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2ème enquête de l’inspectrice Kim Stone

Un violeur, ayant purgé la majorité de sa peine, se retrouve libre – sans réellement l’être vu la pression sociale autour de la maison de sa mère où il habite à nouveau. Les voisins qui changent de trottoir, le pavé jeté sur la fenêtre, les mots d’insultes dans la boîte aux lettres ou les coups de téléphone injurieux ; personne ne lui a pardonné, vu la brutalité des événements et pourtant l’homme avait témoigné un véritable remords durant son passage en prison. Il n’aura pas eu le temps de « profiter » de cette soi-disant liberté longtemps car sa victime l’a poignardé, a porté plusieurs coups à son corps.

L’inspectrice de police Kim Stone est chargée de l’enquête, en compagnie de son sergent préféré, Bryant, qui est nettement plus doué pour la diplomatie qu’elle – rien ne le fait plus ricaner que lorsqu’elle lui dit, lors d’un interrogatoire « essayons la méthode souple ».

L’enquête autour du meurtre du violeur amène l’équipe des enquêteurs à croiser la route de la psychiatre qui traitait la victime – la veille Alexandra Thorpe lui avait proposé une séance de visualisation pour que Ruth se sente délivrée de sa peur, de la lumière de vie, que son violeur lui avait prise.
Alex Thorpe n’est pas seulement une psychiatre très coûteuse à titre privé, mais effectue un travail de psychiatre bénévole dans un centre pour anciens détenus ayant purgé leur peine mais très perturbés et ne pouvant encore retourner dans la soi-disant civilisation. Seulement, certains ayant été traités par ms. Thorpe commettent en peu de temps de véritables crimes.

A côté de l’affaire du violeur poignardé, Stone et son équipe s’occupent aussi d’un père ayant abusé ses enfants, où le coupable risque de s’en sortir à cause d’une bavure d’un flic.

Kim Stone et son adjoint étudient tous les cas d'Alexandra Thorpe,  rencontrent la psychiatre, qui dit ne pas comprendre ce qui s’est produit.
Stone n’est pas dupe du jeu de Thorpe, par contre, le sergent Bryant ne voit rien de suspect en elle. Si seulement il savait.
Lorsqu’elle est confrontée à la détective, la psychiatre voit là une occasion supplémentaire de briller. 

Un jeu de chat et souris s’installe.

Mon avis = un autre passionnant thriller – une partie de bras de fer entre une détective qui a compris qui elle a devant elle et une sociopathe, manipulant ses patient.e.s pour une étude qui doit encore lui valoir plus de lauriers.

La détective traîne un lourd passé, elle a élevé des barrières autour d’elle, préfère ne pas avoir de vie sociale (je me demande toujours ce qu’on entend par cela =^-^=), mais elle reste vulnérable et sa nemesis le comprend rapidement, et avec ce pouvoir décide d'en jouer.
Je ne dévoile aucun spoiler en parlant de la confrontation détective/psychiatre, le livre divulgue cela dès le début de l’histoire.

Le suspense est, comme je le dis plus haut, dans la partie de bras de fer,  formidable jusqu’à la fin – je crois que je m’en souviendrai longtemps de cette histoire, surtout par la froideur, la méchanceté pure émanant de la psychiatre censée aider les gens – elle ressemble à un serpent hypnotisant ses victimes avant de les mordre – ici les abandonner au sort qu’elle leur a réservé au cours des séances de thérapie – on croit découvrir des gens possédant une certaine empathie, au lieu de cela on se retrouve totalement manipulé et coincé sur un chemin de non-retour.

Si vous aimez les thrillers qui vous laissent le souffle court par instant, n’hésitez pas à lire celui-ci – en plus d’un excellent thriller, c’est aussi une belle étude de caractères.

Je ne comprends pas pourquoi il n’a pas été traduit alors que le premier polar d’Angela Marsons l’a été – il y a quelques touches d’humour (souvent noir) entre l’équipe policière, parfois quand l’horreur est telle, on n’a que cela pour lâcher un peu de lest et ne pas emporter l’horreur partout avec soi.

On dit de cette autrice qu’elle écrit des thrillers et polars de la veine de Val McDermit que je n'ai jamais lue et autres auteur.e.s d’excellents polars.

le black country - ainsi dénommé pour les mines d'acier et charbon,
qui n'est plus désormais qu'un lieu de randonnées ou villages abandonnés 

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