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Détester prendre l’avion mais n’avoir par le choix, c’est le  sort de Violaine Lepage, directrice au service des manuscrits d’une grande maison d’éditions – elle avait rendez-vous avec son idole, Stephen King ; partie en compagnie de l’une des nouvelles employées, Marie qui n’avait pas encore subi ce baptême de l’air et toutes les angoisses de sa cheffe, Violaine a pour une fois eu raison de s’affoler car un vol d’oies a endommagé un moteur de l’avion.
Atterrissage en catastrophe, avion cassé en deux, mais en dehors de Violaine et 4 autres personnes, aucun dommage en vie humaine.
Depuis Violaine était en coma, mais voilà qu’elle se réveille enfin, entourées de ses auteurs favoris – du moins dans ses rêves.

Difficile de retrouver ses repères après un tel choc,  finalement elle y arrive.
Il est temps car au service des manuscrits c’est l’affolement, le manuscrit d’une certaine Camille Desencres - pas d’adresse, pas de téléphone, seulement une adresse mail – a été retenu pour le Goncourt et ce prix littéraire « prestigieux » serait un plus pour la maison d’éditions.

Comment retrouver ce ou cette auteur.e ? lorsque Violaine envoie un courriel, soit pas de réponse, soit une réponse des plus évasives. Il faut dire que le livre est une pépite, comme on en rencontre parfois au service des manuscrits – marquée d’un soleil, l’excellence suprême pour un manuscrit, sinon c’est un carré (mauvais ça), ou un croissant de lune (éventuellement, on verra).

Le service des manuscrits, le passage obligé de tout.e auteur.e qui aimerait se voir édité.e. Beaucoup d’appelés, peu d’élus.

C’est Violaine Lepage qui tient ce verdict entre les mains – jusqu’à présent, sans réel problème. Sauf depuis ce ou cette Camille Desencres (Camille est un prénom aussi bien pour une fille qu’un garçon).
Un joli titre aussi = les Fleurs de sucre. Qui est devenu un succès immédiat dès sa parution.
La panique commence à gagner Violaine, car elle n’a aucune idée comment contacter la personne et le directeur de la maison d’éditions commence à s’énerver.

Quand paraît l’inspectrice de police Sophie Tanche, la situation se corse car des crimes se sont produits à Rouen, dont le modus operandi est exactement celui des morts dans le roman – comment expliquez-vous cela madame Lepage ?
Elle n’explique rien du tout, car elle n’y comprend rien madame Lepage. 

Mon avis =  positif (très)  – un mélange de genre que j’ai beaucoup apprécié. Cela commence assez doucement, dans la première partie surtout consacrée à ce qu’est un service des manuscrits et une maison d’éditions – dans la deuxième partie, on découvre un peu de la vie de Violaine, mais c’est quelqu’un qui se livre peu, sauf peut-être à son psy et encore !

Puis, sans prévenir, cela tourne au thriller, avec l’entrée dans le roman de l’inspectrice Tanche et son lieutenant, qui est traumatisé lorsqu’il doit annoncer une mort aux proches du décédé. Lui, il est convaincu avoir trouvé l’identité de l’auteur.e inconnu.
Finalement à la troisième et dernière partie, tout se découvre et j’avoue avoir été totalement prise au dépourvu ; un excellent rebondissement.

Cela se lit très vite, avec de légères touches d’humour et beaucoup de clins d’œil à la littérature contemporaine, mais aussi un clin d’œil très tendre à Proust (j’ai aimé surtout pour ça =^-^= mais pas que).

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