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Mise en scène = Marie-Paule Kumps & Bernard Cogniaux

Costumes = Laurence Van H

Scénographie et Décor sonore = Anne Goldschmidt et Laurent Beumier

Création des lumières Gaëtan Vandenberg

Avec les talents multiples de Martine Willequet, Catherine Decrolier, Emmanuelle Mathieu, Pierre Poucet (dans un double rôle), Frédéric Nyssen, François Heuse

En 2009, le théâtre de la Toison d’or à Bruxelles nous régalait avec une série de pièces se suivant et se terminant en apothéose en une soirée totale de toutes les petites pièces réunies.
La pièce intitulée alors SAISON ONE abordait la vie éprouvante des comédiens, des directeurs de théâtre, des metteurs en scène, bref de toutes ces petites natures fragiles dont les nerfs sont mis à rude épreuve lorsqu’il s’agit de monter une pièce.

Saison One 2.0 se veut une série comme à la télé – inspiration = Friends (je ne suis pas totalement d’accord avec cette comparaison, d’ailleurs « comparaison n’est pas raison »)

En cette fin d’année 2019, Marie-Paule Kumps & Bernard Cogniaux ont remis le couvert, mais au lieu d’une série allongée, il nous en donne un « condensé » tout aussi hilarant, mais avec pas mal de situations comiques copiées/collées de la réalisation de 2009.
Ceci dit sans aucun sens péjoratif car ce n’est pas du tout facile de ré-adapter pour un nouveau ou un ancien public quelque chose qui a bien fonctionné.

Marc, le directeur névrosé, est joué par Pierre Poucet – il doit non seulement modérer les egos de chacun (le sien compris), mais aussi jongler avec les subsides. Il est poursuivi par les assiduités d’Isabelle, dite Zaza la costumière mêle-tout, dont le plus grand plaisir est de critiquer Cécile.
Zaza c’est Catherine Decrolier dont le talent humoristique n’est plus à démontrer, tout comme n’est plus à démontrer le talent de Martine Willequet, celle-ci interprète à nouveau Cécile, la secrétaire mais n’est plus aussi hyper active que précédemment ; elle bénéficie à présent d’un quart-temps et n’a pas l’intention d’en faire plus.
Cela ne va pas se passer aussi simplement car elle est repérée par l’hystérique metteuse en scène Nadia, jouée par Emmanuelle Mathieu.
Celle-ci a pris l’avion de Paris pour Bruxelles – Cécile l’attendait à la gare du midi !!! si ce n’était que cela le problème, mais en plus à Zaventem on lui a perdu ses bagages. Nadia va donc être obligée de s’habiller « chez Zaza » et ses changements de tenues sont absolument bluffantes.

Parmi les egos torturés, il y a David – il avait déjà des difficultés à retenir son texte précédemment, cela ne s’est pas arrangé – David est quasi un « has been » et espère toujours qu’on lui trouvera le rôle auquel il estime avoir droit. Il aime particulièrement mêler le physique à l’intellectuel – il est joué par Frédéric Nyssen.
Finalement il y a le petit nouveau, Benjamin, joué par François Heuse – Benjamin évidemment va tout faire pour se rendre sympathique, du coup on lui confie les ados du samedi matin – il va en faire des crises d’urticaire.
Pour l’anecdote (personnelle) = j’ai trouvé que François Heuse ressemblait très fort à l’acteur de « Retour vers le futur » Michael J. Fox.

Nadia n’est pas du tout contente de la manière dont tout le monde interprète son rôle et elle a soudain une révélation = Cécile (qu’elle va affubler de tous les prénoms possibles et imaginables) est l’interprète idéale.
Elle va tellement la faire hurler son texte que le jour de la générale, notre Cécile est totalement aphone. Cela va permettre au public de découvrir Christophe (Pierre Poucet encore), le médecin frère jumeau de Marc, aussi jovial que son frère est sinistre.
Comme Cécile ne peut lui expliquer ce qu’elle a exactement, elle mime – et là je vous jure on assiste à un numéro de Martine Willequet qui met vos zygomatiques à mal. C’est peut dire que ce fut hilarant.

Zaza ne faisant pas la différence entre Marc et Christophe, elle lui saute dessus et ce dernier n’est que trop content de « participer ». Cela aura peut-être des conséquences dans 9 mois – et Marc tombe des nues !

Mais grâce à la piqûre, Cécile retrouve sa voix pour la représentation, qui finalement se termine sous les applaudissements de tous – public compris.
Les modifications apportées au texte d’il y a 10 ans (oui 10 ans déjà !) sont suffisantes pour que l’on assiste à une autre pièce dans la pièce.

Comme je l’ai dit = une formidable potion de bonne humeur pour terminer l’année 2019 et commencer 2020.

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