vesuvius

Titre français = le Club Vesuvius

1ère aventure de Lucifer Box 

Londres à l’ère edwardienne – Lucifer Box est un peintre portraitiste, un  dandy, un séducteur de belles dames mais ne résiste pas non plus à un joli garçon, et last but not least agent secret-espion ; il travaille pour un certain Joshua Reynolds, un nain, au service du roi Edward VII.
Il tente de gagner sa vie en peignant le portrait de riches bourgeois, mais sa principale source de revenus semble être les mystères qu’il doit découvrir pour Reynolds afin de « sauver la couronne » - il est au roi Edward VII ce que James Bond est à la reine Elizabeth II. 
Pour arrondir ses fins de mois, qui sont toujours très limite car il a des goûts dispendieux, notamment en vêtements, il place une annonce dans un quotidien annonçant qu’il donne des cours de dessin et peinture. 
Arrive alors à sa porte la très belle Bella Pok, qu’immédiatement il tente de séduire.

Hélas à peine a-t-il entamé les premières manœuvres d’approche auprès de la belle dame qui n’a pas l’air indifférente, Reynolds le convoque. Il y a des gens qui n’ont pas le sens du moment ! Impossible de refuser car le Reynolds en question l’a un jour tiré d’un mauvais pas et depuis, il est à son service, que ça lui plaise ou pas.

Des cerveaux scientifiques hors pair ont disparu, et il faut les retrouver à tout prix, vivants de préférence.  Une fois de plus, il s’agit d’un très vilain personnage ayant décidé de prendre possession du monde – c’est fou ce que les méchants ont envie de conquérir et gouverner le monde.

Commence alors pour Lucifer Box, en compagnie de Charlie Jackpot, valet de chambre de l’un des savants disparus, une épopée des plus étranges et très dangereuses en raison de  fumeroles mauves. 
Jamais l’expression « danser sur un volcan » n’a été plus exacte. Et comme dans les « missions impossibles », Lucifer a accepté une mission, mais sera désavoué s’il échoue !

Ce que j’en pense = histoire particulièrement décalée, un peu mélange de genre = steampunk, puisqu’il est question de pas mal de machines extravagantes pour faire exploser le Vésuve ; également polar. Raconté à la première personne, par le « beau gosse » (c’est lui qui le dit) en personne sur un ton des plus caustiques.

Si j’ai beaucoup gloussé au début de ma lecture, celle-ci s’est un peu mise au ralenti  de manière assez paradoxale d’ailleurs quand Box a dû se rendre en Italie,  j’ai fini par trouver l’histoire un peu trop longue.
Le thriller fonctionne bien, surtout dans les derniers chapitres lorsque  Lucifer Box a découvert le pot aux roses et doit se libérer des griffes du vrai méchant. On assiste là à des scènes de fuites et bagarres dignes des meilleurs films d’action.

J’apprécie beaucoup l’humour de Mark Gatiss – celui qui avec son complice en écriture Steven Moffat, nous a donné une nouvelle version des enquêtes de Sherlock Holmes au 21ème siècle.
En fait j’ai un peu ressenti que les aventures de Lucifer Box n’étaient pas trop éloignées de ce que l’on a pu apprécier dans la série Sherlock 2000, sans que ce soit un pastiche.
Je parlerais plutôt de satire ou même parodie des romans d’espionnage. On pourrait dire que Ian Fleming a été mis à la sauce Wodehouse.

Malgré mon léger bémol dû à la longueur (la patience n’est pas ma vertu première =^-^=), si vous avez envie de vous amuser, lisez le livre vous ne le regretterez pas – j’espère que la traduction fait bien ressortir tout le piquant de l’humour de Gatiss.
Comme j’ai déjà eu quelques fois la possibilité de voir des interviews avec ce dernier, je peux mettre son visage sur la manière de parler de Lucifer Box. Car j’ai particulièrement aimé l’écriture, soignée et très « dandy ».

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