs, en mettant en scène les personnages des séries qu’elle écrit habituellement. J'ai encore quelques novellas de noel dans ma pal, je suppose que je les lirai en cours d'année.

westminster-1860 

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